67's d'Ottawa

Transactions dans la LHO: des 67’s bien tranquilles

Contrairement aux Olympiques de Gatineau qui ont conclu cinq marchés depuis un mois, les 67’s d’Ottawa se tiennent bien tranquilles dans la Ligue de l’Ontario (LHO) même si les transactions sont autorisées en tout temps jusqu’au 10 janvier prochain.

Dans le circuit Courteau, entre septembre et la pause de Noël, seuls les joueurs de 20 ans et les Européens peuvent changer de camp. Même si la fenêtre est plus grande en Ontario, les 67’s n’ont fait que transiger le gardien Olivier Lafrenière à Owen Sound la semaine dernière et ils ne prévoient pas de coups d’éclat d’ici la date limite du 10 janvier.

Même s’il dirige la formation la plus jeune de la LHO avec 13 joueurs de 17 ans et moins, l’entraîneur-chef et vice-président des opérations hockey André Tourigny signale que ses meilleurs vétérans ne sont pas à vendre et qu’il est très à l’aise avec les 19 joueurs qui peuvent revenir avec l’équipe la saison prochaine.

Les jeunes 67’s ont un dossier de près de ,500 avec 15 victoires, 16 défaites et trois autres revers en prolongation ou fusillade. À la mi-saison (34 matches), ils ont six points d’avance sur l’équipe de neuvième position de la conférence de l’Est, la dernière qui sera exclue des séries. Ils ont aussi sept points de retard sur l’équipe de troisième place. Tout ça en dépit de l’absence de joueurs d’expérience. Les 67’s n’ont que deux joueurs de 20 ans et deux joueurs de 19 ans.

« Nous avons le luxe d’évaluer tous les scénarios. Nous voulons améliorer notre club tout en respectant notre groupe d’âge. Si nous pouvons ajouter de bons joueurs de 16, 17 ou 18 ans, nous allons le faire, mais nous ne cherchons pas de la quantité. Comme nous avons 19 joueurs qui peuvent revenir l’an prochain, sans compter les jeunes espoirs que nous avons repêchés l’an dernier, nous recherchons surtout la qualité. Nous pourrions opter pour le statu quo », a expliqué André Tourigny.

Le capitaine n’est pas sur le marché

Ces joueurs les plus recherchés sur le marché des transactions sont les attaquants Travis Barron et Tye Felhaber. Les deux ont 19 ans. Le premier est capitaine et ne sera probablement pas de retour l’an prochain. Il a été repêché par l’Avalanche du Colorado et l’équipe compte lui offrir un contrat d’ici la fin de la saison.

« Ces deux joueurs ne sont pas sur le marché, mais je ne cacherai pas que nous recevons des appels pour eux. Il ne faut jamais dire jamais. Si les offres sont incroyables, nous serions fous de refuser, mais ce sont deux joueurs que nous voulons garder pour encadrer nos jeunes. »

Chose certaine, contrairement aux Olympiques, les 67’s n’échangeront pas des valeurs sûres uniquement pour des choix au repêchage. Si les Olympiques avaient grandement besoin de ces choix, les 67’s eux, ont les mains pleines.

« Nous avons des tonnes de choix pour les quatre prochains repêchages. Notre mandat est d’avoir une équipe compétitive chaque année. Avec les choix que nous avons en banque, nous devrions être compétitifs. Nous aimons nos jeunes joueurs. Nous allons commencer à avoir une très bonne équipe dès la saison prochaine. Nous avons une place pour un joueur de 20 ans, mais le dossier n’est pas prioritaire puisque nous ne voulons pas nuire au développement de nos jeunes joueurs », a conclu Tourigny.

67's

L'OSEG emballé par son week-end

Président des 67’s d’Ottawa et copropriétaire de l’Ottawa Sports and Entertainement Group (OSEG), Jeff Hunt a savouré ses dernières semaines à la Place TD.

Le 26 novembre, son stade présentait la finale de la coupe Grey. Puis, ce week-end, il a accueilli plus de 50 000 spectateurs pour voir le match du centenaire de la LNH entre le Canadien de Montréal et les Sénateurs d’Ottawa suivi d’un duel entre les deux clubs de hockey junior de la région.

« Le dernier mois a été fort excitant pour nous. Nos employés ont fait un travail phénoménal. La pause de Noël arrive à point parce que je pense qu’ils ont besoin de recharger leurs piles ! », a lancé Jeff Hunt après la défaite de son équipe junior aux mains des Olympiques.

Ce dernier est revenu sur le caractère particulier des deux matches.

« Les deux soirs, nous avons eu droit à des rivalités Ontario/Québec. Malheureusement, nous avons divisé les honneurs des deux matches et j’aurais préféré que ce soit l’inverse avec une victoire des 67’s ! Ce n’est pas grave. Nos joueurs devront se rappeler de la douleur de cette défaite pour aller à Gatineau et faire sentir aux Olympiques ce que nous ressentons maintenant. »

Hunt a apprécié le caractère unique des deux matches disputés à l’extérieur dans la capitale nationale. Il y avait déjà eu des matches en plein air dans la Ligue de l’Ontario auparavant, mais ils avaient été présentés à Détroit. Le match de dimanche était le premier en sol ontarien et il a attiré 11 761 spectateurs. Hunt se dit convaincu que les 67’s auraient attiré davantage de spectateurs si le mercure avait été plus élevé.

« Personne ne s’est plaint d’avoir bu une bière chaude, mais le froid a repoussé des gens, c’est certain ! Notre public cible, ce sont les jeunes familles et il n’est pas évident de tenir de jeunes enfants dans les gradins par une température aussi froide. Ce qui m’a impressionné, c’est que plusieurs personnes sont arrivées une heure avant les matches ! Comme Canadiens, nous avons démontré notre véritable ADN ! »

Hunt surpris

Enfin, Hunt s’est dit surpris de voir les partisans des Sénateurs revendiquer l’intervention de l’OSEG pour acheter les Sénateurs ce week-end.

« Nous aimons bien nos trois équipes. Les Sénateurs sont nos frères dans la communauté sportive de la région. Nous allons les laisser faire leurs affaires et leur souhaiter la meilleure des chances. » 

67's

Olympiques — 67's: le duel vu par les entraîneurs

Le Canada est un pays nordique. Vendredi, dans la capitale nationale, il neigeait à plein ciel. Il faisait froid. Le décor parfait pour souligner le 100e anniversaire du premier match disputé dans la LNH avec un match extérieur à la Place TD. Le Canadien de Montréal et les Sénateurs d’Ottawa feront les frais de cette célébration hivernale samedi, mais dimanche, les deux équipes de hockey junior de la région vont s’affronter. Le Droit a rencontré les entraîneurs-chefs des 67’s d’Ottawa et des Olympiques de Gatineau en après-midi. Compte rendu d’une discussion amicale... à deux jours des hostilités.

Le Droit (LD) : La majorité des hockeyeurs canadiens ont commencé à jouer sur des patinoires extérieures. Pouvez-vous sentir la fébrilité de vos joueurs qui retourneront aux sources en disputant un match en plein air dans un encadrement de la LNH ?

André Tourigny (AT) : De notre côté, avant-hier (jeudi), pas beaucoup parce qu’on pensait au moment présent et notre match à Peterborough. Après le match, ç’a commencé à parler de ça.

Éric Landry (ÉL) : Dans notre voyage dans les Maritimes, je n’en ai pas entendu parler du tout, mais après le dernier match, dans l’autobus, j’ai entendu les gars dire : « Yé, il reste une semaine ! »Nous avons un match contre Chicoutimi ce soir (vendredi), mais ce matin, les gars ont commencé à parler de la température !


LD : On annonce un maximum de -15 °C dimanche, est-ce que ça effraie les joueurs ?

AT : Inquiéter, c’est peut-être un grand mot.

ÉL : Nous pensons surtout aux façons de contrer les éléments. Allons-nous porter des cagoules ? Comment allons-nous nous organiser s’il fait soleil ? Nous sommes là-dedans.


LD : André, tu es un ancien gardien. Par temps froid, n’est-ce pas la position la plus difficile à jouer ?

AT : Nous en avons parlé ce matin en regardant la pratique des Sénateurs. Les gardiens auront les mitaines froides et ça sera le plus grand défi. Ça va pincer. Les joueurs ? Ils vont être OK, malgré que ceux qui vont bloquer des tirs vont se faire pincer aussi !

ÉL : Moi, je n’ai pas été gardien, mais jouer dans le froid, je connais beaucoup ça ! Quand j’évoluais à Ambri-Piotta en Suisse, c’était dans un aréna extérieur. Il n’y a pas de murs aux extrémités ! Les partisans viennent aux matches avec leurs habits d’hiver. Ton deuxième hockey est dans la chambre, au chaud, parce que si tu casses ton bâton, l’autre sera gelé comme une barre. Ici, il y aura des chaufferettes sur les bancs. Il va faire plus chaud qu’à Ambri, c’est sûr. Il y aura aussi des vitres derrière le banc qui vont couper le vent.


LD : Coacher un match extérieur, est-ce que ça change la dynamique d’un match à l’intérieur ?

AT : Non. Si c’était 10 matches de suite, peut-être. Il y aura beaucoup de distractions. Tous les parents des joueurs seront là. Toutes leurs voitures seront pleines parce qu’après, ils vont rentrer chacun à la maison pour la pause des Fêtes. Si les coachs réussissent à gérer ça, ils mériteront tous les deux une augmentation de salaire !

ÉL : Ce n’est qu’un match. Il faut d’abord gérer l’événement. J’ai joué un match extérieur à Berne et je ne me souviens plus de rien sauf l’événement. Je ne me souviens plus du pointage final, mais je retiens toute l’excitation qui entourait ce match.

LD : La dernière fois que les deux clubs se sont affrontés pour un match qui comptait au classement, ça s’était pratiquement terminé dans un bain de sang. Faut-il s’attendre à des débordements 15 ans plus tard ? Le hockey a beaucoup évolué.

AT : On sent la rivalité, mais aussi de la curiosité. Les gars ont beaucoup de questions sur les Olympiques, leurs joueurs et leur façon de jouer, mais je serais surpris qu’il y ait des débordements.

ÉL : Nous sommes contents d’avoir Giordano Finoro qui a joué en Ontario avec nous. Les gars vont se tourner vers lui pour avoir de l’information. Comme les joueurs ne se connaissent pas trop, ils ne savent pas à quoi s’attendre. Un seul incident peut faire prendre une drôle de tournure à un match. Ça peut changer vite. Ça ne prend pas grand-chose pour que les gars s’allument entre eux ! L’événement est grandiose aussi. Comment les jeunes vont-ils réagir là-dedans ?


LD : André, tu as déjà quelques matches interligues sous la cravate du temps où tu étais avec les Huskies de Rouyn-Noranda. Des souvenirs ?

AT : Connor McDavid (Érié) a disputé son premier match junior en carrière contre les Huskies. C’était un match hors-concours. 


LD : Vous vous affrontez pour la première fois dans des rôles d’entraîneur-chef, mais vous vous connaissez plutôt bien à l’extérieur de la glace.

AT : Éric coachait avec Ben (Groulx) et j’ai passé pas mal de temps dans leur bureau à échanger des niaiseries à Gatineau ! (rires)

ÉL : André est un des premiers coachs que j’ai connu à cause de ça, mais on se voyait aussi dans le hockey d’été avec la structure intégrée U13. Je coachais le fils à Ben et André avait son équipe aussi. Aujourd’hui, je côtoie encore André dans les arénas de la région parce que mon fils (Manix) de 15 ans joue en Ontario cette année et André fait du recrutement.


LD : Le match est une question de fierté pour les deux organisations. Allez-vous procéder à un pari amical ?

AT : Non ! Je vais dire une chose. Je ne m’attends pas à ce qu’Éric Landry me fasse un cadeau. Je ne suis pas inquiet là-dessus et je vais essayer de ne pas trop lui en faire non plus.

ÉL : Pas inquiet moi non plus ! Le match est tellement important pour les jeunes. Ils vont en conserver des souvenirs toutes leurs vies. Même les entraîneurs, pas sûr que nous allons revivre cette expérience.


LD : Ce match-là, André, tu aurais pu la coacher contre ton vieux chum devenu ton adjoint chez les 67’s. Mario Duhamel dirigeait les Olympiques avant d’être remplacé par Éric en janvier dernier. Y aura-t-il une valeur ajoutée pour vous ?

AT : Pour Mario, j’imagine que oui ! Nous n’en avons pas parlé, mais ce n’est pas le genre de discussion que tu as besoin d’avoir. Il y a beaucoup de joueurs différents chez les Olympiques par contre. C’est la seule chose dont nous avons parlé jusqu’à présent.


LD : Les deux équipes connaissent des saisons surprenantes dans leurs ligues respectives. Les Olympiques ont 10 matches de suite avec au moins un point au classement et les 67’s ont connu une baisse de régime récemment  mais avec une défensive qui n’a pas de général de 19 ou 20 ans, ils étaient près du premier rang de leur conférence il y a trois semaines. Comment avez-vous fait ?

ÉL : Nous allions très bien sans Vitalii Abramov en début de saison. C’est un joueur qui prend beaucoup de place dans une chambre et sur la glace. Il était beaucoup aimé de ses coéquipiers. Sa façon de jouer fait en sorte que les autres joueurs se sentent moins utiles dans une équipe. Quand il était avec nous, ils étaient confortables à lui laisser prendre cette place. Quand il est parti, ils ont mis du temps à revenir où ils étaient en début de saison, mais ils ont compris l’importance de prendre la place qui leur revenait.

AT : L’expérience que j’ai eue dans la LNH m’a amené à accepter de diriger les joueurs que j’avais sous la main. Parler de ce que nous n’avons pas, ça ne fait pas avancer. Aussi, nous aimons nos joueurs. Ils sont talentueux. Ils sont jeunes. Ils ont besoin d’apprendre, mais ils sont bons. Un jour, ils vont nous faire gagner.


LD : Merci messieurs. Que le meilleur gagne !

67's d'Ottawa

67’s: un gardien passe à l’Attack

Le ménage à trois gardiens avait assez duré chez les 67’s d’Ottawa.

Après 32 matches, ils ont enfin trouvé une occasion pour régler la problématique en accommodant tout le monde. Il y a quelques semaines, l’Attack d’Owen Sound a perdu son gardien numéro un quand Zack Bowman a décidé d’abandonner le hockey. 

Le club s’est temporairement tourné vers un gardien de 18 ans qu’il avait repêché et qui évoluait au niveau junior B, mais Riley Daniels a connu sa part d’ennuis et ce n’est pas Mack Guzda, une verte recrue de 16 ans, qui allait pouvoir assumer la plus grosse part du travail pour protéger le filet de cette bonne équipe de la division Mid-Ouest.

Les 67’s ont donc trouvé la solution à leur congestion devant le filet en leur refilant le vétéran Olivier Lafrenière mercredi matin. L’Attack versera un choix de huitième ronde aux 67’s en 2019 pour le gardien franco-ontarien de 19 ans. Si Lafrenière devait revenir avec l’équipe à l’âge de 20 ans, les 67’s recevront un choix supplémentaire de troisième ronde en 2021.

L’échange de Lafrenière permet donc aux 67’s d’y aller avec le duo du vétéran de 20 ans Olivier Tremblay et de la recrue de 17 ans Cédrick Andrée.

«Nous avons pris notre temps pour bien évaluer nos gardiens, a signalé le directeur général des 67’s, James Boyd. Cédrick Andrée continue de s’améliorer à l’entraînement, mais il n’avait pas beaucoup d’occasions de jouer des matches. Olivier Tremblay a quant à lui réalisé des arrêts clés pour nous permettre de gagner des matches. Olivier Lafrenière est un autre bon gardien, mais quand l’Attack a perdu son gardien de 20 ans, nous avons pensé que c’était une bonne situation pour lui. L’Attack possède une bonne défensive et Olivier pourra stabiliser les choses à Owen Sound.»

Choix de troisième ronde des 67’s en 2014, Lafrenière a maintenu une fiche de 15-21-4 en carrière avec une moyenne de buts alloués de 3,84 et un pourcentage d’arrêt de ,883. Cette année, il avait remporté quatre de ses 11 départs. Ennuyé par une blessure, il n’avait pas joué depuis le 25 novembre.

Lafrenière était en transit vers Owen Sound mercredi et ne pouvait pas être joint pour commenter la transaction qui va lui permettre de se rapprocher à 150 kilomètres du domicile familial à Bradford. Même si l’Attack a eu de la difficulté avec ses gardiens cette année, il maintient une fiche de 14-11-4. Chez les 67’s, la porte vient de s’ouvrir pour Cédrick Andrée. Le gardien d’Orléans aura la chance de démontrer qu’il pourra prendre le poste de numéro dès l’an prochain quand Olivier Tremblay aura terminé sa carrière junior. «C’est encore loin. Il peut se passer bien des choses, mais Cédrick pourra jouer davantage maintenant. Il a une occasion à saisir», a ajouté James Boyd au sujet de celui qui n’avait obtenu que quatre départs avec le ménage à trois.

Match des espoirs

Pendant ce temps, la Ligue canadienne de hockey (LCH) a dévoilé son alignement de 40 joueurs qui participeront au Match des espoirs de la LNH. Parmi ceux qui joueront à Guelph le 25 janvier, notons les invitations lancées au Gatinois Benoît-Olivier Groulx ainsi qu’à deux joueurs des 67’s, Kevin Bahl et Kody Clark.