67's d'Ottawa

Retour de Duhamel à Guertin

Pour la première fois depuis son congédiement par les Olympiques de Gatineau, Mario Duhamel sera de retour derrière un banc au centre Robert-Guertin vendredi soir.

Devenu adjoint à l’entraîneur-chef André Tourigny chez les 67’s d’Ottawa, Duhamel reviendra au « Vieux Bob » la tête haute.

« Je suis bien où je suis. J’ai tourné la page. J’ai du plaisir. Je suis dans une bonne organisation et je gagne ma vie à faire ce que j’aime faire », raconte celui qui avait été remercié un beau soir du 22 janvier alors que les Olympiques avaient une fiche de 19-24-4.

Quand Mario Duhamel avait remplacé Benoît Groulx aux commandes des Olympiques, il ne pensait pas que son mandat serait aussi court. Il a broyé du noir pendant un ou deux mois après avoir été congédié, mais il est rapidement retombé sur ses pattes en retrouvant notamment son vieil ami Tourigny.

Vendredi, il sera serein pour son retour à Guertin. Mario Duhamel a retrouvé le bonheur chez les  67’s.

« Honnêtement, je suis fébrile à l’idée de revenir à Guertin. Je me sens très bien. Dans un calendrier de 68 matches, il y a toujours des matches à saveur particulière. Les matches intra-ligues font partie de cela. Les Olympiques contre les 67’s, c’est une rivalité naturelle qui a déjà beaucoup d’histoire. Je ne ramène pas ça à moi. Je ne suis rien là-dedans ! »

S’il admet que son premier congédiement en carrière a été difficile à encaisser, Duhamel dit avoir grandi de cette expérience et que ça avait fait de lui un meilleur entraîneur. Il dit aussi conserver d’excellents souvenirs de son passage à Guertin.

Beau moment

« Mon plus beau moment a été de faire partie des festivités du 20e anniversaire de la coupe Memorial. Dans le match qui soulignait cette conquête, il y avait plus de 3000 spectateurs. Guertin, c’est un amphithéâtre mythique. J’ai aussi de bons souvenirs comme adversaire des Olympiques ! »

Le voilà maintenant de retour dans le camp adverse, mais en ayant connu l’envers de la médaille de la rivalité Ottawa-Gatineau en 2016.

Accusé par les 67’s

Un match hors-concours très physique contre les 67’s avait notamment fait sortir l’entraîneur-chef Jeff Brown de ses gonds.

Ce dernier avait lancé que le hockey avait beaucoup évolué depuis les années 1980 et qu’il était temps que la LHJMQ arrive en 2016.

« Au début, je ne comprenais pas ce qu’il voulait dire, mais je comprends mieux maintenant. Notre horaire n’était pas le même que celui des 67’s. Nous étions à la fin de notre camp d’entraînement. On préparait notre saison. Eux, ils commençaient leur camp. Ils avaient plusieurs jeunes dans leur alignement et son premier choix (Peter Stratis), un jeune homme de 16 ans, avait été blessé dans ce match-là. Mentalement et physiquement, nos deux équipes n’étaient pas à la même place. »

Duhamel pense que la prochaine manche de la bataille de la rivière des Outaouais sera bien différente.

« Là, nous sommes à la même place. Nous jouons notre 40e match de la saison. Les Olympiques sont là aussi (41e). »

D’ailleurs, Duhamel est content de s’amener au « Vieux Bob » après avoir affronté les Olympiques à la Place TD il y a près d’un mois.

La boucle a été bouclée

« Honnêtement, le match extérieur contre les Olympiques a été plus émotif pour moi. C’était mon premier match contre mon ancienne équipe. On aurait dit que je bouclais la boucle. C’était la première fois que je les revoyais jouer. J’ai pu serrer la main de certains de mes anciens joueurs (ceux qui restent) et je ne leur souhaite que du succès. Vendredi, ça redevient un match comme les autres, avec une saveur spéciale de match intra-ligues. »

Duhamel ne se dit même pas surpris des succès des Olympiques depuis son départ.

« Ils ont de bonnes têtes de hockey, un groupe qui se connaît bien et qui travaille ensemble. »

Quant à André Tourigny, la dernière fois qu’il est passé par Guertin, il dirigeait encore les Mooseheads d’Halifax et il avait justement perdu son duel contre son ami Duhamel. Reste à voir quel camp sortira de Guertin avec les deux points cette fois.

67's d'Ottawa

Pas d’autre changement chez les 67’s

Les 67’s d’Ottawa ont étudié quelques scénarios à la date limite des transactions dans la Ligue de l’Ontario mercredi, mais ils ont choisi le statu quo.

Ils vont terminer la saison avec l’un des plus jeunes alignements de la ligue. L’entraîneur-chef André Tourigny aura 23 joueurs à sa disposition, dont 13 qui sont âgés de 17 ans et moins. Il aura donc la difficile tâche d’accéder aux séries éliminatoires avec une équipe dont la moyenne d’âge est de 17,6 ans.

« Nous avons travaillé jusqu’à la fin parce que nous voulions rester dans le coup et ne pas manquer d’occasion, mais au bout du compte, nous avons voulu accorder le plus d’expérience possible à nos jeunes. Si nous avions rentré un vétéran, il aurait ralenti la progression d’un jeune joueur », a lancé le directeur général Randy Boyd.

Ce dernier aura conclu deux marchés dans la dernière semaine où les transactions étaient autorisées dans la LHO. Il a d’abord accueilli les vétérans Jacob Cascagnette (20 ans), Shaw Boomhower (19 ans) et la recrue Merrick Rippon (17 ans) en cédant le vétéran Mathieu Foget (20 ans) et deux choix au repêchage.

La disponibilité inattendue de Rippon chez les Steelheads de Mississauga avait toutefois congestionné sa brigade défensive. Mardi soir, contre son gré, Boyd a finalement transigé Peter Stratis aux Wolves de Sudbury pour désengorger le tout. Il aura toutefois mis la main sur quatre autres choix au repêchage contre celui que les 67’s avaient repêché au premier tour en 2016.

« Avec l’arrivée de Rippon, nous avions soudainement huit défenseurs que nous aimions. Nous tenions à ce qu’ils jouent tous des minutes importantes, alors il fallait en laisser partir un. Peter est une excellente personne, un très bon coéquipier. La décision a été difficile à prendre, mais nous l’avons consulté avant de faire l’échange. Pour lui, c’était un match parfait à Sudbury où il pourra avoir de grandes responsablités à son année de repêchage dans la LNH. Nous n’avions pas besoin de joueur et les Wolves étaient prêts à nous céder de bons choix au repêchage en 2018 et 2019. »

Les 67’s ont maintenant les mains pleines de choix. Ils disposent de 11 choix de deuxième ronde, 10 choix de troisième ronde et neuf autres choix de quatrième ronde dans les cinq prochaines saisons.

« Ça va nous donner beaucoup de flexibilité pour devenir une des très bonnes équipes de la ligue pendant plusieurs années. Nous avons une fondation très solide. Les prochaines années devraient être très intéressantes à Ottawa », a conclu Boyd.

Les 67’s (16-19-4) occupent le sixième rang de la conférence de l’Est avec un point d’avance sur Mississauga au huitième rang. La lutte pour accéder aux séries sera serrée jusqu’à la fin.

67's d'Ottawa

Grosse transaction pour les 67’s

Les 67’s d’Ottawa ont décongestionné leur défensive en échangeant Peter Stratis aux Wolves de Sudbury contre quatre choix au repêchage mardi.

Premier choix des 67’s en 2016 (11e au total), Stratis était un des cinq défenseurs de 17 ans du club depuis l’arrivée de Merrick Rippon la semaine dernière. Stratis avait récolté 13 points en 39 matches cette saison après avoir amassé 15 points en 49 matches à sa saison recrue. Les 67’s obtiendront deux choix de deuxième ronde en 2019 et deux autres choix de troisième ronde (2018 et 2021) pour ses services. Le club compte maintenant sept défenseurs. La date limite des transactions est mercredi. Les 67’s tenaient à conserver tous leurs défenseurs pour le reste de la saison ainsi que l’année prochaine, mais la donne a changé quand l’Ottavien est devenu disponible la semaine dernière. En obtenant quatre choix au repêchage pour Stratis, le club aura une belle marge de manoeuvre pour porter un grand coup au moment opportun. Club très jeune, les 67’s devraient faire partie de l’élite de la Ligue de l’Ontario d’ici deux ans. Après l’échange de Stratis, ils disposent maintenant de quatre choix de deuxième ronde en 2019 et au moins deux choix de deuxième ronde dans les repêchages de 2020, 2021 et 2022.

67's

Rippon a un impact immédiat

L’arrivée de trois nouveaux joueurs à l’approche de la date limite des transactions dans la Ligue de l’Ontario (LHO) a fouetté les 67’s d’Ottawa qui ont amassé trois points sur une possibilité de quatre ce week-end à la Place TD.

Âgé de 20 ans, Jacob Cascagnette a participé au premier but des 67’s dans un gain de 3-2 samedi contre les Petes de Peterborough. Le défenseur franco-ontarien Merrick Rippon a quant à lui préparé le but égalisateur d’Austen Keating dans cette victoire cruciale contre les Petes.

Dimanche, Rippon en a rajouté en marquant son premier but dans son nouvel uniforme dans un revers de 4-3 en prolongation contre les Spitfires de Windsor.

« Je suis content d’avoir pu contribuer immédiatement. J’aurais préféré gagner les deux matches. Les gars m’ont aidé à faire une transition rapide. Je me suis senti accepté rapidement », a dit l’ancien des Steelheads de Mississauga et des Sénateurs d’Ottawa junior A.

L’entraîneur-chef André Tourigny a rapidement fait allusion à ses renforts après la défaite contre les champions en titre de la coupe Memorial dimanche.

« Rippon patine bien et fait bien circuler la rondelle. Il appuie bien l’attaque. Il a un excellent tir en plus d’être solide à un contre un. Cascagnette a amené de la maturité et une bonne présence au filet. Il est vraiment bon dans son positionnement. Quant à Shaw Boomhower, il amène un élément rare dans notre ligue. C’est un joueur très physique qui apporte beaucoup d’énergie. »

Si le talent de Rippon a sauté aux yeux, il était aussi bien évident que les 67’s ont formé une équipe plus difficile à affronter avec la présence de vétérans comme Cascagnette et Boomhower.

Trois buts de Keating

Le jeune vétéran Austen Keating aura également contribué aux trois points des locaux en amassant trois buts en fin de semaine, dont deux contre Michael Dipietro dimanche. Ce dernier est considéré comme le meilleur gardien de la LHO.

Malgré l’avantage de 32-26 des 67’s dans les lancers, c’est le jeune attaquant de 16 ans Daniel D’Amico qui aura fait la différence en déjouant Olivier Tremblay en prolongation.

« Nous avons eu l’avantage 67-35 dans les tirs ce week-end, alors nous n’avons pas été déclassés. Nous avons assez bien joué pour gagner les deux matches. Malheureusement, il nous en a manqué un peu aujourd’hui. Leur gardien a fait de bons arrêts. Pour connaître une bonne fin de saison, il faudra que notre avantage numérique se mette en marche », a souligné l’entraîneur Tourigny.

La date limite des transactions a été fixée à mardi pour les joueurs de 20 ans et mercredi pour tous les autres joueurs dans la LHO. Les 67’s (16-19-4) demeurent une très jeune équipe qui n’a qu’un point d’avance sur la première équipe exclue des séries dans la conférence de l’Est. Sa place en séries est loin d’être assurée.

L’équipe pourrait-elle se servir de son surplus de jeunes défenseurs pour se renforcer en attaque ?

« Il n’y a rien sur la table en ce moment. Nous voulons améliorer l’équipe maintenant, mais pour l’avenir en même temps. Ça rend notre tâche compliquée. Je reçois des appels pour nos défenseurs, mais nous n’avons pas encore identifié celui qui pourrait partir, car nous les aimons tous les huit », a lancé le directeur général James Boyd.

Barron pense rester

De son côté, le capitaine Travis Barron ne serait pas sur le marché. Il est un des quatre vétérans de 19 ans et plus du club. Il termine sa quatrième saison à Ottawa et l’espoir de l’Avalanche du Colorado ne tient pas à être échangé vers un club aspirant non plus.

« La date limite des transactions, c’est toujours un temps stressant pour tout le monde. Nous sommes des frères ici. C’est dur d’en voir partir. En même temps, nous accueillons les nouveaux à bras ouverts. De mon côté, je ne m’attends pas à partir. Je n’ai jamais eu l’intention de partir non plus. Je suis ici depuis que j’ai 15 ans. Je suis un gars loyal et c’est ici que j’aimerais gagner même si notre club est jeune. Quand nous jouons le style des 67’s, nous pouvons gagner. C’est entre nos mains. »

Logan Brown échangé

Ailleurs dans la Ligue de l’Ontario, un joueur fort connu des Sénateurs d’Ottawa a été échangé pendant que son club était à la Place TD dimanche.

Logan Brown, choix de première ronde des Sénateurs en 2016, n’était pas en uniforme avec les Spitfires parce qu’il a été blessé pendant le Championnat mondial junior, mais dimanche, ses droits ont été transférés aux Rangers de Kitchener avec le défenseur Austin McEneny contre le défenseur de 16 ans Grayson Ladd, deux choix de deuxième ronde ainsi que des choix de troisième et cinquième rondes.

67's

Tout est bien qui finit bien pour Merrick Rippon

Nouvelle acquisition prisée des 67’s d’Ottawa, Merrick Rippon a emprunté quelques détours avant d’aboutir là où il le souhaitait.

Un des bons espoirs du prochain repêchage de la LNH, le défenseur franco-ontarien se serait présenté chez les 67’s bien plus rapidement si ceux-ci avaient pu le repêcher avant les Rangers de Kitchener au deuxième tour de la séance de sélection de la Ligue de l’Ontario (LHO) en 2016.

À 16 ans, l’Ottavien du secteur Mooney’s Bay a préféré rester à la maison et jouer pour les Sénateurs d’Ottawa junior A de l’entraîneur Martin Dagenais. Rapidement, le défenseur à caractère offensif a retenu l’attention des collèges de la NCAA. Après quelques mois, il avait déjà visité plusieurs écoles et il s’était engagé envers Providence College avant de modifier ses plans au début de la présente saison.

« Ils voulaient m’avoir tout de suite. C’était un peu vite pour moi, a dit celui qui a maintenant 17 ans. Je n’étais pas chaud à l’idée de jouer une trentaine de matches cette année. J’ai donc eu un penchant pour la LHO. À Kitchener, ils m’ont dit que quelques équipes voulaient obtenir mes services. Ils m’ont demandé si je voulais être échangé. Je leur ai répondu qu’ils pouvaient faire ce qu’ils voulaient et que je prendrais une décision par la suite. Mississauga a donc obtenu mes droits et je suis allé. »

Chez les Steelheads, le défenseur recrue a récolté 12 points en 37 matches avant d’être échangé aux 67’s il y a quelques jours. « C’était bien là-bas, mais Ottawa voulait m’avoir et Mississauga voulait des choix au repêchage. L’échange était bon pour les deux équipes et je suis très excité d’aboutir ici. C’est parfait pour moi. Je n’aurais peut-être pas hésité à jouer dans la LHO à 16 ans si j’avais été repêché par les 67’s dès le départ. »

Sénateurs junior A

Avant de revêtir l’uniforme de l’équipe de son patelin, Rippon avait été un joueur étoile des 67’s d’Ottawa junior au niveau bantam et midget. À 16 ans, il a amassé 33 points en 59 matches de saison régulière avec les Sénateurs junior A avant d’ajouter 10 autres points en 14 matches des séries.

« Après le repêchage de la LHO, j’ai décidé de rester près de la maison et jouer avec l’équipe de Martin Dagenais où j’allais obtenir beaucoup de temps de glace. Après deux ou trois mois, j’ai commencé à visiter des écoles aux États-Unis. J’avais été impressionné par Providence College et j’avais décidé de m’engager auprès d’eux. J’ai changé d’avis quand ils m’ont demandé de me joindre à eux dès cette saison. »

Il aura donc mis seulement une demi-saison avant de réaliser son rêve de jouer pour les 67’s. À Ottawa, il a également rejoint un trio de joueurs francophones pour parfaire son français. « Ma mère est francophone est j’ai fait mes six premières années d’école en français. Je le parlais moins dernièrement, alors ça va me faire du bien de revenir ici. Je connais beaucoup Samuel Bitten », a-t-il raconté au Droit en plein milieu d’une séance d’entraînement jeudi.

D’ailleurs, l’entraîneur-chef André Tourigny a été surpris d’apprendre que son nouveau défenseur s’exprimait bien en français. « Dès le départ, il m’a dit qu’il parlait français. Je lui ai répondu, ok, t’es sur le power play », a-t-il blagué. Chez les 67’s, les gardiens Olivier Tremblay et Cédrick Andrée parlent également la langue de Molière parmi les joueurs.

« Je retrouve aussi Graeme Clarke avec qui je suis allé à l’école, a ajouté Merrick Rippon. Ça fait juste quelques jours que je suis arrivé et je sais que nous avons une jeune équipe, mais si nous progressons de la bonne façon, nous allons devenir une équipe redoutable. »

Merrick Rippon fera ses débuts à domicile samedi et dimanche alors que les 67’s vont recevoir les Petes de Peterbourgh samedi et les Spitfires de Windsor dimanche.

67's

Un défenseur franco-ontarien pour les 67’s

Les 67’s d’Ottawa ont ajouté trois joueurs des Steelheads de Mississauga dans une transaction effectuée le 1er janvier où ils ont notamment échangé l’attaquant franco-ontarien Mathieu Foget.

Dans ce marché dans lequel ils ont aussi cédé des choix de deuxième et troisième rondes en 2018, les 67’s ont obtenu deux vétérans attaquants, mais surtout un défenseur de 17 ans qui sera sélectionné au prochain repêchage de la LNH.

S’ils ont perdu Mathieu Foget dans cette grosse transaction, les 67’s ont pu le remplacer par le Franco-Ontarien Merrick Rippon.

« Nous voulions ajouter de l’expérience à notre attaque, mais quand Rippon a commencé à faire partie des négociations, c’est devenu très intéressant pour nous. C’est un des meilleurs défenseurs de 17 ans de la Ligue de l’Ontario (LHO) et ça nous donne maintenant cinq défenseurs nés en 2000. Selon nous, ils sont parmi les meilleurs de leur groupe d’âge », a expliqué le directeur général des 67’s, James Boyd.

Natif d’Ottawa, Rippon jouait avec les Sénateurs d’Ottawa junior A l’an dernier. À 16 ans, il avait amassé 33 points en 59 matches alors qu’il envisageait l’option du circuit collégial américain.

Choix de deuxième ronde des Rangers de Kitchener en 2016, Rippon s’est cependant ravisé lorsqu’il a été échangé aux Steelheads avant le début de la saison. Cette année, le défenseur de 6’1’’ et 191 livres avait récolté 12 points en 37 matches avant d’être acquis par les 67’s pour le ramener à la maison.

Ceux-ci ont également ajouté les attaquants Jacob Cascagnette (20 ans) et Shaw Boombower (19 ans) dans ce troc avec les Steelheads. Cascagnette, 6’3’’ et 210 livres, a amassé 18 points en 33 matches cette saison, sa cinquième dans la LHO. Boombower, 5’11’’ et 185 livres, avait récolté 13 points en 25 parties.

De son côté, Mathieu Foget, 20 ans, ne produisait pas autant qu’il l’avait fait l’an dernier lorsqu’il s’était joint aux 67’s après les Fêtes (33 points en 32 matches contre 23 points en 37 matches cette année.)

« Nous voulons devenir une équipe plus difficile à affronter. J’ai bien connu Jacob et Shaw quand j’étais avec les Steelheads. Ils vont nous apporter cette dimension. Jacob est un gros bonhomme capable de marquer. Shaw est un excellent patineur qui occasionne des revirements chez l’adversaire », a ajouté James Boyd.

Ce dernier a admis que les choix échangés aux Steelheads étaient des choix de qualité, mais que l’équipe en avait plein les poches et que plusieurs joueurs de l’édition actuelle seront de retour l’an prochain. Les 67’s ont maintenant huit défenseurs dans leur alignement, mais ils n’ont pas l’intention d’en conserver autant, ce qui laisse présager une autre transaction.

67's

Pierre Jarry de retour en ville

Il a été la première véritable vedette des 50 premières années des 67’s d’Ottawa.

Ce n’est pas pour rien que l’équipe  a demandé à Pierre Jarry de revenir en ville vendredi soir afin de procéder à la mise en jeu protocolaire du 50e anniversaire du premier match disputé au Centre municipal.

Le 29 décembre 1967, il avait inscrit le tout premier but de l’histoire de la franchise dans un amphithéâtre rempli au maximum de sa capacité.

Le but a été marqué dans une cause perdante. Équipe d’expansion de la Ligue de l’Ontario, les 67’s ne faisaient pas vraiment le poids contre le Canadien junior de Montréal qui alignait les Marc Tardif, Réjean Houle, Gilbert Perreault et Guy Lapointe.

D’ailleurs, Pierre Jarry note que les 67’s n’ont gagné que six matches (sur 54) à leur première année, mais le Montréalais aujourd’hui âgé de 68 ans assure que sa décision de venir à Ottawa a été la meilleure de sa carrière qui s’est poursuivie dans la LNH pendant sept saisons.

« J’avais été approché par le Canadien junior, mais je considérais que j’avais plus de chances de m’établir dans une équipe d’expansion. La première année n’avait pas été facile, mais j’avais marqué 31 de nos 102 buts, puis l’année d’après, j’en ai marqué 41 pour être repêché en première ronde par les Rangers de New York. »

À sa deuxième et dernière saison à Ottawa, Jarry avait inscrit 98 points en 54 matches, bon pour le quatrième rang du classement des compteurs de la ligue derrière Réjean Houle, Marcel Dionne et Darry Sittler.

« C’était le bon choix de venir ici. Le propriétaire, Howard Darwin, était un chic type. Il m’a traité comme si j’étais son propre fils. Et les gens disaient que l’entraîneur-chef Bill Long était un dur, mais je ne m’en suis jamais rendu compte. Je ne parlais pas un mot d’anglais ! »

Pierre Jarry se souvient encore du premier match des 67’s disputé au parc Landsdowne. Des retards dans les travaux de construction avaient forcé l’équipe à jouer ses neuf premiers matches à Hull.

« Il y avait 2000-3000 personnes dans les gradins là-bas. Il y en avait plus de 10 000 à nos premiers matches au Centre municipal. Les messieurs portaient encore leurs chapeaux et les dames portaient leurs plus belles robes ! Le spectacle était plus familial dans le temps. Aujourd’hui, le hockey junior est une grosse business », a ajouté celui qui a amassé 205 points en 344 matches avec quatre équipes de la LNH.

Aujourd’hui, Pierre Jarry gère une agence de marketing avec son épouse Nancy Savoie. Il est aussi agent d’artistes.

« Quand j’étais à Ottawa, les gens disaient que je patinais vite, mais c’est parce que j’avais les cheveux longs et un chandail trop grand. Tu vois, j’avais déjà commencé ma carrière en marketing ! »

Jarry, Yvan Joly et sept autres des 50 meilleurs joueurs de l’histoire du club sélectionnés par Brian Kilrea et ses compagnons de toujours étaient d’ailleurs à la Place TD vendredi pour l’anniversaire du premier match de l’histoire présenté au parc Landsdowne.

Autre temps, autre revers

Exactement cinquante ans après avoir ouvert le « Centre municipal » avec un revers de 4-2 contre le Canadien junior de Montréal, la nouvelle génération des 67’s s’est inclinée 4-3 contre les Generals d’Oshawa. Tye Felhaber, Austin Keating et Sasha Chmelevski ont soulevé les 4340 partisans sur place, mais un but de  Kenny Huether sur une punition controversée a ruiné la soirée de célébrations.

67's

Helvig cause encore des ennuis aux 67’s

Pour la quatrième fois de la saison, Jeremy Helvig s’est fait plaisir contre les 67’s d’Ottawa jeudi soir. Le gardien des Frontenacs de Kingston a continué sa domination des 67’s en effectuant 36 arrêts pour signer un blanchissage de 2-0 au K-Rock Center.

En quatre matches, les 67’s l’ont battu seulement cinq fois... sur 135 lancers. C’est donc dire que le gardien de 20 ans a repoussé 96,3 % des tirs de l’équipe ottavienne depuis le début de la saison. 

Jeudi, les visiteurs ont dominé le match 36-25 au chapitre des tirs, mais Nathan Dunkley aura marqué le seul but dont Helvig avait besoin pendant un double avantage numérique. Lynus Nyman a ajouté le but d’assurance pendant que le gardien Olivier Tremblay avait retraité au banc à la faveur d’un sixième patineur. 

Les 67’s (15-17-3) seront de retour à la Place TD vendredi soir dans un match très spécial. Il y a exactement 50 ans, le 29 décembre 1967, ils disputaient un premier match au Centre municipal (aujourd’hui la Place TD) contre le Canadien junior de Montréal. 

Les 67’s porteront leurs chandails originaux pour souligner l’anniversaire. 

Dix des 50 meilleurs joueurs de l’histoire de la franchise seront également sur place.

67's d'Ottawa

Transactions dans la LHO: des 67’s bien tranquilles

Contrairement aux Olympiques de Gatineau qui ont conclu cinq marchés depuis un mois, les 67’s d’Ottawa se tiennent bien tranquilles dans la Ligue de l’Ontario (LHO) même si les transactions sont autorisées en tout temps jusqu’au 10 janvier prochain.

Dans le circuit Courteau, entre septembre et la pause de Noël, seuls les joueurs de 20 ans et les Européens peuvent changer de camp. Même si la fenêtre est plus grande en Ontario, les 67’s n’ont fait que transiger le gardien Olivier Lafrenière à Owen Sound la semaine dernière et ils ne prévoient pas de coups d’éclat d’ici la date limite du 10 janvier.

Même s’il dirige la formation la plus jeune de la LHO avec 13 joueurs de 17 ans et moins, l’entraîneur-chef et vice-président des opérations hockey André Tourigny signale que ses meilleurs vétérans ne sont pas à vendre et qu’il est très à l’aise avec les 19 joueurs qui peuvent revenir avec l’équipe la saison prochaine.

Les jeunes 67’s ont un dossier de près de ,500 avec 15 victoires, 16 défaites et trois autres revers en prolongation ou fusillade. À la mi-saison (34 matches), ils ont six points d’avance sur l’équipe de neuvième position de la conférence de l’Est, la dernière qui sera exclue des séries. Ils ont aussi sept points de retard sur l’équipe de troisième place. Tout ça en dépit de l’absence de joueurs d’expérience. Les 67’s n’ont que deux joueurs de 20 ans et deux joueurs de 19 ans.

« Nous avons le luxe d’évaluer tous les scénarios. Nous voulons améliorer notre club tout en respectant notre groupe d’âge. Si nous pouvons ajouter de bons joueurs de 16, 17 ou 18 ans, nous allons le faire, mais nous ne cherchons pas de la quantité. Comme nous avons 19 joueurs qui peuvent revenir l’an prochain, sans compter les jeunes espoirs que nous avons repêchés l’an dernier, nous recherchons surtout la qualité. Nous pourrions opter pour le statu quo », a expliqué André Tourigny.

Le capitaine n’est pas sur le marché

Ces joueurs les plus recherchés sur le marché des transactions sont les attaquants Travis Barron et Tye Felhaber. Les deux ont 19 ans. Le premier est capitaine et ne sera probablement pas de retour l’an prochain. Il a été repêché par l’Avalanche du Colorado et l’équipe compte lui offrir un contrat d’ici la fin de la saison.

« Ces deux joueurs ne sont pas sur le marché, mais je ne cacherai pas que nous recevons des appels pour eux. Il ne faut jamais dire jamais. Si les offres sont incroyables, nous serions fous de refuser, mais ce sont deux joueurs que nous voulons garder pour encadrer nos jeunes. »

Chose certaine, contrairement aux Olympiques, les 67’s n’échangeront pas des valeurs sûres uniquement pour des choix au repêchage. Si les Olympiques avaient grandement besoin de ces choix, les 67’s eux, ont les mains pleines.

« Nous avons des tonnes de choix pour les quatre prochains repêchages. Notre mandat est d’avoir une équipe compétitive chaque année. Avec les choix que nous avons en banque, nous devrions être compétitifs. Nous aimons nos jeunes joueurs. Nous allons commencer à avoir une très bonne équipe dès la saison prochaine. Nous avons une place pour un joueur de 20 ans, mais le dossier n’est pas prioritaire puisque nous ne voulons pas nuire au développement de nos jeunes joueurs », a conclu Tourigny.

67's

L'OSEG emballé par son week-end

Président des 67’s d’Ottawa et copropriétaire de l’Ottawa Sports and Entertainement Group (OSEG), Jeff Hunt a savouré ses dernières semaines à la Place TD.

Le 26 novembre, son stade présentait la finale de la coupe Grey. Puis, ce week-end, il a accueilli plus de 50 000 spectateurs pour voir le match du centenaire de la LNH entre le Canadien de Montréal et les Sénateurs d’Ottawa suivi d’un duel entre les deux clubs de hockey junior de la région.

« Le dernier mois a été fort excitant pour nous. Nos employés ont fait un travail phénoménal. La pause de Noël arrive à point parce que je pense qu’ils ont besoin de recharger leurs piles ! », a lancé Jeff Hunt après la défaite de son équipe junior aux mains des Olympiques.

Ce dernier est revenu sur le caractère particulier des deux matches.

« Les deux soirs, nous avons eu droit à des rivalités Ontario/Québec. Malheureusement, nous avons divisé les honneurs des deux matches et j’aurais préféré que ce soit l’inverse avec une victoire des 67’s ! Ce n’est pas grave. Nos joueurs devront se rappeler de la douleur de cette défaite pour aller à Gatineau et faire sentir aux Olympiques ce que nous ressentons maintenant. »

Hunt a apprécié le caractère unique des deux matches disputés à l’extérieur dans la capitale nationale. Il y avait déjà eu des matches en plein air dans la Ligue de l’Ontario auparavant, mais ils avaient été présentés à Détroit. Le match de dimanche était le premier en sol ontarien et il a attiré 11 761 spectateurs. Hunt se dit convaincu que les 67’s auraient attiré davantage de spectateurs si le mercure avait été plus élevé.

« Personne ne s’est plaint d’avoir bu une bière chaude, mais le froid a repoussé des gens, c’est certain ! Notre public cible, ce sont les jeunes familles et il n’est pas évident de tenir de jeunes enfants dans les gradins par une température aussi froide. Ce qui m’a impressionné, c’est que plusieurs personnes sont arrivées une heure avant les matches ! Comme Canadiens, nous avons démontré notre véritable ADN ! »

Hunt surpris

Enfin, Hunt s’est dit surpris de voir les partisans des Sénateurs revendiquer l’intervention de l’OSEG pour acheter les Sénateurs ce week-end.

« Nous aimons bien nos trois équipes. Les Sénateurs sont nos frères dans la communauté sportive de la région. Nous allons les laisser faire leurs affaires et leur souhaiter la meilleure des chances. »