Les Olympiques ont remporté le premier match de la coupe Alexandra 2-1 face aux 67’s d’Ottawa. La meilleure équipe de la Ligue de l’Ontario n’avait pas perdu à ses 23 derniers matches en temps réglementaire.

Les Olympiques sans complexe contre les 67’s

Il fallait que les 67’s d’Ottawa traversent la rivière des Outaouais pour subir une première défaite en temps réglementaire depuis le 3 octobre dernier.

Les Olympiques de Gatineau, quinzièmes au classement général de la LHJMQ, ont mis fin à une séquence difficile de six revers de suite en renversant la meilleure équipe de la Ligue de l’Ontario avec une victoire de 2-1 devant une foule survoltée comme dans un match des séries éliminatoires au centre Robert-Guertin vendredi soir.

Tristan Bérubé a rendu cette victoire possible en étant magistral devant son filet. Il a bloqué 34 des 35 tirs des 67’s. Seul Tye Felhaber a été en mesure de le battre à l’aide d’un tir sur réception pendant un avantage numérique double.

Jeffrey Durocher, qui a passé beaucoup de temps au banc des punitions à réfléchir à ses offenses, a ensuite permis aux Olympiques de remporter la première manche de la coupe Alexandra en marquant le but décisif dès la fin de sa punition mineure double.

Il n’en fallait pas plus pour que la foule de 2838 spectateurs explose avec huit minutes à faire au match.

Le capitaine des Olympiques avait également dû servir une punition d’inconduite de 10 minutes après avoir livré un combat à Noel Hoefenmayer en deuxième période.

« L’ambiance était incroyable dans ce match. Après mon combat, j’ai fait un geste pour soulever la foule et on m’a décerné 10 minutes supplémentaires. Message à la ligue, les partisans disent que le spectacle est rendu plate. Quand tu as un match comme celui de ce soir, est-ce déplacé de demander aux fans de s’exciter ? »

S’il n’avait pas de regrets d’avoir posé ce geste, Durocher se sentait toutefois mal d’avoir écopé de quatre minutes de punitions pour un bâton élevé avec un pointage de 1-1 en troisième période.

« Au banc, je suis tombé dans ma bulle. J’avais confiance en Tristan. Il arrêtait tout. Je sentais que nous allions résister parce que c’était un soir où tout allait bien pour nous. Je voulais sortir du banc et faire la différence. Quand nous avons tué la punition, je savais que nous allions gagner. Je suis bien content d’avoir pu compter tout de suite en sortant du banc des punitions. »

Après une bonne première période où les Olympiques avaient limité la puissante attaque des 67’s à huit tirs, Giordano Finoro a déclenché des averses de toutous sur la patinoire en ouvrant la marque au début de la deuxième période. Tye Felhaber lui a assuré la réplique une minute plus tard.

Les Olympiques pourraient s’être débarrassés d’un complexe d’infériorité dans ce match. Les 67’s n’ont pas été capables de tirer sur Bérubé après le but vainqueur de Durocher.

Chez les 67’s, l’entraîneur-chef André Tourigny a salué le travail de l’équipe gatinoise.

« Ils ont joué tout un match. Ils ont gagné leurs batailles à un contre un. Ils nous ont gardés à l’extérieur des zones payantes. Leur désavantage numérique a été bon. Leur gardien a fait du bon travail. De notre côté, nous avons tenté de faire de beaux jeux. Il faut être meilleurs quand le jeu devient plus rude. Dans les séries, si nous ne sommes pas capables de nous planter devant le but, ça ne marchera pas. »

Les Olympiques ont eu de la chance vendredi. Ils ont hérité du nouveau gardien « numéro deux » des 67’s. Cédrick Andrée était devant leur filet malgré l’acquisition d’un des meilleurs gardiens juniors au pays. Michael DiPietro a fait le va-et-vient toute la semaine entre Windsor et Ottawa. On l’a reposé vendredi, mais il fera ses débuts à la Place TD dans le deuxième match de cette série interligue samedi après-midi. Plus de 4500 billets ont été vendus pour sa rentrée fort attendue.

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TRISTAN BÉRUBÉ S'EST AMUSÉ COMME IL L'AVAIT SOUHAITÉ

S’il y avait un joueur qui ne semblait pas nerveux à l’idée d’affronter la meilleure machine de hockey de la Ligue de l’Ontario vendredi soir devant des gradins presque pleins à Guertin, c’est bien le gardien Tristan Bérubé.

Comme il l’avait dit la veille du match, il ne voulait surtout pas oublier d’avoir du plaisir à disputer ce match interligue contre des rivaux naturels de l’autre côté de la rivière.

Mission accomplie. Le gardien de 19 ans a été la première étoile de la rencontre dans une victoire qui se faisait attendre depuis trop longtemps dans le camp gatinois.

« Nous n’avions rien à perdre. Fallait saisir le moment. Ces matches-là sont spéciaux. C’est ce qui est arrivé ce soir. Nous avons eu du plaisir. C’était aussi très amusant de retrouver l’ambiance traditionnelle du Vieux Bob ce soir. J’ai déjà vécu cela un peu dans notre série contre le Cap-Breton il y a deux ans, mais encore là, je ne suis pas sûr qu’il y avait autant de monde dans les estrades. Bien content que nous ayons pu offrir une victoire à nos partisans dans les circonstances. »

Bérubé a vu son équipe gagner en confiance quand elle a limité les 67’s à seulement huit tirs en première période.

« En partant, j’ai vu que nous avions de l’énergie. Nous leur avons laissé des tirs qui étaient faciles à arrêter pour moi en première période. En deuxième période, nous étions encore plus dans le match et plus en confiance. Les gars ont fait de l’excellent travail défensif. »

Les Olympiques ont gagné ce match sans leur meilleur marqueur, Shawn Boudrias, absent dans un deuxième match de suite.

Les 67’s étaient toujours privés de trois gros morceaux à l’attaque : Kody Clark, Graeme Clarke et Marco Rossi. Pour les remplacer, ils avaient rassemblé un quatrième trio de joueurs affiliés, dont deux qui disputaient un premier match en carrière dans la Ligue de l’Ontario : Félix-Antoine Tourigny (le fils de l’entraîneur-chef André Tourigny) et Jesse Dick. Le défenseur de 16 ans Alec Bélanger avait été muté à l’attaque.

Dans la victoire gatinoise, Jeffrey Durocher et Maxim Trépanier ont participé aux deux buts.