Alors qu’ils se préparent pour les séries, les 67’s ont tenu leur gala de fin de saison, lundi. Tye Felhaber s’est illustré, mais Cédrick Andrée et Samuel Bitten ne sont pas repartis les mains vides.

La pression n’effraie pas Tourigny et les 67’s

La pression pourrait être forte, dans les prochaines semaines, entre les murs de l’aréna de la Place TD.

Champions en titre de la saison régulière, les 67’s d’Ottawa deviendront, de facto, les favoris lorsque débuteront les séries éliminatoires.

Les favoris doivent gagner. S’ils ne gagnent pas, ils doivent faire un grand bout de chemin.

L’entraîneur-chef André Tourigny est prêt à s’attaquer à ce défi, avec des jeunes joueurs qui n’ont pas beaucoup d’expérience.

«Je vais repartir mon vieux disque. Il faudra éviter de trop se concentrer sur nos adversaires. Il ne faudra pas trop se concentrer sur le résultat», confie le Québécois qui dirige l’organisation.

Ça semble plus facile à dire qu’à faire.

À compter de vendredi, les 67’s affronteront les Bulldogs de Hamilton entre quatre et sept fois.

Difficile de ne pas trop penser à l’adversaire.

En séries, il faut gagner au moins quatre matches sur sept pour avancer.

Difficile, dans le contexte, de ne pas penser au résultat.

«On ne changera pas notre approche. On ne changera pas une formule qui va bien», explique Tourigny.

«Nous n’avons pas parlé de résultats de l’année. Sérieusement, nous n’en avons pas parlé. Le seul moment où j’y ai fait allusion, c’était dimanche, avant notre dernier match de la saison régulière.»

Les 67’s accueillaient les Frontenacs de Kingston. Ils avaient besoin de l’emporter pour égaler un record de concession pour le nombre de victoires en saison régulière – et pour établir un nouveau record en ce qui a trait aux points engrangés en saison régulière.

«J’ai dit aux gars qu’ils avaient mérité le droit de se battre pour des records de concession. Et il ne s’agit pas de n’importe quelle concession. Les 67’s existent depuis maintenant 51 ans. Ils ont connu beaucoup de succès. Ils ont remporté la coupe Memorial à deux reprises. Nos gars ont mérité le droit de jouer dans ce match-là. Je les ai félicités.»

Les 67’s n’ont pas eu trop de mal à battre Kingston dans ce match ultime.

«L’ambiance était très bonne après la partie. Je n’ai pas senti que c’était différent ou quoi que ce soit. J’ai passé quelques jours à l’extérieur de la région, la semaine dernière. J’ai reçu quelques textos. J’ai senti dans ces messages que les gars sont en mode playoffs. Ils sont prêts. Ils ont hâte. Ils sont tellement focus

Gala de fin de saison

Les 67’s ont obtenu congé d’entraînement, lundi. Les joueurs se sont quand même réunis sur la rue Bank, en soirée, pour assister à la remise de prix d’excellence de l’équipe.

À lui seul, Tye Felhaber a récolté trois prix. En plus d’être le meilleur marqueur, il a été le meilleur attaquant et le joueur le plus utile à l’équipe.

Sasha Chmelevski a reçu des prix soulignant son leadership et pour son excellence académique à l’université.

Les Franco-Ontariens Samuel Bitten et Cédrick Andrée se partagent le prix Brian Kilrea pour l’engagement communautaire.

L’équipe pourra maintenant ranger la saison régulière dans le passé. Les trois prochains jours serviront à se préparer pour le premier match des séries.

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Michael DiPietro

DIPIETRO SUR SES PATINS MARDI

La question de l’heure, à Ottawa, et un peu partout dans la LHOntario : Michael DiPietro sera-t-il à son poste pour le premier match des séries ?

André Tourigny n’a pas de réponse à fournir, pour l’instant.

Le gardien de but vedette des 67’s a quitté le match de vendredi, sonné, après avoir reçu une rondelle en plein visage. On lui a immédiatement donné le week-end pour s’en remettre.

« Mikey a pris part à un entraînement en gymnase, lundi. Mardi matin, il sautera sur la glace avec ses coéquipiers. Pour le reste, on verra. »

DiPietro a vécu un hiver fort mouvementé. Entre son passage au Championnat mondial de hockey junior et son très court séjour dans la Ligue nationale, avec les Canucks de Vancouver, il n’a pas toujours été à son meilleur devant le filet des 67’s.

En réussissant deux blanchissages à ses trois derniers départs, il semblait reprendre confiance.

S’il n’est pas capable d’affronter les Bulldogs, les 67’s n’auront pas le choix de s’en remettre à l’autre gardien de l’organisation, Cédrick Andrée.

Cette perspective n’effraie pas trop l’entraîneur.

« Nous l’avons dit au moment de compléter cette transaction. Nous avons agi de façon prudente, de manière à continuer avec deux gardiens de but numéro un, répète Tourigny. On voulait se protéger, de façon à ne pas se retrouver dans une position précaire. »

Avec sa fiche de 34-5-2, Andrée n’a pas à rougir devant son partenaire.

« Il a énormément progressé cette saison, croit Tourigny. Cédrick est un compétiteur incroyable. C’est un petit gars qui manquait de confiance. C’est bizarre. Il croyait en ses moyens, mais il manquait de confiance. Il est différent, maintenant. Il sait ce qu’il peut faire. »