Les 67’s ont connu leur moins bon match des séries lundi à Guelph contre le Storm, assurément leur adversaire le plus coriace jusqu’ici.

Les 67’s essuient un premier revers en séries

Un vieux et prestigieux record des Olympiques de Hull était menacé par les 67’s d’Ottawa, mais il va tenir encore un peu.

Lundi soir, à Guelph, la troupe d’André Tourigny a vu son heureuse séquence de 14 victoires consécutives prendre fin après un cuisant revers de 7-2 contre le Storm. Les Olympiques de 1986, dirigés par Pat Burns et menés par Guy Rouleau, Luc Robitaille, Pat Brisson, Benoît Brunet et Sylvain Côté, avaient balayé leurs trois séries 5-de-9 en 15 matches pour remporter la coupe du Président.

Si ce record de la Ligue canadienne de hockey a pu tenir, c’est parce que le Storm était plus affamé et qu’il a été le meilleur club sur la patinoire au Centre Sleeman.

Les comeback kids, qui ont comblé des déficits de 3-0 contre les Knights de London et de 3-1 contre le Spirit de Saginaw, ont à nouveau repris vie dans un match qu’ils ne pouvaient pas se permettre de perdre pour tirer de l’arrière 3-0 contre les 67’s.

Peu importe le résultat du quatrième match mercredi à Guelph, il y aura enfin un cinquième match présenté à la Place TD vendredi soir.

D’ici là, André Tourigny voudra voir son équipe rebondir après sa première contre-performance des séries 2019.

« Guelph a fait beaucoup de bonnes choses ce soir et ils étaient la meilleure équipe sur la patinoire. Nous avons fait face à un différent type d’adversité ce soir. Nous avons toujours bien répondu depuis le début des séries. Il faudra répondre de la même manière dans le prochain match. Le Storm a gagné plus de batailles. Ils ont été bons en désavantage numérique. Ils ont réalisé plus de jeux clés. Ils ont un très bon club. Ils n’ont pas atteint la finale pour rien. »

Natif de Guelph, Austen Keating a récolté une passe dans cette première défaite des séries et il compte en retenir quelques leçons.

« Le troisième match ne s’est pas passé comme nous le souhaitions, mais comme les entraîneurs l’ont répété depuis le début de l’année. On ne perd pas un match. On apprend d’une défaite. »

C’est peut-être la première défaite des 67’s en 15 matches des séries, mais en tenant compte de la fin de la saison régulière, cette séquence sans défaite s’est étirée à 18 matches. Deux autres fois durant le calendrier, les 67’s ont connu des séquences sans défaite en temps réglementaire de 23 et 15 matches. Ce sont justement les Olympiques de Gatineau qui avaient mis fin à la séquence d’invincibilité des 67’s avec un gain de 2-1 au centre Robert-Guertin le 7 décembre.

Domination de Guelph

Lundi soir, à son premier départ des séries, Cédrick Andrée a bloqué 29 des 36 tirs du Storm. Blessé à la cheville samedi, Michael DiPietro n’était pas en uniforme. C’est le troisième gardien du club, Will Cranley, âgé de 16 ans, qui était l’adjoint d’Andrée. Kevin Bahl, même s’il a patiné avec ses coéquipiers lundi, a quant à lui raté un troisième match de suite.

Chez le Storm, Anthony Popovich a été beaucoup moins occupé qu’Andrée devant les 20 tirs des Ottaviens. Sasha Chmelevski et Graeme Clarke l’ont déjoué dans les deux premières périodes où les visiteurs n’avaient généré que 12 tirs. Dans la défaite, Marco Rossi a étiré sa séquence avec au moins un point à 11 matches, mais Lucas Chiodo a été blanchi pour la première fois des séries.

De retour au jeu avec une visière complète après avoir raté la moitié du dernier match en raison d’une blessure à un œil, Nate Schnarr a été un des compteurs des vainqueurs. Alexey Toropchenko, Isaac Ratcliffe et MacKenzie Entwistle, deux fois chacun, ont aussi marqué dans la première victoire de la finale de la Ligue de l’Ontario du Storm. Nick Suzuki, l’espoir numéro un du Canadien de Montréal, a récolté trois passes.

« Notre deuxième effort était mieux ce soir. Nous avions beaucoup plus d’énergie. Nous avons obtenu les bonds favorables et des arrêts de notre gardien en plus de construire du momentum sur nos avantages numériques. Il était essentiel de gagner ce soir », a analysé l’entraîneur-chef des gagnants, George Burnett.