Le défenseur Noel Hoefenmayer a déjà marqué six buts en neuf matches des séries cette saison après avoir été le meilleur compteur des 67’s pendant les séries de 2017 et 2018.

Hoefen «meilleur» en séries

Son nom est Noel Hoefenmayer. En saison régulière, il tire son épingle du jeu sur le plan offensif. Dans les séries, il devient Noel Hoefen « meilleur ».

Choix de deuxième ronde des 67’s d’Ottawa en 2015, puis de quatrième ronde des Coyotes de l’Arizona en 2017, il a récolté 140 points en 240 matches de la saison régulière dans la LHO (moyenne de 0,58 point par match). 

Dans les séries éliminatoires, dans la portion la plus importante de l’année, il a pratiquement doublé sa production offensive avec 10 buts et 27 points en 24 matches (moyenne de 1,13 par match).

Depuis le début des séries 2019, il a déjà compté six buts en neuf matches. Deux ce ceux-ci ont été des buts gagnants.

Alors, la recette de cette éclosion printanière, c’est quoi au juste ? L’athlète natif de North York hausse les épaules devant la question.

« Je n’y ai jamais vraiment pensé, sauf que j’éprouve plus de plaisir à jouer dans les séries quand chaque geste, bon ou mauvais, est amplifié. Je deviens vraiment excité à la perspective de jouer du hockey des séries. La saison régulière et les séries, ce sont des bêtes différentes. Le jeu change. Il faut saisir les occasions quand elles se présentent », a expliqué celui qui a été le meilleur compteur des 67’s pendant les séries de 2017 et 2018 même s’il occupe un poste de défenseur.

Cette année, Hoefenmayer vit ses séries intensément. Pour la première fois en quatre ans, ses 67’s ont gagné des rondes éliminatoires et la possibilité d’avancer jusqu’en finale est bien réelle.

« C’est vraiment excitant de savoir que nous avons des chances d’aller loin, mais je ne veux pas trop m’emporter. Je reste concentré sur le moment présent. Il reste encore beaucoup de chemin à parcourir avant d’arriver au sommet de la montagne. On a gagné le premier match contre Oshawa, mais ils ont comblé un déficit de 2-0 dans leur dernière série. Il faut garder les deux pieds sur terre. »

Même si André Tourigny croit que son général devrait être considéré pour le titre de défenseur par excellence de l’année, Hoefenmayer n’a pas encore signé son contrat avec les Coyotes. Ceux-ci n’ont plus beaucoup de temps pour s’entendre avec lui, à défaut de quoi il pourrait retourner dans le repêchage de 2019.

« Je ne suis pas trop certain de la fenêtre qu’il me reste pour m’entendre avec les Coyotes. Je n’ai pas la tête à cela en ce moment. Ma priorité va demeurer de signer avec Arizona, mais j’ai regardé la situation de Tye Felhaber cette année. Il n’avait pas été repêché et il s’en est bien tiré avec un bon contrat d’agent libre (avec les Stars de Dallas). »

À 19 ans, Hoefenmayer vient de connaître sa meilleure saison avec une récolte de 62 points en 68 matches avec un différentiel de +45. Il continue de gagner des points depuis le début des séries. Pour André Tourigny, « Hoef » est un joueur transformé depuis deux ans.

« Il était un joueur occupé sur la glace. Il était partout en même temps. Sa concentration était portée sur la rondelle, mais il est beaucoup mieux organisé maintenant. Il joue de la bonne façon autant sur le plan offensif que défensif. Ce qui me saute aux yeux aussi, c’est son désir de devenir un joueur professionnel. Il met tout le paquet pour s’améliorer. Son différentiel de +45 a été obtenu en jouant souvent contre les meilleurs trios adverses. »

Hoefenmayer et les 67’s disputeront le deuxième match de la finale de la conférence de l’Est samedi après-midi à la Place TD.

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Tye Felhaber et Claude Giroux

FELHABER TROUVE UN MENTOR EN GIROUX

On en connaît un peu plus sur la présence de Claude Giroux au match des 67’s d’Ottawa contre les Generals d’Oshawa jeudi soir.

Le capitaine des Flyers de Philadelphie est en quelque sorte un mentor pour Tye Felhaber, le franc-tireur aux 59 buts des 67’s. Les deux hockeyeurs se sont fait l’accolade après la victoire d’Ottawa.

«Claude est devenu un bon ami depuis environ deux ans. On s’entraîne ensemble à l’été chez Tony Greco et j’habite maintenant dans la maison de son beau-père. Il a tout arrangé ça pour moi. Il est un mentor pour moi. Il m’offre des conseils qui m’ont beaucoup aidé jusqu’ici», a dit Felhaber après un léger entraînement vendredi matin.

L’attaquant de 20 ans a aussi dit que Giroux avait bien aimé son expérience à la Place TD jeudi soir.

«Il m’a dit que ça lui avait fait du bien de se retremper dans l’environnement du hockey junior après ses années au “Bob” où il a connu plusieurs matches mémorables. Il a apprécié l’ambiance générée par la foule nombreuse. Elle a été bruyante. Elle nous a aidées à pousser en troisième période quand on perdait 4-2. À 4-3, elle en voulait plus et elle n’a jamais cessé de nous appuyer», a ajouté l’auteur de 15 points en neuf matches des séries 2019.

Giroux a notamment profité de ses quelques minutes avec Felhaber pour lui donner une bonne dose de confiance par rapport à la puissance de son équipe.

«Il a remarqué les habiletés et la rapidité de notre équipe. Il trouve que nous sommes doués et que nous devons profiter de chaque occasion pour nous améliorer.»

En 2008, Claude Giroux avait mené les Olympiques de Gatineau à la coupe du Président avec une récolte de 51 points en 19 matches.