Lors de la première ronde éliminatoire opposant les 67’s d’Ottawa aux Bulldogs de Hamilton, Michael DiPietro a accordé huit filets en quatre rencontres.

DiPietro contre Luukkonen, un gros duel de gardiens

Les 67’s d’Ottawa connaissent désormais l’identité de leurs adversaires, en deuxième ronde des séries éliminatoires de la LHOntario. Ils croiseront le fer avec les Wolves de Sudbury, à compter de vendredi.

Cela signifie que la puissante attaque ottavienne aura un gros défi à surmonter. La cage des Wolves est défendue par un certain Ukko-Pekka Luukkonen.

Colosse de six pieds et cinq pouces, choix de deuxième ronde des Sabres de Buffalo, médaillé d’or et membre de l’équipe d’étoiles du championnat mondial junior...

Le jeune gardien finlandais de 19 ans n’était pas trop connu, en Amérique du nord, lorsqu’il a choisi de s’installer dans le nord ontarien, cet automne.

C’est en train de changer.

Luukkonen a réussi sans trop de mal à mener son équipe à un balayage, en première ronde, contre les Steelheads de Mississauga. Durant ces quatre parties, il a maintenu un taux d’efficacité de 94,6 %.

« On a vu son impact sur Sudbury, cette année. Il a complètement transformé l’équipe. On voit maintenant les Wolves jouer avec beaucoup de confiance. Ce n’était pas du tout la même chose, à pareille date, l’an dernier. Les Wolves, l’an dernier... Ils ont obtenu le premier choix au repêchage », note l’entraîneur-chef des 67’s, André Tourigny.

Les Wolves ont bien utilisé ce premier choix. Ils ont sélectionné un autre géant, Quinton Byfield.

À 16 ans, cet espoir de premier plan a inscrit sept points durant le premier tour éliminatoire.

Mais bon. Luukkonen demeure, clairement, le joueur le plus important à Sudbury. Il suffit de consulter la fiche des Wolves, du 16 décembre au 6 janvier, alors qu’il avait rejoint son équipe nationale.

Durant cette séquence, l’équipe a joué sept matches, récolté un seul point sur une possibilité de 14, et alloué 30 buts à ses adversaires.

Les 67’s pourront quand même lutter d’égal à égal. Le directeur général James Boyd a payé le gros prix, à l’approche du temps des Fêtes, pour obtenir Michael DiPietro par voie de transaction.

À ce moment-là, Ottawa était fier d’accueillir « le meilleur gardien junior au Canada ».

« Mikey a été très, très bon durant la première ronde », insiste Tourigny.

En quatre matches, contre les jeunes Bulldogs de Hamilton, l’Ontarien de Windsor a encaissé huit buts.

« Des fois, il ne faut pas juste s’arrêter aux chiffres, intervient Tourigny. Quand je fais le bilan de la première ronde, je constate que Mikey a fait des arrêts-clés quand nous avions besoin de lui. Nous n’avons pas toujours connu de très bons départs. Quand c’était moins facile, pour notre équipe, notre gardien s’assurait de nous garder dans le match. »

Nervosité chassée

La série opposant les 67’s aux Wolves prendra son envol vendredi soir, à la Place TD. Le match numéro deux suivra, dimanche après-midi. La série se transportera ensuite à Sudbury, pour les matches numéro trois et quatre qui seront disputés en début de semaine prochaine.

Les 67’s auront donc eu droit à une pause de huit jours entre la fin de la première ronde et le début de la deuxième. Ce luxe permettra à l’équipe d’attaquer le prochain duel avec un alignement complet. « Nous n’avions pas de blessures à soigner, juste des bobos, explique André Tourigny. Nous formons maintenant une équipe en santé. »

« On savait que la première ronde serait un peu tricky, parce que ça se passe toujours comme ça. Nous avons appris à contrôler notre nervosité dans les dernières semaines. Plus le temps passait, plus notre équipe se ressemblait. »