Alexandre Hogue du Sting de Sarnia est natif d’Embrun. Il sera de passage à la Place TD samedi pour affronter les 67’s.

Hogue aimerait jouer à sa vraie position

Dans la Ligue de l’Ontario, quand on joue dans la division la plus éloignée de sa ville natale, les visites se font rares.

Natif d’Embrun, Alexandre Hogue s’en vient disputer son seul match de la saison à la Place TD samedi après-midi alors que le Sting de Sarnia sera en ville pour se frotter aux 67’s d’Ottawa.

En principe, ce choix de deuxième ronde du Sting en 2017 devrait être excité d’évoluer devant parents et amis pour la deuxième fois de sa jeune carrière, mais le petit défenseur offensif est contrarié ces temps-ci.

«Nous avons trois blessés à l’attaque et comme nous avons sept défenseurs, ça fait une dizaine de matches que je donne un coup de main dans un quatrième trio. Je retourne en défense pendant les avantages numériques. C’est là que j’aime jouer. C’est ma position naturelle», a dit le hockeyeur de 17 ans, qui a produit des points à la tonne pendant tout son hockey mineur jusqu’au niveau midget AAA avec les Grads de Cumberland où il avait récolté 47 points en 45 matches à 15 ans.

Dépanner à l’occasion, ça va, mais jouer plus souvent en attaque qu’en défensive est un problème pour lui.

«À la fin de la journée, c’est mon année de repêchage et j’aimerais que les dépisteurs puissent m’évaluer à ma vraie position. Ce n’est pas en jouant dans un quatrième trio que je vais attirer leur attention. J’ai eu de bons commentaires de recruteurs quand j’étais en défense, mais la plupart ne m’ont pas vu jouer plus d’un match à cette position», a-t-il raconté avant d’affronter les Frontenacs à Kingston vendredi soir.

Défenseur de 5’8’’ qui affectionne les styles de jeu de Victor Mete du Canadien du Montréal et de Ryan Ellis des Predators de Nashville, Hogue se sent pris en cage à Sarnia où l’entraîneur-chef est Derian Hatcher, un ancien défenseur de la LNH pour qui la défensive passait toujours en premier.

«Nos défenseurs n’ont pas beaucoup de points parce que le côté défensif prime. Notre coach n’aime pas trop quand nous appuyons l’attaque. De mon côté, j’aime mieux contrôler le jeu à partir de l’arrière. Je vois bien le jeu. C’est pour ça qu’ils me mettent en attaque présentement, mais j’aimerais m’exprimer davantage quand je suis à la défense. Je voudrais juste qu’ils aient confiance en ma game, mais à date, ce n’est pas ce qu’ils veulent. Ils prônent la prudence. Je me retiens», explique celui qui n’a qu’un but (en avantage numérique) et une passe en 21 matches à sa deuxième saison dans la LHO.

Hogue avait été repêché tôt par le Sting pour ses qualités offensives. Or, le club semble réticent d’y avoir recours. Si le mariage ne fonctionne pas, le clan Hogue pourrait commencer à regarder ailleurs.