Habitués à voir leur quotidien au petit écran, Dave Leduc et Irina Terehova étaient d’excellents candidats pour l’émission Amazing Race.

« Le Nomade » à Amazing Race

Un été rocambolesque attend le champion du monde de boxe birmane à mains nues, Dave « Le Nomade » Leduc.

L’athlète de l’Outaouais est rentré dans son patelin le mois dernier afin de reprendre l’entraînement en vue de son prochain combat, le 2 août à Mandalay, au Myanmar, pour le titre des poids lourds légers au sein de la nouvelle organisation World Lethwei Championship (WLC). Il avait aussi une autre bonne raison de partir de Dubai où sa conjointe Irina Terehova et lui habitaient.

Les producteurs de la téléréalité Amazing Race Canada les ont recrutés en vue de la nouvelle saison qui commencera le 2 juillet. Le couple sera l’une des 10 équipes en lice.

« J’ai toujours voulu participer à cette émission depuis que je suis tout jeune », a raconté Leduc, lundi, lorsque rencontré au domicile de ses parents à Chelsea.

« Puis notre vie, c’est déjà un Amazing Race », a-t-il ajouté, ce qui a fait sourire son amoureuse.

« Nous avons visité 25 pays dans la dernière année pour mes séminaires de lethwei (boxe birmane). Les chicanes en voyage, nous les avons déjà eues. Nous étions prêts pour ça ! »

Aussi, les tourtereaux sont habitués à ce que leur quotidien soit étalé au petit écran. Leur mariage a été diffusé en direct à la télé au Myanmar.

Amazing Race Canada, c’est une course parsemée de défis physiques et psychologiques qui amène les concurrents à se déplacer un peu partout au pays. La téléréalité sera diffusée tout l’été sur les ondes de CTV de même que sur ses différentes plateformes numériques.

On le devine rapidement. Le tournage a déjà eu lieu. Pas question toutefois de dévoiler le dénouement.

Dave Leduc peut donc se concentrer sur son prochain combat, son premier prévu dans un contrat lucratif le liant à la WLC. Un affrontement qu’il qualifie du « plus important » de sa carrière.

Les raisons sont nombreuses.

D’abord parce qu’il affronte un nom connu des arts martiaux mixtes en Amérique du Nord. Le Polonais Seth Baczynski a déjà combattu à 11 reprises dans l’UFC, défaisant notamment Matt Brown et Neil Magny.

Ajoutez à cela que ce gala sera diffusé pour la première fois sur le continent américain. Une entente a été conclue avec UFC Fight Pass.

« Avant, les gens ici devaient aller sur des sites pirates pour trouver un lien vers la télé nationale au Myanmar qui diffusait mes combats. Je vais avoir encore plus de visibilité », a reconnu Leduc.

Son nom est déjà bien connu en Asie pour ses nombreuses victoires dans ces affrontements où les coups de tête sont permis. L’athlète âgé de 27 ans avait retenu l’attention en 2014 pour sa participation à « Prison Fight ».

Au fil des dernières années, il a gagné quatre titres différents.

L’autre chose qui le motive depuis quelques jours ? Les promoteurs lui ont fait parvenir une photo de la ceinture qui sera remise au gagnant.

« La ceinture serait pesante en tabarouette. Elle est en or et en argent. Check ça, a affirmé Leduc en montrant un cliché au journaliste du Droit. C’est la plus belle. Ça vaudrait plus de 20 000 $ US. Je la veux. »

En Outaouais, Dave Leduc peut renouer avec ses racines. Son camp d’entraînement se déroule au dojo Arts Martiaux Patenaude de Gatineau. Au même endroit où il a effectué ses débuts sous les ordres de Patrick Marcil, il y a une décennie.

Et il a renoué avec ses anciens partenaires d’entraînement. Certains combattent maintenant chez TKO. Et un autre, Marc-André Barriault, a fait le saut dans l’UFC.

« Ce sont comme mes frères », a précisé Leduc.

Barriault, qui habite maintenant à Québec, passera la semaine prochaine à Gatineau afin justement de s’entraîner avec lui. Il se prépare lui aussi en vue d’un combat contre un Polonais, le 27 juillet, à Edmonton.

Ce qui a mené à une question que plusieurs amateurs se posent. Est-ce que Dave Leduc pourrait se retrouver un jour dans un octogone de l’UFC ? Il semble bien que non.

« Une fois que tu as goûté aux coups de tête, tu ne veux pas retourner en arrière », a lancé le principal intéressé, toujours amoureux du lethwei.