67's

Des jeunes 67’s surprenants

Les 67’s d’Ottawa ont déjà franchi le tiers de leur saison dans la Ligue de l’Ontario et contre toutes attentes, ils mènent la conférence de l’Est avec 13 victoires.

Ils auraient pu en ajouter une 14e jeudi soir à Érié puisque le capitaine Travis Barron avait compté le but gagnant en prolongation, mais les officiels se sont ravisés après une longue révision vidéo. Les Otters ont ensuite compté l’unique but d’une fusillade de six rondes pour l’emporter 5-4.

Il s’agit d’une rare défaite en prolongation/fusillade cette saison. La troupe d’André Tourginy avait gagné six de ses sept premiers duels qui avaient nécessité plus de 60 minutes de jeu. Ça représente 46 % de ses victoires et ça fait toute une différence au classement, foi de l’entraîneur-chef.

« La ligne est mince entre nos victoires et nos défaites, admet le successeur de Jeff Brown cette année. Nous avons eu une séquence où nous avons gagné trois matches consécutifs en prolongation. Ça aurait facilement pu basculer de l’autre côté, mais nos victoires ont permis à notre jeune équipe de se construire une confiance. Nous nous sommes nourris de ces victoires pour prendre notre envol. »

Même s’ils ne misent que sur deux joueurs de 20 ans (au lieu du maximum permis de trois) et que leurs deux défenseurs les plus expérimentés n’ont que 18 ans, les 67’s (13-9-2) flirtent avec le premier rang de leur conférence après 24 matches.

À un point de la tête

Après avoir comblé un retard de 0-3 pour aller gruger un point aux Otters à Érié jeudi, ils sont restés à un point de cette première position détenue par les Bulldogs de Hamilton.

Si on lui avait dit que son club se trouverait au sommet des 10 clubs de sa conférence en début de saison, Tourigny ne l’aurait pas cru.

« Ça m’aurait beaucoup surpris. Bon, j’arrive d’une autre ligue. Je ne connaissais pas les clubs de l’Ontario, mais en écoutant ce que les experts ou les membres des autres équipes de notre ligue disaient à notre sujet, c’est clair que personne ne vous voyait au sommet du classement », a dit Tourigny avant d’amorcer une séquence de trois matches en trois jours à Érié, Niagara et Hamilton.

Comment ont-ils fait pour déjouer tous les pronostics ?

De vaillants soldats

Les victoires en prolongation sont une chose, mais Tourigny pense aussi avoir les bons soldats pour aller à la guerre même si ceux-ci manquent d’expérience.

« J’aime beaucoup notre top-6 à l’attaque. Nous n’avons pas de super vedette, mais nous avons beaucoup de talent. Puis, j’aime notre profondeur sur nos deux derniers trios. Chacun a un rôle à jouer et franchement, ils peuvent jouer contre n’importe qui. Ils ont du caractère. En défensive, nous sommes vraiment jeunes, mais je n’ai jamais vu un groupe aussi doué. Nos défenseurs s’améliorent de semaine en semaine. »

Le retour au jeu de Carter Robertson il y a une douzaine de matches est notamment venu stabiliser les choses à la ligne bleue. Choix de deuxième ronde en 2016, il avait raté les 10 premiers matches de la saison en raison d’une blessure. À 17 ans, il représente un bon espoir du prochain repêchage de la LNH.

« Il arrive au stade où il est prêt à s’envoler. C’est un gars de jeu de puissance qui n’y a pas encore goûté. Il va être bon dans ce rôle. Il est prêt maintenant », constate Tourigny.

D’ailleurs, même si les 67’s impressionnent en ce début de saison, Tourigny doute que son directeur général touche à sa brigade défensive pour la renforcer avec un vétéran de 19 ou 20 ans dans une transaction.

« Nous n’allons pas toucher à notre groupe de défenseurs, c’est sûr. Je pense que les solutions se trouvent à l’intérieur de notre club. »

Fin du ménage à trois

La direction des 67’s va se réunir la semaine prochaine pour commencer à examiner une liste de joueurs qui pourraient se retrouver sur le marché, mais pour l’instant, la seule certitude, c’est que le club va mettre fin à son ménage à trois gardiens d’ici peu.

Jeudi soir, la recrue Cédrick Andrée a disputé un deuxième match de suite. Les vétérans Olivier Tremblay (20 ans) et Olivier Lafrenière (19 ans) sont aussi impliqués dans cette lutte.

« On voulait voir Andrée dans deux matches de suite. Nous aurons maintenant plus d’information à son sujet. La semaine prochaine, nous allons nous asseoir et prendre une décision. »

Olympiques

Match 67’s-Olympiques: confirmation mercredi

La rumeur circule depuis des mois. Mercredi après-midi, elle deviendra une réalité.

Les Olympiques de Gatineau et les 67’s d’Ottawa vont enfin confirmer qu’ils s’affronteront dans le cadre des festivités de la Classique hivernale de la LNH. La date a été arrêtée depuis longtemps, mais il restait à ficeler les détails du contrat. Les deux rivaux de la Ligue canadienne de hockey croiseront le fer le 17 décembre au lendemain du match extérieur entre les Sénateurs d’Ottawa et le Canadien de Montréal à la Place TD. Personne dans les deux camps n’a voulu brûler le punch mardi, mais le président des Olympiques, Martin Lacasse a eu de la difficulté à cacher son enthousiasme lorsqu’il a été interrogé par Le Droit à la suite d’une convocation à une conférence de presse pour souligner une «annonce majeure» mercredi après-midi à la Place TD.

Dans le communiqué, il est précisé que des membres des Olympiques et des 67’s seront sur place tout comme le commissaire de la LHJMQ, Gilles Courteau.

«Tirez-en vos propres conclusions», a répondu Lacasse en souriant.

Chez les 67’s, le directeur général James Boyd, l’entraîneur-chef André Tourigny et le capitaine Travis Barron seront sur place. En plus de Lacasse, les Olympiques seront représentés par le directeur général Alain Sear, l’entraîneur-adjoint Ron Choules et le capitaine Alex Breton. Enfin, le conseiller municipal Mathieu Fleury sera le représentant de la Ville d’Ottawa.

Selon des informations recueillies par Le Droit au mois de septembre, les Sénateurs et la LNH attendaient que les billets du match contre le Canadien soient tous écoulés avant d’officialiser le match entre les Olympiques et les 67’s.

Pour le moment, les billets pour le match du 17 décembre sont liés à un siège à l’intérieur de la Place TD. La Classique hivernale d’Ottawa fait partie des activités visant à souligner le 150e anniversaire du Canada.

67's

Brian Campbell devient un éternel des 67’s

Membre d’équipes championnes de division pendant ses quatre saisons avec les 67’s d’Ottawa entre 1995 et 1999, Brian Campbell n’a pas porté chance à son ancienne équipe à son retour au parc Landsdowne vendredi soir.

L’organisation a retiré son numéro 44 avant le match contre les Colts de Barrie, une défaite de 4-2. Nouveau retraité de la LNH, le défenseur de 38 ans a amassé 210 points en 260 matches avec les 67’s pour terminer sa carrière junior en gagnant la coupe Memorial.

Il a ensuite récolté 504 points en 1082 matches dans la LNH. En 2010, il a inscrit son nom sur la coupe Stanley. En 2012, il a ajouté le trophée Lady-Byng (joueur le plus gentilhomme de la ligue) à sa collection.

«Les 67’s sont très fiers des noms qui se retrouvent au plafond de l’aréna et je suis en très bonne compagnie. J’ai eu beaucoup de plaisir à jouer ici et nous avons eu beaucoup de succès. C’est un honneur d’être reconnu parmi les grands», a-t-il dit aux 5642 spectateurs de la Place TD vendredi soir.

Les 67’s auraient bien aimé compter sur un jeune Campbell contre les Colts. Oliver True a bien marqué son premier but en carrière dans la LHO, mais Noel Hoenfenmayer a été le seul autre à pouvoir battre le gardien recrue Kai Edwards, originaire de Carlsbad Springs. Zachary Magwood, Lucas Chiodo, Luke Bignell et Ben Hawerchuk ont déjoué Olivier Tremblay pour les Colts (10-4-1). Les 67’s  (9-8-2) vont terminer leur fin de semaine en recevant Sarnia dimanche.

67's

Brian Campbell joint les légendes

Cinquante ans d’histoire. Quatorze championnats de division. Trois championnats de ligue. Deux coupes Memorial.

Les 67’s d’Ottawa font certainement partie des organisations les plus prestigieuses de la Ligue canadienne de hockey. Pourtant, seulement quatre joueurs ont eu l’honneur d’avoir leurs numéros accrochés au plafond de la Place TD : Denis Potvin, Doug Wilson, Peter Lee et Bobby Smith.

Un cinquième joueur d’exception va se joindre aux éternels vendredi soir avant le match contre les Colts de Barrie. De toute évidence, il faut avoir marqué le demi-centenaire des 67’s pour obtenir cette marque de reconnaissance et Brian Campbell répond sans doute aux critères d’excellence pour s’élever au rang des légendes.

Avant de connaître une brillante carrière de 14 saisons complètes dans la LNH où il a participé quatre fois au Match des étoiles, gagné la coupe Stanley avec les Blackhawks de Chicago en 2010 et le trophée Lady-Bing (joueur gentilhomme) en 2012, Brian Campbell a été un membre important des 67’s pendant quatre saisons.

Son stage junior a été couronné de succès. Débarqué à Ottawa en 1995 après avoir été un choix de troisième ronde, ses équipes ont été championnes de division à quatre reprises et il a terminé sa carrière junior avec éclat en soulevant la coupe Memorial en 1999.

« J’ai été choyé de faire partie d’équipes gagnantes à chacune de mes quatre saisons. Au hockey junior, c’est rare. Les clubs ont généralement une fenêtre d’une ou deux saisons pour gagner, mais je suis arrivé ici quand Jeff Hunt venait d’acheter l’équipe et il avait amené beaucoup d’enthousiasme. Une mentalité gagnante était déjà en place, mais il y a donné un nouveau souffle. D’ailleurs, les 67’s ont continué à gagner quelques saisons après mon départ », a-t-il dit jeudi à la veille de son retour dans la capitale nationale.

Meilleur junior au pays

Quand l’équipe de Brian Kilrea a gagné la coupe Memorial sur sa propre patinoire en 1999, Brian Campbell avait été le meilleur compteur du club même s’il était un défenseur. Sa saison de 87 points lui avait valu le titre du joueur par excellence au Canada. Pendant sa carrière junior, il a inscrit 210 points en 260 matches.