Après des camps en Norvège, en Californie et en Alberta, Alex Harvey s’est entraîné pour la première fois de la saison sur la neige, mercredi, à... Québec.

Alex Harvey: la dernière saison... ou pas? [VIDÉO]

C’est peut-être la dernière saison d’Alex Harvey. Ou peut-être pas. «Ça pourrait, je ne sais pas encore. Je vais voir à la fin de la saison si je suis prêt à me relancer pour 12 mois de plus. La porte n’est pas fermée non plus pour les prochains Jeux olympiques», révèle-t-il.

Après des camps en Norvège, en Californie et en Alberta, Harvey s’est entraîné pour la première fois de la saison sur la neige, mercredi, à... Québec. En fait, juste un peu au nord, à la Forêt Montmorency, petit paradis nature situé à trois quarts d’heure du centre-ville.

Depuis vendredi dernier, un tracé de 2,2 km accueille les fondeurs les plus impatients. Mercredi matin, ils étaient une demi-douzaine. Dont le champion du monde en titre sur 50 km et meilleur fondeur au Canada depuis près d’une décennie.

Le temps passe. Harvey vient d’avoir 30 ans. Il va se marier, le 22 juin prochain. Il est maintenant l’athlète le plus âgé de l’équipe canadienne de ski de fond. Quatre de ses coéquipiers se sont retirés depuis la fin des Jeux olympiques de PyeongChang, en février dernier.

Avec le départ de Devon Kershaw, avec qui il a gagné une médaille d’or aux Mondiaux de 2011 en sprint par équipe, de Graeme Killick, de Knute Johnsgaard et de Jesse Cockney, Harvey se retrouve pour la première fois de sa carrière dans le rôle d’aîné d’une équipe.

«Lenny [Valjas] est encore là et c’est un super bon ami. On est plus des mentors pour les jeunes, parfois juste en donnant l’exemple de ce qu’il faut faire entre les entraînements. C’est aussi pour ça que je suis allé en Norvège cet été, pour aller chercher un niveau plus élevé que ce que je retrouve au Canada en ce moment», explique-t-il.

Pour cette année, sa motivation tenait à deux choses : défendre à Seefeld (19 février au 3 mars), en Autriche, son titre de champion du monde sur 50 km acquis en 2017, puis participer aux Finales de la Coupe du monde à Québec, les 22, 23 et 24 mars, sur les Plaines. Ajoutez le Tour de ski (29 décembre au 6 janvier) au tournant du Nouvel An comme troisième gros objectif.

«Une année à la fois»

«J’y vais une année à la fois, selon la motivation», affirme la fierté de Saint-Ferréol-les-Neiges. «Quatre ans, c’est trop long pour décider oui ou non. À ce niveau-là, c’est beaucoup de choix de vie et je tripe encore à le faire, mais je ne veux pas que ça devienne pénible. Je veux garder de bons souvenirs de ma carrière et me retirer sur un high. Je verrai ce sera quand le meilleur moment.»

Et ce moment, donc, n’est pas encore venu. Après deux séances de deux jours à la Forêt Montmorency, Harvey part pour l’Europe le 10 novembre. En route pour quatre mois et demi sur le circuit mondial, à raison d’une trentaine de courses en Coupe du monde ou en Championnats du monde présentées sur une quinzaine de fins de semaine.

Ses premières épreuves se tiendront les 24 et 25 no-vembre, à Kuusamo (Finlande), puis direction la Norvège, pour les étapes de Lillehammer (30 novembre au 2 décembre) et de Beitostolen (8 et 9 décembre), avant le retour à Davos (15 et 16 décembre), en Suisse, où il atterrira dans 10 jours.

Il s’agit de sa 11e campagne sur le circuit de la Coupe du monde. Le Québécois y a fini deux fois troisième au classement général, en 2014 et en 2017.

Comme pour Harvey, les Mondiaux constituent la principale cible des autres membres de l’équipe canadienne. Le but est d’y déléguer de 10 à 12 fondeurs unifoliés, moitié hommes et moitié femmes. Mais pour commencer, trois hommes seront au départ des deux premières épreuves de Coupe du monde au calendrier, puis quatre hommes et deux femmes pour les deux suivantes.

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MÊME DU SKI ACROBATIQUE

En plus d’une piste de ski de fond aménagée dès la fin d’octobre depuis six ans, la Forêt Montmorency récidive pour une deuxième année en ski acrobatique. 

Avec la neige artificielle conservée de l’hiver dernier, on a aménagé un site de saut sur un terrain escarpé près du pavillon d’hébergement du site de recherche et d’enseignement appartenant à l’Université Laval. Les skieurs de bosses y vont pour peaufiner des sauts dont ils ont amorcé l’apprentissage cet été sur la rampe d’eau de Lac-Beauport. 

Ce projet a débuté en 2017 et accueillera une trentaine d’athlètes en 2018. L’olympien Philippe Marquis et Stéphane Agnard se joindront à Jérémie Simard en tant qu’entraîneurs. Simard dirige le club de ski acrobatique du Mont-Sainte-Anne.