Canadien

Nouveau contrat d'un an pour Niemi

MONTRÉAL — Malgré les déboires de l’équipe, Antti Niemi a suffisamment aimé son expérience à Montréal en 2017-2018 pour vouloir y passer au moins une autre année.

Après avoir relancé sa saison dans l’uniforme du Canadien, le vétéran gardien finlandais a paraphé une entente d’un an avec le Tricolore, mardi.

Niemi, qui aurait pu devenir joueur autonome sans compensation le 1er juillet, touchera un salaire de 950 000 $ US l’an prochain.

Après avoir affiché une moyenne de 6,75 en cinq matchs avec les Penguins de Pittsburgh et les Panthers de la Floride pendant le premier mois de la saison, Niemi a bénéficié d’une troisième chance de faire amende honorable avec la troupe de Claude Julien, à compter de la mi-novembre. Il ne l’a pas loupée.

En 19 sorties avec le Canadien, dont 17 à titre de partant, l’athlète de 34 ans a présenté une fiche de 7-5-4, une moyenne de 2,46 et un taux d’arrêts de ,929. Il a également signé un jeu blanc.

Ce rendement lui a valu d’être nommé à titre de représentant de l’équipe pour l’obtention du trophée Bill-Masterton, un honneur qui vient récompenser l’esprit sportif, la persévérance et le dévouement au hockey.

«La principale raison qui m’a incité à signer avec le Canadien, c’est la façon dont la saison s’est déroulée l’an dernier et comment j’ai pu rebondir, a précisé Niemi lors d’une téléconférence alors qu’il se trouvait à sa résidence de Dallas.

«À cause de la façon dont j’ai joué à Montréal, et parce que je me suis senti très confiant, je ne voyais pas le besoin de changer. Ce n’était pas une question d’aller chercher le plus d’argent [possible]», a ajouté Niemi, qui s’est également dit satisfait d’avoir paraphé un entente d’un an.

Lutte à prévoir

Le retour de Niemi tend à indiquer que le jeune Charlie Lindgren amorcera la prochaine saison avec le Rocket de Laval, le club-école du Tricolore dans la Ligue américaine. Toutefois, rien n’est nécessairement coulé dans le béton et un camp d’entraînement peut être le théâtre de rebondissements totalement inattendus.

Quoiqu’il en soit, Niemi a repris un discours qu’il a maintes fois prononcé pendant la dernière saison, lorsque questionné sur une lutte possible avec Lindgren au poste d’adjoint à Carey Price.

«En ce qui a trait avec ce qui va se passer au camp d’entraînement et pendant la saison, je veux faire mon travail du mieux possible jour après jour, me concentrer sur les bonnes choses sans trop penser au résultat.»

En revenant avec le Canadien, Niemi continuera de travailler avec Stéphane Waite avec lequel la complicité semble grande. Par contre, il retrouve aussi une formation qui a connu l’une de ses pires saisons depuis longtemps et qui n’est pas assurée de rebondir en 2018-2019.

À ce sujet, Niemi s’est dit confiant.

«Nous avons connu une saison difficile l’an dernier, mais l’année d’avant, l’équipe avait été bonne. Je pense que nous avons le talent nécessaire. Je crois que nous avons une bonne équipe.»

Originaire de Vantaa, Niemi a disputé 447 matchs dans la LNH avec les Blackhawks de Chicago, les Sharks de San Jose, les Stars de Dallas, les Penguins, les Panthers et le Canadien. Son palmarès s’établit à 234-134-55, avec une moyenne de 2,52 buts et un pourcentage de ,913. Il compte également 36 blanchissages.

Il a remporté la Coupe Stanley avec les Blackhawks en 2010.

Jamais repêché, Niemi a été réclamé au ballottage par le Canadien, le 14 novembre dernier.

Le Canadien a également annoncé la nomination de Paul Wilson à titre de vice-président principal, affaires publiques et communications du Groupe CH. Il assumera la gestion de l’ensemble des affaires publiques et des communications de l’entreprise et siégera au sein du comité de direction. Il entrera officiellement en poste le 6 août.

LNH

Les Capitals forcent la tenue d'un match ultime

WASHINGTON - T.J. Oshie a fait bouger les cordages à deux reprises, Braden Holtby a bloqué 24 rondelles et les Capitals de Washington ont forcé la tenue d’un septième match en infligeant un cuisant revers de 3-0 au Lightning de Tampa Bay, lundi soir, lors du sixième match de la finale de l’Association de l’Ouest.

L’ultime duel sera présenté mercredi soir, à Tampa Bay. L’équipe gagnante se mesurera par la suite aux Golden Knights de Las Vegas en finale de la Coupe Stanley.

Oshie a profité d’un avantage numérique au deuxième engagement pour enfiler son premier but de la finale de l’Est, à la 35e minute de jeu, et il a récidivé alors qu’il restait moins d’une minute au troisième vingt, dans un filet désert. Devante Smith-Pelly a également touché la cible pour les Capitals.

Holtby a pour sa part multiplié les arrêts spectaculaires pour s’assurer de maintenir un score impeccable. Il s’agissait de son premier blanchissage en séries éliminatoires cette saison.

Tout feu tout flamme à l’autre bout de la patinoire, Andrei Vasilevskiy a flanché à deux reprises en 31 lancers du côté du Lightning.

Refusant de s’avouer vaincus, les Capitals ont maintenu en vie leurs espoirs d’obtenir leur laissez-passer pour la grande finale.

Hockey

Dagenais voit le bon côté

Deux jours plus tard, Martin Dagenais est capable de voir le bon côté des choses. « Dans l’ensemble, notre saison a quand même été couronnée de succès », commente-t-il.

L’entraîneur-chef des Sénateurs d’Ottawa ne peut cependant s’empêcher de penser que la saison aurait pu être meilleure, encore.

Son équipe a subi la défaite, samedi, en demi-finale du championnat canadien de hockey junior A. Dans un aréna bondé et hostile, ils ont été battus 3-2 par l’équipe hôtesse du tournoi, les Chiefs de Chilliwack.

« Ce match aurait pu basculer d’un côté comme de l’autre. Malheureusement, nous avons perdu », commente-t-il.

Les Sénateurs, qui se trouvaient à 3500 km de la maison, n’étaient pas avantagés dans ce match. « Quand t’as 3500 personnes qui t’encouragent après chaque but, après chaque mise en échec, à notre niveau, c’est un avantage », reconnaît Dagenais. « En même temps, nous avons été bons, sur la route, tout au long de la saison. »

L’entraîneur, critique, n’a pas de misère à trouver d’autres raisons pour expliquer la défaite.

« À cinq contre cinq, nous étions probablement la meilleure équipe sur la glace. Nous n’avons simplement pas capitalisé sur nos chances. Notre power play a été en feu toute l’année. Durant la saison régulière, en séries éliminatoires, à la Coupe Fred-Page... »

Dans le match décisif, les Sénateurs ont obtenu sept opportunités d’attaquer en surnombre. Ils n’ont pas été capables de marquer un seul but.

« Notre jeu de puissance a juste connu une mauvaise semaine. Nos adversaires étaient un peu plus forts, mais nous n’avons pas été capables d’exécuter. »

Les Sénateurs sont rentrés à la maison, lundi, en se disant que le championnat national était à leur portée. Les Chiefs ont remporté le tournoi en disposant des représentants du centre du Canada, les Dukes de Wellington, dimanche.

« Les Dukes ont causé une belle surprise, dans l’autre demi-finale, quand ils ont battu le Wild de Wenatchee. Le Wild était l’équipe favorite pour tout gagner. Le tableau était ouvert. Tout le monde pouvait gagner. » « Il faut quand même regarder l’image avec un grand objectif. Ce fut une belle aventure. Une super belle expérience », complète Dagenais.

Champions

Coco peut courir et cogner

On a mis Coco Johnson sous contrat pour sa vitesse. Pas pour sa puissance.

Sa vitesse devrait lui être fort utile au parc RCGT, un stade où il n’est pas facile de claquer la longue balle.

Cyclisme

Tétreault termine 32e en Allemagne

Juliette Tétreault se souviendra longtemps de ses premiers coups de pédales en sol européen.

L’athlète de Val-des-Monts a terminé 32e dimanche à l’épreuve féminine des moins de 23 ans de la Coupe du monde de vélo de montagne, à Albstadt, en Allemagne.

«Les conditions étaient très boueuses et glissantes, a-t-elle relaté via courriel.

«En plus, la boue collait au vélo et empêchait presque les roues de tourner vers la fin. Je suis chanceuse de ne pas avoir eu de bris mécanique.»

Tétreault, 20 ans, tirait tout de même un bilan positif de cette première sortie de l’Amérique du Nord. Elle avait déjà concouru en Coupe du monde, mais seulement au Québec, à Mont Sainte-Anne.

«C’était une belle expérience, a-t-elle dit de sa course en Allemagne.

«Je n’ai pas eu un super départ. J’étais prise à l’arrière plus lente ou qui faisait des erreurs, donc j’étais relativement à l’arrière du peloton. Par contre, je m’y attendais et j’ai remonté d’une vingtaine de positions tout au long de la course. C’était très chaotique avec les conditions que nous avions... je ne peux pas compter le nombre de fois que je suis tombée !»

Ce sera maintenant direction République tchèque où un autre départ en Coupe du monde l’attend.

L’élite internationale se donnera rendez-vous samedi à Nove Mesto Na Morave.

Rouge et Noir

Une défensive qui jappe et mord

Le quart-arrière vedette aime la défensive renippée à fort prix du Rouge et Noir. L’entraîneur-chef aussi.

«Je pense que je n’ai jamais vu une tertiaire aussi talentueuse que ça, lance Trevor Harris.

«Les joueurs en défensive sont explosifs et effectuent déjà de gros jeux. C’est beau à voir», ajoute Rick Campbell.

De quoi rassurer les amateurs après les deux premiers jours du camp d’entraînement regroupant recrues et vétérans à la Place TD. L’équipe de la capitale a provoqué seulement 22 revirements en 2017, le pire rendement à ce chapitre dans la Ligue canadienne de football (LCF).

Ottawa arrivait notamment au dernier rang avec 11 interceptions.

«J’en parlais justement à nos joueurs. Si tu es parmi les meneurs au chapitre des revirements et tu écopes de peu de pénalités, tu as de bonnes chances de gagner chaque match. Nous voulons que nos joueurs arrachent le ballon des mains de l’adversaire», explique Campbell.

Ça se voyait très bien dimanche. Même chose lundi.

Le Rouge et Noir n’a jamais été aussi agressif. Et aussi bruyant.

Visiblement, le directeur général Marcel Desjardins a réussi à modifier l’ADN de cette unité maintenant dirigée par le nouveau coordonnateur Noel Thorpe.

Il ne reste que quatre partants de la défensive de la saison dernière. Le maraudeur Antoine Pruneau, les demis de coin Jonathan Rose et Corey Tindal de même que l’ailier défensif Jonathan Newsome, ont conservé leur poste.

À moins d’un revirement, Kyries Hebert, Loucheiz Purifoy et Kevin Brown seront les nouveaux secondeurs tandis que Rico Murray et Josh Johnson compléteront la tertiaire.

Restera à trouver des plaqueurs. Lundi, c’était au tour de deux produits américains, George Uko et Mike Wakefield, d’être mis à l’essai.

«Je pense que Kyries donne le ton à cette défensive. Il ne cesse de courir, de crier et de refiler des conseils aux plus jeunes, souligne Harris.

«Je ne crois pas que nous avons déjà eu un leader de la sorte au camp d’entraînement auparavant. C’est plaisant de le voir en action.»

Hebert, c’est l’ancien joueur des Alouettes de Montréal qui a été libéré à la fin de l’hiver même s’il avait été finaliste au titre de joueur défensif de l’année dans la LCF. C’est le vétéran âgé de 37 ans qui ne ressemble en rien à un athlète dont la carrière tire à sa fin.

«Il est toujours le premier sur le ballon», mentionne Harris.

L’unique survivant des défunts Renegades d’Ottawa a été désigné joueur défensif le plus robuste selon un sondage mené par la LCF, plus tôt, ce printemps.

«Mon but, c’est que notre défensive soit la plus rude de la ligue et non uniquement moi», dit Hebert.

Plus loin, son coéquipier Antoine Pruneau avouait que ça frappait déjà fort au camp d’entraînement. Il y a des flammèches. «Ce n’est qu’une question de temps avant que ça explose, qu’on voit une bagarre», prédit-il.

Pruneau aimait entendre les louanges de Harris. Mais il a tenu à rappeler que le Rouge et Noir a déjà aligné une tertiaire redoutable en 2016.

«Nous avions quand même réussi cinq interceptions lors de notre victoire au match de la coupe Grey», fait-il valoir.

On se souvient de la suite. Plusieurs membres de cette défensive, de Forrest Hightower à Adbul Kanneh en passant par Mitchell White, ont abouti ailleurs pour une question de dollars. L’organisation avait alors pris un virage jeunesse qui avait été tout sauf payant.

«Je te dirais que nous n’avons jamais eu une défensive avec autant d’expérience depuis que je suis ici. Tu vois une différence. Il y a aussi beaucoup d’enthousiasme», avoue Pruneau.

Le camp d’entraînement du Rouge et Noir se poursuit mardi avec une séance ouverte au public de 8h30 à 11h55.

Fury

Crépeau poursuit sa magie

Un autre match du Fury, un autre jeu blanc de Maxime Crépeau. Mais surtout deux arrêts spectaculaires, coup sur coup, lors d’un tir de pénalité.

Une séquence impliquant le gardien québécois qui a été diffusée un peu partout. Que ce soit au petit écran ou sur les médias sociaux.

Ça se passait samedi soir en Caroline du Sud. Plus précisément contre le Battery de Charleston.

Crépeau a glissé à sa gauche à la 50e minute pour repousser le tir initial pris par Ataula Guerra. Puis il a sorti la jambe droite pour stopper le rebond redirigé par Nicholas Rittmeyer.

Deux arrêts qui ont permis au Fury de revenir à la maison avec la nulle de 0-0 et demeurer invaincu dans une quatrième partie consécutive.

« Ce fut un moment marquant du match », a avoué Crépeau, lundi, avant l’entraînement du Fury à la Place TD.

« Mais comme je dis depuis le début de la saison, mon rôle est de garder le match à zéro. L’équipe joue super bien devant moi. On a un beau bloc quand on est en bas du terrain. Les chances de marquer sont rares. Puis lorsqu’il y a un penality comme ça, je dois répondre. C’est dans mes mains. »

Et jusqu’ici, l’athlète de Greenfield Park, qui a été prêté au Fury par l’Impact de Montréal, ne déçoit pas. Il a blanchi l’adversaire lors des 373 dernières minutes de jeu.

Crépeau, 23 ans, dit avoir réagi « instinctivement » sur le tir de pénalité.

Habituellement, les gardiens du Fury vont passer en revue des vidéos des tireurs de l’équipe adverse avant une partie.

« Mais Charleston n’a eu aucun penality depuis le début de la saison. Je me suis fié à mes instincts », a-t-il raconté.

Ce dernier s’est aussi rappelé que Guerra s’était pointé devant lui quelques minutes auparavant.

Qu’il avait tenté une frappe à la gauche du gardien.

Puis il y avait le non verbal de l’attaquant du Battery.

« Je le regardais dans les yeux (avant le tir de pénalité) et il regardait vers le bas. J’avais l’impression qu’il s’en allait là », a relaté Crépeau, qui ne s’est pas trompé.

Ses coéquipiers ont tous défilé afin de le féliciter après ces deux arrêts. C’est sans compter les appels et courriels reçus après le match.

« J’ai eu beaucoup de messages de félicitations », a confirmé la nouvelle coqueluche du Fury.

« À la fin de la journée, on sort de là-bas avec un match nul. Je suis content qu’on a pu ramener un point à la maison (...) Notre préoccupation numéro un, c’est le classement. Il faut accumuler des points. »

Le Fury occupe le 14e rang avec une fiche de 2-4-3.

Charleston, lui, flirte avec le sommet. Tout comme le prochain adversaire à débarquer vendredi à Ottawa, le Steel FC de Bethlehem (4-4-2), qui se trouve en cinquième position.

Cette partie aura lieu pour une rare fois en soirée à la Place TD.

« J’ai hâte. Habituellement, nous jouons les samedis à 14h », a rappelé Maxime Crépeau.

Soccer

Le Galaxy gâche la fête de l'Impact

MONTRÉAL — Les spectateurs étaient peut-être déçus de voir le célèbre Zlatan Ibrahimovic être renvoyé au vestiaire avant la fin de la première demie, mais il s’agissait du scénario idéal pour permettre à l’Impact de retrouver un peu de son mordant.

Même s’il a dû se défendre avec un joueur en moins pendant plus de la moitié de la rencontre, le Galaxy de Los Angeles a profité d’un but d’Ola Kamara à la 75e minute pour gâcher les célébrations entourant le 25e anniversaire du premier match de local de l’Impact en battant la formation montréalaise 1-0, lundi après-midi.

Le match d’Ibrahimovic n’a pas duré très longtemps, puisqu’il a été expulsé à la 41e minute pour avoir donné une claque derrière la tête du défenseur de l’Impact, Michael Petrasso, qui venait de lui piler maladroitement sur un pied. Puisque la séquence a eu lieu loin derrière le jeu, l’arbitre Ismael Elfath a consulté la reprise vidéo avant de rendre son verdict. De son côté, Petrasso a reçu un carton jaune.

Malgré cet avantage numérique, l’Impact (3-9-0) a été blanchi pour un troisième match d’affilée, prolongeant à 292 minutes sa séquence sans avoir fait bouger les cordages.

«Malheureusement, je ne crois pas que le fait que [le Galaxy] ait dû se défendre à 10 nous a aidés à mettre en valeur nos forces», a noté le gardien de l’Impact Evan Bush, qui a été crédité de trois arrêts. «Nous sommes une bonne équipe en transition quand l’adversaire n’a que deux ou trois joueurs pour se défendre, pas quand l’adversaire va mettre ses 10 joueurs en arrière.

«D’une certaine manière, je crois que nous affrontions une équipe qui cherchait une excuse pour ne pas gagner le match. Quand il y a eu le carton rouge, ils ont obtenu leur excuse, mais nous ne les avons pas punis. Ce n’est pas une question de volonté. Nous avons simplement manqué de finition à l’attaque, puis nous leur avons donné une occasion en contre-attaque et ils en ont profité.»

L’inverse du scénario prévu

Tout semblait indiquer que les problèmes de l’Impact allaient venir du front défensif, alors que le Bleu-blanc-noir ne comptait que trois défenseurs de formation en uniforme, et aucun défenseur central. Marco Donadel, qui n’avait pas joué depuis le 17 mars, et Jukka Raitala se retrouvaient au centre de Petrasso et Chris Duvall. C’est finalement l’attaque qui a flanché.

«J’ai passé toute la semaine avec des soucis défensifs à régler parce que nous n’avions pas un effectif complet pour travailler et en fait, dans ce match, c’est offensivement que nous avons pêché, a raconté l’entraîneur-chef de l’Impact, Rémi Garde. Nous avons eu beaucoup de situations que nous aurions dû exploiter. Nous n’avons pas été suffisamment dangereux, tranchants et agressifs devant le but pour couper les balles, les centres, notamment.»

Cherchant à profiter de l’avantage numérique, Garde a envoyé les joueurs offensifs Anthony Jackson-Hamel et Jeisson Vargas dans la mêlée en deuxième demie. Ces derniers n’ont cependant jamais créé l’étincelle souhaitée.

«Je pense que nous devons nous faire confiance les uns les autres, a dit Jackson-Hamel, qui croyait avoir marqué à la 73e minute, avant de réaliser que les arbitres avaient appelé un hors-jeu sur la séquence. Des fois, nous devrions faire la passe, mais nous ne faisons pas confiance à l’autre et nous allons chercher à porter le jeu. Nous devons nous regrouper et ne pas se laisser tomber les uns les autres. Je n’ai pas l’impression que nous avons une équipe sur le terrain qui serait prête à laisser une jambe sur le terrain. C’est ça qui nous manque.»

Même avec les circonstances avantageuses liées à l’expulsion d’Ibrahimovic, la défensive montréalaise a ouvert la porte et permis au Galaxy (4-6-1) de mettre fin à une série de quatre défaites.

Kamara a jeté une douche froide sur les 20 801 spectateurs à la 75e minute. Une tête d’Emmanuel Boateng en milieu de terrain lui a permis de se lancer derrière la défensive montréalaise. Kamara a fait fi des replis de Donadel et Raitala avant de calmement battre Bush.

LNH

L'impossible se poursuit à Las Vegas

LAS VEGAS — «Bienvenue dans l’impossible».

Voilà les mots qui étaient projetés au centre de la patinoire du T-Mobile Arena avant chaque affrontement des séries éliminatoires, ce printemps. Malgré les nombreuses critiques et les doutes qui entouraient la venue d’une équipe de hockey professionnelle à Sin City, les Golden Knights de Las Vegas ont tourné l’impossible en possible.

À sa première campagne au sein du circuit Bettman, l’équipe a réussi son pari avec brio en se taillant une place en finale de la Coupe Stanley, après avoir éliminé les Jets de Winnipeg en cinq matchs grâce à un gain de 2-1, dimanche.

«Je me rappelle, il y a huit mois, lorsque nous avions gagné un match contre les Stars [lors du match d’ouverture de la saison], nous avions ressenti quelque chose d’incroyable, a raconté le centre Pierre-Édouard Bellemare. Je ne crois pas que nous sommes complètement satisfaits, par contre. C’est agréable de savoir que les gars sont excités pour la prochaine ronde.»

Les Golden Knights sont la troisième organisation de l’histoire de la LNH à atteindre la finale de la Coupe Stanley lors de sa saison inaugurale, après les Arenas de Toronto, en 1918, et les Blues de St. Louis, en 1968, lorsque six clubs d’expansions avaient été ajoutés aux équipes originales. La formule adoptée pour les séries faisait toutefois en sorte que l’une des nouvelles équipes allait prendre inévitablement part à la grande finale.

Las Vegas se mesurera au Lightning ou aux Capitals en finale. «Dans tous les cas, nous ne serons pas les favoris, mais ça nous convient parfaitement. Nous le vivons depuis le début de la saison. Nous allons continuer d’aller de l’avant», a soutenu Jonathan Marchessault, qui mène son équipe avec une récolte de 18 points en séries. 

500 contre 1

Personne n’aurait pu écrire un meilleur scénario pour les Golden Knights, qui, après que les preneurs aux livres eurent établi leurs chances de remporter les grands honneurs à 500 contre 1 en début de saison, ont fait tomber la deuxième meilleure équipe en saison régulière en finale de l’Ouest. Les Jets en avaient également surpris plusieurs après avoir éliminé les finalistes de la Coupe Stanley, les Predators de Nashville, en sept matchs, au deuxième tour.

«Tous les joueurs dans cette équipe ont quelque chose à prouver», a reconnu Ryan Reaves, natif de Winnipeg, qui a inscrit le but vainqueur face aux Jets dimanche, dans sa ville natale. «Nous nous appelons les ‘’opprimés en or’’ (‘‘Golden Misfits’’) pour une raison. Nous faisons un bon travail pour prouver à tout le monde qu’ils avaient tort.»

Comme ils l’ont fait au cours de la saison, les hommes de Gerard Gallant vivent dans le moment présent. Alors que leur formation ne comptait que deux joueurs sous contrat à ce temps-ci l’an dernier, les Golden Knights amorceront la finale de la Coupe Stanley avec un dossier de 12-3 en séries, après avoir dominé 42-27 au chapitre des buts marqués.

Le crédit revient en grande partie à la philosophie de l’entraîneur-chef, qui a bâti un groupe de joueurs bien conditionnés, confiants, qui sont capables de bien travailler ensemble tout en misant sur de courtes présences efficaces sur la patinoire et un jeu en profondeur.

L’attaque n’a pas été des plus prolifiques (trois buts ou moins en 12 occasions), mais la défensive a fait un travail exceptionnel. Les Knights ont permis le moins de buts parmi les équipes ayant disputé plus de 10 matchs lors du bal printanier.

«Tout le monde a élevé son jeu d’un cran à un moment ou un autre cette saison», a raconté le gardien Marc-André Fleury, qui a signé quatre jeux blancs en séries, avec une moyenne de 1,68. «C’est l’une des raisons pourquoi nous avons été constants tout au long de l’année.»

En finale pour gagner

On ne peut nier que Fleury a joué un rôle clé. Son apport à la formation lui a permis également d’atteindre des sommets personnels. Le gardien originaire de Sorel-Tracy a accordé deux buts ou moins dans 10 de ses 15 départs en séries et il se dirige en finale pour une troisième année consécutive. Et même s’il ne l’admettra pas publiquement, le Québécois souffre toujours du fait de ne pas avoir été protégé par les Penguins de Pittsburgh l’été dernier, après y avoir passé ses 13 premières saisons dans la LNH.

Gallant a clairement précisé que son équipe n’avait toutefois pas encore atteint son objectif. «Ça été une aventure formidable jusqu’à présent», a fait savoir l’entraîneur-chef, qui avait été traité de façon cavalière par les Panthers de la Floride l’an dernier, lorsque ceux-ci l’ont laissé seul avec ses bagages devant le PNC Arena, après l’avoir limogé. «Nous allons en finale de la Coupe Stanley, mais encore là, ce n’est pas ce que nous voulons. Nous voulons gagner.»

Aussi invraisemblable que cela ait pu paraître il y a quelques mois.

Boxe

Stevenson conserve son titre WBC devant Jack

TORONTO - Pour une neuvième fois d’affilée, Adonis Stevenson a défendu son titre des poids mi-lourds de la World Boxing Council (WBC) en vertu d’un verdict nul majoritaire devant Badou Jack, samedi soir, au Air Canada Centre de Toronto.

Deux juges ont remis des cartes de 114-114, tandis que le troisième a plutôt montré un score de 115-113 en faveur de Jack (22-1-3, 13 K.-O.).

Avec cette victoire, Stevenson (29-1-1, 24 K.-O.) a égalé le record de Lucian Bute, qui avait lui aussi défendu sa ceinture des super-moyens de l’IBF à neuf reprises avant de se faire détrôner par Carl Froch.

Si les amateurs de boxe voulaient un combat, ils auront été plus que servis par les deux pugilistes, qui se sont livré une véritable bagarre de rue. Contre toute attente, Jack s’est montré comme étant un adversaire coriace et du moins l’un des meilleurs adversaires de Stevenson depuis longtemps.

Stevenson, qui disputait un premier duel depuis qu’il a battu Andrzej Fonfara par K.-O. en juin dernier, a rapidement pris les devants, alors que la foule scandait «Superman, Superman, Superman».

Le Québécois a réussi à bien contrôler son adversaire, jusqu’à ce qu’il montre des signes de fatigue au sixième round. Ce relâchement a permis au Suédois d’origine gambienne d’ébranler le champion en le rouant de coups au visage au septième round.

Voyant que le temps pressait, Stevenson n’a toutefois pas baissé les bras et a repris du poil de la bête en enchaînant quelques combinaisons à la fin du 10e et au 11e round.

Les deux boxeurs ont montré de quoi ils étaient capables au tout dernier round.

Après avoir atteint Stevenson plusieurs fois alors qu’il se trouvait dans les câbles, Jack a levé les bras au ciel, croyant en avoir fait assez pour détrôner le champion. «Superman» s’en est cependant tiré avec un verdict nul, en raison de l’avance qu’il avait prise dans les premiers rounds du combat.