Avec trois premiers trios dignes de ce nom, les 67’s d’Ottawa ont marqué 67 buts en 12 matches des séries, une moyenne de 5,58 buts par match, de loin la meilleure de la Ligue de l’Ontario.

Trois premiers trios chez les 67's

Sur papier, les 67’s d’Ottawa ont quatre trios bien déterminés depuis le début de séries.

Pour leurs adversaires, il est devenu compliqué de différencier le premier du troisième. Quel est le premier trio des 67’s au juste ? Celui de Tye Felhaber, de Sasha Chemelevski ou de Lucas Chiodo ? Difficile à dire, les trois ont récolté 21 points chacun à leurs 12 premiers matches des séries.

Sur la feuille de match remise aux médias, Felhaber, Marco Rossi et Kody Clark forment le premier trio. Ensemble, ils ont amassé 45 points. Le deuxième trio de Chmelevski, Graeme Clarke et Austen Keating revendique 41 points après 12 matches et celui de Chiodo, Kyle Maksimovich et Mitchell Hoelscher, considéré « troisième », a été le plus prolifique des séries avec une récolte de 52 points.

Personne n’a réussi à repousser la force de frappe des 67’s dans les trois premières rondes éliminatoires de la Ligue de l’Ontario.

C’est un peu normal. Kyle Maksimovich, auteur de 19 points en 10 matches, a notamment été coéquipier d’un certain Connor McDavid avec l’équipe finaliste des Otters d’Érié en 2015. En 2017, il a gagné le championnat de la ligue avec Alex DeBrincat, Dylan Strome, Warren Foegele et Anthony Cirelli. Ces équipes étaient redoutables, mais selon lui, la profondeur de l’attaque des 67’s est inégalée.

« J’ai déjà fait partie d’équipes où tout le monde avait un rôle spécifique à remplir avec un trio offensif, un trio défensif et un trio d’énergie, mais trois trios explosifs qui peuvent marquer des buts à la tonne, c’est la première fois que je vois cela. Il y a encore plus que ça. Nous sommes tous capables de jouer le rôle du trio qui neutralise les meilleurs trios adverses. C’est vraiment spécial de faire partie d’un club comme celui-ci. »

Avec autant de menaces offensives à surveiller, les clubs adverses n’arrivent pas à contenir les attaques incessantes des 67’s. Maksimovich, 20 ans, en a la preuve.

« Dans la série contre Sudbury, notre trio était dévastateur. Nos deux autres trios en avaient plein les bras contre les meilleurs des Wolves. Contre Oshawa, c’était le trio de Felhaber qui était en feu pendant que les Generals se concentraient à nous surveiller ! Ça ouvre le jeu pour tout le monde. »

Lui aussi très expérimenté au hockey junior, l’entraîneur-chef André Tourigny avoue qu’il n’a jamais eu autant de talent offensif à sa disposition.

« Notre troisième trio joue contre les meilleurs et c’est lui qui produit le plus ! C’est la beauté de notre équipe. Le trio de Chiodo a dominé face au premier trio de Sudbury. Dans la série contre Oshawa, nous avons opposé ce trio à celui de Brandon Saigeon. Ça ne fonctionnait pas. On a retiré ce trio des pattes de Saigeon. On a opposé celui de Chmelevski et il a fait le travail. C’est de toute beauté ! »

Tourigny se souvient d’avoir eu de bonnes munitions avec les Huskies de Rouyn-Noranda en 2008, mais le hockey était différent à l’époque.

« Nous avions quatre bons trios, mais deux de ces trios-là étaient surtout très physiques. Le hockey est différent aujourd’hui. Offensivement, je n’ai jamais eu autant de qualité. »

Le quatrième trio lui ?

Facile de parler des trois premiers trios, mais les 67’s ne peuvent pas oublier le quatrième, celui constitué de Samuel Bitten, Jack Quinn et Quinn Yule.

« Ce n’est pas un quatrième trio ordinaire non plus. Quinner a six points en 12 matches sur un quatrième trio sans même toucher au jeu de puissance. C’est bien ! Mais, ces gars-là ont joué beaucoup en décembre quand nous avions plusieurs blessés et des joueurs au Championnat mondial junior. Yule, Bitten, Quinn et Cameron Tolnai (16 ans) jouaient plus de 18 minutes par match et nous avons continué de gagner. Maintenant, ils sont sur le quatrième trio. Ils acceptent leur rôle. Ils ont une attitude positive et continuent de contribuer à nos succès. »

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LES 67'S AFFRONTERONT LE STORM; TOURIGNY ENTRAÎNEUR DE L'ANNÉE

Les 67’s d’Ottawa affronteront un club qui refuse de mourir en finale de la Ligue de l’Ontario (LHO) compter de jeudi.

Pour la septième fois des séries, le Storm de Guelph a sauvé sa peau alors qu’il avait le dos au mur. Lundi soir, à Saginaw, il a complété sa remontée du Spirit en remportant un troisième match consécutif, cette fois, par la marque de 3-2.

Le Storm tirait de l’arrière 3-1 dans cette série et il avait aussi surmonté un déficit de 3-0 dans sa série précédente contre les puissants Knights de London.

La série va s’ouvrir à la Place TD jeudi et samedi contre le club de la super vedette Nick Suzuki. L’espoir du Canadien de Montréal mène la LHO avec 31 points en 18 matches.

Élu entraîneur-chef de l’année dans la LHO lundi après avoir mené les 67’s au championnat de la saison régulière grâce à une récolte record de 106 points, André Tourigny s’attend à un duel musclé malgré la fatigue accumulé du Storm, qui a dû disputer six matches de plus que son équipe depuis le début des séries.

« C’est une équipe imposante et forte avec quelques défenseurs extrêmement offensifs qui aiment contrôler la rondelle. Ils bloquent bien l’espace dans l’enclave devant leur filet. Ils sont très bons en sortie de zone. Leur premier trio est de calibre élite. Leurs six défenseurs sont bons. C’est aussi un club qui n’abandonne jamais. Un peu comme nous. Ils savent qu’ils peuvent remonter. Ils l’ont fait contre deux excellents clubs. Ils ne paniqueront jamais. »

Le Spirit a été lourdement handicapé par la perte de son gardien numéro un, Ivan Prosvetov, suspendu cinq matches pour avoir envoyé volontairement une rondelle dans les gradins pendant le deuxième duel. Tristan Lennox, un gardien de 16 ans, a pris le relais dans les cinq derniers matches de la série.

Lundi soir, Tourigny est devenu le premier entraîneur des 67’s à gagner le titre de l’entraîneur de l’année depuis Brian Kilrea en 2003. Le Nicolétain de 44 ans a reçu 71 points sur une possibilité de 95 au scrutin où il a devancé Cory Stillman des Wolves de Sudbury (26 points) et Dale Hunter des Knights de London (24 points).-