Football

Les Titans espèrent que Marcus Mariota soit rétabli à temps

Seuls les muscles ischio-jambiers de Marcus Mariota peuvent empêcher les Titans du Tennessee d’ajouter le nom d’un autre quart substitut à la longue liste de ceux qui ont tenté leur chance contre les Colts d’Indianapolis.

L’état de santé de Mariota est douteux en vue de l’affrontement entre les deux rivaux de la section Sud de l’Association Américaine, lundi soir. Sa capacité de déplacement déterminera si Matt Cassel sera le partant des Titans pour un deuxième match de suite.

Si le moindre doute subsistait quant à l’état de Mariota, l’entraîneur des Titans Mike Mularkey prévoit attendre et compte privilégier la présence de son quart-arrière pour les 10 derniers matchs de la saison.

« C’est notre plus grande préoccupation en ce moment en raison de tous les matchs qu’il nous reste à disputer, a expliqué Mularkey. Nous voulons être intelligents. Je crois que nous avons toujours bien su le faire avec nos joueurs, particulièrement à cette position et avec lui, Marcus, nous ne pouvons l’exposer, c’est risqué. »

Originaire de Hawaii, Mariota voudra certainement entamer son premier match du lundi soir dans la NFL et permettre à son équipe de briser leur séquence de 11 défaites face aux Colts.

« Évidemment, on en entend parler, mais tout ce qu’on peut faire, c’est de contrôler ce qu’on fait lors des entraînements tous les jours, de s’améliorer, de se concentrer sur la façon de bâtir une chimie pour être une équipe à succès, a mentionné Mariota sur la séquence de défaites. Lorsque lundi arrivera, nous foulerons le terrain et nous compétitionnerons dans l’espoir de l’emporter. »

En plus de s’être inclinés à 11 reprises face à leurs rivaux de section, les Titans (2-3) ont également enchaîné deux défaites d’affilée et ont perdu 16-10 à Miami la semaine dernière.

Deux des trois revirements de Cassel ont été retournés en touché et il a été victime de huit sacs du quart, comparativement à deux subis par Mariota, un quart plus mobile.

Si Cassel est le quart partant lundi soir, il rejoindra la longue liste des quarts-arrière à disputer un match dans cette séquence qui a débuté le 30 octobre 2011, lorsque les Titans ont signé leur dernier gain face aux Colts et Curtis Painter, durant la saison finale de Peyton Manning avec l’équipe.

Dan Orlovsky a débuté la séquence actuelle, le 18 décembre 2001, avec la première victoire des Colts dans une saison qui les a menés à choisir Andrew Luck au repêchage de 2012.

Cette défaite a également éliminé les Titans des séries éliminatoires au bris d’égalité.

Depuis ce temps, Luck a été le partant des Colts lors de neuf des 10 victoires, battant notamment les quarts Matt Hasselbeck, Jake Locker, Ryan Fitzpatrick, Charlie Whitehurst, Zach Mettenberger, Alex Tanney et maintenant Mariota, dans trois des quatre derniers matchs. Josh Freeman et Ryan Lindley ont même eu le dessus sur les Titans en remplacement de Luck à la fin de la saison 2015.

Luck ratera six matchs consécutifs cette saison et Jacoby Brissett agit comme remplaçant, lui qui a mené les Colts (2-3) vers des victoires contre les Browns et les 49ers.

Ces deux équipes n’ont toutefois pas encore connu la victoire en six matchs cette saison.

Les Colts ont eu besoin de temps supplémentaire pour battre les 49ers 26-23, la semaine dernière.

Brissett a amorcé les quatre derniers matchs depuis que les Colts l’ont acquis dans une transaction le 2 septembre. Il a récolté 997 verges de gains et deux passes de touché, en plus de lancer trois interceptions. Il a également subi 14 sacs du quart.

Fury

Un record... de matches nuls dans la USL

Le dernier match de la saison du Fury d’Ottawa aura été un condensé de sa première année dans la USL. Une prestation plutôt convaincante, mais pas suffisante pour l’emporter.

À sa 32e et dernière partie, le Fury a livré son 14e match nul de la saison 2017, un nouveau record de la USL.

Prêté par l’Impact de Montréal pour terminer la saison, Nick DePuy a inscrit son deuxième but dans l’uniforme ottavien en début de rencontre, mais les Riverhounds ont égalé la marque avec 13 minutes à écouler à la partie sur un pénalty de Corey Hertzog. Le duel de 1-1 n’aura pas fait de vainqueur. Le Fury a ainsi terminé l’année au 10e rang de la conférence de l’Est de la USL avec une fiche de huit victoires, 10 défaites et 14 verdicts nuls.

« Quatorze matches nuls, wow ! C’est énorme quand on s’y attarde. Je pense que ce club a beaucoup de qualités. Si ces qualités avaient été utilisées avec plus de constance, nous aurions plus de bons résultats », a confié l’entraîneur-chef Julian De Guzman, qui a lui-même compilé un dossier de 1-3-9 en remplacement de Paul Dalglish à partir du milieu de l’été.

Les 42 buts comptés par le Fury ont égalé un sommet pour la franchise. Steevan Dos Santos a mené l’équipe avec 12 buts, toutes compétitions confondues et Carl Haworth a été le meilleur passeur avec cinq mentions d’aide. De son côté, Callum Irving est devenu le premier gardien à disputer toutes les minutes d’une saison devant le filet de l’équipe. Il a disputé chacune de 3240 minutes de jeu dans les 36 matches du club. Le défenseur Ryan Richter avait été le seul à réaliser l’exploit avant Irving.

Hockey Junior

L’Intrépide domine mais s’incline

Privé du meilleur compteur de la Ligue de hockey midget AAA du Québec pendant tout le week-end, l’Intrépide de Gatineau aurait pu s’attendre à des matches plus ardus sur le plan offensif, mais ça n’a pas nécessairement été le cas.

Sans Hendrix Lapierre, blessé, l’Intrépide a eu l’avantage 80-45 au chapitre des tirs, mais sans sa touche magique en zone offensive, il a échappé les deux matches qu’il a dominés par la faible marge d’un but. Vendredi, contre les meneurs du classement de la ligue, l’Intrépide s’est incliné 4-3. De retour au Complexe Branchaud-Brière dimanche, les Gatinois ont été surpris 3-2 par le Rousseau Royal de Laval-Montréal, qui a profité des acrobaties de son gardien pour remporter son deuxième match de la saison.

L’avantage numérique de l’Intrépide, qui représente une des forces de l’équipe, a notamment souffert de l’absence de son #22. Il n’a fait mouche qu’une fois en 10 occasions ce week-end.

« Je mets l’accent sur ceux qui sont là. L’absence d’Hendrix donne l’occasion à d’autres d’avoir plus de responsabilités, mais bon, c’est sûr que son absence change la dynamique de notre avantage numérique. Nous avons eu de la difficulté à trouver les lignes de tir. Nous avons compliqué nos jeux aussi », a indiqué l’entraîneur-chef Martin Lafleur lorsqu’il a été questionné sur l’absence de son joueur aux 20 points en 12 matches.

Lapierre a été blessé au haut du corps à Rivière-du-Loup la fin de semaine précédente. Il est évalué sur une base quotidienne. En son absence, un autre joueur de 15 ans avait pris le relais vendredi. William Dagenais avait inscrit trois points.

Dimanche, c’est l’attaquant Kevin Martin et le défenseur Sébastien Pilon qui ont été les plus productifs avec une récolte d’un but et d’une passe chacun, mais le gardien Simon Bérubé a repoussé 95 % des 39 lancers de l’Intrépide (8-6-0). Ce dernier a cogné à la porte des buts pendant tout le match, mais vague après vague, il a été frustré.

À l’autre bout de la patinoire, Alexandre Groleau a repoussé 13 des 16 tirs du Rousseau Royal (2-9-0), qui a brisé l’égalité 2-2 sur un but de Gianni-Adriano Lombardo à six minutes de la fin du match.

« Nous avons tout fait sauf capitaliser sur nos chances. C’est sûr que nous avons manqué de concentration dans certaines phases du jeu. Il ne manquait pas grand-chose, mais plus le match avançait, plus on cherchait le jeu parfait pour battre leur gardien », a ajouté Lafleur.

Deuxième meilleur compteur du club, le capitaine Mathieu Gagnon a dit que Lapierre était « une grosse pièce de notre avantage numérique », mais que son absence ne devait pas servir d’excuse.

« D’autres joueurs doivent remplir son rôle. C’est à nous, comme équipe, d’élever notre jeu d’un cran. Si nous continuons à travailler en équipe, nous allons continuer à gagner des matches. Aujourd’hui, notre défaite est frustrante. La rondelle ne roulait pas pour nous, mais il faut tourner la page et corriger certaines choses. »

Choix des Huskies de Rouyn-Noranda, Gagnon a récolté 17 points en 14 matches à sa deuxième saison dans le midget AAA. Il avait aussi de bonnes nouvelles à communiquer après le match.
« Je suis officiellement un joueur affilié aux Huskies. Ils me suivent toujours et j’ai parlé avec leurs dirigeants récemment. J’essaie de ne pas trop penser à mon statut avec eux. Je me concentre sur ce que j’ai à faire avec l’Intrépide. Si je fais cela, il y a juste de bonnes choses qui vont survenir. »

Victoire des 67’s

À Sault-Ste-Marie, les 67’s d’Ottawa ont comblé un déficit de 2-4 pour l’emporter 5-4 en prolongation sur le deuxième but du match et le quatrième but du week-end de Kody Clark. Mitchell Hoelscher a inscrit son premier but dans la LHO dans la victoire en plus de préparer un autre filet. Samuel Bitten en a fait de même. Travis Barron a compté l’autre but du camp vainqueur. Venu en relève à Olivier Tremblay avec une marque de 4-2 après 28 minutes, Olivier Lafrenière a arrêté les 20 tirs des puissants Greyhounds (7-1-2) pour ouvrir la voie à la remontée des 67’s (6-4-1).

Sénateurs

Une première en temps réglementaire cette saison

Les Sénateurs d’Ottawa ont fait veiller leurs partisans un peu moins tard vendredi soir.

Pour la première fois en quatre parties depuis le début de la saison régulière, ils n’ont pas eu besoin d’aller en tirs de barrage pour déterminer un gagnant, offrant une solide performance à l’étranger pour rosser les Flames de Calgary 6-0 devant 19 289 amateurs au Scotiabank Saddledome.

Le gardien Craig Anderson a été solide alors qu’il obtenait ce départ en Alberta, repoussant 25 tirs pour son 39e blanchissage en carrière, son 25e avec les Sénateurs, à cinq du record d’équipe détenu par Patrick Lalime. Mais il a été bien protégé, quoiqu’il a particulièrement frustré Jaromir Jagr de près à deux reprises.

« Après 40 minutes, je commençais à me préparer pour la fusillade. Mais notre jeu de puissance a généré du “momentum” et il est allé chercher quelques buts qui ont fait la différence dans ce match », a commenté Anderson après coup.

L’attaque à cinq a en effet mis fin à sa disette de début de saison alors que Mike Hoffman a marqué son premier de la saison en début de troisième période, un but d’assurance enregistré sur une passe de Cody Ceci après 20 avantages numériques infructueux. Derick Brassard avait cependant compté alors qu’une punition aux Flames expirait en fin de deuxième période.

Ceci avait ouvert le pointage habilement en fin de premier tiers, un deuxième match de suite où il comptait en premier, après son filet en début de partie à Vancouver mardi. Il s’est porté en attaque avec Nate Thompson et Tom Pyatt, ce dernier lui décochant une belle passe devant le filet du gardien Mike Smith, déjoué d’un coup de revers avec 45 secondes à faire au premier tiers. Pour Thompson, il s’agissait d’un premier point dans l’uniforme des Sénateurs. 

« C’était un bon effort d’équipe du début jusqu’à la fin, a souligné Ceci. J’ai obtenu une chance sur l’avantage numérique avec (Fredrik) Claesson et on l’a fait fonctionner, j’espère que ça nous permette d’avoir une autre chance lors du prochain match. »

Mark Stone et Ryan Dzingel, sur une passe de Thomas Chabot qui récoltait son premier point en carrière, ont ajouté l’insulte à l’injure pour chasser Smith du match à la faveur de son adjoint Eddie Lack, qui a été déjoué en fin de partie par Chris Wideman, un autre but en supériorité numérique. L’attaque a cinq a été deux en sept, trois en sept si on compte le but de Brassard, l’entraîneur-chef Guy Boucher affirmant après le match que la rondelle a rentré une seconde avant la fin de la punition.

« Tout le monde a eu un grand rôle à jouer dans ce match. Notre gardien a bien commencé le match et ensuite, que ce soit nos jeunes défenseurs qui ont contribué, ou nos gars de quatrième ligne qui nous ont donné un but avec Ceci qui a appuyé l’attaque... Ça a été un bon effort », a noté Boucher.

Chabot a joué plus de 15 minutes et a terminé sa soirée avec un différentiel de plus-3 à son troisième match dans la LNH. Il a l’air de plus en plus à l’aise, mais il était surtout très content d’avoir obtenu son premier point, sautant dans les bras de Dzingel après son but.

« Ma réaction est arrivée sur le moment, j’étais pas mal content. Avant ça, j’avais eu de bons tirs au but (deux) qui ont généré de bons rebonds. C’est le premier en espérant de plusieurs, et en plus on a gagné », a dit Chabot, qui a récupéré la rondelle de ce premier point pour ses parents.

Kyle Turris a contribué trois passes à l’offensive des siens, alors que Stone, Brassard et Ceci ont tous eu un but et une passe.

« Le jeu de puissance a rentré plus de rondelles à l’intérieur, on a gardé ça plus simple. C’était une question de “timing”. Sur mon but, Alexandre Burrows a voilé le gardien et il n’a rien vu. On n’a rien fait d’extraordinaire, on a juste lancé la rondelle. En comptant sur celui-ci, ça a été le point tournant du match », a dit Brassard.

L’entraîneur-chef Guy Boucher avait décidé de ne pas apporter de changement à son alignement gagnant de mardi pour ce match, continuant à utiliser sept défenseurs, incluant les recrues Thomas Chabot et Christian Jaros, alors que le vétéran Johnny Oduya a rejoint ses coéquipiers à Calgary, mais il ne sera disponible pour revenir au jeu que samedi soir à Edmonton alors que le périple arrivera à sa conclusion.

>> Sommaire du match

Rouge et Noir

Fini les crampons trop petits

Ils traversent une saison difficile marquée par des défaites, des blessures et le départ de plusieurs coéquipiers. Mais les Griffons du Cégep de l’Outaouais ont versé quelques larmes de joie, au milieu de la dernière semaine.

Un des joueurs de l’équipe de football collégial a eu droit à une livraison particulière, avant un entraînement au stade Mont-Bleu. Josué Mbangu s’est vu remettre une paire de crampons de la part d’un représentant du Rouge et Noir, ce club de la Ligue canadienne de football qui évolue de l’autre côté de la rivière.

Le geste était tout sauf banal. La pièce d’équipement remise était tout sauf régulière.

Le plaqueur de 6’2’’ et 270 livres jouait depuis le début de la saison avec des souliers beaucoup trop petits pour ses pieds que l’entraîneur-chef Sébastien Tétreault a qualifiés de «hors-norme». L’équipe était incapable de lui dénicher la pointure nécessaire de… 18.

Oui, dix-huit.

Résultat: Mbangu avait dû chausser jusqu’ici une paire de crampons d’un coéquipier de taille 15.

«Je n’avais pas le choix. Il n’était pas question pour moi de rater des pratiques. Je forçais mes orteils à rentrer là-dedans... Ça faisait très mal», a raconté le joueur de ligne défensive, jeudi soir, lors d’une séance d’entraînement des Griffons.

L’étudiant âgé de 19 ans souriait durant l’entrevue. Il portait ses nouveaux souliers.

«C’est comme de l’or. Ça me fait parfaitement, a-t-il lancé.

«Chaque fois que j’enlevais les autres souliers après une pratique, je devais baigner mes pieds dans de l’eau et de la glace. Ça me faisait mal, mais j’aime tellement ce sport, cette équipe, ces entraîneurs… J’étais prêt à me coincer les orteils afin de jouer.»

Son histoire, ce n’est pas seulement celle d’un joueur qui doit porter des souliers de taille 18. C’est aussi celle d’un homme de football d’expérience qui a donné un coup de pouce à un jeune athlète.

Le directeur général du Rouge et Noir, Marcel Desjardins, a joué en quelque sorte au père Noël, deux mois et demi à l’avance, en dénichant cette paire de crampons tant recherchée. «Il (Josué) a des pieds très larges. Ce n’était pas facile pour nous de lui trouver des souliers, a commencé par expliquer Tétreault.

«J’ai fait appel à diverses personnes autour de moi. Les parents aussi. Finalement via un de nos contacts, le Rouge et Noir a eu vent de ça. Marcel a commandé des souliers en communiquant avec Adidas, le fournisseur de la ligue canadienne.»

L’ambassadeur du Rouge et Noir en sol gatinois, Jean-Guy Gorley, a remis le cadeau à Mbangu. Tous les joueurs ont salué le geste en y allant d’une ovation.

«Les joueurs l’aiment. C’est un personnage. Un gars très vocal qui amène beaucoup d’énergie au sein de l’équipe, a soutenu Sébastien Tétreault en parlant de Mbangu. Ils savent aussi que c’est un jeune qui gratte pour tous les sous. C’était un beau geste pour lui, mais aussi pour l’équipe.»

Le principal intéressé ne s’attendait pas à cette «grosse surprise».

«Je ne voulais pas pleurer sur le coup. Mais quand les joueurs se sont séparés pour aller à leurs réunions respectives, j’ai commencé à pleurer dans mon coin. Le geste est venu me chercher.»

Touché par le Rouge et Noir qui a payé pour les crampons, mais aussi par la réaction de ses coéquipiers.

«Tout le monde savait à quel point je voulais jouer, à quel point je souffrais en rentrant mes pieds dans des souliers de grandeur 15.»

Dans quelques heures, Josué Mbangu disputera une première partie avec ses nouveaux crampons de taille 18. Les Griffons et lui se rendront à Thetford afin d’y affronter les Filons, dimanche après-midi.

Il s’agira d’une partie importante pour l’équipe outaouaise. Malgré une fiche de 1-5, elle peut s’assurer d’une place dans les éliminatoires de la deuxième division de la Ligue de football collégial du Québec en remportant ses deux derniers matches du calendrier régulier.

«Nous allons y mettre tout notre coeur dans ces deux parties», a promis Mbangu en souriant de nouveau.

Sénateurs

Retour en Alberta émotif pour Anderson

Craig Anderson a réussi le plus impressionnant de ses 39 blanchissages en carrière l’an dernier quand il a repoussé tous les 37 tirs des Oilers à Edmonton, à peine quelques heures après être parti du chevet de son épouse Nicholle, qui venait d’apprendre qu’elle avait un rare cancer de la gorge.

Le gardien des Sénateurs d’Ottawa revivra les émotions de ce match spécial à partir du bout du banc samedi soir lors du retour de son club au Rogers Place alors que ses entraîneurs ont décidé de l’envoyer dans la mêlée vendredi contre les Flames à Calgary, tandis que son adjoint Mike Condon devrait obtenir son premier départ de la saison, à moins d’un revirement de situation.

Sénateurs

Nouveau départ pour Lazar

En ce vendredi 13, Curtis Lazar a eu l’occasion de revenir hanter son ancien club comme un véritable Jason dans les films d’horreur.

L’ancien premier choix des Sénateurs, échangé le 1er mars dernier contre un choix de deuxième ronde qui est devenu Alex Formenton, avait été relégué à la galerie de presse lors du match précédent des Flames de Calgary à Los Angeles mercredi afin de faire place dans l’alignement pour Jaromir Jagr, mais il a réintégré la formation de retentissante façon alors que son entraîneur Glen Gulutzan a décidé de le placer à l’aile droite de son premier trio, aux côtés de l’ex-67 Sean Monahan et de Johnny Gaudreau.

Il salivait évidemment à l’idée d’occuper un rôle important sur un trio à caractère offensif, ce qu’il avait toujours souhaité quand il était à Ottawa sauf que cette chance ne lui avait pas été offerte trop souvent, et il n’avait pas été capable d’en profiter lorsque ce fut le cas.

« Pour moi, rien ne change. Je pense que j’ai joué deux parties solides depuis le début de la saison régulière. Je dois jouer à ma façon, comme un lapin Energizer qui n’arrête jamais toute la soirée », a lancé Lazar quand il a été entouré de journalistes à son retour au vestiaire après l’entraînement matinal des siens vendredi.

« C’est certain que j’ai un historique à Ottawa, c’est là que j’ai commencé ma carrière. Mais il y a deux points de classement à l’enjeu et c’est un match comme les autres. Quand la rondelle va être mise au jeu, tous les paris sont fermés, je vais jouer pour gagner... Certes que d’un point de vue personnel, la motivation est très élevée ce soir. C’est un peu bizarre d’arriver à l’aréna et de savoir que les gens de mon ancienne organisation sont là, j’y ai encore plusieurs amis », a ajouté celui qui a porté un auto-collant rendant hommage à l’ancien dg Bryan Murray sur son casque vendredi soir, « l’homme qui m’a donné mon départ dans la LNH ».

Membre des Sénateurs à 19 ans, Lazar avait vu sa saison dernière commencer plutôt mal alors qu’il a raté tout le camp d’entraînement en raison d’une mononucléose. Envoyé à Binghamton pour retrouver la forme, il n’y a joué que 13 parties où il n’a pas dominé (trois buts et une passe) avant d’être rappelé par le grand club. En 33 parties, il n’a récolté qu’une passe et il n’a jamais vraiment gagné la confiance de l’entraîneur-chef Guy Boucher, qui l’utilisait la plupart du temps sur un quatrième trio avec Chris Kelly et Chris Neil.

Le dg Pierre Dorion lui a donné une chance de relancer sa carrière en l’échangeant aux Flames, avec le défenseur des mineures Michael Kostka contre le choix de deuxième ronde et le défenseur Jyrki Jokipakka, qui n’aura fait que passer à Ottawa. Mais il n’avait joué que quatre parties avec eux en fin de saison (un but, deux passes) et seulement une en séries. « Quand j’ai été échangé, j’ai vu ça comme un nouveau départ pour moi et je veux en profiter », dit-il.

Gulutzan cherche cependant à lui permettre de reprendre tranquillement confiance en ses moyens en ce début de campagne, après un camp d’entraînement assez ordinaire.

« On sait ce qu’on va obtenir avec lui, il va foncer au filet et il va faire de l’échec avant, ce qui aide ces deux gars-là (Monahan et Gaudreau). On espère certainement qu’il va avoir un peu d’énergie supplémentaire en jouant contre son ancienne équipe, mais il doit d’abord et avant tout jouer à sa façon », a commenté Gulutzan.

Le jeune homme de 22 ans n’a pas perdu son sourire habituel et il est devenu presque plus large quand on lui demande de parler de l’arrivée de Jagr à Calgary, lui qui est assis à deux casiers de sa place dans le vestiaire.

« C’est très cool qu’il soit ici. On peut voir de près son éthique de travail, jour après jour. C’est pour ça qu’il joue encore à son âge (45 ans). C’est une vraie légende du hockey, un ambassadeur du sport. De pouvoir être à ses côtés, de lui poser des questions à l’occasion et de juste regarder tout ce qu’il fait, c’est pas mal cool», a-t-il raconté.

En Floride, Jagr organisait à l’occasion des sessions d’entraînement supplémentaires de fin de soirée sur la glace auxquelles étaient conviés certains de ses jeunes coéquipiers. « Ce n’est pas encore arrivé, mais il nous a dit de garder nos téléphones allumés tard en soirée au cas où il voudrait faire un tour sur la glace. Je vais être sur le stand-by, personne ne va dire non à Jagr », a-t-il ajouté.

NFL

New York, New York!

CHRONIQUE / Les rôles sont inversés à New York depuis une semaine pour les amateurs des Giants (0-5) et des Jets (3-2). Ce sont maintenant les premiers qui se croisent les doigts pour que leurs favoris terminent au dernier rang de la NFL afin de sélectionner en 2018 Josh Rosen (UCLA) ou Sam Darnold (USC), un des deux jeunes quarts qui pourrait succéder un jour ou l’autre à Eli Manning.

Dire qu’il n’y a pas si longtemps, les médias nous répétaient sans cesse que les Jets allaient éprouver toutes les difficultés du monde à remporter un seul gain en 2017, ce qui allait leur permettre de mettre ensuite la main un de ces deux jeunes quarts pour assumer la relève de Josh McCown, 38 ans, mis sous contrat pour seulement un an.

Mais comme les fans de football le savent trop bien, les choses changent vite dans la NFL. Après avoir entrepris la saison avec quatre défaites, contre toute attente, les Giants ont atteint le fond du baril quand ils ont perdu les services de trois receveurs de passes (Odell Beckham Jr, Brandon Marshall et Dwayne Harris) pour la saison dans une défaite de 27-22 aux mains des Chargers de Los Angeles, dimanche. 

Les médias ont rapporté qu’il régnait une ambiance de mort dans le vestiaire de la troupe de Ben McAdoo, qui a aussi vu l’ailier espacé Sterling Shepard subir une blessure mineure à une cheville contre les Chargers. Dimanche soir, face aux Broncos, les souliers à crampons de ces éclopés seront chaussés par des inconnus comme Tavarres King et Travis Rudolph, un réserviste et un membre de l’équipe de pratique.

Puisque Shepard ratera lui aussi ce match, Roger Lewis pourrait devenir la cible de prédilection de Manning, lui qui revendique huit passes captées jusque-là. Attendez-vous également à ce que la recrue Evan Engram, un ailier rapproché, soit utilisée parfois comme receveur.

Mais il faut faire attention et ne pas attribuer tous les malheurs des Giants à ces nombreuses blessures. Avec une ligne offensive encore plus poreuse que l’an dernier et des porteurs de ballon incapables de trouver les rares ouvertures, ils présentaient une attaque anémique avant de voir tous ces soldats tomber au combat, eux qui occupent le 28e rang de la NFL avec une moyenne de seulement 16,4 points marqués par match.

La saison de Beckham aura été particulièrement frustrante. Blessé à une jambe pendant une rencontre présaison contre Cleveland, le joueur le plus spectaculaire de la NFL sur le plan offensif a raté le match d’ouverture contre Dallas avant de voir peu d’action contre Detroit. Il a ensuite eu droit aux remontrances du président des Giants, John Mara, qui n’a pas apprécié sa façon vulgaire de célébrer un touché contre Philadelphie.

Imprévisibles Jets

Dans la Conférence américaine, le premier rang de la division Est sera à l’enjeu quand la troupe de Todd Bowles accueillera les Patriots de la Nouvelle-Angleterre (3-2), dimanche. Un duel avec un enjeu que personne — même les plus grands fans des J-E-T-S — n’aurait pu prédire. Mais leurs favoris viennent bel et bien d’aligner trois gains consécutifs contre Miami, Jacksoville et Cleveland après avoir entrepris la saison avec deux défaites, une première depuis 2007.

Il ne faut toutefois pas croire que tout est au beau fixe chez les Jets, qui viennent au 31e rang de la NFL avec seulement sept sacs et dont la défensive contre la course ressemble à une passoire (29e place). Les Jets ont aussi été punis à 19 reprises au cours de leurs deux dernières sorties, ce qui a soulevé l’ire de Bowles.

Mais le quart Josh McCown joue avec acharnement, lui qui a déjà signé un gain de plus en 2017 qu’au cours des trois saisons précédentes (2-20), et les Jets semblent progresser de semaine en semaine, au grand bonheur du directeur général Mike Maccagnan, qui a échangé plusieurs vétérans payés trop grassement pour les remplacer par de jeunes joueurs pendant la saison morte.

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En bref

- Drôle de hasard!

Curieusement, la suspension de six matchs imposée par la NFL au demi-offensif Ezekiel Elliott vient d’être rétablie alors que Dallas est inactif cette fin de semaine. Les avocats des Cowboys ont donc plusieurs jours devant eux pour faire de nouveau appel dans ce dossier merdique. Elliott a été limité à des gains de 393 verges à ses cinq premiers matchs (moyenne de 3,7 verges par course comparativement à 5,1 en 2016), une baisse de régime ayant sûrement quelque chose à voir avec les nombreux rebondissements qui ont entouré cette suspension depuis le premier jour.

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- Kizer sur le banc!

Le quart recrue DeShone Kizer (Notre Dame) n’était visiblement pas prêt à amorcer la saison aux commandes de l’attaque des Browns de Cleveland. Il a été remplacé par Kevin Hogan, dimanche contre les Jets. Il avait complété seulement 50,9 % de ses passes depuis le début du calendrier avec trois touchés contre neuf interceptions. Hogan, un inconnu pour la plupart des amateurs, s’est joint aux Browns au début de la saison dernière après avoir été libéré par les Chiefs de Kansas City, qui avaient sélectionné le diplômé de l’Université Stanford en cinquième ronde (162e au total) quelques mois plus tôt.

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- Meilleur football le jeudi

Comparativement aux années précédentes, les matchs de la NFL présentés le jeudi soir en première moitié de saison ont été pour la plupart très intéressants. Les duels Chiefs-Patriots, Rams-49ers, Patriots-Buccaneers (pour Antony Auclair) et Eagles-Panthers n’avaient rien à envier aux matchs présentés le dimanche. La tendance devrait se poursuivre jeudi prochain avec une confrontation entre les Chiefs et les Raiders.

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Fury

Le Fury aurait aimé poursuivre

Julian De Guzman et le Fury d’Ottawa ont finalement brisé la glace à leur dernier match local de la saison dimanche dernier.

Après avoir fait match nul sept fois en plus de subir trois autres revers pour se sortir de la course aux séries éliminatoires de la USL, le Fury s’est éclaté devant ses partisans avec un triomphe convaincant de 4-0 contre le FC Cincinnati, un club qui participera aux séries.

L’entraîneur-chef et ses joueurs avaient souvent répété le même refrain depuis deux mois.

«Ça s’en vient, mais il va peut-être nous manquer de temps.»

La première victoire est en poche. L’ennui, c’est qu’il ne reste qu’un match à la saison du Fury et celui-ci aurait sans doute aimé étirer sa campagne de quelques semaines pour voir si les matches nuls auraient pu se transformer en victoires avec les ajustements apportés par Julian De Guzman en remplacement de Paul Dalglish.

Samedi, à Pittsburgh, le Fury (8-10-13) mettra un terme à une saison décevante où son fait d’armes aura été de gagner une ronde du Championnat canadien de soccer contre Edmonton en plus de vaincre le puissant FC Toronto à domicile pendant la demi-finale nationale.

Construire avec Bruna ?

Gerardo Bruna, cet ancien académicien du Real Madrid et de Liverpool, aura été un des joueurs les plus constants du Fury depuis la rentrée en poste de Julian De Guzman il y a 11 matches.

Le milieu de terrain argentin commençait à peine à prendre son envol après une première saison marquée par les blessures. Son contrat de deux ans arrive à échéance et il espère pouvoir étirer son séjour à Ottawa après ce dernier match à Pittsburgh.

«La saison morte sera longue et je pense que Julian (De Guzman) va préparer une bonne équipe. C’est difficile de mettre fin à notre saison parce que nous ne sommes pas où nous voulions être. L’équipe aura le temps de réfléchir à ce qui n’a pas bien été pour s’améliorer. J’espère faire partie de l’équation. Ma famille aime la région et nous attendons l’arrivée d’un deuxième enfant», a lancé celui qui s’est retrouvé dans l’équipe d’étoiles hebdomadaire de la USL à quelques reprises en deuxième moitié de saison.

Bruna a trouvé que le Fury avait dominé plusieurs matches à partir de juillet sans pouvoir récolter les trois points d’une victoire. 

«Contre Cincinnati, nous avons probablement eu moins de chances de marquer que dans nos matches précédents, mais nous avons été plus incisifs, plus chanceux et nous avons gagné 4-0. Nous voulons bâtir là-dessus.»

Finir en force

Le Fury a tenu son dernier entraînement de l’année 2017 jeudi avant de s’envoler vers Pittsburgh afin d’affronter les Riverhounds (8-12-11), également éliminés des séries.

Ottawa (11e rang) a deux points d’avance sur Pittsburgh (13e). Au mieux, le Fury terminera l’année au 10e rang de la conférence de l’Est, mais pas question pour Julian De Guzman de lever le pied ou de modifier sa recette gagnante.

«Notre dernier match sera aussi important que notre match contre Cincinnati. C’est une question de créer une mentalité gagnante à domicile et de la transporter à l’étranger où nous n’avons pas eu beaucoup de succès cette année (deux victoires en 15 matches). Je veux gagner ce match et je vais préparer mon alignement en fonction de cela. Je veux utiliser les joueurs qui vont nous apporter cette mentalité victorieuse.»

Chasse et pêche

La récupération d’un gibier blessé

CHRONIQUE / Tous les ans, des milliers de chasseurs se dirigent en forêt dans le but de récolter le gros gibier convoité. Par contre, il peut arriver qu’un animal soit blessé accidentellement en raison de circonstances imprévisibles, une situation qui peut rendre la récupération du gibier difficile ou même impossible pour le chasseur. Depuis quelques années, il existe une solution efficace et abordable pour récupérer votre gibier, soit par le biais d’un membre de l’Association des conducteurs de chiens de sang du Québec (ACCSQ).

Une équipe efficace

Le conducteur de chien de sang fait équipe avec son chien entraîné pour pister l’odeur d’une blessure (adrénaline) d’un gros gibier. Le chien peut détecter l’odeur du gibier blessé dans des conditions qui seraient impossibles pour le chasseur et ses compagnons. En effet, le chien travaille avec son nez et peut retracer le gibier efficacement même en l’absence de sang, en période de pluie ou de neige et ce, autant le jour que la nuit ! Grâce à sa formation et à son expérience, le conducteur peut évaluer les signes afin de savoir si le gibier a été atteint mortellement ou s’il pourra survivre à la blessure. Martin Payette de Messines, qui figure parmi les quatre conducteurs de la région de chasse 07-Outaouais, estime avoir retrouvé plus de 50 % des gros gibiers blessés qu’il a été appelé à pister jusqu’à présent, cet automne. Il explique que ce genre de service procure une tranquillité d’esprit au chasseur, en lui assurant que son gibier ne sera pas gaspillé en forêt.