L'attaquant des 67's, Tye Felhaber, a inscrit 59 buts en 68 rencontres cette saison.

Le défi de Tye Felhaber

Pire cauchemar des gardiens de la Ligue de l’Ontario en première moitié de saison, Tye Felhaber a atteint le plateau des 50 buts en seulement 47 matches dès la fin du mois de janvier.

Ce rythme infernal lui a valu un contrat de la LNH avec les Stars de Dallas, mais aussi une attention accrue des autres équipes du circuit Branch.

L’attaquant de 20 ans des 67’s d’Ottawa a naturellement ralenti la cadence dans la dernière portion du calendrier régulier où il a compté neuf buts à ses 21 derniers matches pour compléter la saison avec 59 buts en 68 matches, le 12e plus haut total de l’histoire de la franchise.

Au premier tour des séries, les Bulldogs de Hamilton ne l’ont jamais lâché d’une semelle. Ils ont même été capables de le neutraliser complètement. Le meilleur franc-tireur des 67’s depuis Tyler Toffoli a été limité à trois passes en quatre matches. Il n’a pas touché la cible une seule fois.

La situation est irritante pour le hockeyeur natif de Pembroke, mais il se console à l’idée que d’autres ont contribué à l’attaque pour mener les 67’s vers un balayage des Bulldogs. Au prochain tour, l’adversaire sera plus coriace. Depuis le 10 janvier, les Wolves de Sudbury ont amassé deux points de plus que les Ottaviens au classement. Ils sont aussi reconnus pour leur jeu hermétique.

«Quand d’autres joueurs marquent, ça m’enlève une pression. Évidemment, je veux compter. Je suis un compteur établi, mais nos adversaires me surveillent plus que jamais. Je dois le prendre comme un compliment et continuer de faire de mon mieux. Nous sommes en séries. Nous avons gagné quand même. C’est ce qui importe. Je me suis mouillé les pieds au premier tour. Je pense que l’histoire sera différente en deuxième ronde», a-t-il dit à deux jours du lancement de la série contre les Wolves à la Place TD.

Son entraîneur, André Tourigny, n’est pas inquiété par la baisse de régime de son as marqueur. Elle était anticipée même.

«Personne ne peut continuer de produire à un rythme d’un but par match en deuxième moitié de saison. Le jeu est bien plus serré. Tye n’a pas la pression de produire. Nous n’avons pas bâti notre équipe de cette façon. Notre attaque est l’affaire de tous. En première ronde, j’ai aimé la façon de jouer de Tye dans plusieurs facettes. Je ne m’attends plus à un but par match de lui, mais je sais qu’il demeure une arme pour nous. L’adversaire ne peut pas lui laisser un pouce.»

Perte de temps/espace

Dans les derniers mois, Felhaber a perdu du temps et de l’espace pour décocher son lancer mortel. Le joueur a donc dû revoir sa stratégie.

«Quand j’ai deux gars sur moi, je dois simplement faire les passes à Marco (Rossi) ou Clarky (Kody Clark), qui se retrouvent soudainement avec plus d’espace.»

André Tourigny a aussi dû intervenir auprès de Felhaber afin d’éviter qu’il cède à la frustration.

«Au début, il était frustré par sa surveillance accrue. Ce n’est plus nouveau pour lui maintenant. C’est devenu sa norme. Les équipes débordent de son côté pour le neutraliser, mais ses partenaires ont plus d’espace sur la glace. En même temps, Tye demeure un excellent attaquant défensif et quand il est bon défensivement, il est un bon joueur pour nous. En excellant sur le plan défensif, il va se créer des occasions à l’attaque.»

Ces partenaires de trio, Kody Clark (2) et Marco Rossi (1), ont marqué dans la première ronde, mais pour avoir du succès contre un club aussi solide que les Wolves en deuxième ronde, les 67’s auront besoin de buts opportuns de leur marqueur le plus redoutable.

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UN REPÊCHAGE AU MAUVAIS MOMENT

Samedi, entre le premier et le deuxième match de la série des 67’s d’Ottawa contre les Wolves de Sudbury, la Ligue de l’Ontario (LHO) va tenir sa séance de sélection annuelle des joueurs d’âge midget.

Pour les huit équipes qui sont encore dans la course au championnat de la LHO, le synchronisme ne pourrait pas être pire. Elles ont travaillé très fort pour arriver au point où elles sont, mais en même temps, elles devront aussi se concentrer sur la journée la plus importante pour assurer leur avenir.

L’entraîneur-chef et président des opérations hockey des 67’s ne sait pas encore s’il sera sur la patinoire ou dans la salle de réunion du club pendant le repêchage. «Si nous gagnons vendredi et que je suis satisfait de notre match, je vais passer plus de temps avec notre équipe de recruteurs, mais s’il y a des correctifs à apporter, je devrai être sur la patinoire à l’entraînement», a dit André Tourigny.

La séance débutera à 9 heures. Les 67’s détiennent huit des 102 premiers choix de la séance. Ils parleront aux 21e, 31e et 32e rangs au cours des deux premières rondes. Le jeune frère de Graeme Clarke des 67’s, Brandt, devrait être un des trois premiers joueurs réclamés.

Il a inscrit 113 points en 73 matches avec les Flyers de Don Mills au niveau midget AAA mineur cette saison.