Les Sénateurs ont gelé le Canadien

Sports

Erik Guay souffre d’une hernie discale au bas du dos

Les choses vont de mal en pis pour le skieur alpin Erik Guay. Au lendemain de sa décevante 32e place en descente à la Coupe du monde de ski alpin de Val Gardena, le vétéran âgé de 36 ans a indiqué sur son compte Twitter officiel dimanche qu’il avait rencontré les spécialistes d’un hôpital d’Innsbruck, en Autriche. Et les nouvelles sont mauvaises.

«Je rentre à la maison!, a d’abord indiqué Guay. J’ai subi un test d’imagerie par résonance magnétique hier (samedi) à Innsbruck. Je souffre d’une rupture de l’anneau fibreux de la quatrième vertèbre lombaire (L4). Merci au Sanatorium Kettenbrück pour le test d’imagerie par résonance magnétique.

Boxe

Saunders sert une leçon de boxe à Lemieux

LAVAL — Billy Joe Saunders a imposé sa loi. Le champion en titre des moyens de la WBP a servi une leçon de boxe à David Lemieux, qui n’a rien pu faire face à l’agilité du Britannique.

Saunders (26-0, 12 K.-O.) l’a emporté par une décision unanime sans équivoque. Les trois juges lui ont octroyé l’avantage 120-108, 117-111 et 118-110 pour lui permettre de réussir une troisième défense de ce titre acquis en décembre 2015, face à son compatriote Andy Lee.

«Je savais ce que ça prenait, et je ne suis pas facile à vaincre», a dit Saunders. «On ne peut pas m’atteindre.» Sur le ring, Saunders a lancé un défi à Gennady Golovkin, qui détient les trois autres ceintures de la division. «Affronte-moi maintenant!»

Pour Lemieux (38-4, 33 K.-O.), il s’agit d’un premier revers depuis qu’il s’est incliné devan Golovkin, en octobre 2015. À l’image de ce revers face au Kazakhe, Lemieux s’est fait servir toute une leçon.

«Je n’étais pas à mon mieux ce soir», a laissé tomber Lemieux. «À partir du deuxième round, je n’ai pas pu utiliser ma main gauche comme je le voulais. Je n’ai pas pu faire ce que je voulais.»

Dès le premier round, Saunders a établi son jab et esquivé tout ce que Lemieux a lancé, se permettant même un bon uppercut de la droite qui a touché le menton du Québécois. Ça s’est poursuivi tout au long des assauts suivants, avec peut-être une légère exception au sixième, alors que Lemieux a semblé toucher la cible plus souvent. Mais encore. Il en aurait fallu beaucoup plus pour que l’aspirant obligatoire s’en tire avec la victoire.

Après avoir été vertement sermonné par son entraîneur Marc Ramsay à l’issue du 10e assaut, Lemieux a bien tenté de renverser la vapeur dans les deux derniers rounds, mais en vain.

La haine entre les deux adversaires a été palpable tout au long de l’affrontement. Saunders a souvent nargué Lemieux en fin de round. Ce dernier a même tenté de lui passer un soufflet après le 11e, également en vain.

Après le combat, Lemieux n’a pas immédiatement serré la main de son adversaire. Il a pris le temps de faire enlever ses gants et de décompresser un peu avant de finalement enlacer le champion, qui a fait honneur à son surnom, «The Superb» dans cet affrontement.

Lemieux était par contre en désaccord. «J’imagine que c’est sa stratégie de gagner en se sauvant; il a fait ça du premier au 12e round. Si c’est de cette façon que tu veux gagner, alors, félicitations.» 

Ulysse domine

Avant le combat principal de la soirée, Yves Ulysse (15-1, 9 K.-O.) a répondu de brillante façon à ceux qui doutaient le lui à la suite de sa défaite — contestable, il est vrai —face à Steve Claggett, en servant une leçon de boxe à Cletus Seldin (21-1, 17 K.-O.). Il a outrageusement dominé, signant une victoire par décision unanime à sens unique.

Jamais Seldin a eu l’occasion d’utiliser son puissant crochet de droite, qui lui a valu le surnom de «Marteau hébraïque». C’est le cas de le dire, le marteau a perdu la tête et la face dans ce combat.

Le super léger québécois a envoyé le New-Yorkais au tapis trois fois dans les trois premiers rounds, toujours avec des coups en puissance en contre-attaque. Sans douter de la force de frappe de Seldin — ses 17 K.-O. sont là pour le prouver — , on peut douter de la vitesse de ses 21 adversaires précédents. Les journalistes couvrant le gala estiment qu’Ulysse n’a pas reçu 20 coups francs en 10 rounds.

Pour Ulysse, il s’agit de tout un énoncé après avoir subi sa première défaite en carrière. Il a par ailleurs prouvé à HBO que le réseau a eu raison de lui donner une chance après une performance en demi-teintes.

Une ceinture pour Clayton

Custio Clayton (13-0, 9 K.-O.) l’a finalement sa ceinture. Après avoir quitté Groupe Yvon Michel parce qu’il estimait que sa carrière ne progressait pas assez rapidement, le mi-moyen s’est retrouvé chez Eye of the Tiger management et à son premier combat, il a affronté l’Argentin Cristian Rafael Coria (27-6-2, 11 K.-O.) pour le titre WBO international.

Méthodique et chirurgical, le boxeur de la Nouvelle-Écosse, maintenant établi à Montréal, a servi une leçon de boxe à son adversaire. Coria a bien tenté de riposter — il a notamment «explosé» le nez de Clayton à l’aide d’un bon direct au septième —, mais il a été déclassé par le 15e aspirant de la World Boxing Organization.

De son côté, Batyr Jukembayev (11-0, 9 K.-O.) a beaucoup appris dans sa victoire par décision unanime face au pugnace Wilberth Lopez (20-9, 14 K.-O.). Le protégé de Stéphan Larouche lui a envoyé toutes les bombes de son arsenal, sans que l’Américain ne bronche. Au troisième notamment, il a touché son adversaire de six crochets consécutifs, tous des coups qui ont fait reculer Lopez.

Quant à Steven Butler (21-1-1, 18 K.-O.), il a offert une solide prestation face au vétéran Lanardo Tyner (32-12-2, 20 K.-O.), qu’il a terrassé dès le deuxième round. Il a livré un combat sans tâche et a surpris Tyner d’un solide uppercut de la droite. Tenant encore debout simplement par d’inexplicables lois de la physique, il eut été préférable que Tyner tombe après ce premier coup, puisque Butler a eu le temps de placer un autre uppercut, qui a achevé le boxeur de 42 ans après 2:26 d’action.

Combat facile pour Kean

Le poids lourd de Trois-Rivières Simon Kean (12-0, 11 K.-O.) a lancé les hostilités de ce gala chargé en prenant la mesure de l’Américain Mike Sheppard (25-22-2, 11 K.-O.) après 39 secondes au deuxième round. Un direct de la droite a envoyé Sheppard au tapis pour une deuxième fois dans cet affrontement. Kean n’a jamais été testé dans ce duel.

Finalement, en demi-finale, l’Irlandais Gary O’Sullivan (27-2, 19 K.-O.) a terrassé l’Américain Antoine Douglas (22-2-1, 16 K.-O.) au septième round pour mettre la main sur le titre WBO intercontinental des moyens. Voilà un boxeur que le vainqueur du combat principal pourrait retrouver bientôt sur sa route.

***

Sénateurs

Les Sénateurs gèlent le Canadien 3-0

Les Sénateurs d’Ottawa aiment apparemment les matchs «spéciaux».

Pour la première fois depuis qu’ils ont balayé leur programme double à Stockholm au début de novembre, ils ont remporté un deuxième match de suite à l’occasion de la Classique 100 de la LNH présentée en plein air à la Place TD du parc Lansdowne, le gardien Craig Anderson blanchissant le Canadien de Montréal 3-0 devant une foule frigorifiée de 33 959 amateurs.

Ils ont largement dominé ce match qui a commencé sous une température de -10,8 degrés Celsius, 38-28 au chapitre des tirs au but alors que le gardien du Tricolore Carey Price a fait de son mieux pour garder son club dans le match, son quatrième en plein air (fiche de 2-2). Leur premier, à Edmonton en 2003, demeure le plus froid de l’histoire (-20 degrés Celsius).

Price n’a cependant rien pu faire sur les buts de Jean-Gabriel Pageau, qui prend toujours un malin plaisir à faire mal au Tricolore, et de Bobby Ryan, sur une échappée avec moins de trois minutes à faire dans le match après un revirement de Jonathan Drouin. Nate Thompson a ensuite complété le pointage dans un filet désert.

Anderson s’est chargé du reste, même si les hommes de Claude Julien ne l’ont pas vraiment mis à l’épreuve sérieusement avant le troisième tiers.

Ottawa (11-13-7) demeurait invaincu lors des parties dans des stades de football, ayant défait les Canucks de Vancouver 4-2 en 2014 lors de la Classique Héritage au stade BC Place.

«On a joué à notre façon et ça fait du bien de le faire à nouveau. On a bien répondu à la cloche en gagnant [mercredi contre New York] après 15 jours sur la route, ça a été un pas dans la bonne direction et ce soir, on a bâti là-dessus, a dit Ryan. C’était froid, mais ça en a valu la peine. Je pensais que le building se viderait après 10 minutes tellement ce n’était pas chaud, mais les Canadiens sont fous. C’était incroyable de les voir et non seulement de les récompenser avec une victoire, mais aussi qu’Andy [Anderson] obtienne un blanchissage et qu’on ait joué comme les vrais Sénateurs.»

Le capitaine Erik Karlsson a montré le chemin dans ce match alors qu’il a joué plus de 32 minutes, obtenant sept tirs au but alors qu’il en a aussi bloqué huit, certains qui lui ont fait mal. Il a préparé le but de Pageau en prenant un tir à ras la glace que celui-ci a pu rediriger dans la partie supérieure du filet.

«Tom Pyatt a gagné sa bataille sur la mise au jeu et après c’est notre capitaine — notre leader pendant tout le match — qui a pris un tir et Zack Smith voilait la vue du gardien. J’ai réussi à la "tipper", des fois ça rentre, des fois ça ne rentre pas, et ce soir, ça a rentré», a raconté Pageau, qui obtenait un 8e but en carrière en saison régulière contre Montréal, en 18 parties (sans compter son tour du chapeau contre eux en séries en 2013).

«J’ai eu du fun toute la game, l’ambiance était quelque chose, et je devais avoir une centaine de parents et amis qui étaient là», a ajouté le Gatinois.

Anderson a apprécié le travail de ses coéquipiers devant lui, qui l’ont aidé à obtenir le 40e jeu blanc de sa carrière. «On a joué un jeu différent de notre mauvaise séquence [deux gains en 14 parties], on a fait des jeux simples, c’était le plan de match dans de telles conditions. Ça a fonctionné pour nous... Comme gardien, le plus difficile était les rondelles bondissantes sur la glace. La visibilité était bonne», a-t-il souligné.

«Manque de constance» du CH

L’entraîneur-chef du Canadien, Claude Julien, déplorait le manque de vigueur de son club en zone adverse : «Ça n’a pas été assez bon, on n’a pas compté et on n’a pas gagné le match. On a besoin de créer plus de chances de marquer de l’intérieur. Certains soirs, on le fait, mais un match comme ce soir où on ne le fait pas, ça donne ce résultat. Tant qu’on ne sera pas plus constant, ça va arriver. On a l’habileté, mais on manque de constance», a commenté Julien après ce quatrième revers des siens en cinq matches.

Son vis-à-vis Guy Boucher a aimé que les siens soient capables de se concentrer sur leur match malgré l’effervescence en ville entourant cette rencontre d’un autre type.

«J’aime le fait qu’on n’ait pas pensé à cette fin de semaine avant le week-end. On s’est mis à y penser vendredi, on a vu que c’était gros, mais les joueurs étaient bien concentrés et nous avons joué à notre façon, avec beaucoup d’enthousiasme en étant à la maison. C’était spécial comme match, la LNH et la Ville d’Ottawa ont fait quelque chose de très bien», a-t-il dit.

Pour Karlsson, cette victoire était encore plus importante que les deux remportées dans son pays. «Ce gain nous donne une meilleure sensation en raison de la position où on se retrouve. On a bien joué lors des deux victoires en Suède, et c’était bien, mais nous avons maintenant besoin de jouer du gros hockey et d’amasser des points de classement», a-t-il souligné.

Sénateurs

Moment nostalgique avant l'affrontement

Avant de jouer un match où deux importants points de classement seront à l’enjeu, les joueurs des Sénateurs d’Ottawa ont eu l’occasion de retomber en enfance vendredi quand ils ont foulé la patinoire temporaire de la Place TD pour la première fois.

Un match en plein air comme celui qu’ils disputeront au Canadien de Montréal dans le cadre de la Classique 100 de la LNH, un des derniers événements des célébrations de Canada 150, c’était une occasion pour la plupart des joueurs de se remémorer leurs débuts sur deux lames et les heures passées sur des glaces extérieures, que ce soit celles de leurs quartiers ou celles que leurs parents entretenaient.

Boxe

Vaudeville à la pesée Saunders-Lemieux

LAVAL — Si le combat de championnat du monde des poids moyens entre David Lemieux et le champion Billy Joe Saunders est à l’image des dernières semaines, ceux qui y assisteront auront droit à un feu d’artifice, samedi à la Place Bell de Laval.

Après avoir passé la semaine à s’insulter, les deux pugilistes en ont rajouté lors de la pesée officielle, vendredi. Premier à grimper sur le pèse-personne, Lemieux a affiché un poids de 160,3 livres, alors que la limite était fixée à 160 pour le titre de la WBO détenu par Saunders. Afin de corriger la situation, le Québécois a retiré son caleçon avant de regrimper sur la balance, et cette fois respecter tout juste la limite. Non pas sans échanger quelques mots que l’on pourrait qualifier d’aigres-doux avec son adversaire...

L’appareil électronique étant extrêmement sensible aux moindres mouvements, il arrive que le poids affiché fluctue ce qui s’est produit vendredi, faisant sortir Dominic Ingle, l’entraîneur de Saunders, de ses gonds. Celui-ci a dû être raisonné à la fois par du personnel de la Régie des alcools, des courses et des jeux et son promoteur, Frank Warren, non pas avant d’avoir fait perdre patience à Camille Estephan, président d’Eye of the Tiger Management et copromoteur de l’événement, avec Warren, Golden Boy et HBO.

«J’ai vu qu’il pesait 160,2 livres et je voulais qu’il remonte sur le pèse-personne», a justifié Ingle un peu plus tard. «Nous voulons un combat juste. Il a enlevé ses caleçons et tout est rentré dans l’ordre. L’officiel  a confirmé. Tout est correct maintenant. En Angleterre, ça ne se serait jamais passé comme ça: un représentant du clan adversaire est toujours invité à vérifier le poids de son adversaire.»

C’est la même chose au Québec pourtant, a confirmé Michel Hamelin, directeur des sports de combats à la RACJ. Marc Ramsay, l’entraîneur de Lemieux, avait par contre une autre explication. «Au moment où David était sur le point de monter sur le pèse-personne, Dominic, au lieu de faire son travail d’entraîneur et de s’approcher pour regarder le poids, était trop occupé à parler avec des partisans anglais. Quand la RACJ a déclaré le poids à 160, là, il voulait le voir. J’ai demandé à David d’y retourner pour que ce soit clair pour tout le monde.»

«Rat désséché»

Quand Warren a confirmé le poids affiché, Ingle a retrouvé ses esprits. Mais il a profité de l’occasion pour décocher d’autres flèches à l’endroit du boxeur québécois. «David Lemieux n’avait pas l’air bien aujourd’hui : il ressemblait à un rat desséché. Il semble avoir eu bien du mal à faire le poids. Il avait l’air déshydraté. Il ne retrouvera probablement pas son poids à temps pour le combat.»

«Ils ont tenté de s’en sortir en ne respectant pas exactement le poids», a pour sa part avancé Saunders, qui a aussi retiré son caleçon avant de monter sur la balance. Heureusement, car il affichait aussi tout juste la limite permise de 160 livres. «Ça ne change rien, il ne me battra pas. J’ai vu la peur dans ses yeux. Je suis une trop grosse commande pour lui. Ce sera un combat facile.»

«À chaque combat, c’est la même histoire. C’est toujours ça qu’on nous ramène», a rappelé Ramsay. «C’est correct. La plupart du temps, à la fin de tout ça on gagne.»

Le clan Lemieux n’a jamais été inquiété de rater la limite permise, comme cela lui était arrivé avant son affrontement prévu contre James De La Rosa, en mars 2016. Ramsay a expliqué que toutes les pesées préliminaires ont démontré que le boxeur était sur la bonne voie.

«Nous avons perdu les deux dernières livres tôt ce matin et en partant de l’hôtel, nous étions 0,2 livres au-dessus. Je savais qu’avec une heure de décalage et la pesée, nous allions perdre cet excédent.»

Lemieux (38-3, 33 K.-O.) tentera de ravir la ceinture de la WBO à Saunders (25-0, 12 K.-O.) en grande finale d’un gala comptant 12 combats en tout, au cours desquels quatre titres seront disputés. Les hostilités se mettront en branle à compter de 17h.

***

VINCENT THIBAULT VEUT ÊTRE PLUS PATIENT

Pour son deuxième combat pro, samedi soir, en sous-carte de Lemieux-Saunders, Vincent Thibault assure qu’il sera plus patient contre Adrian Haro Campos.

Force est d’admettre que le 27 octobre, le boxeur de Charlesbourg a réalisé une entrée remarquée dans les rangs professionnels en infligeant une mise hors de combat technique au Mexicain Cesar Ugarte, au troisième des quatre rounds prévus. Mais pas avant d’avoir lui-même visité le plancher, à deux reprises!

«J’ai fait l’erreur d’embarquer dans le jeu d’Ugarte», a admis Thibault, vendredi matin, joint au téléphone un peu avant la pesée officielle tenue à la Place Bell de Laval. C’est dans cet amphithéâtre neuf de 9100 places qu’a lieu le gala de 12 combats, samedi.

«Il a foncé sur moi en partant et j’ai répliqué coup pour coup. J’aurais plutôt dû me déplacer, laisser passer et enchaîner comme je l’ai fait au troisième round. Cette fois-ci, je vais prendre plus mon temps et rester conscient de ma défensive en tout temps», promet le pugiliste de 25 ans, protégé des entraîneurs Rénald Boisvert et Vincent Auclair du club Champion de Montréal.

L’expérience acquise par Thibault (1-0, 1 K.-O.) contre Ugarte servira assurément face à son compatriote mexicain Campos (2-4-2, 0 K.-O.). Surtout qu’il connaît mieux son adversaire pour l’avoir vu s’incliner par décision unanime après quatre rounds contre Clovis Drolet (4-0, 2 K.-O.), de Beauport, ce même 27 octobre. Drolet a pour sa part ajouté une victoire à sa fiche parfaite jeudi soir, à Sorel, en prenant la mesure d’Eduardo Olmos Tarango (3-2, 1 K.-O.), un autre Mexicain, par décision unanime.

«On a vu Campos, on sait qui il est. Un bon boxeur doté d’une bonne défensive qui contre-attaque vite. Il n’est pas à prendre à la légère. Et c’est ça que je veux, affronter des adversaires sérieux pour faire des bons rounds et apprendre», affirme Thibault.

«Un rêve»

S’estimant «choyé» de faire partie de cette carte d’envergure avec en clou de soirée le combat de championnat du monde WBO opposant le Québécois David Lemieux (38-3, 33 K.-O.) au Britannique champion Billy Joe Saunders (25-0, 12 K.-O.), Thibault dit vivre «un rêve». «Ce thrill-là, c’est comme une drogue!» résume-t-il. Et clairement, il en veut plus.

Vendredi, en vue de leur duel de quatre rounds à 169 livres, Thibault a été pesé à 168,6 et Campos, 159,6. «Il me reste à faire le travail avant les vacances de Noël pour ensuite profiter des Fêtes avec ma famille», conclut Thibault.

Le gala implique aussi Yves Ulysse fils, qui se relève de sa défaite contre Steve Claggett, le poids lourd de Trois-Rivières Simon Kean, le premier combat de Custio Clayton sous la bannière d’Eye of the Tiger Management, Mathieu Germain, Steven Butler et Batyr Jukembayev, sans oublier les débuts professionnels de la boxeuse Kim Clavel.  Olivier Bossé

Du hockey comme dans le temps

NFL

Les Chargers ont trouvé la recette

En octobre dernier, les Chargers étaient la risée de la NFL pour les mauvaises raisons. Les protégés du nouvel entraîneur Anthony Lynn ont amorcé la saison en encaissant quatre défaites, ce qui a incité les amateurs à demeurer chez eux plutôt que de se rendre au StubHub Center, leur nouveau domicile situé à Carson, en banlieue de Los Angeles. Même si ce stade de soccer ne pouvait accueillir que 27 000 spectateurs, ils n’arrivaient même pas à le remplir au début de la saison.

Malgré ce départ du mauvais pied, Lynn insistait auprès de ses protégés sur l’importance de ne pas lancer la serviette après seulement un mois d’activités, même si les Chargers de Los Angeles ressemblaient étrangement aux Chargers de San Diego des dernières années. En tenant compte des quatre revers pour amorcer le calendrier en 2017, les «Éclairs» comptaient alors seulement 10 victoires à leurs 40 dernières sorties depuis 2014. 

Mais les Chargers avaient tout de même le mérite d’avoir chèrement vendu leur peau, ayant encaissé trois défaites avec des écarts de trois points et moins. Et comme l’équipe était en santé, contrairement aux deux dernières années, Lynn se croisait les doigts pour que le vent tourne.

Alors que l’attaque se cherchait désespérément, la défensive inspirée par Joey Bosa et Melvin Ingram, auteurs respectivement de 11,5 et 9 sacs, parvenait à limiter les dégâts et permettait aux Chargers de coller trois victoires d’affilée, dont un jeu blanc de 21-0 sur Denver, avant la mi-saison. L’unité défensive n’a d’ailleurs absolument rien à se reprocher cette année, les Chargers occupant le deuxième rang de la NFL avec seulement 225 points accordés après 13 matchs, à la grande joie du coordonnateur Gus Bradley.

Réveil de l’offensive

Après deux défaites difficiles à avaler face aux Patriots (21-13) et aux Jaguars (20-17 en prolongation) avant et après la semaine de congé, les Chargers se retrouvaient avec une fiche de 3-6, mais les ennuis éprouvés à la mi-saison par les Chiefs et les Raiders leur permettaient toujours de rêver à une place dans les séries. Encore une fois, les joueurs avaient l’occasion de baisser les bras, comme ce fut souvent le cas dans un passé récent, mais Lynn les a plutôt convaincus de se serrer les coudes. 

Et c’est à partir de ce moment qu’il a finalement pu compter sur la contribution de l’attaque, qui a explosé avec une pétarade de 54 points face aux Bills de Buffalo. À leurs quatre dernières sorties — quatre victoires —, les Chargers ont d’ailleurs marqué 131 points et en ont concédé seulement 53. 

Le quart Philip Rivers, le leader incontesté de cette organisation, a retrouvé tous ses moyens en complétant huit passes payantes pendant cette série victorieuse sans être victime d’une seule interception. Sa plus longue séquence du genre depuis ses débuts dans la NFL en 2004.

Malgré un lent départ, le quart qui vient de souffler 36 chandelles occupe le quatrième rang de la NFL derrière Ben Roethlisberger (Pittsburgh), Tom Brady (Nouvelle-Angleterre) et Matthew Stafford (Detroit) avec des gains aériens de 3611 verges cette saison. Et il vient au cinquième rang du circuit Goodell avec 23 passes de touché. 

Un beau revirement de situation pour un athlète qui en était venu à se demander en ce difficile début de saison s’il n’était pas rendu au bout du rouleau, lui qui avait été victime de 21 interceptions — un triste sommet en carrière — l’année précédente.

Aujourd’hui, les Chargers débordent de confiance alors qu’ils pourraient répéter l’exploit qu’ils ont accompli pour la première fois en 1992 : participer aux séries après avoir amorcé la saison avec quatre défaites. Cette année-là, San Diego avait même décroché le titre de sa division avec une fiche de 11-5.

***

GROS TRAVAIL DE LA LIGNE À L'ATTAQUE

L’entraîneur Anthony Lynn a déclaré mercredi qu’il ne savait pas pourquoi l’attaque des Chargers de Los Angeles avait mis autant de temps à se mettre en marche cette saison. En jetant un coup d’œil au tableau des statistiques, on réalise que le quart Philip Rivers a été plaqué à seulement 15 reprises derrière la ligne de mêlée après 13 rencontres — en comparaison, les Chargers totalisent actuellement 37 sacs —, ce qui signifie que leur ligne à l’attaque accomplit du très bon travail. Le porteur de ballon Melvin Gordon profite également du bon boulot accompli par ses coéquipiers à la ligne de mêlée, puisqu’il franchit maintenant en moyenne quatre verges par course, une de plus qu’au début de la saison. Avec 83 passes captées et des gains de 1143 verges, Keenan Allen est sans contredit la cible de prédilection de Rivers. Après deux années sabotées par de vilaines blessures à un rein et à un genou, Allen est redevenu le rapide et dangereux ailier espacé qu’il était à ses premiers pas dans la NFL en 2013. Dans l’entourage des Chargers, plusieurs observateurs estiment qu’il n’a rien à envier à Antonio Brown (Pittsburgh), le meilleur de sa profession depuis quelques années.

***

LE CHIFFRE : 189

Philip Rivers est devenu depuis deux semaines le quart-arrière actif avec la plus longue séquence de matchs consécutifs dans la NFL, lui qui était précédé uniquement par Eli Manning (210), cloué au banc le 3 décembre par l’entraîneur Ben McAdoo, congédié quelques jours plus tard par les Giants. Seuls les légendaires Brett Favre (297) et Peyton Manning (208) devancent également Rivers.

***

Hockey

Un match des Anciens sans... le CH

Guy Lafleur venait d’autographier un livre pour un mordu de hockey. Quelques minutes auparavant, il avait enregistré un mot de prompt rétablissement pour un partisan franco qui a grandi en l’adulant.

L’ancienne étoile des Canadiens de Montréal a beau avoir disputé son dernier match de la LNH en 1991, il continue à attirer les foules. Ce dernier participait jeudi soir à un événement spécial de Bibliothèque et Archives Canada à Ottawa célébrant le hockey et particulièrement le trophée Hart remis au joueur par excellence de la saison régulière.

Un trophée qu’il a gagné deux fois, dont en 1977. « Ça fait longtemps », dit-il en riant.

Plus tôt dans la journée, Guy Lafleur s’est arrêté à Thurso afin de rendre visite à sa maman âgée de 86 ans. Samedi, on le verra à des activités entourant la Classique du centenaire qui aura lieu à la Place TD entre les Canadiens et les Sénateurs.

« Ce sera une belle expérience pour ces athlètes de jouer sur une patinoire extérieure, souligne Lafleur, nullement jaloux de n’avoir jamais obtenu pareille occasion durant ses années dans la LNH. J’ai tellement joué dehors quand j’étais tout jeune... »

Puis, on a eu droit à son franc-parler qui le rend encore si populaire auprès des amateurs. « Ce que je déplore par contre de cette classique, c’est que les Anciens Canadiens ne joueront pas contre les Anciens Sénateurs », lance-t-il.

« Je trouve ça dommage. J’en parlais avec d’autres anciens des Canadiens. Ça aurait été le fun. »

Les Anciens Sénateurs s’affronteront plutôt entre eux vendredi soir sur la patinoire du Parlement. Il y aura notamment les Yashin, Alfredsson, Daigle, Havlat, Fisher, Neil, Phillips, Redden et Lalime. On retrouvera aura aussi les... Vial, Lambert et Kuba.

Un petit deux que les mordus de hockey auraient préféré voir les Richer, Damphousse, Carbonneau et Delorme. Surtout quand on sait à quel point les partisans du CH s’amusent à remplir le centre Canadian Tire lors de chacune des visites de leur équipe favorite à Ottawa.

« Nous n’avons reçu aucune invitation », assure Guy Lafleur.

Et si les Anciens du Tricolore avaient été invités ? Est-ce que le Démond blond aurait effectué un retour l’instant d’une soirée dans son patelin ?

« Non, je ne pense pas », avoue Lafleur.

Qui sait, en revanche, il aurait peut-être pu diriger son ancien club.

« C’est sûr que les Anciens Sénateurs auraient misé sur plusieurs jeunes retraités. Mais ça aurait été un match très amical. »

Guy Lafleur demeure aussi toujours très généreux de son temps. L’entrevue a duré une dizaine de minutes. Plusieurs personnes attendaient patiemment afin d’échanger quelques mots avec lui.

Il a été question d’un peu de tout. Que ce soit des nombreux bancs vides aux matches locaux des Sénateurs depuis le début de la saison ou de l’entêtement de la LNH à ignorer Québec pour une franchise d’expansion au détriment de Vegas et maintenant Seattle.

« Je trouve malheureux qu’on lève le nez et qu’on ne porte pas attention à la ville de Québec. L’aréna est là depuis quelques années. »

Lafleur croit que les promoteurs du retour de la LNH devraient se lever et déplorer ce snobisme. « Peut-être qu’il faudrait que les gens sortent avec leurs casseroles et commencent à taper dessus », ajoute-t-il, sourire en coin.

Hockey

Kilrea et Henry se souviennent

Une vieille rivalité va reprendre dimanche dans un match extérieur à la Place TD. La dernière fois que les Olympiques de Gatineau ont croisé le fer avec les 67’s d’Ottawa dans un match qui comptait au classement des deux ligues, c’était le 15 décembre 2002.

Il y a 15 ans exactement, les Olympiques l’avaient emporté 6-3 dans un match ponctué de bagarres devant une salle comble au centre Robert-Guertin. Benoît Groulx était l’entraîneur de l’équipe qui portait encore le nom de Hull. Brian Kilrea dirigeait les 67’s et il se souvient encore des débordements qu’engendraient les duels entre les deux clubs juniors de la région de la capitale nationale.

« Nous avions dû arrêter ça. C’était devenu trop compétitif. Il y avait trop de bagarres et les règlements étaient différents dans les deux ligues. Nos règles étaient plus sévères. Je perdais des joueurs à cause des suspensions. Par exemple, à l’époque nos joueurs étaient suspendus lorsqu’il y avait deux batailles sur le même arrêt de jeu. Ce n’était pas le cas dans l’autre ligue. J’étais découragé », a raconté l’entraîneur légendaire jeudi.

Charles Henry était le Grand Manitou des Olympiques dans ce bon vieux temps et il était sur la même page que « Killer » lorsque Le Droit lui a parlé. 

« La dernière année, c’était rendu une farce. Il y a eu un match de 400 minutes de punition ! On préparait tellement notre équipe pour le premier match que ce n’était même plus du hockey. On ne jouait plus pour l’honneur de gagner. C’était la guerre ! »

Les Olympiques ne laissaient pas leur place du côté pugilistique. Francis Wathier, entraîneur-adjoint chez les Gatinois cette saison, a justement participé au dernier match officiel entre les deux rivaux de la rivière des Outaouais. Il s’était battu contre Rodney Bauman en plus d’écoper de trois pénalités mineures sur la même séquence dans cette jungle sur glace.