Lucas Chiodo transporte Noel Hoefenmayer sur son dos après avoir procuré une avance de 3-0 aux 67’s d’Ottawa en début de deuxième période. Les 67’s ont lancé un message au Storm avec une retentissante victoire de 7-2.

Une 13e de suite pour les 67’s

Nick Suzuki détient une bonne avance au sommet des compteurs des séries de la Ligue de l’Ontario (LHO).

Le meilleur espoir du Canadien de Montréal a même ajouté un but à la Place TD jeudi soir sous les yeux du directeur général Marc Bergevin, mais les 67’s d’Ottawa ont encore mieux. Ils sont en voiture avec l’équivalent de trois Suzuki dans leur club !

Sasha Chmelevski, Tye Felhaber et Lucas Chiodo lui ont assuré la réplique en fournissant cinq buts pour mener les Ottaviens vers une victoire de 7-2 dans le premier match de la finale de la coupe Robertson disputée devant 7792 spectateurs qui ont fait la vague en fin de match.

Suzuki menait le classement des compteurs avec 31 points en 18 matches avant le début de la finale. C’était 10 de plus que le trio des 67’s, mais il avait aussi joué six matches de plus. En moyenne, il avait récolté 1,72 point par match contre 1,75 pour Chmelevski, Felhaber et Chiodo.

En combinant ses efforts, ce trio a permis aux 67’s de signer une 13e victoire de suite depuis le début des séries, ce qui égale la plus longue séquence de l’histoire de la LHO. Les Knights de London avaient gagné 13 matches de suite en 2016. Ils avaient ensuite gagné la coupe Memorial...

Sachant que les visiteurs devaient être épuisés après deux séries de sept matches, les locaux ont commencé le match sur les chapeaux de roues, Chiodo comptant dès la première minute sur le premier tir de la rencontre, mais la révision du but a démontré qu’il s’était commis dans un hors-jeu.

Ce n’était que partie remise puisque Chmelevski a compté le premier but de la série sur le deuxième tir des 67’s. Après avoir frappé deux poteaux, Tye Felhaber a placé les siens en avance 2-0 sur une attaque massive, puis Chiodo a fait 3-0 dès la première minute de la deuxième période.

À ce point, le Storm a démontré que sa réputation d’équipe qui ne lâchait jamais n’était pas surfaite. Isaac Ratcliffe et Nick Suzuki ont réduit l’écart à 3-2. On sentait la troupe de George Burnett prendre le dessus dans le duel, mais Marco Rossi a marqué un but clé qui a redonné un coussin de deux buts aux 67’s à la 36e minute de jeu.

À mi-chemin en troisième, les 67’s ont pris le large en marquant trois buts sur une pénalité majeure décernée à Fedor Gordeev pour avoir plaqué sévèrement Alec Bélanger (qui remplaçait un Kevin Bahl blessé).

Nick Suzuki a vu le match glisser entre les mains de son équipe à 3-2 en deuxième période quand elle n’a pas su profiter de ses avantages numériques.

« Nous nous étions creusé un gros trou en première période, mais nous avions de l’énergie en deuxième. Nous avons eu plein d’occasions sur l’attaque massive. Si nous en avions profité, à 3-2, nous aurions eu un match différent. »

Le Storm n’a compté qu’une seule fois sur huit jeux de puissance. Les 67’s ont réussi à déjouer Anthony Popovich quatre fois sur leurs avantages numériques.

L’entraîneur-chef des vainqueurs a justement trouvé que le match s’était joué là.

« Notre gardien (Michael DiPietro) a été fantastique et nous avons eu l’avantage des unités spéciales. Nous avons compté des buts en avantage numérique et notre désavantage numérique a été très bon, mais nous ne pourrons pas continuer à être indisciplinés contre un club comme Guelph. »

Auteur de deux buts, Sasha Chmelevski a aimé la réaction de ses coéquipiers après certains appels douteux des officiels.

« Nous avons bien répondu à l’adversité quand les appels n’allaient pas de notre côté. Nous ne contrôlons pas ça. Nous ne contrôlons pas l’autre équipe non plus. Nous avons le contrôle sur ce que nous faisons comme équipe. Nous avons tué des pénalités doubles. »

Tye Felhaber a aussi compté deux buts jeudi. Noel Hoefenmayer a complété la marque.

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DiPietro a faussé la donne en repoussant 37 lancers du Storm

En se fiant au tableau indicateur et le score de 7-2, les 67’s d’Ottawa pourraient donner l’impression d’avoir connu une autre partie de plaisir pour ouvrir leur série contre le Storm de Guelph. Ce que le pointage ne dit pas, c’est que les visiteurs de la Place TD ont dominé la rencontre 39-26 au chapitre des tirs au but. En deuxième période, ils avaient réduit l’écart à 3-2 en dominant les 11 premières minutes de jeu 16-4 dans les tirs. Le vent était en train de tourner, mais le gardien Michael DiPietro a fait la différence en effectuant les arrêts clés dans les moments clés.

Son opposant, Anthony Popovich, ne pouvait pas en dire autant. Pour la 10e fois en 13 matches des séries, les 67’s ont marqué au moins cinq buts.

« Le pointage de 7-2 ne reflète pas l’allure du match. C’était encore 4-2 avant que l’on obtienne un avantage numérique de cinq minutes où nous avons compté trois fois en troisième période », a indiqué l’entraîneur-chef André Tourigny.

Ce dernier a convenu que le momentum était du côté du Storm avec un pointage de 3-2 en deuxième période.

« Ils poussaient, mais nous avons bien répondu dans l’adversité et Mikey (DiPietro) a été exceptionnel. Comme il le fait depuis le début des séries, il a fait les arrêts quand le match était sur le point de basculer. »

Mine de rien, DiPietro a signé sa 13e victoire des séries. Depuis son acquisition des Spitfires de Windsor en décembre, il avait remporté 12 matches en saison régulière. Jeudi, il a été le meilleur joueur sur la patinoire pendant les infériorités numériques.

« Le Storm était en train de me griller un petit peu, mais j’étais prêt à n’importe quoi. Quand les rondelles viennent, je dois être prêt. Ils ont été menaçants en deuxième période. Il fallait nous relever », a dit le gardien de 19 ans, qui était le coéquipier de Nick Suzuki avec Équipe Canada junior.

Ce dernier compte lui donner la vie un peu plus dure dans le prochain match samedi.

« Ça fait longtemps que je connais Mikey pour avoir joué contre lui dans mon hockey mineur. C’est un des meilleurs au Canada et il faut se mettre devant ses yeux. Il a pu voir trop de tirs pour les arrêter ce soir. »