Olympiques

Les Olympiques s'offrent un festin offensif face aux Voltigeurs

La table était mise pour une belle soirée en l’honneur du 50e anniversaire de la LHJMQ au centre Robert-Guertin vendredi.

La coupe du Président, remportée sept fois par les Olympiques de Hull et Gatineau avait été amenée au centre de la glace par Francis Wathier et Martin Fréchette qui l’avaient soulevé au printemps 2003. La coupe Memorial remportée en 1997 était aussi présente. Elle a été transportée par le préposé à l’équipement Serge Haché, seul membre actif de cette édition championne.

Olympiques

La tournée du commissaire Courteau

Dans le cadre du 50e anniversaire de la LHJMQ, le commissaire Gilles Courteau fait une tournée médiatique des 18 marchés de son circuit en plus de prendre le temps de rencontrer des partisans dans des activités planifiées. Partout, il sera accompagné de la coupe du Président et de la coupe Memorial. La semaine dernière, le commissaire des 33 dernières années a lancé sa tournée à Shawinigan, la plus vieille concession de la LHJMQ. Il a effectué son deuxième arrêt à Gatineau vendredi pour visiter l’équipe la plus titrée de l’histoire de la ligue. Le Droit l’a rencontré pendant une demi-heure. Voici les meilleurs extraits de notre entretien.

Le Droit (LD): Les Olympiques sont dans la LHJMQ depuis 47 ans. Qu’est-ce qui vous vient à l’esprit quand on mentionne le nom de cette équipe?

Gilles Courteau (GC): Deux choses. Premièrement, si la franchise est si bien établie ici, c’est en grande partie grâce à Yvon Sabourin, le premier gouverneur de l’équipe. Il a été important pour l’organisation, mais aussi pour la ligue où il a aidé à la mise en marche de notre réglementation administrative. Deuxièmement, les Olympiques de Hull, et ensuite de Gatineau, c’est synonyme d’une tradition gagnante et de crédibilité. C’est la franchise qui a remporté le plus de coupes de Président et qui a participé le plus souvent au tournoi de la coupe Memorial.

LD: On dit que la LHJMQ a adopté plusieurs règlements en réponse aux initiatives de l’ancien directeur général Charles Henry, qui finissaient par donner un avantage concurrentiel aux Olympiques. Avez-vous des exemples?

GC: Il a fallu établir des règles claires sur les joueurs hors territoire, notamment ceux de l’Ontario, mais aussi sur les joueurs européens. À ses débuts, c’était le directeur général avec qui j’avais le plus de différends et de chicanes, mais nous avons rapidement développé un respect mutuel. Aux réunions de la ligue, il m’appelait toujours pour aller manger un smoked-meat ou prendre un café pour parler davantage. On pouvait parler de hockey jusqu’à trois heures du matin. Il était constamment à l’affût. Il a été une grande personne dans l’histoire des Olympiques, mais aussi de la LHJMQ. Aujourd’hui, il travaille avec moi. Je le tiens occupé. Il a encore la même passion. Il suit ce qui se passe ailleurs et il amène encore des suggestions pour notre ligue.

LD: Quel est votre meilleur souvenir de vos présences au centre Robert-Guertin?

GC: Aucun doute, c’est la coupe Memorial de 1997. L’autre beau souvenir, c’est quand Wayne Gretzky est devenu propriétaire du club. J’ai vite compris pourquoi Charles Henry était si respecté par Gretzky. Les deux pensaient de la même façon. Deux grandes têtes de hockey.

LD: Les Olympiques vont déménager dans un nouvel amphithéâtre en 2020. Est-il toujours possible de présenter la coupe Memorial dans un aréna de 4000 places aujourd’hui?

GC: Ça aurait été impossible de présenter un autre tournoi de la coupe Memorial à Guertin, mais dès 2022, dans un nouvel amphithéâtre, tout est possible. Les Olympiques sont intéressés. Ils devront poser leur candidature et un comité indépendant se chargera d’étudier tous les dossiers. C’est un événement qui coûte cher, mais nous avons gardé la garantie du tarif raisonnable pour permettre à nos clubs de présenter le championnat canadien. C’est pour ça que nous avons pu aller à Shawinigan et Rimouski au cours des dernières années.

LD: Les assistances sont en forte baisse au centre Guertin. À peine 1800 spectateurs par match cette saison. Pourtant, le hockey n’a jamais été aussi rapide et les joueurs n’ont jamais été aussi doués que maintenant. Comment expliquez-vous cette chute d’intérêt?

GC: C’est un bon point. À la fin du mois d’octobre par contre, nous avions une augmentation de près de 2 % pour l’ensemble de la ligue (le nouvel amphithéâtre à Moncton y est pour quelque chose). Nous avons retardé le début de saison de deux semaines et demie pour aider nos équipes parce que les gens attendent souvent la première neige avant de vraiment embarquer. Les gens sont plus sélectifs pour leurs dollars/loisirs. Ils ont plusieurs choix à faire même si je considère que notre activité demeure à un coût raisonnable pour les familles. Les gens du marketing se doivent d’être créatifs avec des promotions et des activités différentes pour chacun de leurs 34 matches. Notre spectacle doit devenir un happening.

LD: Le phénomène des réseaux sociaux permet de visionner les faits saillants d’un match en moins de deux minutes. Il y a 10 ans, pour voir les tours de magie d’un Claude Giroux, il fallait être sur place. Ce n’est peut-être plus le cas aujourd’hui?

GC: Les vidéos et toute notre stratégie des réseaux sociaux sont là pour rejoindre la nouvelle clientèle. Les partisans de 40 ans et plus sont assidus. Ils connaissent la ligue, les équipes et les joueurs. Il faut s’y prendre d’une autre façon avec les plus jeunes, qui vivent à l’ère de l’instantanée. Ils ne veulent pas attendre de lire le journal du lendemain pour avoir un compte-rendu d’un match.

LD: Parlant des réseaux sociaux, savez-vous quelle est la question qu’on me pose le plus souvent dans le cadre de mon travail? Les partisans, les journalistes, les entraîneurs, les recruteurs et les agents me demandent souvent ceci: c’est qui ça, Martin Lahaie? C’est un partisan des Olympiques très présent sur Twitter. Il vous juge parfois sévèrement. L’entendez-vous?

GC: (Rires) Je vois souvent son nom passer sur Twitter, mais ce que j’aime de lui, c’est qui’il est identifié avec son vrai nom, sa vraie photo avec une vraie description de lui. Il n’opère pas derrière un pseudonyme. Il commente. Il parle. Il semble être bien branché avec un réseau de plusieurs communicateurs. Je suis sur Twitter et lui, il représente le cas typique des utilisateurs des réseaux sociaux des années 2000. Il suit une activité. Il a des opinions. Il répond. Il lance des conversations. Je ne suis pas abonné à son compte, mais il est abonné au mien! Quand il «tague» mon nom, je ne peux pas dire que je ne le lis pas! Quand il n’est pas content de Courteau et qu’il en parle cinq fois dans la journée, tu vas entendre parler de Courteau! C’est la réalité des médias sociaux. J’ai évolué avec ça. Je suis à l’écoute, mais j’en prends et j’en laisse.

LD: Vous êtes commissaire de la LHJMQ depuis 33 ans. Vous travaillez dans le circuit depuis 43 ans. Vous n’attirez pas huées comme le commissaire Gary Bettman à votre séance de sélection. Pour plusieurs, vous êtes le seul commissaire qu’ils ont connu. Comptez-vous rester en poste encore longtemps?

GC: Dans le temps, je disais que la journée où j’allais me lever le matin et que mon crayon serait pesant, j’allais arrêter. Maintenant, je dis que si mon ordinateur portable devient trop pesant, je vais peut-être penser à faire autre chose! Mais ce n’est pas encore le cas. J’ai la même passion. La routine change tous les jours et ce qui m’aide beaucoup, c’est le personnel qui travaille avec moi. Environ 90 % des 20 employés de la ligue sont avec moi depuis plus de 15 ans. Tout le monde vit au rythme de la LHJMQ. Quand il y en a un qui a mal au ventre, nous avons tous mal au ventre. Ce sont tous des passionnés. J’aime voir l’évolution de la ligue et la passion de nos propriétaires qui sont là pour les bonnes raisons. Le mot retraite n’est pas là du tout.

Football collégial

Les Titans veulent un premier titre

De nombreuses bannières de championnats tapissent le gymnase du collège Saint-Alexandre. Les équipes de volley-ball, de basket-ball et de soccer de l’école secondaire privée ont gagné leur lot de titres régionaux au fil des ans.

Mais il en manque une.

Ski alpin

Fournier prêt pour ses débuts en Coupe du monde

Un skieur alpin gatinois aura droit à son baptême sur le circuit de la Coupe du monde, dimanche, à Levi, en Finlande.

Simon Fournier disputera son premier slalom parmi l’élite mondiale. Il sera le plus jeune des quatre représentants de la formation canadienne en piste.

Sénateurs

Tkachuk «paie son loyer»

Brady Tkachuk était déjà un joueur apprécié par ses coéquipiers des Sénateurs d’Ottawa, mais il n’a fait qu’ajouter à sa popularité en lâchant les gants pour la première fois dans la LNH jeudi soir lors du gain de 2-1 contre les Red Wings de Detroit, se portant à la défense de Mark Stone qui venait d’être frappé par Justin Abdelkader.

« Je ne recherche pas les combats, mais de la façon que je joue, ils vont venir à moi, surtout avec mes valeurs. J’ai trouvé que c’était un coup à la hauteur de la tête, surtout à l’endroit de mon propriétaire. Je n’ai fait que payer mon loyer pour les deux mois de location (de sa chambre) », a blagué Tkachuk après l’entraînement des Sénateurs de vendredi.

Sénateurs

Batherson propulse les Sénateurs vers la victoire

Le premier match dans la LNH est toujours mémorable pour un joueur, mais il l’est encore plus quand il trouve le moyen de marquer dans une victoire.

C’est ce que Drake Batherson a fait à sa première sortie depuis son rappel de Belleville en début de semaine, lançant les siens en avant 2-1 à 7:05 du deuxième tiers quand il a profité d’une mise au jeu gagnée en territoire adverse par Matt Duchene pour prendre un tir précis à travers un défenseur des Red Wings de Detroit qui n’a donné aucune chance au gardien Jimmy Howard.

Canadien

Retour victorieux de 43 arrêts pour Price

CALGARY — Sa semaine de «congé» semble avoir été profitable à Carey Price.

Une semaine après sa difficile sortie contre les Sabres, le gardien vedette a repoussé 43 tirs pour guider le Canadien vers une victoire de 3-2 contre les Flames, jeudi à Calgary. 

Le gardien a donné raison à Claude Julien de le ramener devant le filet en connaissant sa meilleure sortie depuis sa victoire de 3-0 contre les Bruins de Boston, le 27 octobre. Du même coup, Price a permis au Canadien de rebondir 48 heures après ce qui avait été qualifié par Julien de «un des pires matchs de la saison».

Le Tricolore voulait faire oublier un cuisant revers de 6-2 encaissé mardi face aux Oilers, à Edmonton, et mieux appuyer ses gardiens après avoir accordé 21 buts à ses quatre sorties précédentes. Il l’a fait en première période avant de voir les Flames complètement dominer le deuxième tiers, s’offrant d’ailleurs un avantage de 19-8 au chapitre des tirs au but.

Tomas Tatar (8e) a ouvert la marque à la huitième minute de jeu en première période, profitant d’une rondelle libre dans l’enclave après le bon travail de ses compagnons de trio Phillip Danault et Brendan Gallagher derrière le filet des Flames. Gallagher a obtenu une belle occasion de creuser l’écart en toute fin d’engagement, mais Mike Smith a réussi à dévier son tir des poignets avec sa mitaine au terme d’une montée en surnombre.

Tkachuk frappe deux fois

Matthew Tkachuk a créé l’égalité en touchant la cible en avantage numérique après 3:43 de jeu au deuxième tiers. Il a décoché un puissant lancer sur réception à partir de la ligne bleue. Les Flames ont pris leur envol par la suite. Elias Lindholm a atteint le poteau, puis Price a dû être vigilant contre Sean Monahan, qui s’était faufilé derrière la défensive du Tricolore.

Tkachuk a finalement donné les devants aux locaux avec 4:07 à faire au deuxième tiers après que TJ Brodie eut contourné le filet avant de le rejoindre devant. Price s’était compromis de l’autre côté devant Brodie, qui a plutôt contourné le filet, et Tkachuk a pu inscrire son neuvième but de la saison en tirant dans une cage ouverte.

Cependant, le Canadien a repris vie en troisième période et a pu porter sa fiche à 8-0-1 cette saison après un revers. Jonathan Drouin (6e) a relancé le CH à 8:32, quand son tir a franchi la ligne des buts après que ceux de Max Domi et Andrew Shaw eurent été stoppés par Smith. Domi a ainsi prolongé à huit sa séquence de matchs avec au moins un point (cinq buts et sept aides).

Le jeu s’est animé par la suite et les deux gardiens ont été mis à l’épreuve. C’est finalement Smith, auteur de 19 arrêts, qui a flanché avec 7:46 à faire devant Artturi Lehkonen (2e). Le Finlandais s’est avancé à un contre un devant le défenseur Rasmus Andersson et son tir est passé entre les jambières de Smith, qui a mal paru. Le Canadien s’est ensuite accroché à son avance et Price a été en mesure de fermer la porte.

Le défenseur Xavier Ouellet avait aussi été inséré dans la formation, au détriment de Mike Reilly. 

Le Canadien complètera son voyage dans l’Ouest canadien en rendant visite aux Canucks de Vancouver, samedi (19h). Il retrouvera le confort du Centre Bell lundi, quand les Capitals de Washington seront de passage.

Soccer

Jonathan David parmi l’élite du soccer canadien

Un vent d’enthousiasme inégalé balaye l’équipe nationale masculine de soccer depuis la rentrée en poste de John Herdman au début de l’année 2018.

L’entraîneur anglais a fait sa renommée au sein du programme féminin où il a mené l’équipe canadienne à deux médailles de bronze aux Jeux olympiques de Londres et de Rio. En pleine phase de qualifications de la Ligue des Nations de la CONCACAF, le Canada vient de signer deux de ses victoires les plus décisives de son histoire avec des gains de 8-0 contre les Îles vierges américaines et de 5-0 contre la Dominique. Le troisième match sera présenté à St-Kitts-et-Nevins dimanche.

Oylmpiques

Kielb devient un atout offensif pour les Olympiques

Il a inscrit neuf points à ses neuf derniers matches et il vient d’être choisi dans l’équipe d’étoiles de la semaine de la LHJMQ. Indéniablement, Darien Kielb traverse les meilleurs moments de sa carrière junior depuis quelques semaines.

Rendu à 14 points en 23 matches, le défenseur des Olympiques de Gatineau n’est qu’à trois points d’égaler un sommet personnel. Il mène l’équipe avec un différentiel de +13. À ses 10 derniers matches, il a toujours maintenu un différentiel positif. Dans une équipe en reconstruction qui a usé les pneus de son autobus aux quatre coins du Québec pendant cette séquence, ces statistiques sont impressionnantes.