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Sénateurs

Duclair passe le K.O. aux Jackets

Anthony Duclair a bien montré à John Tortorella qu’il sait comment jouer au hockey.

L’attaquant québécois a mené les Sénateurs d’Ottawa à un gain de 4-3 en prolongation contre les Blue Jackets de Columbus du coloré entraîneur américain samedi après-midi au Centre Canadian  Tire, mettant la touche finale à un tour du chapeau avec le but gagnant à 1:56 de la quatrième période, pendant un avantage numérique.

Son but tout québécois, un tir sur réception précis sur des passes de Thomas Chabot et Jean-Gabriel Pageau, a soulevé la petite foule de 11 020 amateurs qui comprenait les pères des joueurs des Sénateurs accompagnant le club pour son prochain voyage en Floriude. Parmi eux, il y avait Wendell Duclair, paternel du héros du jour.

«Mes deux buts de tour du chapeau en carrière complétés en prolongation l’ont été à Ottawa (l’autre avec l’Arizona en novembre 2017). Je suis juste content qu’on ait bien joué. C’est un peu spécial de compter contre un ancien club, c’est plus motivant de jouer contre d’anciens coéquipiers... C’est spécial parce que c’est mon premier tour du chapeau (dans la LNH) où il (son père Wendell) était dans les estrades, c’est vraiment spécial», a commenté Duclair, qui est déjà rendu à 18 buts cette saison, un sommet au sein de son club.

Auteur de huit buts à ses cinq derniers matches, le numéro 10 est passé devant Pageau (16 buts), le dernier joueur à avoir complété un tour du chapeau en prolongation (en séries contre New York en 2017). Bob Kudelski a été le seul autre Sénateur à réussir l’exploit, en novembre 1993.

«‘Duke a été excellent toute l’année pour nous, il a certes trouvé son ‘groove’. Je ne pense pas que ça importe que ce soit contre son ancien club, il veut juste aider son équipe», a noté l’entraîneur-chef D.J. Smith au sujet du joueur acquis de Columbus en février dernier dans l’échange de Ryan Dzingel.

Le filet gagnant de Duclair a fait oublier l’avance de deux buts échappée par les locaux en troisième période, quand les Blue Jackets ont dominé le jeu (20-5 au chapitre des tirs) et que le Français Anthony Texier a compté deux fois lorsque laissé à découvert dans l’enclave.

«On a beaucoup à apprendre de ce match, on s’est assis sur notre avance et on leur a donné la rondelle trop souvent en troisième et ils sont revenus arracher un point. Dans notre édifice, on devrait être capable de mieux finir ça», a souligné Connor Brown, qui avait marqué en échappée au deuxième tiers pour faire 3-1 après le doublé de Duclair au premier tiers, entrecoupé d’un but de Cam Atkinson en échappée.

Le gardien Anders Nilsson a été solide face aux 41 lancers des visiteurs, frustrant aussi Atkinson sur une descente à deux contre zéro avant le but de Brown, ainsi que sur une longue échappée en prolongation. «Si ce n’est de ‘Nilly’, on ne gagne pas ce match», a souligné D.J. Smith.

«On a bien joué les deux premières périodes, puis nous étions à plat en troisième. On n’a pas joué à notre façon et l’autre équipe a pris le dessus. C’est bien qu’on ait réussi à aller chercher la victoire en avantage numérique en prolongation, mais c’est une bonne leçon qu’on ne peut pas jouer à moins que 100 % tout le temps... C’est le ‘fun’ de voir Duclair aller, il a tout un lancer, je le sais pour l’avoir vu lors des entraînements», a dit le cerbère suédois.

Le match a été fertile en rebondissements. Nick Paul s’est vu refuser un but au premier tiers en raison d’un hors-jeu. Le but d’Atkinson a nécessité une révision vidéo parce que Nilsson avait capté la rondelle près (finalement au-delà) de la ligne des buts. Tortorella a retiré son gardien recrue Elvis Merzlikins, après la première période, à la faveur de Joonas Korpisalo, qui avait blanchi Ottawa 1-0 lors de leur dernier duel, il y a trois semaines. Il avait été particulièrement chancelant sur le premier but de Duclair dès la troisième minute de jeu. Il  y a aussi le défenseur Mark Borowiecki qui a sonné accidentellement l’attaquant Sonny Milano au premier tiers, geste auquel il a répondu en jetant les gants contre Josh Anderson, blessé lui aussi sur la séquence.

«Nous avons joué une bonne troisième période... On a joué avec ardeur avec les gars que nous avons perdus. On a eu des chances de gagner avant la punition en prolongation», a commenté Tortorella, qui avait critiqué Duclair lors d’une mémorable sortie il y a moins d’un an à Montréal, avant qu’il ne soit échangé.

Les Sénateurs (14-17-2) ont rejoint les Jackets (12-14-6) au 13e rang dans l’Est en amassant un point pour un troisième match de suite (2-0-1), eux qui iront maintenant disputer leurs deux prochains matches en Floride, contre les Panthers lundi et le Lightning de Tampa Bay mardi.

Sénateurs

Les papas des Sénateurs arrivent en ville

S’amener en ville pour participer au « voyage des pères » des Sénateurs aura été pas mal plus difficile pour Peder Nilsson que pour Jean Pageau.

Le premier a franchi environ 5800 kilomètres entre Lulea, dans le nord de la Suède, et la capitale nationale pour obtenir la chance de voir son fils Anders à l’œuvre. Comparez cela aux quelque 30 kilomètres qui séparent la résidence du paternel de Jean-Gabriel Pageau, dans le secteur Hull de Gatineau, du Centre Canadian Tire à Kanata.

Sénateurs

Chabot garde le cap

Avec l’expérience qui s’accumule, Thomas Chabot apprend à ne pas s’apitoyer trop longtemps sur des erreurs qui se sont avérées coûteuses.

C’est peut-être au contact du vétéran Ron Hainsey, son nouveau partenaire qui a vu neiger pendant ses 1100 parties en carrière, que Chabot développe cette attitude. Toujours est-il que le défenseur vedette des Sénateurs d’Ottawa n’a pas perdu de sommeil après la défaite de 3-2 en prolongation des siens mercredi soir à Montréal.

Patinage de vitesse

Blondin décroche l'or à Nagano; trois médailles pour le Canada

NAGANO, Japon — Le Canada a entamé la Coupe du monde de patinage de vitesse longue piste de Nagano sur les chapeaux de roue, vendredi, en s’adjugeant trois médailles, dont deux d’or.

Ivanie Blondin, d’Ottawa, s’est de nouveau signalée cette saison en s’adjugeant la victoire lors du départ de groupe féminin, tandis que son compatriote Jordan Belchos, de Toronto, en a fait autant dans la même épreuve du côté masculin. Une première dans l’histoire du pays.

Blondin a franchi la distance en huit minutes et 26,440 secondes et raflé sa deuxième médaille d’or — et sa troisième médaille de suite — un départ de groupe cette saison. Elle a devancé dans l’ordre la Japonaise Nana Takagi (8:26,570) et l’Américaine Mia Kilburg-Manganello (8:27,350). Pour sa part, Valérie Maltais, de La Baie, a fini 12e.

L’Ontarienne n’a pas caché que ses récents succès avaient contribué à la propulser à l’avant du peloton.

«Après la fin de semaine que j’ai connue la semaine passée, c’est difficile de ne pas avoir confiance, a-t-elle dit. Ce sentiment m’a portée aujourd’hui, ça m’a permis de faire une excellente course.

«Je sentais qu’aujourd’hui, ça allait être une bonne journée, a-t-elle ajouté. Les filles bataillaient beaucoup derrière moi, mais je ressentais un petit peu moins de pression, parce que je savais qu’une des principales aspirantes [la Hollandaise Irene Schouten] n’était pas dans le coup.»

Du côté masculin, Belchos a décroché la médaille d’or au départ de groupe en signant un temps de 7:53,990. C’était la première fois qu’un Canadien triomphait dans cette épreuve.

L’Ontarien s’est détaché du peloton au moment où il restait trois tours à faire et il n’a jamais eu à s’inquiéter par la suite. Il a battu l’Américain Joey Mantia (7:54,670) et le Belge Bart Swings (7:54,820), qui ont complété le podium. Le Québécois Antoine Gélinas-Beaulieu, de Sherbrooke, s’est contenté du 14e rang.

«Mon plan, aujourd’hui, c’était d’être patient et d’attendre le bon moment pour attaquer, a expliqué Belchos. Je me suis détaché et j’ai pu tenir jusqu’à la fin. C’est toujours cool. je trouve, de me retrouver sur le podium avec des gars que je respecte beaucoup, alors le fait d’être debout aux côtés de Bart [Swings] et Joey [Mantia)] représentait quelque chose de spécial pour moi.»

Du bronze

Alex Boisvert-Lacroix, de Sherbrooke, David La Rue, de Montréal, et Tyson Langelaar, de Winnipeg, au Manitoba ont couronné la journée de rêve du Canada en grimpant sur la troisième marche du podium au sprint par équipes, en vertu d’un chrono de 1:20,979.

«C’était une équipe complètement nouvelle avec Tyson qui s’est ajouté à la dernière minute [à la place de Gélinas-Beaulieu], a admis Boisvert-Lacroix. J’ai dû retenir un peu mon effort au départ, parce que Tyson est moins sprinteur que moi, mais finalement l’exécution s’est très bien faite. Aucun doute, on est content d’avoir cette médaille de bronze.»

L’épreuve a été remportée par la Russie en 1:20,139, devant le Japon en 1:20,846.

La Coupe du monde de Nagano se poursuivra samedi avec la présentation du 1000 m féminin, du 3000 m féminin et de la poursuite par équipes masculine, notamment.

Sénateurs

Brown et Lajoie dans l’incertitude

La pause de Noël est dans moins de deux semaines pour les joueurs des Sénateurs d’Ottawa, mais pour de jeunes joueurs comme Logan Brown et Maxime Lajoie, la date importante est celle de jeudi prochain, le 19 décembre.

C’est à ce moment-là que la Ligue nationale de hockey va décréter le gel des alignements de ses 31 équipes, qui sera ensuite en vigueur jusqu’au 27 décembre, quand les activités vont reprendre dans le circuit après un congé de trois jours.

Avant de savoir s’ils seront alors toujours dans la capitale nationale, Brown et Lajoie vivent dans l’incertitude, jour après jour. Au moins, ils ont maintenant de bonnes chances d’être du voyage du début de la semaine prochaine en Floride, auquel l’équipe a invité tous les pères des joueurs.

Lajoie a attendu jusqu’à jeudi pour acheter un billet d’avion en provenance de Calgary pour son père Michel, alors qu’il a été relégué aux gradins lors des trois derniers matches de l’équipe et a joué trois matches depuis son rappel.

Olympiques

Avance gaspillée, 11e revers de suite contre l’Armada

Les partisans des Olympiques de Gatineau connaissent maintenant le refrain.

Leur club prend l’avance. Mène après deux périodes et s’écrase dans la troisième.

C’est arrivé mercredi à domicile devant l’Armada de Blainville-Boisbriand où les Olympiques ont laissé filer une avance de 2-0 pour perdre 3-2.

C’est arrivé à nouveau vendredi dans le match retour à Boisbriand. Les Gatinois s’étaient forgé une avance de 3-1 en deuxième période, mais ils ont encore vu l’Armada revenir de l’arrière en troisième pour leur infliger une 11e défaite consécutive.

Cette fois, ils ont pris la mesure des Olympiques au compte de 7-4.

Obtenu un peu plus tôt cette semaine pour venir solidifier la défensive, Vincent Martineau voudra rapidement oublier son premier match dans l’uniforme Noir et Blanc. Le défenseur de 20 ans a terminé le duel avec un différentiel de -4.

Les problèmes des Olympiques (7-22-3) sont surtout survenus en troisième période cette saison. En première période, ils ont eu un léger avantage de 34-32 sur leurs adversaires. Ça se complique dans le deuxième tiers où ils ont été dominés 43-25, mais dans la troisième période, ils se font manger la laine sur le dos. Leurs adversaires ont un net avantage de 57-26 au chapitre des buts marqués.

Devant le filet, Creed Jones a entamé un quatrième match de suite. Il a bloqué 26 rondelles sur 32. Même si le directeur aux opérations hockey Alain Sear a assuré au Droit cette semaine qu’il allait garder ses deux gardiens jusqu’à la fin de la saison, des rumeurs persistantes envoient plutôt le gardien de 19 ans à Moncton pendant la prochaine période des transactions.

Mathieu Bizier a marqué deux buts dans la défaite des Olympiques. Émile Hegarty-Aubin et Charles-Antoine Roy ont aussi déjoué Olivier Adam, qui a affronté 31 lancers. Métis Roelens a récolté trois passes.

Maksim Bykov et Luke Henman ont compté deux fois chacun pour l’Armada (16-13-3), le deuxième de Bykov étant inscrit dans un filet désert. L’ex-Olympique Yaroslav Likhachev a marqué un but et totalisé trois points.

Les Olympiques auront un dernier match pour freiner leur séquence de défaites avant Noël. Les Voltigeurs de Drummondville seront les visiteurs à Guertin samedi soir.

Baseball

MLB: les joueurs utilisant des opioïdes ne seront pas sujet à une suspension

SAN DIEGO - Le Baseball majeur soumettra ses joueurs à des tests de détection d’opioïdes et de cocaïne, mais ces produits ne seront pas traités comme des produits dopants et seuls les joueurs refusant de coopérer à leur plan de traitement seront passibles de sanctions.

La marijuana sera quant à elle retirée complètement de la liste des stupéfiants et sera traitée de la même façon que l’alcool selon les changements à la politique commune sur les drogues entre la MLB et l’Association des joueurs, qui ont été dévoilés jeudi.

Sénateurs

Tkachuk voulait la rondelle de Primeau

Comme si son but et sa passe pour pousser le match de mercredi soir en prolongation et son accrochage avec Shea Weber n’avaient pas été suffisants, Brady Tkachuk a trouvé un autre moyen de déranger le Canadien et ses partisans : en s’emparant de la rondelle après le but victorieux de Ben Chiarot.

Carey Price s’en est aperçu et il a quitté les célébrations de son équipe pour aller récupérer celle-ci, étant donné qu’elle avait une signification particulière pour son jeune partenaire Cayden Primeau, qui a mérité sa première victoire en carrière avec ce gain de 3-2 en prolongation, à son deuxième départ dans le circuit Bettman.

De retour au Centre Canadian Tire jeudi, Tkachuk s’est bien défendu d’avoir eu de mauvaises intentions en posant ce geste qui n’a pas été capté par les caméras de télévision, fait plutôt rare.

« Honnêtement, je n’avais pas réalisé que c’était la rondelle de sa première victoire. Je connais Prims (Primeau), nous avons joué ensemble au Championnat mondial U18, nous avons gagné une médaille d’or ensemble. Je le connais bien. Quand je l’ai vu (Price) arriver, j’ai dit OK. Mais je ne l’avais pas réalisé, j’allais donner cette rondelle à un jeune dans les estrades. Comme je l’ai dit, je n’avais pas pensé à ça », a-t-il plaidé.

Sénateurs

Déjà le 400e match de Pageau

MONTRÉAL — Depuis le temps, Jean-Gabriel Pageau a l’habitude. Il sait que les journalistes seront nombreux à se masser devant son casier, dans le vestiaire, lorsqu’il visite le Centre Bell.

Mercredi matin, les représentants des médias avaient une très bonne raison de l’attendre. Le hockeyeur gatinois se préparait à disputer son 400e match en carrière dans la Ligue nationale de hockey.

Sénateurs

Les Sénateurs s'inclinent 3-2 en prolongation à Montréal

MONTRÉAL — Pour qu’une rivalité entre deux équipes sportives s’enflamme, il faut que certains athlètes soient disposés à jeter un peu d’huile sur le feu.

Brady Tkachuk se ferait sans doute un plaisir de raviver la rivalité, dormante, entre les Sénateurs d’Ottawa et le Canadien de Montréal.

Le jeune leader a permis à son équipe d’aller chercher un gros point sur la route, mercredi soir, au Centre Bell.

Il a marqué un but, obtenu une mention d’aide, décoché huit lancers vers le filet de Cayden Primeau et complété cinq mises en échec.

Il s’en voulait, après la partie, parce qu’il a fait une mauvaise passe en prolongation. Cette passe a mené au but gagnant de Ben Chiarot.

«Un point, sur la route, c’est mieux que rien. Sauf que je voulais vraiment qu’on sorte d’ici avec deux points», a-t-il déclaré, au terme d’un match que le Tricolore a gagné, 3-2.

Il s’en remettra.

En début de troisième période, quand le Canadien s’est donné une priorité de deux buts, il se dirigeait alors vers une victoire assez facile.

C’est à ce moment, précis, qu’il a décidé de changer l’allure de la rencontre.

Il a d’abord privé Primeau d’un jeu blanc, en marquant un but durant une supériorité numérique.

Une dizaine de minutes plus tard, il a préparé le but égalisateur de Connor Brown.

Tkachuk a presque complété un tour du chapeau à la Gordie Howe.

Durant une rixe qui a éclaté derrière le filet du Canadien, au deuxième tiers, il s’est retrouvé devant Shea Weber.

Les deux colosses ne se sont pas officiellement bagarrés. Ils ont donc écopé de pénalités mineures pour rudesse. «Je ne sais pas trop comment c’est arrivé, raconte Tkachuk. J’essayais juste de compléter un jeu au filet. J’ai senti que le filet sortait de ses amarres. Je me suis rendu compte que Shea fonçait sur moi. J’ai juste essayé de me défendre.»

«Je crois qu’on s’est livré une belle petite bagarre.»

Les partisans montréalais ont scandé le nom de Primeau durant la deuxième période. C’est pourtant le gardien du club visiteur qui livrait la meilleure performance.

Anders Nilsson avait brillé, lundi, dans la victoire contre les Bruins de Boston. Il avait fait face à un barrage de 40 lancers. Près du quart avaient été obtenus par Patrice Bergeron et David Pastrnak.

Le Canadien n’a peut-être pas de joueurs de leur calibre, mais les attaquants de Claude Julien lui en ont fait voir de toutes les couleurs. Particulièrement durant une deuxième période où ils ont profité de quelques supériorités numériques.

Nilsson a été sauvé une fois par ses poteaux. Un tir foudroyant de Jeff Petry a frappé une tige de métal, alors que Montréal pouvait attaquer à quatre contre trois.

Nilsson a complété sa soirée de travail avec 26 arrêts.

Nick Cousins et Tomas Tatar ont été les deux autres marqueurs du Canadien.

Parenthèse. On dit souvent que le gardien de but suédois est un de ceux qui travaillent le plus fort, jour après jour, chez les Sénateurs.

Mercredi matin, au Centre Bell, D.J. Smith avait décrété que la participation à la séance de patinage d’avant-match n’était pas obligatoire.

Quatre joueurs ont choisi de chausser les patins.

Il y avait, bien sûr, les réservistes Mikkel Boedker et Maxime Lajoie. Le gardien de buts numéro deux Marcus Högberg n’a pas eu le choix de s’habiller pour les aider dans les exercices avec lancers.

Nilsson a choisi de faire pareil, même s’il n’était pas obligé.

«Avec Andy, il est notre pilier depuis le début de la saison», dit Tkachuk.

››› Le sommaire du match

Surf des neiges

Le planchiste d’Aylmer Tristan Bell aux Jeux olympiques de la jeunesse

Tristan Bell était tout juste revenu d’un séjour en Finlande quand il a appris qu’un autre voyage plus important en Europe l’attendra le mois prochain.

Le planchiste d’Aylmer vient d’être choisi pour représenter le Canada aux Jeux olympiques de la jeunesse, qui auront lieu du 9 au 22 janvier à Lausanne, en Suisse. Il concourra dans sa spécialité, le snowboard cross (SBX).

« C’est un gros accomplissement. Mais mon but, c’est de participer aux vrais », dit-il en parlant des Jeux olympiques.

Cela dit, Bell n’a nullement l’intention de jouer le rôle de figurant en Suisse. Ce n’est pas son genre de toute façon.

« Je serai content si je peux terminer parmi les cinq premiers », lance-t-il.

Ambitieux, non ?

« Non. J’aime mettre la barre haute », rappelle l’ado de 16 ans.

Puis il y a cette confiance acquise lors d’une course FIS qui avait lieu la semaine dernière à Pyhantunturi, en sol finlandais. Bell a terminé 17e.

« Contre des gars de la Coupe du monde. D’autres ont même participé aux Jeux olympiques », précise fièrement l’athlète de l’Outaouais.

Tiens le gagnant de la course, le Français Merlin Surget, était de l’aventure à PyeongChang en 2018. Son compatriote Léo Le Blé Jaques, qui a terminé deuxième, a pris le départ de 11 épreuves sur le circuit de la Coupe du monde.

Le Hollandais Glenn Blois De, qui a complété le podium, compte deux présences aux championnats du monde.

Tristan Bell était le deuxième plus jeune planchiste à percer le top-20 à cette course en compagnie du Russe Alexander Atylin. Tous ses adversaires qui l’ont devancé au classement avaient au moins 20 ans.

« C’est un beau résultat. Je me dis que je peux rivaliser avec eux, que je peux pousser encore plus loin. »

Ça vient aussi valider le travail fait durant l’été.

« Je me suis donné pas pire, avoue Bell en riant. J’ai passé beaucoup de temps au gym. J’ai participé à un camp avec des joueurs de hockey... trois heures par jour, cinq fois par semaine. »

Des séances dirigées par des préparateurs physiques des Sénateurs d’Ottawa, ajoute-t-il.

« J’ai gagné 30 livres de muscles », précise le principal intéressé, qui a aussi beaucoup grandi.

Sa charpente atteint maintenant les 5’10’’ et 158 livres.

Bell montrait déjà des signes encourageants en piste ces deux derniers hivers. L’an passé, il avait abouti sur le podium à trois reprises lors de courses FIS.

Et le Québec l’avait recruté au sein de son équipe en vue des Jeux du Canada, qui se sont déroulés à Red Deer.

« Mais ça ne s’était pas bien passé. Ça n’avait pas marché mon affaire. Je suis tombé en course », explique-t-il.

« Ce n’était pas le bon moment », enchaîne-t-il en riant à nouveau.

Pas question de revivre pareil scénario lors de ses prochaines grandes aventures. Car il n’y a pas que les Jeux olympiques de la jeunesse qui s’avèrent inscrits au calendrier de la résidence de ses parents Chantal et Justin, deux anciens patineurs artistiques sur la scène internationale.

Tristan Bell garde espoir de participer aux championnats du monde juniors de surf des neiges prévus en France du 23 au 25 mars.

Son sort se jouera lors des qualifications qui auront lieu à Big White Ski Resort, en Colombie-Britannique à la mi-février.

Deux jours auparavant, Bell ouvrira la piste lors d’une épreuve Nor-Am au même endroit.

Ça fera de lui un espoir très occupé cet hiver. Un camp d’entraînement l’attend dans la région de Québec durant la période des Fêtes.

« Mettons que le calendrier est pas mal plein », reconnaît l’étudiant-athlète de quatrième secondaire au Centre académique de l’Outaouais (CADO).

Sénateurs

Hainsey n’est pas sentimental

Ron Hainsey va atteindre un autre plateau qui le rapproche de la fin de sa carrière mercredi soir, disputant un 1100e match de saison régulière là où tout a commencé pour lui, à Montréal.

Le défenseur des Sénateurs n’est cependant pas trop du genre à apprécier une telle coïncidence, surtout que l’ancien choix de première ronde du Canadien en 2000 (le 13e au total) n’a pas de trop bons souvenirs de la Métropole.

Il ne comprenait d’ailleurs pas pourquoi quelques journalistes locaux voulaient lui parler après l’entraînement des siens et avant le voyage en train vers Montréal.

«Nous n’avons pas accès à toutes les statistiques et ça me laisse indifférent. Je pense que nous sommes le seul sport qui compte les parties comme ça. Je suis un gros amateur de sport et je ne pourrais pas vous dire combien de matches Derek Jeter ou LeBron James ont joué. Ça va cependant être cool que ce soit à Montréal, où j’ai commencé», a-t-il raconté en se faisant tirer l’oreille pour commenter.

Sénateurs

Le racisme au hockey doit cesser, martèle Duclair

Occupé à remplir les filets adverses, Anthony Duclair s’est tenu assez loin du débat qui fait actuellement rage à travers la LNH, en particulier depuis les accusations de racisme déposées par Akim Aliu à l’endroit de Bill Peters, qui a depuis perdu son poste d’entraîneur-chef des Flames de Calgary.

Avant un passage dans son patelin de Montréal, où le joueur de couleur des Sénateurs d’Ottawa a lui-même dû composer avec quelques épisodes de racisme, Duclair s’est cependant déclaré encouragé par les mesures adoptées par la LNH, le commissaire Gary Bettman en tête, lors de la réunion du Bureau des gouverneurs présentement en cours dans le nord de la Californie. Un code de conduite sera notamment adopté, et les équipes seront tenues d’avertir les dirigeants du circuit dès que leurs employés, les entraîneurs en particulier, auront un comportement inapproprié.

« Je pense que ce sont des pas dans la bonne direction. Quand tu entends des histoires comme ça [celle d’Aliu], c’est un choc de savoir que c’est arrivé dans la LNH ou au niveau professionnel. Mais je pense que pour le futur, pour les jeunes joueurs qui s’en viennent, d’avoir ces règlements-là, ça va ouvrir des yeux », a-t-il affirmé.

« On a un slogan, "Le hockey est pour tout le monde", et c’est pour une bonne raison. C’est plus pour le futur, on ne veut pas que ça arrive encore, certainement pas dans les niveaux pour les plus jeunes... C’est une excellente initiative de la LNH et l’AJLNH [l’Association des joueurs] d’implanter ça. On ne veut pas que ça se reproduise. On veut que l’environnement soit sain pour tout le monde. Moi aussi, j’ai fait face à du racisme quand j’étais plus jeune, et il faut que ça cesse », a ajouté Duclair, qui pense avoir rencontré Aliu une seule fois, lorsqu’il était un jeune joueur dans la LNH.

Les propos de Duclair ont été appuyés par la « conscience sociale » du vestiaire des Sénateurs, le défenseur Mark Borowiecki. « Je n’ai pas lu la déclaration de Gary Bettman, mais ma femme m’a dressé un résumé de la situation et d’après ce qu’elle me dit, les gens à la tête de la ligue ont le cœur à la bonne place, ils s’engagent à faire progresser notre sport », a-t-il noté.

Concernant une ligne téléphonique où des joueurs, présents et anciens, pourraient rapporter des incidents, Borowiecki ne sait pas à quel point elle sera utilisée. « Il vaut mieux avoir cette ligne et ne pas en avoir besoin que de souhaiter en avoir une si un gars est dans le trouble... Le monde change, c’est certain. Pour le meilleur ou pour le pire, nous pratiquons un sport très masculin. On nous enseigne de jouer et nous la fermer, et même de jouer à travers des douleurs mentales. Mais si vous voulez obtenir le meilleur de vos employés, vous ne voulez pas qu’ils soient en mauvaise santé mentale », a-t-il souligné.

Pendant que le monde de la LNH change autour de lui, Anthony Duclair veut continuer à maximiser son talent, comme il le fait depuis son arrivée à Ottawa la saison dernière dans l’échange qui a envoyé Ryan Dzingel à Columbus. Avec ses cinq buts à ses trois derniers matches, il en a maintenant 15 en 31 matches cette saison, et 23 en 52 parties avec les Sénateurs depuis son acquisition.

« Ça roule bien, j’ai des bons commentaires des entraîneurs et de mes coéquipiers. Je vais juste continuer à faire ce que je fais », souligne-t-il.

Le moment est évidemment bien choisi pour passer par le Centre Bell mercredi soir. «C’est tout le temps le fun de jouer au Centre Bell, il y a toujours de la famille et des amis qui sont là, souligne l’ancien des Lions du Lac St-Louis au niveau midget AAA. En étant sur une bonne séquence, c’est encore plus le fun de rentrer à Montréal, en pleine confiance.»

Celui-ci n’aura pas l’occasion de se mesurer à son ancien coéquipier des Lions, l’attaquant Jonathan Drouin, actuellement au rancart chez le Tricolore.

Sénateurs

Sabourin s’approche d’un retour

Comme par hasard alors que les Bruins étaient en ville, Scott Sabourin était de retour à l’entraînement avec ses coéquipiers lundi matin pour la première fois depuis qu’il a subi une commotion cérébrale et une fracture du nez lors d’une collision avec David Backes le 2 novembre dernier à Boston.

Le robuste attaquant des Sénateurs franchissait alors une autre étape vers un retour au jeu dont la date demeure encore indéterminée.

« Je me sens beaucoup mieux. Ça fait un bon bout de temps, j’ai pris mon temps pour bien récupérer. On prend ça au jour le jour, mais je suis content d’être de retour sur la glace avec les gars », a-t-il raconté d’entrée de jeu en rentrant au vestiaire.

« Le plus difficile maintenant, c’est de retrouver la forme. Six semaines de congé, c’est pas mal de temps. J’essaie de progresser, retrouver mes jambes et la confiance qui vient avec. J’espère être de retour dans l’alignement plus tôt que tard », a-t-il ajouté.

L’ailier de 27 ans originaire d’Orléans, qui s’était taillé un poste contre toute attente comme simple joueur invité au camp d’entraînement, a mentionné que c’était la première fois qu’une commotion cérébrale lui était diagnostiquée. « Je me compte chanceux et j’espère que ce sera la dernière. » Il doit encore passer un test neuropsychologique avant d’avoir le feu vert des médecins pour jouer un match. 

Sabourin avait donné une bonne frousse à tous ceux qui étaient présents ou regardaient le match à la télévision quand il s’est écroulé face première sur la patinoire,  dans une flaque de sang. Backes, sonné lui aussi sur la séquence, avait été particulièrement affecté, et il avait communiqué avec Sabourin le lendemain alors qu’il était dans un hôpital de Boston.

« J’ai eu vraiment peur qu’il soit blessé sérieusement et qu’il ait besoin de beaucoup d’aide. Quand il a commencé à bouger, cette réaction s’est estompée un peu, mais ma vision n’était pas trop bonne. Je savais que j’étais affecté par le contact moi aussi et que je devais aller m’occuper de moi-même », a-t-il dit aux médias de Boston la semaine dernière, lui qui n’a pas affronté les Sénateurs lundi, mais qui a joué trois parties après en avoir raté 13.

« J’ai apprécié qu’il [Backes] me contacte à l’origine, puis qu’il ait eu des bons mots pour moi dans son entrevue. Je ne lui ai pas reparlé depuis, mais c’était bien de sa part. Ça montre quel genre de personne il est et que dans le monde du hockey, nous sommes tous ensemble en bout de ligne... C’était de ma faute, je suis allé pour le frapper, personne n’est à blâmer. C’est un accident, ça arrive au hockey », a indiqué Sabourin.

Celui-ci a relaté avoir regardé « un segment vidéo de l’incident, ce qui était assez pour moi alors que c’était probablement pire à voir pour ma famille et le reste du monde que c’était pour moi. J’ai juste perdu conscience et je me suis réveillé avec un mal de tête. Je n’ai pas eu peur vu que je n’étais pas trop conscient de ce qui était arrivé ».

Ses coéquipiers étaient évidemment heureux de le revoir sur la glace avec eux. « Il jouait si bien pour nous et il a juste été victime d’un accident malencontreux. Il est un bon joueur et un gars incroyable en plus. Nous sommes contents pour lui qu’il soit sur le chemin du retour », a noté Brady Tkachuk. « Tout le monde l’aime dans la chambre, il remplit un rôle qui n’est pas facile. C’est bon de le voir sourire à nouveau », a renchéri Dylan DeMelo.

Canadien

Montréal 4/Pittsburgh 1: la deuxième période suffit au CH

PITTSBURGH — Le Canadien de Montréal a marqué trois buts consécutifs en deuxième moitié de deuxième période et il a défait les Penguins de Pittsburgh par la marque de 4-1 mardi soir au PPG Paints Arena.

Frustrés pendant la première moitié de la période médiane par de beaux arrêts du gardien Tristan Jarry, les hommes de Claude Julien ont inscrit trois buts en un peu plus de sept minutes, transformant un recul d’un but en une avance de deux buts après 40 minutes de jeu.

Tomas Tatar (10e) a amorcé la poussée pendant une punition mineure à Evgeni Malkin, à 12:23, et Joel Armia (11e) a réussi l’éventuel filet victorieux à 16:17. Shea Weber (10e) a complété cette explosion en marquant d’une habile manoeuvre, à 19:45.

Weber a surpris un peu tout le monde en contournant le filet de Jarry avec une bonne pointe de vitesse puis, aidé par sa grande portée, il a pu loger la rondelle dans le filet avec un tir du revers.

«Il a montré une bonne vitesse, une bonne mobilité sur ce jeu-là, a décrit Claude Julien. Surtout son revers. Ç’a été un but important, ça nous a donné l’avance de 3-1 avant la fin de la deuxième période», a-t-il ensuite rappelé.

Dans les faits, cette pétarade est venue récompenser une deuxième période de qualité pour le Canadien, qui a dirigé 17 tirs vers Jarry.

«Je crois que nous avons été dominés en deuxième période, a reconnu l’entraîneur-chef des Penguins, Mike Sullivan. Donnez le crédit au Canadien. Il a bien joué. Mais nous ne nous sommes pas aidés non plus. Nous avons pris de piètres décisions. Nous n’avons pas été très solides avec la rondelle et pour cette raison, nous n’avons pas contrôlé la période comme nous en sommes capables.»

Par ailleurs, le Tricolore a mis fin à la séquence d’invincibilité de Jarry, qui a réalisé un record d’équipe avec une séquence de 177 minutes 15 secondes sans concéder de buts à l’adversaire. Jarry avait notamment inscrit des jeux blancs contre les Blues de St. Louis, le 4 décembre, et les Coyotes de l’Arizona, deux jours plus tard.

«Ils nous ont mis beaucoup de pression, a déclaré Jarry, qui subissait seulement une deuxième défaite à ses huit derniers départs. Ils sont difficiles à affronter. Ils envoient des rondelles au filet. Ils tirent de partout et je pense que c’est l’un de ces cas où nous devions être prêts. Nous devions être prêts en tout temps et nous devions nous assurer de gérer la pression.»

Brendan Gallagher (14e) a scellé l’issue du match en marquant dans un filet désert avec 1:39 à écouler à la troisième période.

Tatar, Armia, Weber et Gallagher ont tous terminé leur soirée de travail avec un but et une aide pour le Canadien, qui a récolté 26 tirs.

Price solide

À l’autre extrémité de la patinoire, le gardien Carey Price a été solide en stoppant 33 rondelles. Il a réalisé de bons arrêts en première période durant laquelle les joueurs du Canadien, peut-être rouillés après une inactivité de trois jours, ont paru plutôt inertes.

Après le match, Julien en a d’ailleurs fait le constat.

«Ça démontre du caractère du côté de l’équipe, a d’abord déclaré l’entraîneur-chef du Tricolore. On était un petit peu rouillé en première période. On ne gérait pas la rondelle extrêmement bien, et les passes ne se rendaient pas d’une palette à l’autre. On s’est ressaisi en deuxième, on a gardé le focus sur ce qu’on devait faire et une bonne deuxième période nous a donné justement l’avance dont on avait besoin. En troisième, on a joué plus ou moins intelligemment, on a essayé de minimiser leurs chances de marquer et c’est ce qui nous a donné la victoire.»

Jake Guentzel (17e) a été l’unique buteur des Penguins, dès la troisième minute de jeu du match. Guentzel avec Evgeni Malkin et Bryan Rust forment l’un des meilleurs trios dans la LNH depuis quelques semaines, mais le jeu d’ensemble du Tricolore a permis de tenir ces trois joueurs en échec.

«On voit qu’ils se retrouvent bien sur la patinoire, mais on a fait du bon travail contre eux, même en n’ayant pas le dernier changement contre eux. J’ai eu quelques occasions avec notre quatrième trio et il s’est bien débrouillé aussi», a analysé Julien.

Peca blessé

Dans la victoire, le Canadien a toutefois perdu les services de Matthew Peca, qui a semblé se blesser à une jambe en troisième période. Au moment de rencontrer les médias, Julien n’était pas en mesure de donner des détails sur la nature de la blessure.

Avec cette victoire, le Canadien (14-11-6) a repris temporairement possession du troisième rang dans la section Atlantique. Toutefois, ce fut très passager puisque les Sabres de Buffalo ont fait glisser la formation montréalaise au neuvième échelon dans l’Association Est après leur gain de 5-2 face aux Blues de St. Louis.

Le Tricolore reprendra le collier dès mercredi soir en accueillant les Sénateurs d’Ottawa. 

Ski de fond

Place à la Coupe de la canne de Noël

Antoine Cyr a perdu peu de temps mardi pour enfiler à nouveau ses skis. Il voulait déjà se préparer en vue de sa prochaine course.

L’athlète de Hull est arrivé tard la veille en Outaouais après avoir passé une quinzaine de jours en Alberta où il a remporté une médaille d’argent à une étape du circuit Nor-Am. « Je suis allé m’entraîner ce matin au centre Nakkertok. Je voulais voir l’état des pistes », a-t-il souligné.

Vingtième aux derniers championnats du monde des moins de 23 ans, Cyr est l’une des têtes d’affiche locales en vue de la Coupe de la canne de Noël qui aura lieu à Cantley de vendredi à dimanche. Ce rendez-vous annuel accueille le deuxième arrêt de l’hiver du circuit Nor-Am.

Tout ça sur les sentiers justement de Nakkertok, qui a été le site des championnats nationaux le printemps dernier.

« C’est sûr que c’est un petit défi avec la pluie des derniers jours. Mais il y a eu beaucoup de neige artificielle qui a été soufflée. Ce n’est pas un problème. La boucle de trois kilomètres était ouverte, a souligné Cyr.

Cyr, 21 ans, a bien entamé la nouvelle saison, le week-end, dernier à Canmore. Il y a eu cette cinquième position à l’épreuve des sprints, mais surtout une deuxième place à l’épreuve de 10 km classique.

On comprend rapidement que Cyr se réjouit de ses récentes performances. Il bataille avec les autres membres de l’équipe canadienne senior pour obtenir des départs en Coupe du monde en 2019-2020.

Son plus gros objectif cet hiver ? Non seulement participer aux championnats du monde des moins de 23 ans, mais rivaliser parmi les meilleurs à ce rendez-vous. Il vise terminer parmi les 10 premiers à Oberwiesenthal, en Allemagne, du 28 février au 8 mars. «C’est très possible. J’ai passé très proche la saison dernière. J’ai fait quelques petites erreurs avec mes skis. J’ai réglé ça cette année.»

La Coupe de la canne de Noël permettra à Antoine Cyr de renouer avec son premier farteur. Son père Bruno a été embauché pour aider à préparer ses skis et ceux de ses coéquipiers du Centre national d’entraînement Pierre-Harvey.

«Ils se sont dit qu’un gars local peut aider. Il connaît les conditions ici. Il va travailler avec nous pour qu’on puisse glisser le plus vite possible. Ce sera le fun d’avoir son papa dans la salle de fartage.»

En plus d’Antoine Cyr, cinq autres skieurs locaux seront à surveiller. Katherine Stewart-Jones a disputé son lot de compétitions internationales tandis que Zoë Williams a gagné récemment deux courses Nor-Am. Quant à Laura Leclair, elle s’avère une quadruple médaillée des Jeux du Canada. Chez les hommes, Pierre Grall-Johnson et Luke Allan défendront les couleurs du club Nakkertok, qui organise la Coupe de la canne de Noël conjointement avec les clubs Skinouk, Chelsea Nordiq et Kanata Nordic.

Sénateurs

Les Sénateurs domptent les Bruins [PHOTOS]

Les Sénateurs d’Ottawa ont finalement retrouvé le numéro des Bruins de Boston lundi soir.

Après 10 revers consécutifs contre eux, remontant à la saison 2016-2017 où ils avaient balayé leur série de quatre matches en plus de les éliminer en première ronde des séries, les hommes de D.J. Smith ont offert une performance inspirée pour remporter un gain de 5-2 devant 13 894 amateurs au Centre Canadian Tire.

L’attaquant québécois Anthony Duclair a dirigé l’offensive avec deux buts et une passe, le second dans un filet désert pour sceller l’issue de la rencontre. Il a compté cinq buts à ses trois dernières sorties et il totalise 15 buts cette saison, un de moins que le meneur de l’équipe, Jean-Gabriel Pageau. Le Gatinois a compté dans un filet désert pour aider à achever des Bruins qui ont tenté une remontée sauf que le gardien Anders Nilsson s’est dressé face à leurs 40 lancers pour leur infliger un deuxième revers de suite et seulement un cinquième cette saison.

«J’obtiens une belle chance ici, je n’ai jamais obtenu autant de temps de glace dans ma carrière et je ne veux pas tenir ça pour acquis. Je veux juste continuer. Je pense que jouer en désavantage numérique a aidé à faire grandir mon jeu, également», a commenté Duclair, qui a étourdi les Bruins en écoulant plusieurs secondes d’une punition au deuxième tiers.

«J’ai la confiance de D.J. (Smith) et du coaching staff maintenant, depuis un bout de temps en fait. Quand tu obtiens le temps de glace, de bonnes choses vont arriver», a-t-il précisé.

Rouge et Noir

Bye bye les pantoufles sous LaPolice

Portant un gaminet blanc du groupe rock les Ramones, Antoine Pruneau se trouvait au fond d’une pièce de la Place TD, les bras musclés bien croisés.

Le vétéran du Rouge et Noir était un des joueurs qui écoutaient attentivement la conférence de presse de l’équipe, lundi après-midi. On y présentait le nouvel entraîneur-chef Paul LaPolice.

Une fois que tous les médias ont quitté la salle, le capitaine de la défensive a pris le temps de serrer la main de son nouveau patron et se présenter. La paire a discuté pendant presque 10 minutes.

Sénateurs

Un voyage qui finit mal pour les Sénateurs

Ça lui a pris 101 matches, mais Brady Tkachuk a finalement attiré l’attention du Département de la sécurité des joueurs de la LNH samedi.

Celui-ci n’a pas perdu de temps pour lui imposer une amende de 2486,56 $, le maximum alloué par la convention collective, à peine quelques heures après qu’il ait assené un double-échec à Scott Laughton dans la défaite de 4-3 de ses Sénateurs d’Ottawa aux mains des Flyers de Philadelphie au Wells Fargo Center.

Sports

La canoéiste Laurence Vincent-Lapointe prend son mal en patience

La canoéiste Laurence Vincent-Lapointe doit prendre son mal en patience. Après avoir présenté sa défense devant un panel antidopage de la Fédération internationale de canoë (ICF) pendant environ trois heures, lundi, à Lausanne, en Suisse, la Trifluvienne n’a d’autre choix que d’attendre une décision qui devrait être rendue d’ici 30 jours.

Suspendue provisoirement à la suite d’un contrôle positif au ligandrol l’été dernier, Vincent-Lapointe était accompagnée de son avocat, Me Adam Klevinas, et du chef de la direction de Canoë Kayak Canada, Casey Wade, pour tenter de convaincre l’ICF de sa non-responsabilité dans cette affaire.

Toutes les parties ont convenu de ne pas commenter tant que la décision n’aura pas été rendue.

Vincent-Lapointe, qui représentait l’un des grands espoirs de médaille du Canada aux Jeux olympiques de Tokyo, a été suspendue à la suite d’un contrôle antidopage inopiné effectué à Montréal fin juillet, alors qu’elle s’entraînait en prévision des Championnats du monde.

Deux semaines plus tard, elle apprenait que des traces de ligandrol, un agent anabolisant qui permet d’augmenter la masse musculaire, avaient été trouvées dans les échantillons contrôlés.

Au moment de rencontrer la presse au mois d’août, le clan Vincent-Lapointe prétendait qu’un supplément contaminé était sans doute responsable du contrôle positif.

Sénateurs

Zaitsev accusé par son ex d’avoir enlevé ses filles

Les Sénateurs d’Ottawa doivent commencer à être habitués aux histoires n’ayant rien à voir avec le hockey qui compliquent leur existence.

Après le « Ubergate » de l’an dernier et les accusations de cyberintimidation portées par l’épouse de leur ancien capitaine Erik Karlsson à l’endroit de la fiancée de son coéquipier Mike Hoffman un peu plus tôt en 2018, ils ont appris vendredi que leur défenseur Nikita Zaitsev était accusé par son ex-femme d’avoir enlevé ses deux petites filles, Vera et Sonia, lorsqu’il a raté un match il y a deux semaines, se rendant en Russie pour des « raisons personnelles ».

Sénateurs

Brännström doit «jouer plus»

L’entraîneur-chef des Sénateurs d’Ottawa D.J. Smith a été appelé à justifier la décision de son organisation de rétrograder le défenseur Erik Brännström à Belleville vendredi après l’entraînement de son club à Philadelphie en prévision de son match de samedi contre les Flyers de l’endroit.

Pour Smith, c’est très simple : « Son temps de glace diminuait, et pour son développement, il a besoin de diriger un jeu de puissance, en être le quart-arrière. Il a besoin de jouer plus de 20 minutes par match. Ce ne sera peut-être pas pour trop longtemps, mais à mon avis, il a besoin de jouer beaucoup. Avec le calendrier que nous avons, beaucoup de matches à l’étranger où on n’a pas les match ups qu’on préfère... C’était une bonne occasion pour lui d’aller jouer beaucoup là-bas, alors qu’ils ont beaucoup de blessés (à la ligne bleue). Il va donc jouer beaucoup », a-t-il justifié lors de son point de presse retransmis par TSN 1200.

Victoire des Sens 5-2

Sénateurs

Brännström rétrogradé à Belleville

Un pas en arrière pour en faire deux vers l’avant ?

C’est probablement ce que les Sénateurs d’Ottawa espèrent qu’il va arriver avec le défenseur recrue Erik Brännström, qu’ils ont cédé aux Senators de Belleville jeudi en même temps qu’ils ont rétrogradé son compatriote, le gardien Marcus Hogberg.

Pièce maîtresse de l’échange qui a envoyé Mark Stone à Las Vegas en février dernier, l’arrière de 20 ans a su tirer son épingle du jeu au cours des deux premiers mois de la saison en jouant la plupart du temps aux côtés du vétéran Ron Hainsey, mais il est reconnu comme un défenseur à caractère offensif, un aspect qu’il n’a pas vraiment montré lors des 23 parties qu’il a disputées dans la LNH en 2019-2020, étant limité à deux passes.

Brännström a été laissé de côté mercredi soir lors du gain de 5-2 des Sénateurs contre les Oilers d’Edmonton, ce qui mettait fin à leur séquence de cinq défaites de suite.

Il a été remplacé par le défenseur franco-albertain Maxime Lajoie, rappelé récemment de Belleville. Celui-ci n’a joué que 7:05 minutes, présentant un différentiel de plus-1, ce qui veut dire qu’il n’a pas vraiment « gagné » le poste d’arrière du côté gauche, c’est plutôt que Brännström a perdu celui qu’il avait remporté au camp d’entraînement.

Avant le match contre les Oilers, l’entraîneur-chef D.J. Smith avait laissé entendre que ce n’était pas parce qu’il a été chancelant mardi à Vancouver dans un revers de 5-2 que Brännström a été retranché.

« C’est la deuxième fois qu’on le laisse de côté quand nous avons deux matches en deux soirs. Je pense que parfois, c’est plus mental que physique quand vous êtes jeune et qu’il y a beaucoup de matches qui se succèdent. De temps en temps, il vaut mieux prendre un pas de recul et regarder le match, puis ensuite vous retournez sur la glace », a-t-il indiqué lors de son point de presse d’avant-match mercredi.

« Il a obtenu des chances en offensive (contre les Canucks mardi), mais ça s’est avéré une soirée difficile où une couple de rondelles ont été interceptées et elles se sont rendues dans le fond de notre filet. C’est ça la LNH, mais ça fait partie aussi du développement (d’un joueur) et nous en étions conscients avec plusieurs de nos joueurs », a ajouté Smith.

Les feux des projecteurs sont évidemment braqués beaucoup plus sur Brännström parce que le directeur général Pierre Dorion estimait avoir frappé un coup de circuit quand il a obtenu cet espoir rappelant Erik Karlsson en retour de l’attaquant Mark Stone.

« Nous avons obtenu plusieurs bons morceaux pour notre reconstruction au cours des derniers jours, avait-il dit en février après avoir liquidé Stone, Matt Duchene et Ryan Dzingel. Mais je peux dire pour la postérité que je pense que le meilleur morceau du casse-tête, on l’a obtenu aujourd’hui. J’en suis aussi certain que de penser que les Expos de Montréal auraient gagné la Série mondiale en 1994. Je ne peux vous exprimer en mots à quel point je suis heureux d’avoir obtenu Erik Brännström... Je suis tellement excité... Je suis en extase. On parle au baseball d’un joueur avec les cinq outils. Brännström en est un, mais au hockey. »

Brännström sera accueilli à bras ouverts à Belleville, où l’entraîneur-chef Troy Mann l’attendait à la fin du camp d’entraînement sauf que les plans de l’équipe ont changé lorsque Christian Wolanin a subi une blessure sévère à une épaule avant le début du camp. Celui-ci devrait revenir au jeu au début de 2020, tandis qu’il est possible que l’arrière Cody Goloubef aille rejoindre ses coéquipiers à Philadelphie vendredi, lui qui se remet d’une blessure dont la nature n’a pas été dévoilée.

Sports

Trophée Lou Marsh: Bianca Andreescu choisie athlète de l’année au Canada

TORONTO — La vedette du tennis canadien Bianca Andreescu a remporté le trophée Lou Marsh 2019 décerné à l’athlète de l’année au pays.

Elle est la première joueuse de tennis, hommes et femmes confondus, à remporter cet honneur.

Andreescu, de Mississauga, en Ontario, est devenue la première Canadienne à remporter un titre du Grand Chelem en simple, prenant la mesure de l’Américaine Serena Williams en finale des Internationaux des États-Unis.

«Wow! Je suis tellement reconnaissante pour cet honneur. Je ne m’y attendais pas et être la première joueuse de tennis à gagner est encore plus surréaliste, a confié Andreescu. Aucun de mes succès cette année n’aurait été possible sans le soutien de tout le Canada.»

Le lauréat de cet honneur décerné par le Toronto Star est sélectionné chaque année par un panel de journalistes sportifs à travers le pays.

Cet honneur conclut une année exceptionnelle pour la joueuse de 19 ans, qui a également remporté la Coupe Rogers à Toronto et le prestigieux tournoi BNP Paribas à Indian Wells, en Californie.

Elle a empoché plus de 6,5 millions $US en bourses cette saison et elle occupe le cinquième rang du classement féminin après avoir commencé l’année au 152e rang.

Les autres finalistes étaient la golfeuse Brooke Henderson, le sprinter Andre De Grasse, le lanceur Mike Soroka des Braves d’Atlanta et le gardien Jordan Binnington des Blues de St. Louis.

«Les sports canadiens ont été à l’avant-scène cette année, il y a donc certainement beaucoup d’autres athlètes qui méritent également une part de cet honneur - nous nous motivons tous pour être meilleurs, a poursuivi Andreescu. J’ai hâte de voir ce que 2020 apportera et je suis toujours fière de représenter le Canada au plus haut niveau.»

Le trophée Lou Marsh est remis chaque année depuis 1936 avec une interruption de trois ans pendant la Seconde Guerre mondiale.

Sénateurs

Défaite de 4-3 des Sénateurs face aux Flyers

PHILADELPHIE — Scott Laughton a obtenu un but, une aide et une solide mise en échec pour guider les Flyers de Philadelphie vers une victoire de 4-3 contre les Sénateurs d'Ottawa, samedi après-midi.

Ivan Provorov, Travis Konecny et Shayne Gostisbehere ont également enfilé l'aiguille pour les Flyers, qui ont remporté six de leurs sept dernières sorties. Konecny n'est toutefois pas revenu dans le match après avoir encaissé une bonne mise en échec de Mark Borowiecki, tard en première période.

Anthony Duclair a touché la cible à deux reprises pour les Sénateurs, qui ont perdu six de leurs sept dernières parties. Brady Tkachuk a aussi fait bouger les cordages.

Les esprits se sont échauffés alors qu'il ne restait que 24,5 secondes à écouler à l'affrontement, quand Tkachuk a envoyé Laughton sur la glace grâce à un double-échec.

Après que Duclair eut réussi son deuxième but du match, avec cinq minutes à jouer, Laughton a répliqué 11 secondes plus tard, sautant sur un retour de lancer pour placer les Flyers en avance.

Le gardien des Flyers Carter Hart a stoppé 27 des 30 rondelles dirigées vers lui. Du côté des Sénateurs, Craig Anderson a amorcé la rencontre, mais il s'est blessé au bas du corps et a été remplacé par Anders Nilsson, qui a donné deux buts en 15 tirs.

Fury

Haworth tourne la page sur son aventure avec le Fury

Le Fury d’Ottawa n’existe plus. Ses meilleurs joueurs vont continuer.

Un membre important du club a réussi à se dénicher du boulot, dans les dernières heures. En 2020, Carl Haworth portera le maillot d’un autre club de la United Soccer League, l’Indy Eleven.

Le départ de Haworth vaut la peine d’être souligné.

L’attaquant de 30 ans, qui a fait ses classes dans la région de Barrie, en Ontario, était le plus ancien membre de club. Il portait les couleurs d’Ottawa lorsque le Fury évoluait dans un circuit de développement semi-professionnel.

Il a porté le brassard du capitaine durant la dernière saison du Fury, en 2019. Durant cette saison, il a marqué 10 buts en 33 parties.

« Carl Haworth possède toutes les qualités qu’on recherche chez un joueur. Sur le terrain, comme à l’extérieur. Il est fort habile quand vient le temps de faire circuler le ballon à ses coéquipiers. Il est aussi capable de terminer le travail dans le dernier tiers du terrain. Sa polyvalence pourrait aussi lui permettre de jouer en défensive, au sein de notre formation. En plus, Carl est un leader naturel. Il nous aidera à développer la culture de notre organisation. Nous sommes très heureux de savoir qu’il travaillera avec nous, à Indy », déclare son nouvel entraîneur, Martin Rennie.

À Indianapolis, Haworth rejoindra une équipe qui possède déjà de très bons éléments. L’Indy Eleven a pris le quatrième rang du classement général avec une fiche de 19-9-6 en 2019.

Sénateurs

Batherson patiente à Belleville

Depuis qu’il a été rétrogradé à Belleville après s’être taillé un poste au camp d’entraînement et avoir été blanchi lors des deux premiers matches de la saison, Drake Batherson a vu huit attaquants des petits Senators faire des séjours plus ou moins longs à Ottawa.

Nick Paul et Logan Brown semblent s’être taillé des postes permanents, alors que Jean-Christophe Beaudin, Filip Chlapik, Vitaly Abramov, Max Véronneau, Jonathan Davidsson et Jordan Szwarz ont tous obtenu des essais plus ou moins longs (Beaudin est encore avec le grand club).