Le Franco-Ontarien Merrick Rippon a emprunté un chemin différent pour réaliser son rêve de jouer pour les 67’s d’Ottawa.

Tout est bien qui finit bien pour Merrick Rippon

Nouvelle acquisition prisée des 67’s d’Ottawa, Merrick Rippon a emprunté quelques détours avant d’aboutir là où il le souhaitait.

Un des bons espoirs du prochain repêchage de la LNH, le défenseur franco-ontarien se serait présenté chez les 67’s bien plus rapidement si ceux-ci avaient pu le repêcher avant les Rangers de Kitchener au deuxième tour de la séance de sélection de la Ligue de l’Ontario (LHO) en 2016.

À 16 ans, l’Ottavien du secteur Mooney’s Bay a préféré rester à la maison et jouer pour les Sénateurs d’Ottawa junior A de l’entraîneur Martin Dagenais. Rapidement, le défenseur à caractère offensif a retenu l’attention des collèges de la NCAA. Après quelques mois, il avait déjà visité plusieurs écoles et il s’était engagé envers Providence College avant de modifier ses plans au début de la présente saison.

« Ils voulaient m’avoir tout de suite. C’était un peu vite pour moi, a dit celui qui a maintenant 17 ans. Je n’étais pas chaud à l’idée de jouer une trentaine de matches cette année. J’ai donc eu un penchant pour la LHO. À Kitchener, ils m’ont dit que quelques équipes voulaient obtenir mes services. Ils m’ont demandé si je voulais être échangé. Je leur ai répondu qu’ils pouvaient faire ce qu’ils voulaient et que je prendrais une décision par la suite. Mississauga a donc obtenu mes droits et je suis allé. »

Chez les Steelheads, le défenseur recrue a récolté 12 points en 37 matches avant d’être échangé aux 67’s il y a quelques jours. « C’était bien là-bas, mais Ottawa voulait m’avoir et Mississauga voulait des choix au repêchage. L’échange était bon pour les deux équipes et je suis très excité d’aboutir ici. C’est parfait pour moi. Je n’aurais peut-être pas hésité à jouer dans la LHO à 16 ans si j’avais été repêché par les 67’s dès le départ. »

Sénateurs junior A

Avant de revêtir l’uniforme de l’équipe de son patelin, Rippon avait été un joueur étoile des 67’s d’Ottawa junior au niveau bantam et midget. À 16 ans, il a amassé 33 points en 59 matches de saison régulière avec les Sénateurs junior A avant d’ajouter 10 autres points en 14 matches des séries.

« Après le repêchage de la LHO, j’ai décidé de rester près de la maison et jouer avec l’équipe de Martin Dagenais où j’allais obtenir beaucoup de temps de glace. Après deux ou trois mois, j’ai commencé à visiter des écoles aux États-Unis. J’avais été impressionné par Providence College et j’avais décidé de m’engager auprès d’eux. J’ai changé d’avis quand ils m’ont demandé de me joindre à eux dès cette saison. »

Il aura donc mis seulement une demi-saison avant de réaliser son rêve de jouer pour les 67’s. À Ottawa, il a également rejoint un trio de joueurs francophones pour parfaire son français. « Ma mère est francophone est j’ai fait mes six premières années d’école en français. Je le parlais moins dernièrement, alors ça va me faire du bien de revenir ici. Je connais beaucoup Samuel Bitten », a-t-il raconté au Droit en plein milieu d’une séance d’entraînement jeudi.

D’ailleurs, l’entraîneur-chef André Tourigny a été surpris d’apprendre que son nouveau défenseur s’exprimait bien en français. « Dès le départ, il m’a dit qu’il parlait français. Je lui ai répondu, ok, t’es sur le power play », a-t-il blagué. Chez les 67’s, les gardiens Olivier Tremblay et Cédrick Andrée parlent également la langue de Molière parmi les joueurs.

« Je retrouve aussi Graeme Clarke avec qui je suis allé à l’école, a ajouté Merrick Rippon. Ça fait juste quelques jours que je suis arrivé et je sais que nous avons une jeune équipe, mais si nous progressons de la bonne façon, nous allons devenir une équipe redoutable. »

Merrick Rippon fera ses débuts à domicile samedi et dimanche alors que les 67’s vont recevoir les Petes de Peterbourgh samedi et les Spitfires de Windsor dimanche.