Le Franco-Ontarien Samuel Bitten s'apprête à disputer sa plus importante saison à vie chez les 67's d'Ottawa.

Samuel Bitten voit grand

Les 67's d'Ottawa se préparent à jouer un deuxième et dernier match hors-concours à Rockland vendredi soir et l'enjeu sera grand pour certains puisque l'équipe devra réduire ses effectifs d'au moins trois joueurs d'ici peu.
Il y a d'abord une lutte à compléter entre les trois gardiens francophones du club. Olivier Tremblay, 20 ans, arrivera-t-il à percer l'alignement après avoir passé quatre saisons dans la LHJMQ ? Formera-t-il un duo d'expérience avec le vétéran Olivier Lafrenière ou l'équipe fera-t-elle une place à la recrue Cédrick Andrée ?
L'entraîneur-chef a encore huit défenseurs sous la main. Resteront-ils tous ? Avec plusieurs jeunes attaquants de talent qui poussent, qui parviendra à percer le top-6 ?
Il est évident que les vétérans Sasha Chmelevski, Travis Barron, Austen Keating, Matt Foget et Tye Felhaber partent avec une longueur d'avance, mais il y a une recrue franco-ontarienne qui tient à se joindre au groupe. Âgé de 17 ans, Samuel Bitten a connu un camp d'entraînement impressionnant selon l'entraîneur-chef André Tourigny et le hockeyeur de Gloucester ne cache pas ses intentions.
« C'est une saison importante pour moi. Je veux faire partie des deux premières lignes d'attaque et je veux être repêché dans la LNH », a dit celui qui a amassé 30 points en 51 matches avec les Raiders de Nepean malgré ses 16 ans dans la Ligue centrale junior A l'an dernier.
Le jeune frère de William Bitten, un espoir du Canadien de Montréal, est certainement en train de forcer la main de ses entraîneurs. Dans le premier match hors-concours, il a d'ailleurs été placé au centre du vétéran Matt Foget et de Graeme Clarke, premier choix des 67's en 2017. Depuis deux semaines, à l'entraînement, il joue en compagnie des vétérans Kody Clark et Tye Felhaber.
« Samuel a bien fait ça jusqu'ici. Il s'est fixé des objectifs élevés. On ne peut pas empêcher un cheval de courir ! Il va avoir de la glace cette année. Est-ce que ça sera sur un top-6 ou un top-12, c'est son jeu qui va le dicter », a indiqué Tourigny.
Ce dernier note que les frères Bitten sont des joueurs différents. D'abord, à 6'1'', Samuel a un avantage d'un bon trois pouces sur William, qui se démarque plus par sa vitesse et son agilité. « Samuel a aussi des habiletés, mais sa marque de commerce, c'est sa détermination. Son travail acharné. Il porte une attention aux détails. Il amène beaucoup de choses sur la table. »
Samuel Biten s'est dit rassuré de voir qu'il évoluait avec des joueurs offensifs depuis le début du camp.
« C'est le meilleur camp de ma vie. J'ai eu tout l'été pour m'entraîner comme il faut. L'an dernier, en raison d'une blessure au dos, j'avais repris l'entraînement deux semaines avant le camp. Je suis rendu à 192 livres et je suis très content de ça. J'ai peut-être moins en finesse que mon frère, mais je joue vite et fort. Je joue fâché ! Ça m'aide ! Je pense que le lance plus que mon frère aussi. »
S'il ne parvient pas à se trouver une niche dans les deux premiers en début de saison, Bitten ne se laissera pas décourager. « C'est une longue saison, mais c'est là que je veux aboutir. »