Grâce à une performance exceptionnelle de Sasha Chmelevski, qui a inscrit cinq buts, les 67’s l’ont emporté 6-3 contre North Bay, lundi.

Cinq buts pour Chmelevski!

Grosse foule pour le jour de la Famille, lundi après-midi, à la Place TD. Gros spectacle, aussi. Un peu plus et l’attaquant des 67’s d’Ottawa Sasha Chmelevski égalait un record d’équipe vieux de 44 ans !

C’était une question de quelques millimètres.

La rondelle s’est retrouvée (encore) sur la palette de Chmelevski, en zone d’attaque, alors qu’il restait environ 90 secondes à jouer en troisième période.

L’espoir des Sharks de San Jose s’est empressé de dégainer. Il avait déjà marqué cinq buts dans les 58 minutes de jeu précédentes. Pourquoi pas un sixième ?

PING !

Son tir a battu le gardien du Battalion de North Bay, Christian Propp. La rondelle a frappé le poteau.

« Je ne peux quand même pas me montrer trop gourmand », s’est exclamé le jeune homme, après coup, quand on lui a demandé s’il était déçu.

Sa performance mémorable a quand même permis aux 67’s de l’emporter, 6-3.

La séquence de rêve se poursuit. Le club junior de la capitale a empoché 29 points sur 30 à ses 15 dernières parties.

« J’avais encerclé la date sur mon calendrier depuis longtemps, a-t-il précisé. Il règne toujours une ambiance de fête, dans les gradins, lorsque nous jouons à domicile pour le jour de la Famille. Sincèrement, c’est vraiment cool de jouer dans un aréna rempli d’enfants qui rient et qui s’amusent. Chaque fois, ça me donne de l’énergie. Je veux qu’ils soient fiers de nous. »

La famille de Chmelevski n’était pas dans les gradins pour assister à cette performance. « Mes parents sont trop occupés à suivre mes petits frères dans les arénas. »

La direction des 67’s a remis des tuques aux 2000 premiers partisans qui ont franchi les tourniquets, lundi. On aurait pu s’attendre à ce que les chapeaux pleuvent sur la patinoire après le troisième but de Chmelevski. Ça n’a pas été le cas. La majorité des fans ont choisi de conserver les cadeaux qu’ils venaient de recevoir.

C’est possiblement une bonne chose. En cette année de rêve, l’équipe commence peut-être à reconstruire des ponts avec la communauté.

Chmelevski disait qu’il avait hâte de jouer devant une foule aussi jeune et animée. C’est un peu curieux. Après le match, l’entraîneur-chef André Tourigny se disait peu surpris par sa performance.

« C’était un bon match de sa part, mais il y en a eu d’autres », croit-il.

« L’affaire, avec Sasha, c’est qu’il attaque chaque journée comme s’il devait jouer un match numéro 7. »

Jeune centre droitier, Chmelevski s’est joint aux 67’s vers la fin de la saison 2015-16. Depuis, il a été un véritable modèle de constance et de fiabilité.

« Il fait tellement de choses pour nous aider ! D’abord, il est extrêmement motivé. La passion l’anime. Il ne prend jamais congé. Il gagne des mises en jeu. Il protège bien la rondelle. Il décoche de bons lancers. Ses mains sont habiles. Il est efficace en avantage comme en désavantage numérique. Il nous en donne beaucoup. Sa qualité première, toutefois, c’est son leadership. »

Un des partenaires de trio de Chmelevski confirme. « Il est le joueur le plus travaillant de notre équipe », dit l’ailier franco-ontarien Sam Bitten.

« Il me rappelle parfois Sidney Crosby », ajoute celui qui a inscrit trois passes contre North Bay.

Bilbo, roi de lansdowne

Les amateurs de sports qui ont passé l’après-midi à la Place TD ont eu droit à un deuxième exploit sportif. Au premier entracte, les 67’s ont organisé leur annuelle course de chiens saucisses.

Bilbo, un mâle brun de sept ans, a encore une fois dominé l’événement, traversant la patinoire d’un bout à l’autre plus rapidement que ses rivaux.

Il s’agissait de sa cinquième victoire consécutive.