Le défenseur de 16 ans Alec Bélanger (26) était tellement excité quand il a compté son premier but dans la LHOntario samedi qu’il a perdu la mémoire pendant plusieurs secondes. Il est ici félicité par ses coéquipiers des 67’s d’Ottawa après son but gagnant contre les Bulldogs de Hamilton.

Alec Bélanger ne se souvient pas de son premier but avec les 67's

Un premier but au hockey junior majeur, ça ne s’oublie pas. Sauf si vous vous appelez Alec Bélanger.

Trop excité ou encore trop fier d’avoir marqué ce qui allait devenir le but vainqueur des 67’s d’Ottawa contre les Bulldogs de Hamilton samedi, le défenseur de 16 ans s’est retrouvé en orbite dans les secondes qui ont suivi.

« C’est incroyable ! Quand la rondelle est entrée dans le filet, j’ai eu un trou de mémoire ! Il a fallu que je regarde la reprise pour voir ma réaction. Je dois donner le crédit à mes coéquipiers. Ils me cherchaient sur la patinoire afin de m’aider à compter ce premier but », a dit le choix de troisième ronde des 67’s au dernier repêchage de la Ligue de l’Ontario (LHO).

Le défenseur a attendu 13 matches pour briser la glace avec les 67’s. Ce n’est pas très long pour une recrue de 16 ans, mais pour Bélanger, c’était une éternité.

Il faut comprendre que l’attaque a toujours fait partie de son jeu. L’an dernier, chez les Colts de Barrie midget AAA, il avait marqué 16 buts et totalisé 46 points en 34 matches. Prêté aux Sénateurs d’Ottawa de la Ligue centrale junior A en début de saison, il avait marqué quatre fois en plus d’ajouter deux passes en 14 matches là-bas.

« J’essayais de ne pas trop penser à ce premier but, mais en même temps, je trouvais que ça devenait long comme attente... »

Les 67’s sont choyés avec leurs joueurs de 16 ans. Cameron Tolnai et Matthew Maggio ont montré des signes prometteurs jusqu’à maintenant tout comme Yanic Crête dans les 14 matches où il a été rappelé.

Bélanger a fait la navette entre les Sénateurs junior A et les 67’s en début de saison, mais il a été rappelé pour le reste de la saison après la date limite des transactions afin d’agir à titre de septième défenseur.

Éventuellement, le club s’attend à ce qu’il devienne son quart-arrière, mais pour le moment, il est à Ottawa pour apprendre des six vétérans de la brigade défensive. Quand il y a un blessé comme ce fut le cas samedi, c’est lui qui est inséré dans l’alignement, mais ne comptez pas sur Bélanger pour se plaindre de son sort.

« Mon rappel est un signe qu’ils ont confiance en moi. J’ai adoré mon expérience avec les Sénateurs. Le coach (Martin Dagenais) m’a aidé à franchir la marche vers le prochain niveau, mais à présent que je suis ici, je compte bien profiter de toutes les occasions qui me seront données. Nous avons un club avec une culture gagnante. Je vais tirer des leçons. Plus tard, cette expérience va me servir. Je vois beaucoup de succès dans les années à venir. »

Bélanger aura l’occasion d’ajouter d’autres points à sa fiche (il en a trois maintenant) parce que Lucas Peric est blessé à un coude et il ratera quatre semaines d’action. En son absence, l’entraîneur-chef André Tourigny compte bien offrir du millage à son cadet auprès des Noel Hoefenmayer, Merrick Rippon, Kevin Bahl, Hudson Wilson et Nikita Okhotyuk.

Progression rapide

« Alec a déjà beaucoup progressé cette année, surtout dans son jeu sans la rondelle. Le jeu offensif, c’est sa game, mais il devait apprendre à jouer sans la rondelle. Nos entraîneurs spécialisés ont également fait un travail remarquable pour améliorer son coup de patin. Alec a une bonne tête. Son sens du jeu est très avancé. Il a une facilité pour fabriquer des jeux », explique Tourigny.

Natif de Québec, mais fils de militaire, Bélanger est déménagé en Alberta entre les âges de 2 et 11 ans, puis à Barrie en Ontario par la suite. À Ottawa, il se sent chez lui avec deux entraîneurs et trois autres coéquipiers francophones.

« Je suis Québécois de coeur. Mes parents viennent de Beauport. À la maison, ça se passe en français. J’ai fait toutes mes études en français à part cette année. La famille retourne toujours à Québec à l’été et pendant le temps des Fêtes. Je suis aussi un Franco-Canadien parce que j’ai bien aimé mes expériences en Alberta et en Ontario. »