Samuel Bitten a percé la liste des 100 meilleurs espoirs nord-américains de la centrale de recrutement de la LNH.

Bitten se fait un nom

Samuel Bitten a été soulagé d’être inclus parmi les 100 des meilleurs patineurs nord-américains sur le bulletin de mi-saison de la centrale de recrutement de la LNH il y a deux semaines.

L’attaquant franco-ontarien des 67’s d’Ottawa s’est surtout réjoui de voir qu’il était en ascension aux yeux des recruteurs.

« C’est gros de faire partie du top-100. J’ai joué avec beaucoup de joueurs qui sont sur cette liste et j’étais content de voir que plusieurs joueurs repêchés avant moi dans la Ligue de l’Ontario étaient maintenant derrière moi. Je suis en mode rattrapage. »

L’Ottavien de 17 ans a raison de dire qu’il revient de loin. À 15 ans, il a subi une blessure au dos qui l’a tenu à l’écart du jeu pendant longtemps. Au repêchage de la LHO, il avait glissé jusqu’en cinquième ronde avant d’être réclamé par son équipe locale.

« Ma blessure a ralenti mon développement. J’ai aussi été retranché par les 67’s à 16 ans. Puis cette année, tout était à recommencer avec les nouveaux entraîneurs. Ils nous ont dit qu’ils ne nous avaient jamais vus jouer et qu’ils n’avaient pas de favoris. J’étais en mission pour gagner un poste et j’ai répondu avec le meilleur camp d’entraînement de ma vie. Je suis juste content de savoir que les recruteurs de la LNH me connaissent maintenant et que j’ai fait mon propre nom. »

Quand il parle de faire son propre nom, Samuel fait référence à son frère William, repêché au 70e rang par le Canadien de Montréal en 2016.

« Mon frère est connu et je crois que ça m’a aidé d’avoir le même nom de famille pour attirer les regards des recruteurs. Étant donné que nous ne pratiquons pas le même style de jeu, je crois que ça m’aide aussi. Je suis plus costaudh et je suis plus physique. Il est plus petit et plus agile. Si William n’était pas là, je suis sûr que je ne serais pas là. Il me pousse à me dépasser. On s’entraîne ensemble. Il m’aide à devenir un meilleur athlète. »

Le cadet des frères Bitten commence à peine à se mettre en marche. Il a récolté 20 points en 49 matches cette saison, mais en janvier, il a connu un mois de neuf points en 11 matches sans même évoluer sur l’attaque massive.

« Je suis une recrue. Mon temps va venir sur l’avantage numérique. Pour l’instant, ma mission n’est pas de récolter des points. Ce qui a retenu mon attention sur la liste de la centrale, c’était que je devançais des joueurs plus petits et plus offensifs que moi. Je suis convaincu que je fais finir par faire des points. Ce n’est pas une course. C’est un marathon. Et si je ne suis pas repêché cette année, j’espère avoir une invitation à un camp. »

Victoire des 67’s
Bitten n’a pas participé au pointage dans une victoire de 6-5 des 67’s contre les IceDogs du Niagara à la Place TD vendredi soir.

Les 67’s (20-21-7) ont eu l’air d’une équipe championne pendant 40 minutes où ils avaient pris une avance de 5-2, mais ils avaient l’air d’une jeune équipe vulnérable en troisième période quand les IceDogs ont failli revenir de l’arrière. Les IceDogs (26-15-7) ont dominé le troisième vingt 20-6 dans les tirs au but et ils ont menacé jusqu’à la dernière seconde. Heureusement, Olivier Tremblay a préservé l’avance des siens.

Tye Felhaber a mené l’attaque avec deux buts. Mitchell Hoelscher et Sasha Chemelevski ont fourni un but et une passe chacun. Nikita Okhotyuk et Shaw Boomhower ont complété la marque pour les 67’s qui accueilleront les Petes de Peterborough dimanche.