Les 67's se sont inclinés par la marque de 5-1 contre les Frontenacs de Kingston, mercredi.

Une défaite accueillie dans l’hystérie !

Tant qu’à avoir un mauvais match dans le système, aussi bien l’avoir pendant la classique annuelle des écoliers...

Les 13 567 jeunes partisans des 67’s d’Ottawa réunis au Centre Canadian Tire n’ont pas tenu rigueur à leurs favoris mercredi avant-midi. Même dans une défaite de 5-1 contre les Frontenacs de Kingston, ils ont eu le pardon facile.

Ils ont crié à s’en époumoner quand Lucas Petric a compté le seul but des 67’s même si la victoire semblait hors de portée avec un pointage de 4-1 à mi-chemin dans la rencontre. Malgré l’accumulation de bourdes défensives, les écoliers n’ont jamais cessé de hurler ou d’encourager les hommes d’André Tourigny. Avec un pointage de 5-1, ils ont entonné le décompte des 10 dernières secondes du match avant de bondir de joie au son de la sirène !

Il faut l’admettre. Toutes les excuses sont bonnes pour rater une journée d’école. Même quand votre club préféré vous présente une comédie d’erreurs.

Les 67’s (9-7-1) n’ont jamais été dans le coup. Après sept minutes, c’était déjà 3-0 Kingston.

Sentant qu’il devait faire quelque chose pour réveiller son club ou tout simplement pour offrir un bonbon aux partisans en ce lendemain d’Halloween, le capitaine Travis Barron a jeté les gants contre le Franco-Ontarien Jacob Paquette. À en juger par leur exubérance, les enfants ont bien aimé.

En neuf éditions du Match des écoliers, il n’y avait jamais eu de combat. L’espoir de l’Avalanche du Colorado n’a pas pris le temps d’y réfléchir avant de se battre devant son jeune public. 

« J’avais reçu une mise en échec que je n’avais pas aimée. J’essayais aussi de créer une étincelle pour l’équipe qui connaissait un mauvais départ. Je n’ai pas entendu la réaction des enfants. Ce fut un bon combat contre un gros bonhomme, mais quand ç’a été terminé, j’ai eu un black-out », a expliqué Barron.

Même si les 67’s n’étaient pas organisés face aux Frontenacs (7-5-3), les visiteurs n’ont pas été aussi dominants que l’indique le pointage final. Kingston a eu un léger avantage de 33-29 au chapitre des tirs. Les 67’s avaient même tiré plus souvent sur le gardien Jeremy Helvig après deux périodes. Malheureusement, ce dernier portait toujours son déguisement de voleur. Il a tout vu ce que les 67’s envoyaient en sa direction. À l’autre bout, Olivier Lafrenière n’a pas eu autant de facilité à réparer les pots cassés devant lui.

« Nous n’avons pas commencé le match comme nous le souhaitions, a expliqué André Tourigny. Nos joueurs étaient excités pour ce match, mais notre concentration n’était pas à la bonne place. Nous n’avons pas fait attention aux détails et nous leur avons accordé beaucoup trop d’attaques en surnombre et trop de temps pour faire leurs jeux. Leur gardien a été très bon et ils ont été serrés défensivement. Les Frontenacs méritent leur victoire. »

Travis Barron se sentait quasiment coupable d’avoir laissé tomber les plus jeunes partisans du club. « La date était encerclée sur nos calendriers. Ça devait être un match excitant. C’est rare de jouer devant plus de 13 000 personnes. Nous aurions aimé leur donner une victoire. »