Jeffrey Durocher est venu cogner à la porte des buts des 67’s à quelques reprises vendredi, mais le gardien recrue Will Cranley a bloqué tous ses tirs.

Rivalité jusqu’en prolongation

Sur papier, les Olympiques de Gatineau semblaient avoir un net avantage sur les 67’s d’Ottawa dans le premier match de la Bataille de la rivière des Outaouais vendredi soir au Complexe Branchaud-Brière.

L’équipe ottavienne devait se défendre sans sept joueurs qui participent encore à des camps de la LNH et elle avait envoyé cinq joueurs de 16 ans dans la mêlée, dont le gardien Will Cranley.

Sur la glace, les Gatinois ont semblé avoir l’avantage aussi, mais un but tardif de Quinn Yule a poussé le match en prolongation et Austen Keating a ensuite déjoué Tristan Bérubé en prolongation pour procurer une victoire de 4-3 aux visiteurs.

Le but a déclenché des huées bien senties dans la foule puisque les arbitres venaient de fermer les yeux sur une infraction qui amené les 67’s à contre-attaquer, mais comme il s’agissait d’un match hors-concours, personne n’aura à en perdre son sommeil.

De toute façon, le spectacle sur la patinoire n’avait rien d’un match hors-concours typique et le public a été servi à souhait. La rencontre s’est déroulée à toute vitesse, avec de bons coups d’épaule, des attroupements et beaucoup d’intensité.

« Le niveau de combativité des deux côtés a été excellent. C’est le genre de match parfait pour évaluer nos jeunes joueurs et leur implication physique. J’ai aimé la réaction de nos joueurs après le combat de Charles-Antoine Roy (contre Hudson Wilson). Ils ont pris confiance au lieu de reculer », a expliqué l’entraîneur-chef des Olympiques, Éric Landry.

Son équipe n’avait jamais tiré de l’arrière du match avant de s’incliner en prolongation.

Métis Roelens, Kieran Craig et Charles-Antoine Roy avaient donné des avances de 1-0, 2-1 et 3-2 aux locaux. Samuel Bitten et Will Sirman, récente acquisition des 67’s pour les aider dans leur série contre les Olympiques, ont également touché la cible en plus de préparer un but. Bitten a aussi complété le match avec deux points.

Bitten s’amuse à Gatineau
« C’est drôle parce qu’avant le match, j’avais rappelé aux gars que j’avais connus un bon match contre Gatineau la dernière fois (il avait marqué deux buts). Pour nous, ce match en était un des séries. Il nous manquait beaucoup de joueurs, mais nous n’avons pas oublié notre slogan de la saison : no quit », a raconté Bitten, auteur de quatre points à ses deux derniers matches à Gatineau.

Même s’il avait une formation réduite de 11 attaquants et cinq défenseurs (dont Seva Losev, un attaquant muté en défensive), l’entraîneur-chef André Tourigny a bien aimé voir que son club n’a jamais abandonné pour revenir de l’arrière et gagner.

« Des quatre matches que nous avons joués, celui-ci était probablement le moins bon. Je n’ai pas aimé notre engagement dans les deux premières périodes, mais nous avons commencé à bouger et provoquer beaucoup plus de choses en troisième. Il y avait de l’amour entre les deux clubs sur la glace ! Non. Pas vraiment, mais c’est ce qu’on veut voir avant de commencer notre saison la semaine prochaine. Ces deux matches contre les Olympiques vont nous permettre d’être prêts. »

Les 67’s (4-0-0) sont demeurés invaincus en matches préparatoires alors que les Olympiques (4-1-1) ont perdu un deuxième match sur six.

Ils avaient donné congé à leur meilleur attaquant, Shawn Boudrias, ainsi qu’au vétéran défenseur Darien Kielb afin d’offrir une occasion supplémentaire aux recrues de se faire valoir.

La rivalité entre les deux a pu se faire sentir du début jusqu’au but de Keating en prolongation. Les deux clubs vont s’affronter à nouveau dimanche après-midi au Complexe Ray-Friel d’Orléans.

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KIERAN CRAIG S'ILLUSTRE ENCORE

À son premier match en carrière contre une équipe de la Ligue de l’Ontario, Kieran Craig a poursuivi son excellente saison préparatoire en marquant un but tout en préparant habilement celui de Charles-Antoine Roy dans un revers de 4-3 contre les 67’s d’Ottawa vendredi.

La recrue de 17 ans d’Alexandria a maintenant compté sept fois en cinq matches hors-concours. Celui de vendredi était un autre rayon laser placé dans la lucarne. Il totalise déjà neuf points pour se trouver au deuxième rang du classement des compteurs de la LHJMQ.

« J’étais content de compter contre eux (67’s), mais ça aurait plus plaisant de fournir des points dans une victoire. Quand tu ne gagnes pas, ça ne vaut pas grand-chose. C’est plate d’avoir perdu, mais on va les reprendre dimanche à Orléans. J’ai vraiment pu voir la rivalité qui existait entre les deux clubs. C’est le genre de match que j’aime bien. Agacer l’autre équipe, ça m’amuse ! »

Les 67’s transigent

En début de journée vendredi, les 67’s ont décongestionné leur brigade défensive en échangeant le vétéran Carter Robertson à l’Attack d’Owen Sound contre deux choix de deuxième ronde. Âgé de 18 ans, il revenait du camp des recrues des Penguins de Pittsburgh. Il avait récolté 18 points en 57 matches la saison dernière. Les 67’s misaient sur sept vétérans défenseurs cette saison et ils voulaient faire de la place pour la recrue Alec Bélanger, sélectionné en troisième ronde cette année. L’équipe ottavienne dispose maintenant de cinq choix de deuxième ronde au repêchage de 2019. Elle aura donc toutes les munitions nécessaires pour ajouter un joueur clé si le besoin devait se faire sentir plus tard cette saison.