Natif du Saguenay, Olivier Tremblay a un dossier victorieux de 14-11-3 avec une moyenne de 3,22 buts alloués par match chez les 67’s d’Ottawa cette saison.

Olivier Tremblay heureux en Ontario

Vétéran de quatre saisons dans la LHJMQ, Olivier Tremblay s’est inquiété lorsqu’il s’est retrouvé sans filet à défendre à la fin du mois d’août parce que les Huskies de Rouyn-Noranda ont voulu faire plus de place à Samuel Harvey.

À 20 ans, il devenait plus difficile à échanger dans le circuit Courteau, mais heureusement, les Huskies avaient une nouvelle connexion en Ontario avec l’arrivée d’André Tourigny chez les 67’s d’Ottawa.

Dimanche après-midi, cet ancien choix de deuxième ronde dans la LHJMQ a pu signer sa 14e victoire de la saison dans un gain de 6-1 des 67’s sur les Petes de Peterborough à la Place TD, mais sans la venue de Tourigny dans la capitale nationale, Tremblay aurait pu être forcé de passer à un plan B.

« Je me suis présenté au camp des Huskies. Je me sentais bien. Je venais de jouer le meilleur hockey de ma carrière. J’avais une chance de rester à Rouyn-Noranda, mais ils ont choisi d’y aller avec Samuel Harvey. C’était la bonne décision pour eux parce qu’il va super bien cette année. Samuel est un bon ami à moi, mais quand j’ai vu qu’un échange ne semblait pas possible dans la LHJMQ, j’ai paniqué un peu. J’ai approché Gilles Bouchard (entraîneur-chef et directeur général des Huskies) pour lui demander s’il était possible d’aller à Ottawa étant donné qu’André était là et qu’ils sont des amis. »

Pour Olivier Tremblay, les 67’s représentaient une belle option.

« Ce n’était pas trop loin et c’est une belle ville pour jouer au hockey junior. Des clubs de niveau junior AAA étaient après moi. Un club junior A  au Manitoba aussi. La France était dans le portrait, mais je n’avais pas d’intérêt pour ça. En Ontario, Kitchener et Barrie semblaient être intéressés, mais je ne pourrai jamais assez remercier André Tourigny de m’avoir offert une chance de poursuivre ma carrière dans la Ligue canadienne. »

Long Ménage à trois

Et comment ? Quand Tremblay est débarqué à Ottawa, les 67’s avaient déjà un vétéran gardien (Olivier Lafrenière) et une recrue (Cédrick Andrée) qu’ils aimaient vraiment. L’équipe a donc vécu un long  ménage à trois jusqu’en novembre. Même s’il était parfois frustré par la situation, Tremblay revenait toujours à Tourigny.

« J’étais juste content d’être là. Quand j’avais tendance à vouloir me plaindre, je me disais que si ce n’était pas de lui, je ne serais même pas ici. Ça m’a aidé à passer au travers. Finalement, je m’étais habitué au ménage à trois. Ce n’était pas si pire. On alternait, mais il m’arrivait d’obtenir deux ou trois départs de suite. Le pire dans tout ça, c’était Cédrick. Il ne jouait pas beaucoup et c’était difficile pour lui mentalement. »

Tremblay joue davantage depuis que les 67’s ont échangé Lafrenière à Owen Sound et maintenant, il veut travailler sur sa constance.

« En cinq ans, je n’ai jamais joué pour une équipe aussi jeune, particulièrement au niveau des défenseurs. Comme je suis le vétéran de la brigade défensive, je veux être constant pour l’équipe. C’est très différent de Rouyn-Noranda où j’avais des défenseurs de 19-20 ans devant moi. »

Douloureux souvenir

Avec une victoire cruciale contre les Petes dimanche, les 67’s ont pris une avance de deux points au septième rang de la conférence de l’Est. Tremblay sera un joueur important dans la course aux séries d’ici la fin de la saison. Son premier objectif, c’est justement d’amener son club dans le tournoi printanier.

« Nous sommes dans les séries en ce moment. C’est l’objectif. Ça m’a tellement fait mal l’an dernier quand nous avons perdu en deuxième ronde contre Chicoutimi dans la prolongation du septième match. Nous avions l’équipe pour aller jusqu’au bout. Rendu en troisième ronde, tout est possible. Je veux me reprendre à Ottawa. »

Confiance aux jeunes

Les 67’s ont cependant l’une des plus jeunes formations de la LHO et la tâche risque d’être difficile en séries. Tremblay, lui, approche ce défi avec optimisme. « Nous sommes jeunes, mais nous avons tellement de talent. Nos jeunes ont joué de grosses minutes toute l’année. Chaque match, nous grandissons comme équipe. Nous avons acquis beaucoup d’expérience et je pense que nous pourrons causer des surprises dans les séries. »

Dimanche, les 67’s ont notamment fait la démonstration de leurs progrès sur le plan défensif en limitant les Petes à seulement 16 tirs.

En attaque, Austen Keating et Tye Felhaber ont marqué deux buts chacun alors que Graeme Clarke, une merveille de 16 ans, a probablement réussi le but le plus spectaculaire de la saison à la Place TD. Sasha Chmelevski a quant à lui fourni quatre passes.