Après une pause au Nouvel An et un camp en altitude en Italie, Alex Harvey a décroché ses deux premiers tops 10 en Coupe du monde depuis la fin novembre.

Alex Harvey ambitieux

Après une moitié de saison pénible, c’est un Alex Harvey revigoré qui s’attaque aux Championnats du monde de ski de fond, à compter de jeudi, en Autriche. Il a un titre à défendre et montre des ambitions de médaille dans une autre épreuve.

«Ça prend toujours une super journée pour monter sur le podium, surtout aux Mondiaux. Mais c’est ce que je vise. C’est le point focal de ma saison. C’est ici que je dois avoir mes meilleures courses de la saison et si c’est le cas, je devrais finir sur le podium ou proche», a affirmé Harvey au Soleil, à son arrivée à Seefeld.

Harvey connaît bien la station du Tyrol autrichien pour y avoir entre autres remporté une médaille d’argent en Coupe du monde, l’an dernier. Si les Jeux olympiques n’ont jamais été aussi heureux qu’espérés pour le Québécois, il a connu davantage de succès aux Championnats du monde au fil des ans avec deux triomphes pour cinq podiums et au moins une médaille à chacune de ses quatre dernières participations.

La journée tant attendue sera la dernière de la compétition, le dimanche 3 mars, avec l’épreuve reine de 50 km. Course mythique dont Harvey est le champion en titre de 2017, 2018 ayant laissé place aux JO. Son seul titre majeur individuel et le haut fait de la carrière de l’athlète de 30 ans.

«J’y pense déjà, confie-t-il. Je porterai un dossard spécial avec “World Champion” écrit dessus. Ce sera une journée spéciale. Je pense déjà à ce dimanche-là avec excitation», dit Harvey, pour qui cela pourrait être une dernière course de grande envergure en carrière. La possibilité de la retraite au terme de la présente campagne a été évoquée par le principal intéressé, mais rien n’est décidé.

Si le 50 km s’avère sa priorité, le fondeur de Saint-Ferréol-les-Neiges place aussi ses billes sur la deuxième des cinq épreuves auxquelles il prévoit participer, le skiathlon de 30 km, soit 15 km en style classique suivis de 15 km en style libre.

Les 11 jours de compétition s’amorceront avec le sprint individuel. Il ajoute le sprint par équipe de deux et le relais à quatre. Ce qui, pour une question de gestion de la fatigue, laisse le 15 km classique de côté, seule épreuve où il n’a jamais remporté de médaille sur le circuit de la Coupe du monde. Il avait suivi le même plan il y a deux ans, à Lahti.

Pause bénéfique

Harvey vient de décrocher ses deux premiers tops 10 en Coupe du monde depuis sa troisième place au sprint à la fin novembre. Entre-temps, il avait même décidé d’abandonner le Tour de ski, au Nouvel An, et de rentrer se reposer à Québec. Pause qui semble l’avoir requinqué, en plus de son récent camp en altitude à Livigno, en Italie.

Ses chances aux épreuves de 30 et 50 km sont renforcées par le fait que les deux grands favoris de ces Championnats du monde, le Norvégien Johannes Klaebo et le Russe Alexander Bolshunov, premier et deuxième au classement de la Coupe du monde, se spécialisent dans les distances plus courtes.

Les deux ont 22 ans, alors Harvey s’attend néanmoins à revoir l’ancienne garde au pouvoir sur les distances plus longues. «Ils peuvent gagner quand même, mais où ça prend plus d’endurance, je m’attends plus à voir Cologna, Manificat, Sundby et Ustigov», qui est champion du monde sur 30 km et vice-champion sur 50. Et Harvey.

Les autres Canadiens aux Mondiaux de ski de fond sont : Len Valjas, Russell Kennedy, Evan Palmer-Charrette, Scott Hill, les deux Québécoises Cendrine Brown et Katherine Stewart-Jones, Emily Nishikawa, Dahria Beatty et Maya Macisaac-Jones.