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Sénateurs

Plusieurs espoirs des Sénateurs à Belleville attendent l'appel du grand club [PHOTOS]

BELLEVILLE — Mercredi, en fin de matinée, sur la patinoire du sympathique CAA Arena. Les Senators de la Ligue américaine travaillent sur les unités spéciales.

Ça donne lieu à du jeu plutôt intense.

En tant que membre de la première unité de l’attaque massive, Vitalii Abramov réussit à se faire oublier derrière les défenseurs pendant environ deux secondes. La rondelle le trouve. Il marque un but. Et il célèbre... avec un peu plus d’entrain que nécessaire.

En rentrant au banc, les spécialistes des infériorités numériques semblent contrariés. Surtout Andreas Englund et Parker Kelly.

Ce n’est pas quelque chose d’exceptionnel, cet automne, à Belleville.

Le club-école des Sénateurs réunit plusieurs espoirs intéressants, cette saison.

« Il y a certainement beaucoup de joueurs qui, selon nos estimations, ont le potentiel d’évoluer dans la Ligue nationale », remarque leur entraîneur-chef, Troy Mann.

« Il y en a certainement plus que dans le passé. »

Abramov, Drake Batherson, Logan Brown, Filip Chlapik, Jonathan Davidsson, Alex Formenton, Filip Gustavsson, Marcus Högberg, Christian Jaros, Maxime Lajoie, Josh Norris, Nick Paul, Max Véronneau...

Ça crée une ambiance bien particulière. Le climat devient, naturellement, plus compétitif que d’habitude.

« Nous n’en parlons pas ouvertement, dit Batherson. Enfin, nous avons tous le même objectif. Nous voulons tous jouer dans la LNH. Nous sommes tous conscients, aussi, que les postes sont rares. Au quotidien, nous essayons de faire notre travail. Nous essayons de travailler ensemble pour gagner des matches. Cela dit, quand une opportunité se présentera parce que le grand club aura besoin d’aide, nous voudrons tous être en tête de ligne. »

***

Trois objectifs

Tous les espoirs ne sont pas égaux, au départ, aux yeux de l’organisation.

Malgré tout le bruit qu’il a fait lorsqu’il est retourné dans les mineures, Logan Brown demeure un espoir important pour l’organisation.

« Il est au centre de tout ce qu’on fait », acquiesce Troy Mann.

« Ce n’est pas nouveau. Nous comptions déjà beaucoup sur lui, l’hiver dernier, dans la deuxième moitié de la saison régulière. »

Sénateurs

Tkachuk et White séparés

DALLAS — Séparés pour la première fois de la saison en fin de semaine, en deuxième période du revers de 5-2 samedi en Arizona ainsi qu’à l’entraînement dimanche au American Airlines Center, Brady Tkachuk et Colin White ont tous deux dit les bonnes choses en rentrant au vestiaire des Sénateurs d’Ottawa.

Le langage corporel des deux amis de longue date laissait cependant sous-entendre qu’ils ne sont pas trop heureux de se retrouver sur des trios différents, Tkachuk aux côtés de Jean-Gabriel Pageau et Connor Brown, White entre les vétérans Tyler Ennis et Bobby Ryan.

Sénateurs

Le sentiment d’urgence... dès le départ pour les Sénateurs

DALLAS — Dylan DeMelo n’est pas le vétéran des Sénateurs qui fait le plus de bruit, surtout maintenant qu’il n’est plus le partenaire de Thomas Chabot à la ligne bleue.

Il est quand même capable de dire les vraies choses, et l’ancien Shark n’a pas mâché ses mots après la défaite de 5-2 contre les Coyotes samedi soir, affirmant ni plus ni moins que son équipe n’était pas prête pour le début du match.

Sénateurs

Faux départ des Sénateurs en Arizona

GLENDALE - La patience de D.J. Smith a atteint ses limites dans le désert de l’Arizona samedi.

Le nouvel entraîneur-chef des Sénateurs s’entêtait à garder ses jeunes attaquants Brady Tkachuk et Colin White ensemble depuis le début de la saison et du camp d’entraînement, donnant des essais à différents joueurs à leur droite.

White en arrachait cependant et après une première période particulièrement difficile samedi soir au Gila River Arena, il a été remplacé par le meilleur compteur du club en ce début de campagne, le Gatinois Jean-Gabriel Pageau.

La stratégie n’a pas vraiment porté fruit alors que les Sénateurs se sont inclinés 5-2 devant les Coyotes de l’Arizona, dans un match où une salle comble de 17 125 amateurs a été annoncée même s’il y avait plusieurs bancs vides -- mais moins qu’au Centre Canadian Tire récemment.

Les locaux ont pris les devants 2-0 au premier tiers, et les visiteurs n’ont pas été capables de s’en relever. Des buts de Vladislav Namestnikov, en désavantage numérique, et de Chris Tierney, sur un jeu de puissance pour mettre fin à une disette de 22 supériorités numériques sans but, ont été trop peu, trop tard.

Kyle Capobianco, son premier dans la LNH, Oliver Edman-Larsson, Conor Garland et Carl Soderberg ont déjoué le gardien Craig Anderson, mis à l’épreuve seulement 27 fois, alors que Lawson Crouse a complété dans un filet désert pour les Coyotes (4-2-1).

«Ils ont joué mieux que nous en première, ils ne nous ont rien donné alors que nous avons commis des erreurs majeures, la rondelle s’est ramassée dans notre filet. Il fallait jouer du hockey de rattrapage ensuite, ce qui est difficile pour un club qui ne compte pas beaucoup. On a écopé de trop de punitions aussi», analysait Smith après coup.

Concernant sa décision de séparer Tkachuk et White, il a ajouté : «On leur a donné assez de temps et il ne se passait pas assez de choses pour eux. ‘Page’ a été probablement notre meilleur joueur depuis le début de la saison, et j’ai trouvé que sa ligne (complétée par Connor Brown) avait beaucoup de ‘jump’... Et de l’autre côté, j’ai trouvé que White et Namestnikov ont été bons ensemble, j’espère qu’on a trouvé quelque chose là.»

White a terminé le match à moins-3 et il a écopé d’une mauvaise punition en première. Il n’a gagné que 4 mises au jeu sur 13.

Tierney a été impliqué dans une des «erreurs majeures» du premier tiers quand Anderson a envoyé un retour qu’il tentait de déblayer sur lui, permettant à Ekman-Larsson de compter dans une cage béante. Namestnikov a pour sa part fait dévier accidentellement le tir de la pointe de Capobianco.

«Nous avons mal commencé, on n’envoyait pas la rondelle derrière leurs défenseurs et on commettait trop de revirement. Ça s’est amélioré au fil du match, on est revenu dans le match. Ils ont une bonne équipe, très structurée. Mais si on était sortis plus fort comme l’autre match (à Las Vegas jeudi), ça aurait été mieux. C’est toujours difficile de tirer de l’arrière», a indiqué Namestnikov.

Un point positif est que les Sénateurs ont obtenu 21 de leurs 36 tirs vers le gardien Anti Raanta en troisième période, quand ils ont tenté leur remontée. 

L’autre est le but en avantage numérique de Tierney, qui a complété une belle poussée de Thomas Chabot qui est parti d’un bout à l’autre après avoir récupéré la rondelle du gardien Anderson. «C’est bon de ne plus avoir un oeuf dans la colonne (des jeux de puissance), tu y penses un peu. C’est une question d’avoir un plan et de l’appliquer, puis de travailler plus fort que leur ‘P.K.’... Chabot a fait un jeu de haut calibre, c’est assez facile quand il déjoue toute l’autre équipe et me met la rondelle sur la palette. C’est pour ça qu’il va bientôt se faire payer très cher. C’est un jeu incroyable qu’il a fait», a commenté Tierney.

Les Sénateurs (1-5-1) ont pris le chemin de Dallas immédiatement après le match, eux qui finiront ce voyage de trois parties lundi en affrontant des Stars qui connaissent un début de saison difficile eux aussi.

Sénateurs

Duclair revient aux sources

GLENDALE — Anthony Duclair était de retour dans le désert de l’Arizona vendredi, là où il a connu la meilleure saison de sa carrière, sa première.

L’attaquant québécois qui amorce sa première saison complète avec les Sénateurs doit espérer que ce retour au Gila River Arena va lui permettre de retrouver la touche qui l’avait vu compter 20 buts et ajouter 24 passes alors qu’il était une recrue de 20 ans.

Sénateurs

Gros chèque et gros combat pour Scott Sabourin

GLENDALE — En partant à la découverte de l’Ouest, Scott Sabourin a franchi deux autres étapes dans sa nouvelle carrière dans la LNH.

Jeudi contre les Golden Knights, le robuste attaquant des Sénateurs originaire d’Orléans s’en est pris à celui qui est considéré comme le champion des poids lourds de la LNH, Ryan Reaves, faisant preuve de beaucoup de courage même si ce dernier a eu le meilleur sur lui.

Sénateurs

Quand Stone paie la traite

LAS VEGAS — Mark Stone a dit à la veille de ses retrouvailles avec les Sénateurs qu’il ne reste pas tant de joueurs que ça qu’il connaît, mais qu’il s’ennuyait de ses autres membres de l’organisation, les thérapeutes et préposés à l’équipement ainsi que les responsables du conditionnement et des communications.

L’attaquant des Golden Knights a profité de leur passage dans la «ville du Péché» pour leur témoigner son appréciation, alors qu’en plus d’inviter des coéquipiers comme Jean-Gabriel Pageau, Mark Borowiecki, Brady Tkachuk, Colin White et Thomas Chabot, il a aussi payé la traite à ces travailleurs de l’ombre dans une équipe de la LNH.

Sénateurs

Une autre chance pour Nick Paul avec les Sénateurs

LAS VEGAS — Quand il a été retranché au milieu du camp d’entraînement des Sénateurs au retour d’un voyage en Colombie-Britannique, Nick Paul savait que le couperet allait lui tomber sur la tête.

« Je savais que je n’avais pas eu le meilleur match à Vancouver, je n’étais pas content de moi-même. Je savais que ça s’en venait (son retranchement). En retournant à Belleville, je savais qu’il faudrait que je travaille encore plus fort. J’avais travaillé tout l’été et il me manquait quelque chose, là, je suis de retour et j’obtiens une grosse chance et je dois en profiter », a-t-il répondu quelques heures avant d’être lancé dans la mêlée par D.J. Smith, quand Le Droit lui a demandé s’il craignait de ne jamais revenir avec le club de la capitale après cette autre coupe.

Depuis cinq ans qu’il est dans l’organisation des Sénateurs, Paul a souvent fait la navette entre Belleville (et Binghamton auparavant) et Ottawa. Il a joué un total de 56 parties dans la LNH avec eux, répartis sur les quatre précédentes saisons. Le principal espoir acquis dans l’échange de Jason Spezza avec Dallas n’a jamais été capable de faire le saut de façon permanente, cependant.

Smith lui a donné une chance de jouer contre les Knights, un club imposant physiquement, de préférence au vétéran Mikkel Boedker. En l’absence du centre Artem Anisimov, toujours blessé, Jordan Szwarz a pivoté le quatrième trio pour un deuxième match de suite, avec Scott Sabourin comme autre ailier.

« Il (Paul) va devoir effectuer du bon échec avant sur les défenseurs adverses. Pour jouer dans la LNH, il doit avoir une présence physique chaque soir. Il doit lancer les rondelles derrière les défenseurs et aller les récupérer. S’il fait ça, il va avoir une chance de jouer ici », a commenté Smith en matinée jeudi.

Paul arrive en confiance, ayant connu un match d’un but et deux passes dans un gain de 5-4 en prolongation à Binghamton samedi, quand ses compagnons de trio Logan Brown (2-2) et Drake Batherson (1-4) ont aussi explosé en offensive. 

« Notre chimie de l’an dernier est revenue... c’est bon pour la confiance. Ici, je sais ce que j’ai à faire, je ne vais pas reculer dans les coins, je vais jouer l’homme », a-t-il noté.

Tennis

Denis Shapovalov remporte son premier titre ATP en carrière

STOCKHOLM — Le Canadien Denis Shapovalov a récolté un premier triomphe en carrière sur le circuit de l’ATP dimanche grâce à une victoire en deux manches identiques de 6-4 contre le Serbe Filip Krajinovic en finale de l’Omnium de tennis de Stockholm.

Non seulement Shapovalov a-t-il réussi à briser la glace, il est aussi devenu le premier Canadien à gagner un tournoi officiel de l’ATP depuis Milos Raonic à Brisbane, en 2016.

Quatrième tête de série du tournoi, Shapovalov a aussi triomphé à sa première présence en finale d’un tournoi de l’ATP. Auparavant, le Canadien de 20 ans avait perdu sept fois en autant d’essais en demi-finales de tournois avant de vaincre le Japonais Yuichi Sugita samedi.

«Je pense que le fait de gagner mon premier tournoi est une étape importante, a déclaré le tennisman ontarien. Honnêtement, je crois que la chose qui importe le plus pour moi, c’est de continuer à améliorer mon jeu.»

Shapovalov, qui n’a concédé aucun set à ses rivaux pendant le tournoi, est le 15e joueur du circuit en 2019 à obtenir sa première victoire en carrière. Il est aussi le premier Canadien à remporter l’Omnium de Stockholm.

«Ce tournoi a commencé l’année de la naissance de ma mère», a noté Shapovalov dans une déclaration publiée sur le site officiel de l’ATP.

«Il y a donc beaucoup d’histoire, et c’est extraordinaire d’être le premier Canadien à le gagner. J’ai vu tous les grands noms inscrits au tableau, et ce sera agréable d’y voir mon nom aussi.»

Après avoir laissé filer trois balles de bris lors du cinquième jeu du deuxième set, Shapovalov a capitalisé sur sa quatrième occasion du genre dans le set, lors du neuvième jeu, pour se donner une avance de 5-4. «Je me disais que tant et aussi longtemps que je parviendrais à protéger mon service, tout irait bien, a déclaré Shapovalov, sur le site de l’ATP. Au deuxième set, ç’a été un peu ardu. Il y a eu beaucoup de jeux à son service qui se sont rendus jusqu’à égalité et je n’étais pas capable de convertir. J’ai continué de batailler et je suis resté patient.»

Avec une chance de clore le match à son service, Shapovalov, 34e joueur mondial, s’est montré intraitable en remportant le jeu ultime sans concéder un seul point. Il n’avait eu besoin que d’un seul bris, au troisième jeu, pour remporter la première manche.

Seize as et trois doubles fautes

En route vers ce premier triomphe sur le circuit professionnel masculin, Shapovalov a réussi 16 as et commis seulement trois doubles fautes. Son taux de placement de ses premières balles de service n’a été que de 56 %, comparativement à 77 % pour Krajinovic, mais Shapovalov a tout de même gagné 28 points sur 30 après avoir réussi son premier service.

Shapovalov n’a fait face qu’à une seule balle de bris, lors du quatrième jeu du deuxième set, et a profité de huit occasions de briser le service de son rival, détenteur du 60e rang au classement mondial.

Grâce à ce triomphe, Shapovalov devrait amorcer la prochaine semaine au 27e échelon du classement de l’ATP, entre ses compatriotes Félix Auger-Aliassime (18e) et Raonic (32e).

Après avoir atteint la demi-finale de l’Omnium de Miami plus tôt cette année, il était passé du 23e au 20e échelon, son meilleur classement depuis le début de sa carrière.

«J’ai été 20e au monde, mais je ne me préoccupe pas de revenir à ce rang. Je suis vraiment heureux de ma semaine. J’essaie seulement de prendre les choses une semaine à la fois.»

Et malgré sa victoire, Shapovalov sait qu’il est loin d’avoir atteint le sommet de son art.

«Il y a beaucoup de choses à améliorer. Il y a encore des aspects où je peux devenir meilleur. Je peux certainement faire mieux au filet, effectuer de meilleurs retours de services, mieux me déplacer. Il y a beaucoup de détails que je peux améliorer pour m’aider à l’avenir.»

Sénateurs

Les Sénateurs arrachent un point aux Knights

LAS VEGAS - Les retrouvailles des Sénateurs d’Ottawa avec leur ancien pilier Mark Stone se sont mieux passées que les preneurs aux livres du coin l’avaient prévu.

Remerciant leur entraîneur D.J. Smith pour sa décision de leur donner une journée de congé dans la Ville du péché mardi, ils ont arraché un point de classement aux Golden Knights de Vegas avant de s’incliner 3-2 en tirs de barrage devant 18 7171 amateurs jeudi soir au T-Mobile Arena.

En trois visites à cet endroit, ils n’ont toujours pas perdu en temps réglementaire (1-0-2) alors que cette fois, c’est un but décisif de Jonathan Marchessault qui a fait la différence en cinquième ronde du concours d’habiletés.

Ça couronnait un beau duel de gardiens alors qu’Anders Nilsson a rebondi d’un premier départ chancelant en effectuant 52 arrêts, tandis que son vis-à-vis Marc-André Fleury a effectué plusieurs acrobaties parmi ses 37 arrêts, incluant un arrêt du bout de la jambière contre Connor Brown en prolongation.

«‘Nelly’ a été notre meilleur joueur et il nous a procurés ce point. On s’est bien battu devant lui contre une équipe rapide, mais il (Nilsson) nous a donné la chance d’obtenir ce point et presqu’un point supplémentaire. Il a été incroyable, il arrêtait la rondelle, il la jouait, il s’est fait frapper et s’est relevé pour faire encore plus d’arrêts. On va prendre ce point, c’est un gros point sur la route», a souligné le centre gatinois Jean-Gabriel Pageau, auteur du but égalisateur en début de troisième période quand il sauté sur un retour de lancer pour déjouer Fleury.

Ce dernier a blanchi l’attaque à cinq des visiteurs en quatre occasions de se déployer, ce qui fait qu’elle est maintenant zéro en 21 cette saison. Mais il a réussi de nombreux arrêts spectaculaires, notamment à la fin d’une séquence en deuxième où il avait perdu sa mitaine et son bâton.

«Notre gardien a été excellent, mais nous avons eu nos chances également et le leur a aussi été excellent. On affrontait un gros club physique et on s’est tenus debout devant eux. On a obtenu un point, on aurait aimé en avoir deux. Mais avec plus d’efforts comme ça, on va remporter plus de victoires... On a fait un pas en avant ce soir», a commenté l’entraîneur-chef D.J. Smith.

«On a manqué un peu de chance avec la rondelle. On s'est préparé pour une bonne bataille et on l'a eue. C'était une atmosphère digne des séries et on a bien joué,  mais on aurait préféré gagner», estimait Nilsson, qui avait perdu 6-4 à son premier départ.

Un but de Nick Holden, sur la 200e passe en carrière de Stone, avait lancé les locaux en avant au premier tiers alors que son tir a dévié sur le bâton de Brady Tkachuk à la fin d’une attaque à cinq des Knights. L’unité de désavantage numérique des Sénateurs avait écoulé les 12 punitions précédentes lors des trois matches précédents. 

Reilly Smith a ouvert le pointage, mais Thomas Chabot a répliqué exactement une minute plus tard avec une belle feinte pour contourner Paul Stastny, avant de déjouer Fleury d’un beau tir dans la lucarne. C’était un premier but cette saison pour le défenseur étoile des Sénateurs, qui a connu un fort match. «Il a été excellent toute la soirée et surtout en prolongation. Quand il est sur la glace et qu’il tente d’aller compter, c’est notre meilleure défense», a dit Smith.

L’attaquant Scott Sabourin a tenté de se faire un nom au premier tiers en lâchant les gants contre le poids lourd de la LNH, Ryan Reaves. Mal lui en a pris parce que ce dernier a bloqué sa gauche avant de lui assener quelques coups de poings qui lui ont fait plier les genoux. Il faut quand même saluer le courage de la recrue de 27 ans originaire d’Orléans.

«On a joué avec ardeur contre un club qui est bâti pour les séries. Anders s’est battu toute la soirée. On tente de changer notre façon de jouer et on donne des chances, a souligné le défenseur Mark Borowiecki, qui a distribué huit mises en échec. ‘Saby’ (Sabourin) se sentait obligé de répondre à ce gars-là qui est très ‘tough’ (Reaves), et il l’a fait. Il apporte beaucoup à notre équipe en faisant des choses comme ça.»

Les Sénateurs ont pris le chemin de l’Arizona immédiatement après le match alors qu’ils poursuivront ce voyage en affrontant les Coyotes samedi à Glendale.


Rouge et Noir

Grâce à un gain contre Ottawa, les Tiger-Cats remportent une 13e victoire de suite

HAMILTON — Dane Evans et Brandon Banks ont de nouveau livré des performances records, samedi, pour mener les Tiger-Cats vers un gain de 33-12 aux dépens du Rouge et Noir d'Ottawa.

Evans a réalisé une passe de touché de 62 verges au troisième quart en direction de Banks pour permettre aux Ticats de signer une 13e victoire cette saison. Il s'agit d'un sommet jamais égalé pour la formation de Hamilton, qui a récolté un quatrième gain d'affilée.

Les Tiger-Cats ont également remporté un huitième match de suite au Tim Hortons Field. Le succès de l'équipe à domicile pourrait jouer en leur faveur en finale de l'Association de l'Est, le mois prochain.

Banks a inscrit un touché lors d'un cinquième match d'affilée et il a amassé 116 verges en sept attrapés. Malgré tout, les Tiger-Cats étaient loin d'être parfaits. Le Rouge et Noir n'a cependant pas été en mesure de capitaliser sur les faiblesses de l'adversaire et n'ont réussi que quatre bottés de placement.

La troupe de l'Ontario a encaissé un neuvième revers consécutif.

Evans a complété 32 de ses 41 passes pour des gains de 452 verges par la voie des airs, un sommet en carrière. En plus de sa passe de touché, il a lancé une interception. Il présente une fiche de 8-2 à titre de quart partant, depuis qu'il a remplacé Jeremiah Masoli, qui a subi une importante blessure au genou.

David Watford a donné les devants 19-9 aux Tiger-Cats, grâce à un touché au sol, à 7:33 du troisième quart. Jalin Marshall a inscrit l'autre touché des locaux, tandis que Lirim Hakrullahu a réussi quatre bottés de placement, un simple et deux transformations.

La recrue Will Arndt a pour sa part récolté 112 verges en 17 passes à son deuxième départ avec le Rouge et Noir, qui a encaissé une première défaite à Hamilton depuis 2014.

Sénateurs

Stone ne regrette rien

LAS VEGAS — Mark Stone ne sait pas trop quels genres d’émotions il va ressentir en affrontant les Sénateurs d’Ottawa pour la première fois jeudi soir au T-Mobile Arena.

L’attaquant des Golden Knights de Las Vegas, échangé à la date limite des transactions notamment contre Erik Brännström, avait pris sous son aile certains des jeunes joueurs de son ancienne organisation, en particulier Brady Tkachuk et Colin White. Il estime que ça va être « différent » de les affronter après avoir cassé la croûte avec quelques-uns de ses anciens coéquipiers mercredi soir.

Baseball

Malgré un parcours chaoteux, Dave Martinez se trouve «dans un bel endroit»

WASHINGTON — Le gérant des Nationals de Washington, Dave Martinez, est de nature optimiste. Un gars qui vit l'instant présent, qui aime ses mantras et ses devises,comme lorsqu'il dit à ses joueurs de «prendre les devants 1-0 aujourd'hui» ou de «continuer de se battre».

Aussi lugubres semblaient les choses quand les Nats avaient une fiche de 19-31 et que les gens croyaient que Martinez n'était pas à sa place et devait être sur le point d'être congédié, il n'a jamais flanché. Plus important encore: l'appui de son directeur général Mike Rizzo et des propriétaires non plus.

Et aussi inquiet pouvait être Martinez - quiconque l'aurait été - quand son coeur s'est emballé au cours d'une rencontre en septembre, ce qui l'a obligé à passer quelques jours à l'hôpital, il peut maintenant en rire. À la blague, il dit que chaque jour est un stress pour son coeur. Il fait remarquer qu'il a dû éviter l'alcool, sur l'ordre de son médecin, lors de toutes les célébrations des Nationals en route vers la Série mondiale, qui se mettra en route mardi, contre les Yankees ou les Astros.

Cela explique à comprendre pourquoi, après la victoire de 7-4 des siens pour balayer la série de championnat de la Nationale contre les Cardinals de St. Louis, Martinez a déclaré : «Souvent, les chemins cahoteux mènent à de beaux endroits, et nous sommes dans un très bel endroit».

Quelques instants plus tard, en parlant de ses joueurs, Martinez a ajouté: «Ces gars ont guéri mon coeur et mon coeur se sent très bien présentement».

Pour tous les joueurs dont la contribution mérite d'être soulignée, l'homme de 55 ans surnommé «Davey» doit aussi recevoir sa large part de félicitations pour la façon dont il a aidé les Max Scherzer, Stephen Strasburg, Anthony Rendon et autres a passé d'où ils étaient en septembre à où ils se trouvent en octobre, alors que les Nats sont la quatrième équipe de l'histoire de la MLB à s'être retrouvée 12 matchs sous la barre des ,500 à participer à la Série mondiale.

«J'ai eu beaucoup de gérants, évidemment, dans ma carrière. Ils arrivent tous au camp en disant que peu importe la situation, ils vont garder le cap, que nous gagnerons et perdrons en équipe. Aussitôt que le bateau se met à prendre l'eau, chacun d'eux a oublié cela pour protéger leurs fesses. Davey est resté le même», a déclaré Ryan Zimmerman, qui dispute sa 15e saison à Washington.

«Il est toujours positif, a ajouté Zimmerman. Il croit toujours en ses joueurs et les défend toujours.»

Embauché pour remplacer Dusty Baker avant la saison 2018 après deux titres de l'Est suivis d'exclusion dès le premier tour, Martinez n'a pas connu un bon départ. Il avait notamment fait venir deux chameaux lors de son premier camp, pour faire comprendre aux joueurs des Nationals qu'ils pouvaient «remonter la pente». On s'en est beaucoup moqué. La saison, conclue à 82-80, n'a rien fait pour l'aider. Puis il y a eu le début de 2019.

«Plusieurs équipes se seraient effondrées, les joueurs auraient été divisés, a affirmé Rizzo. Mais Davey a tout tenu en place.»

L'état d'esprit du propriétaire Mark Lerner après ces 50 premiers matchs?

«Comment voulez-vous ne pas penser que votre saison est en péril? a-t-il admis. Mais ça ne m'a jamais traversé l'esprit d'effectuer un changement avec Davey ou Mike. Ça n'allait pas se passer comme ça. Nous avions trop confiance en Davey et en son intelligence comme gérant. Nous savions qu'à un moment donné, il allait se démarquer. Et il l'a fait.»

Malgré la confiance et sa propension à vivre dans le moment présent, Martinez a tout de même changé la façon dont il préparait son club.

«Pendant le premier mois et demi, nous étions mauvais défensivement. Nous courions mal les buts. Nous donnions trois ou quatre retraits par match. Nous donnions trois ou quatre retraits à nos adversaires chaque rencontre. Il fallait que ça cesse, a expliqué Rizzo. Davey a rendu les entraînements au bâton et à l'avant-champ obligatoires jusqu'à ce que les choses changent.»

Ça a fonctionné, culminant avec les présentes séries, alors que chaque décision de Martinez semble la bonne: utiliser tel partant en relève, tel frappeur d'urgence, faire de Zimmerman un joueur régulier de nouveau.

Le 15 septembre, Martinez a eu toute une frousse quand il a ressenti des douleurs à la poitrine pendant un match contre les Braves, à Atlanta.

«Effrayant, a déclaré Martinez, qui a joué 16 ans dans les Majeures, dont avec les Expos de Montréal. Vraiment effrayant.»

Mais quelques jours seulement après une intervention chirurgicale, il était de retour dans l'abri. La plus grande différence depuis son retour? Il essaie de demeurer assis le plus souvent possible, afin de garder ses pulsations les plus basses possible.

«Les joueurs ne cessent de me dire à quel point ils veulent jouer pour moi, a indiqué Martinez. Je leur dis qu'il ne s'agit pas de moi, mais de nous. Je leur dis de jouer pour nous.»

Sénateurs

Brännström a hâte de jouer à Vegas

LAS VEGAS — L’autre moitié de l’échange de Mark Stone, Erik Brännström, a bien hâte de jouer un premier match de saison régulière dans l’amphithéâtre qui aurait pu être son domicile.

Le défenseur recrue des Sénateurs d’Ottawa n’avait joué que quelques parties hors-concours dans l’uniforme des Golden Knights, puis il avait été cédé à leur club-école des Wolves de Chicago dans la Ligue américaine de hockey sans jamais être rappelé.

Ski acrobatique

En attendant les JO de 2022, Alex Beaulieu-Marchand se concentre sur les X Games

MONTRÉAL — Même s’il reste encore un peu plus de deux ans avant la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques d’hiver de Pékin, le skieur acrobatique Alex Beaulieu-Marchand est déjà contraint d’y songer.

Beaulieu-Marchand souhaite évidemment défendre sa médaille de bronze acquise en slopestyle aux Jeux olympiques de Pyeongchang en 2018, mais pour y parvenir il devra d’abord se soumettre au processus de qualification pour les JO de Pékin. Un passage obligé qui ne semble pas lui plaire particulièrement, à l’instar de la majorité des athlètes qui pratiquent ces sports émergents.

«Je vais me concentrer sur les épreuves de la Coupe du monde en début de saison, car je dois malheureusement amasser des points dans les compétitions de la Fédération internationale de ski (FIS) afin d’assurer ma place pour les qualifications olympiques de l’an prochain», a-t-il d’abord évoqué en entretien téléphonique jeudi.

Le moins qu’on puisse dire, c’est que Beaulieu-Marchand a le vent dans les voiles dernièrement. D’ailleurs, si les derniers mois offrent une quelconque indication de ce qui l’attend cet hiver, alors il a de quoi être optimiste. Le Québécois a notamment remporté la médaille de bronze en Big Air aux X Games d’Oslo en août dernier, et il revient tout juste d’un bon camp d’entraînement avec l’équipe canadienne en Nouvelle-Zélande.

«Je repars en compétition le 29 octobre pour participer à l’épreuve de Big Air à la Coupe du monde de Modène, en Italie, et ensuite j’ai quatre autres escales - trois en Big Air, une en slopestyle - en Coupe du monde avant Noël, a énuméré le skieur de Québec. Je vais même participer à l’épreuve-test des Jeux olympiques, en Chine, donc ça va être assez chargé.»

Par la suite, ‘ABM’ s’accordera quelques jours de congé pour fêter Noël en famille, avant de participer aux X Games d’Aspen - l’épreuve phare de sa saison. Il tentera alors d’y défendre ses deux médailles d’argent acquises en Big Air et en slopestyle, ainsi que celle de bronze en Real Ski.

«Mon objectif cette saison, c’est de me rendre aux X Games en pleine forme. C’est la raison pour laquelle je ne veux pas faire de compétition au début du mois de janvier. Mes attentes sont vraiment élevées pour cette compétition-là (les X Games). Si la santé va bien et que je suis en bonne forme, alors tout devrait bien aller», a-t-il confié.

Afin de défendre ses podiums avec succès au Colorado, le médaillé de bronze en Big Air aux Championnats du monde de Deer Valley, en Utah, l’hiver dernier a indiqué qu’il travaillait déjà sur certains aspects de ses routines.

«Les manoeuvres aériennes, ça n’arrête jamais. C’est un éternel combat. Tout le monde essaie de progresser. Personnellement, je vais adopter une approche un petit peu différente cette saison, notamment au niveau de mes combinaisons de ‘grab’ - la prise de ses skis, a-t-il expliqué. L’objectif est d’être le plus original possible, pour amasser le plus de points possible. Ç’avait bien marché l’an dernier.»

Beaulieu-Marchand espère ensuite participer à compter de février aux épreuves du Dew Tour, et il pourrait aussi avoir dans sa ligne de mire une «possible» escale des X Games en Chine.

Un film qui fait réfléchir

Beaulieu-Marchand a discuté avec La Presse canadienne afin de faire la promotion de son film ‘Avenue’, qui sera diffusé dans le cadre du festival iF3 de films de ski et de planche à neige, de jeudi à samedi, à Montréal. L’objectif de la démarche artistique, dit-il, consiste à montrer aux spectateurs l’envers du décor, la réalité du ski acrobatique - avec son lot d’efforts et de réussites, mais aussi d’échecs et de blessures.

Il n’est d’ailleurs pas sorti indemne du tournage d’’Avenue’. En ce sens, il a souligné qu’il souhaitait que les cinéphiles le voient subir une série de tests après un choc à la tête - «ce n’était pas si grave que ça finalement», a-t-il tenu à préciser -, des images difficiles qu’il a tenu à inclure au montage final pour montrer qu’il est important, en cas de commotion cérébrale, d’arrêter son sport et de prendre toutes les mesures nécessaires.

Ainsi, à sa connaissance, Beaulieu-Marchand n’a subi qu’une seule commotion cérébrale diagnostiquée en carrière.

«J’ai subi une commotion cérébrale au Dew Tour en 2018, avant les Jeux olympiques (de Pyeongchang). Une fois qu’ils (les médecins de l’événement) m’ont suggéré de ne pas y participer - ils m’auraient certainement empêché d’y participer, si j’avais fait le choix d’y être -, ils te laissent aller. C’est à toi de prendre la décision, si tu continues ou si tu prends du recul pour te reposer. Leur responsabilité s’arrête à la fin de l’événement.»

Son film, dit-il, est donc la bonne plate-forme pour discuter de cet enjeu de société.

«C’est sûr que j’essaie de passer un petit message (dans l’Avenue), a-t-il évoqué. Je ne voulais pas que ce soit un documentaire qui s’étende sur les commotions cérébrales, mais c’est certain qu’éventuellement j’aimerais développer un projet dans lequel on s’attarde davantage à la santé des athlètes.»

Sénateurs

Anderson donne son masque en hommage à Bryan Murray

Craig Anderson a toujours beaucoup admiré feu Bryan Murray, l’ancien directeur général des Sénateurs qui a donné un nouvel élan à sa carrière en faisant son acquisition du Colorado en 2011.

Le gardien numéro un des Sénateurs lui avait rendu hommage l’an dernier alors que l’artiste qui réalise ses masques, la Montréalaise Sylvie Marsolais, avait peint le visage de l’homme de hockey de Shawville décédé du cancer en 2017 à l’âge de 74 ans.

Volleyball

Le Canada termine neuvième à la Coupe du monde de volleyball masculin

L’équipe canadienne devra se contenter de la neuvième place à la Coupe du monde de volleyball masculin.

Dans son dernier match, mardi, la formation qui s’entraîne à Gatineau a subi un revers de 3-2 (22-25, 25-20, 25-23, 23-25, 15-9) face au Japon.

«Encore une fois, nous avons eu droit à un match incroyable, s’est exclamé l’entraîneur canadien Dan Lewis. Mes gars ont tellement bien joué. Nous nous sommes bien battus. 

«C’était un contexte difficile au début car les gars étaient tellement fatigués et ils ont vraiment tenté de jouer avec énergie.»

M. Lewis, l’ancien libéro qui s’est lancé assez récemment dans le coaching, s’en veut. 

«Mon manque d’expérience a paru, vers la fin de la rencontre. Il aurait fallu que je demande un temps d’arrêt et je ne l’ai pas fait. Cette erreur a peut-être coûté le match à notre équipe, dit-il. 

«Il faudra continuer d’avancer. Je suis convaincu que nous allons nous améliorer.»

Le Canada a terminé le tournoi à la ronde réunissant 12 équipes avec un palmarès de 4-7. 

L’équipe s’était classée septième à la Coupe du monde 2015.

L’Ontarien Stephen Maar a mené le Canada avec 26 points et le capitaine Nicholas Hoag, de Sherbrooke, en a ajouté 18.

Kunihiro Shimizu a été le meilleur dans le camp japonais avec 25 points. 

Le Japon (8-3) a complété le tournoi à la quatrième position.

Le Brésil a remporté le tournoi avec une fiche parfaite de 11-0.

Le Canada se préparera maintenant pour son tournoi de qualification olympique du 10 au 12 janvier à Vancouver.

Avec La Presse canadienne

Tour de France

Le nouveau col de la Loze sommet d’un Tour de France 2020 montagneux

PARIS - De la nouveauté au menu du prochain Tour de France: le col de la Loze, un sommet alpestre inédit au-dessus de Méribel, et un contre-la-montre à la Planche des Belles Filles s’annoncent déterminants sur le parcours de l’édition 2020 dévoilé mardi à Paris.

Entre Nice, le 27 juin, et les Champs-Elysées, le 19 juillet, le tracé, musclé, nerveux, dynamique, est sensiblement aussi montagneux que celui de l’été dernier. Avec moins de passages en très haute altitude mais davantage de moyenne montagne puisque, outre les Pyrénées et les Alpes, les trois autres massifs de l’Hexagone (Massif Central, Jura, Vosges) sont à l’honneur.

Le programme a séduit les coureurs présents dans la grande salle du Palais des Congrès. Même si Egan Bernal, le Colombien vainqueur sortant, lie sa présence à la décision de son équipe Ineos, qui possèdera en 2020 abondance de leader possibles (avec aussi Froome et Thomas), tout comme son homologue Jumbo (Roglic, Dumoulin, Kruijswijk).

«Ce n’est pas seulement une décision de ma part et je n’exclus pas d’autres possibilités», a déclaré Bernal en évoquant notamment le Giro. En écho, son coéquipier Chris Froome, applaudi chaleureusement par le public, est resté prudent.

«Il faut déjà que je retrouve mon niveau avant même de commencer à parler de qui sera le leader ou de ce genre de choses», a réagi le Britannique, quadruple vainqueur de l’épreuve mais perclus de fractures (vertèbre cervicale, fémur, hanche, coude, côtes) après sa lourde chute de juin.

Pour sa part, Julian Alaphilippe, en jaune durant 14 jours l’été dernier, s’est dit «emballé» sans pour autant se fixer d’ores et déjà sur le classement général. Quant à Thibaut Pinot, malheureux à deux jours du terme en juillet, il a savouré la perspective du contre-la-montre de 36 kilomètres passant chez lui, à Mélisey (Haute-Saône), pour rejoindre La Planche des Belles Filles à la veille de l’arrivée.

Le col du XXIe siècle

Pinot, comme les autres grimpeurs, a été vivement intéressé par le «toit» du Tour, le col de la Loze, à 2304 mètres d’altitude (17e étape). «Le prototype du col du XXIe siècle», affirme le directeur de la Grande boucle Christian Prudhomme, qui a été conquis par cette nouvelle route, en réalité une piste de 7 kilomètres à destination unique des vélos, récemment bitumée au-dessus de la station savoyarde de Méribel.

«C’est une succession de ruptures de pente, toutes plus brutales les unes que les autres», explique le directeur du Tour, enthousiaste après le passage inaugural du Tour de l’Avenir l’été dernier. Pour les purs grimpeurs, c’est tout bénéfice.

Ce Tour, qui entre très vite dans la montagne, effleure l’Atlantique avec une étape d’île à île (Oléron à Ré) et accorde une large place au Massif Central. Les Cévènes (Aigoual) dans la première semaine, l’Auvergne dans la deuxième (Puy Mary) après une étape se terminant devant le musée consacré à Jacques Chirac à Sarran, un choix décidé bien avant le décès de l’ancien président. Il innove aussi en allant au Grand Colombier, la montagne-totem du Jura où sera jugée pour la première fois une arrivée d’étape à l’entrée de la dernière semaine.

Avant le choc du col de la Loze, sans doute l’événement du prochain Tour, avancé d’une semaine par rapport aux éditions précédentes en raison de la course en ligne des Jeux olympiques de Tokyo, programmée le samedi 25 juillet 2020.

«Le parcours est intégralement tracé dans l’Hexagone», a précisé Christian Prudhomme, entre deux éditions partant de Bruxelles (2019) et de Copenhague (2021). «Il y aura 29 cols, un de moins qu’initialement prévu pour le Tour 2019 avant la neutralisation de l’étape de Tignes».

Le directeur du Tour a recensé quatre ascensions inédites, notamment la Hourcère dans la seconde étape pyrénéenne et la Loze laquelle, de l’avis de Christian Prudhomme, a tout pour devenir à terme un grand classique. «Le Tour continue de se renouveler», s’est-il réjoui en conclusion de sa présentation. «L’an prochain, la plus longue étape fera 218 kilomètres: jamais la plus longue étape n’aura été aussi... courte!»

Sénateurs

Un jeu d’impuissance pour les Sénateurs

Les Sénateurs d’Ottawa sont à Las Vegas présentement, ayant profité d’une journée de congé mardi dans la «ville du Péché» avant de se préparer aux retrouvailles avec leur ancien pilier Mark Stone jeudi quand ils vont affronter les Golden Knights.

Ensuite, ils vont passer par l’Arizona et à l’approche de l’anniversaire du fameux «Ubergate» de l’an dernier, le 29 octobre, il faut se demander si les joueurs qui font partie du jeu de puissance auraient des critiques à formuler envers l’entraîneur responsable de cette phase du jeu cette saison, Travis Payne, dans l’anonymat de l’arrière d’une camionnette commandée à travers le nouveau partenaire de l’équipe, la compagnie Lyft.

Golf

Tiger rédige ses mémoires pour rétablir sa vérité

LOS ANGELES — Tiger Woods, le golfeur aux 15 titres majeurs, a annoncé mardi qu'il était en train d'écrire son autobiographie, intitulée «Back», afin de corriger, selon lui, «beaucoup d'erreurs» et de désinformation sur sa vie et sa carrière.

«Des livres, des articles, des émissions de TV, la plupart du temps remplis d'erreurs, de spéculation et d'inexactitudes, ont été écrits et faits sur moi. Ce livre est mon histoire définitive avec mes mots à moi et qui expriment mes pensées. Il décrit mes sentiments et ce qui s'est passé dans ma vie», explique Woods, âgé de 43 ans et vainqueur au Tournoi des maîtres d'Augusta, en avril 2019, de son 15e trophée en Grand Chelem.

Sénateurs

Les Sénateurs blanchis par le Wild

Les Sénateurs d’Ottawa ont été les dindons de la farce lundi à l’occasion de l’Action de grâce.

Alors qu’ils avaient une chance de coller une deuxième victoire de suite, ils ont été blanchis 2-0 par le Wild du Minnesota devant une autre petite foule au Centre Canadian Tire.

Le gardien Alex Stalock a repoussé leurs 26 tirs pour enregistrer son sixième jeu blanc en carrière et procurer une première victoire cette saison au Wild, qui avait perdu ses quatre premiers matches cette saison. Il a une fiche en carrière de 6-1-1 contre Ottawa, qui perdait un septième match de suite contre le Wild.

Stalock a gagné un duel de gardiens avec Craig Anderson grâce au but de Victor Rask à mi-chemin au troisième tiers, Zach Parise ajoutant un but d’assurance dans un filet désert.

Le vétéran cerbère des Sénateurs a été excellent face aux 34 lancers du Minnesota dirigés vers lui, mais il a été battu du côté rapproché par Rask, après un revirement.

« On a fait beaucoup de bonnes choses, on a eu de bonnes chances tôt dans le match pour briser l’égalité. C’est comme ça qu’on doit jouer, on va se donner une chance chaque soir si on le fait. On s’est montré à nous-mêmes que ça va dans la bonne direction lors des deux derniers matches », a souligné Anderson, qui avait remporté le gain de 4-2 contre Tampa Bay samedi.

Les visiteurs ont été incapables de capitaliser sur leurs six chances avec l’avantage numérique, mais le jeu de puissance des Sénateurs a éprouvé tout autant de difficultés, blanchi en cinq chances (0 en 17 cette saison).

« Est-ce qu’il faudrait me mettre sur le jeu de puissance ? », a blagué le défenseur Mark Borowiecki.

« La clé est de se donner du “momentum”. Si on ne compte pas de but, ça arrive, il y a beaucoup de bons désavantages numériques dans cette ligue. Mais on doit trouver un moyen de générer des chances et prendre une erre d’aller de cette façon, les mettre sur les talons. C’est certain qu’on va travailler là-dessus. Notre “P.K.” (désavantage numérique) a mal commencé, mais on a appris des leçons et on est sur une bonne séquence maintenant (10 en 10) », a ajouté l’assistant-capitaine plus sérieusement.

« C’était un match d’unités spéciales, donc un match pas trop “smooth” pour tout le monde. Il y a eu des gars qui ont passé beaucoup de temps sur le banc à cause des punitions, et il ne se passait pas grand-chose en zone neutre en plus, pas beaucoup de chances de qualité d’un bord comme de l’autre », analysait son coéquipier Ron Hainsey, résumant bien ce match qui ne passera pas à l’histoire. 

La meilleure chance de compter des Sénateurs contre Stalock a probablement été celle d’Anthony Duclair en désavantage numérique, mais le quatrième adjoint de suite lancé dans la mêlée contre Ottawa a sorti la jambière droite au dernier instant.

« Nous n’avons pas été aussi bons qu’au dernier match (contre Tampa Bay), c’est certain. Mais on affrontait un gros club qui envoie la rondelle au fond de la zone et vous attend. Il faut être patient contre un tel club et on ne l’a pas été assez. En mettant de côté les unités spéciales, on s’est mis à commettre trop de revirements. On a manqué de maturité », estimait l’entraîneur-chef D.J. Smith.

Les Sénateurs (1-4) vont maintenant disputer leurs trois prochains matches à l’étranger, à Las Vegas, Phoenix et Dallas, au cours de la prochaine semaine.

>> Sommaire du match

Sénateurs

Aventure terminée pour Abramov

Après Drake Batherson et Filip Chlapik, un autre jeune de l’organisation des Sénateurs n’aura pas fait long feu dans la capitale, Vitaly Abramov étant renvoyé à Belleville dimanche avec le petit bonheur d’avoir compté son premier but dans la LNH.

L’ancien Olympique n’avait joué qu’un peu plus de trois minutes samedi dans la victoire de 4-2 contre le Lightning de Tampa Bay, l’entraîneur-chef D.J. Smith réduisant son banc pour jouer à trois trios après le forfait du centre Artem Anisimov en deuxième période.

NBA

LeBron James croit que Daryl Morey n'avait pas toute l'info sur Hong Kong

LOS ANGELES — LeBron James croit que le directeur général des Rockets de Houston, Daryl Morey, a «été mal informé ou n’avait pas tous les éléments en main» sur la portée potentielle de ses actions quand il a publié un tweet en appui aux manifestations prodémocratie à Hong Kong.

James a pour la première fois commenté les propos de Morey après un séjour bizarre d’une semaine des Lakers de Los Angeles en Chine. Alors qu’on l’a questionné à savoir si Morey devait être sanctionné pour ses propos, James a offert une longue réponse qui n’a pas vraiment touché aux propos de Morey au sujet de son appui de la souveraineté de Hong Kong.

La super vedette a plutôt expliqué l’incident international causé par le tweet de Morey par un avertissement sur le pouvoir des réseaux sociaux.

«Oui, nous avons la liberté d’expression, a déclaré James. Mais parfois, il peut y avoir des conséquences négatives pour autrui quand vous ne pensez qu’à vous. Je ne veux pas ouvrir une guerre de mots avec Daryl Morey, mais je crois qu’il n’avait pas tous les éléments en main quand il a écrit ses propos. Tellement de gens auraient pu souffrir, pas seulement financièrement, mais aussi physiquement, émotivement et spirituellement. Alors il faut faire attention à ce que l’on écrit sur Twitter, à ce que l’on dit et ce que l’on fait. Alors même la liberté d’expression peut entraîner son lot de négativité.»

Quand on lui a demandé de clarifier sa pensée, James est allé plus loin.

«Je crois qu’il n’avait pas la bonne information ou ne connaissait pas bien cette situation. S’il l’était, alors qu’il en soit ainsi. Mais je ne sais pas. C’est seulement ce que je crois. Quand vous dites ou faites des choses, vous savez quelles personnes peuvent en être affectées. Parfois, les choses peuvent être délicates. Parfois, les réseaux sociaux ne sont pas le bon endroit pour faire passer nos messages. Mais c’est seulement ce que je crois.»

Un porte-parole des Rockets n’a pas immédiatement répondu aux demandes de réactions sur les propos de James, lundi soir.

Vives réactions

Ces propos ont entraîné de vives réactions sur les réseaux sociaux. Plusieurs ont perçu ses commentaires comme étant une critique du mouvement démocratique à Hong Kong. James a précisé ce qu’il voulait dire en deux tweets distincts avant le match préparatoire contre les Warriors de Golden State.

«Laissez-moi éviter toute confusion : je ne crois pas qu’il y ait eu quelque considération que ce soit sur les conséquences et ramifications de ce tweet. Je ne discute pas son contenu. D’autres peuvent le faire. [...] Mon équipe et cette ligue viennent de passer à travers une semaine difficile. Je crois que les gens doivent comprendre ce qu’un tweet ou une déclaration peuvent faire aux autres. Et je crois que personne n’a pris le temps de penser à ce qui allait arriver. Il aurait pu attendre une semaine pour l’envoyer.»

Parmi ceux qui ont critiqué James pour ses commentaires, on compte le sénateur Rick Scott. L’ex-gouverneur de la Floride, qui a souvent critiqué James dans le passé, notamment quand il a décidé de quitter le Heat de Miami en 2014, a déclaré sur Twitter : «James est celui qui n’a pas toute l’information au sujet de cette situation. C’est triste de le voir joindre le mouvement d’à-plat-ventrisme devant la Chine communiste et valoriser les profits au détriment des droits de la personne.»

La semaine de promotion typique en Chine de la NBA pendant son calendrier préparatoire a pris une tout autre tournure à la suite des propos de Morey, publiés sur Twitter pendant que les Lakers et les Nets de Brooklyn étaient en vol vers Shanghai et Shenzhen. Les équipes ont atterri alors que la Chine était outrée du tweet — depuis effacé — de Morey et envers la NBA de façon générale. La Ligue et les autorités chinoises ont décidé de ne pas organiser d’événements médias ou communautaires avec les deux clubs.

S’en est suivi un silence radio d’une semaine, la Ligue estimant injuste de demander aux joueurs de commenter ce délicat sujet géopolitique alors qu’ils ont été plongés contre leur gré dans cette tourmente.

Les joueurs ont donc passé la semaine cloîtrés dans leur hôtel, tous les événements en marge des matchs préparatoires étant annulés. Plusieurs compagnies chinoises auraient aussi rompu leurs liens d’affaires avec la NBA en raison du tweet de Morey et de la réponse de la Ligue.

F1

Même si un typhon menace le GP du Japon Hamilton vise la victoire

SUZUKA, Japon — Le pilote Mercedes Lewis Hamilton est conscient qu’une victoire ce week-end au Grand Prix du Japon, en dépit de la menace d’un puissant typhon, pourrait pratiquement l’assurer de la conquête d’un sixième championnat du monde de Formule 1.

Hamilton dispose d’une avance de 73 points devant son coéquipier Valtteri Bottas, avec cinq courses à négocier. Si on se fie à la feuille de route du Britannique sur le circuit de Suzuka, les probabilités jouent amplement en sa faveur.

Hamilton a gagné quatre des cinq dernières courses sur ce légendaire circuit de 5,807 km.

«Il ne reste que quelques courses au calendrier, mais nous tentons d’y aller une à la fois, de mettre un pied devant l’autre sans trébucher, a imagé Hamilton, qui a triomphé au Grand Prix de Russie récemment. Quand tu te retrouves dans ce genre de situation, tu essaies d’envisager chaque scénario, de retourner chaque pierre et d’être meilleur dans chaque aspect.»

Si Hamilton parvient à l’emporter ce week-end, il rejoindra Michael Schumacher pour le plus grand nombre de victoires en carrière au Grand Prix du Japon avec six. Hamilton y a gagné avec McLaren en 2007, puis avec Mercedes en 2014, 2015, 2017 et l’an dernier.

Cependant, l’Agence météorologique du Japon a émis un bulletin spécial pour indiquer que le typhon Hagibis doit toucher terre sur l’île principale au cours du week-end — et Suzuka pourrait se retrouver directement dans sa trajectoire.

Les prévisions actuelles indiquent que Hagibis atteindra la côte nippone samedi, quelque part entre la dernière séance d’essais libres et la séance de qualifications. Quant à savoir si la menace d’Hagibis affectait les pilotes, le Québécois Lance Stroll a assuré qu’il n’en était rien.

«Ça ne change rien pour nous, car nous [les pilotes] sommes tous dans le même bateau, a-t-il confié en entretien au circuit jeudi matin. Ce sera un défi sous la pluie, mais c’est ça, la course automobile.»

Stroll, qui excelle habituellement sous la pluie, n’a pas caché qu’il convoitait un top -10 au volant de sa voiture Racing Point.

«Nous avons apporté des améliorations et nous avons l’impression d’être plus compétitifs présentement, a-t-il noté. Auparavant, nous espérions que les circonstances jouent en notre faveur pendant la course, alors que maintenant nous pouvons miser exclusivement sur notre rythme en piste. Certes, il reste des faiblesses à corriger, mais les choses sont positives de manière générale.

«Ce sera très serré, comme à tous les week-ends. Il ne fait aucun doute que nous pourrons lutter pour l’obtention de points de classement. Nous cognons à la porte [du top -10] depuis quelque temps déjà, donc il s’agira de trouver la bonne stratégie au fil du week-end», a-t-il conclu.

Encore la bisbille chez Ferrari?

Un nouveau chapitre de la crise chez Ferrari s’écrira ce week-end au Japon. La stratégie d’équipe au sein de la “Scuderia” à Singapour et en Russie a provoqué une situation inconfortable pour Sebastian Vettel et Charles Leclerc.

En Russie, l’équipe italienne a anéanti les chances de réussir un doublé lorsque Vettel a connu des ennuis et que Leclerc a dégringolé de la première à la troisième place en raison d’une mésentente.

À Singapour, Vettel a triomphé devant Leclerc à la suite d’un arrêt aux puits précoce qui a permis à l’Allemand de surprendre Leclerc, qui partait de la position de tête et qui convoitait une troisième victoire d’affilée.

Certes, les deux pilotes ont adopté une approche très diplomate devant les médias, mais les commentaires sur les ondes de la radio laissent croire qu’il n’en est rien en réalité.

Leclerc a minimisé la gravité de la crise chez Ferrari jeudi.«Il y a eu une mésentente en piste, mais nous en avons discuté et tout est bien maintenant, a assuré le Monégasque. Je suis conscient que la crise a l’air énorme vue de l’extérieur, mais ce n’est pas le cas. Tout va bien [à l’interne]. Avec La Presse canadienne

Sports

Les Seahawks refusent de lever le pied

Depuis deux ans, la chute tant attendue des Seahawks de Seattle (4-1) ne se produit tout simplement pas. Ils ont remporté une énorme victoire, jeudi dernier, face à leurs rivaux de division, les Rams de Los Angeles (3-2). Merci au botteur de précision Greg Zuerlein qui a raté le placement pour la victoire en fin de match, mais dans la NFL, une victoire est une victoire.

Les Seahawks ont perdu de nombreux éléments, au cours des dernières années, particulièrement en défensive. Le demi de sûreté Earl Thomas, le demi-défensif Richard Sherman et l’ailier défensif Frank Clark ont tous quitté, sans oublier en attaque le receveur de passes Doug Baldwin et l’ailier rapproché Jimmy Graham. Ça commence à faire beaucoup de piliers, mais les deux plus importants sont toujours là, le secondeur Bobby Wagner et le quart-arrière Russel Wilson. Ce dernier est en train de s’insérer dans la conversation pour le titre de joueur par excellence. Il est l’un des meilleurs pour acheter du temps. Réussir quatre passes de touché contre la défensive des Rams, ce n’est pas rien. 

Parlant de Los Angeles, ça se complique pour eux dans la très relevée division Ouest de la conférence Nationale. Les 49ers ne semblent pas vouloir ralentir le rythme et les Seahawks ont maintenant l’avantage dans le face à face. Il reste encore énormément de football à jouer, mais si les séries débutaient cette semaine, les finalistes du dernier Super Bowl n’y seraient pas. Le duel face aux 49ers, dimanche, à Los Angeles, prend soudainement une importance capitale. 

Sénateurs

Pageau et Namestnikov procurent une première victoire à D.J. Smith

À son tour du chapeau contre le Canadien lors de ses premières séries et à ses quatre buts contre les Rangers à ses dernières, Jean-Gabriel Pageau a ajouté un autre exploit hors du commun à sa fiche samedi.

Son tour du chapeau à la Gordie Howe, un but, une passe et une bataille, en a fait la bougie d’allumage d’un surprenant gain de 4-2 contre le Lightning de Tampa Bay samedi après-midi au Centre Canadian Tire, ses Sénateurs d’Ottawa empochant un premier gain cette saison -- et un premier pour leur nouvel entraîneur-chef D.J. Smith -- après trois revers.

Une petite foule de 11 023 amateurs a apprécié son spectacle, ainsi que celui offert par son nouveau compagnon de trio Vldadislav Namestnikov, qui a réussi le but gagnant et le but d’assurance dans un filet désert contre son premier club dans la LNH.

Acquis des Rangers de New York au début de la semaine, le Russe jouait avec son compatriote Artem Anisimov jusqu’en deuxième période, quand il a déclaré forfait en raison d’une blessure mineure au bas du corps. Pageau a été appelé à le remplacer et il a marqué en fin d’engagement en profitant d’un jeu de Namestnikov le long de la bande, à 27 secondes de la fin de la période.

Pageau avait auparavant lâché les gants contre un des attaquants vedettes du Lightning, Brayden Point.

«C’est une première victoire contre une des meilleures équipes de la ligue. On le sait, ils sont encore favoris pour se rendre à la coupe. Je pense qu’on a mieux joué qu’eux à chaque période. On a travaillé plus fort et c’est pour ça qu’on a gagné, a confié Pageau après coup, lui qui ne s'était pas battu dans la LNH depuis le mois d'octobre 2016. Ça fait du bien de compter mon premier but, ça enlève de la pression. L’important était de gagner le match. La bataille, c’est juste arrivé comme ça. Il est un ‘compétiteur’, un de leurs meilleurs joueurs qui a signé un gros contrat. Je pense qu’il cherchait à réveiller son équipe, et de mon côté, je suis compétitif et je n’ai pas peur de personne, donc je n’ai pas hésité.»

Smith a savouré cette première victoire, alors que le défenseur Ron Hainsey («mon oncle Ron», l’a-t-il appelé) lui a remis la rondelle de fin de match, qu’il a pu partager avec des membres de sa famille dans son bureau après coup.

«On cherche à réduire le nombre de lancers alloués et il y a plusieurs gars qui ont joué avec ardeur ce soir, surtout Pageau. Un ‘Gordie Howe’, on ne voit plus ça souvent», a-t-il lancé. 

«J’attendais cette victoire depuis 16 ans que je suis entraîneur. Tu ne penses pas que tu vas perdre tes trois premiers matches, mais on a trouvé un moyen de gagner cette fois», a-t-il ajouté. 

Un moment important dans ce gain a été un but refusé à Nikita Kucherov en troisième période, peu après le but de Luke Witkowski qui créait l’égalité 2-2. Les officiels avaient alloué le but à l’origine, mais ils se sont ravisés après s’être consultés parce que Mikhail Sergachev était entré en contact avec le gardien Craig Anderson. Ottawa n’a même pas eu besoin de demander une révision vidéo.

«Je pense que c’était la bonne décision. Si Kucherov lance et compte avant le contact, c’est une histoire différente, a noté Anderson, qui a effectué 19 arrêts. On va le prendre, c’est un peu de ‘puck luck’... Ça a été énorme pour nous, ça a ramené les amateurs dans le match et ça leur a enlevé du vent de leurs voiles.»

Les Sénateurs ont eu le meilleur 34-21 au chapitre des lancers alors qu’il affrontait un gardien substitut, Curtis McElhinney, pour un troisième match de suite. Colin White a été l’autre attaquant d’Ottawa à le déjouer, sur la 300e passe en carrière de Bobby Ryan. Ondrej Palat a compté l’autre but du Lightning.

Namestnikov a réussi le but gagnant en complétant une passe de Connor Brown sur une descente à deux contre un avec 3:03 à faire au troisième tiers. «C’est certes une bonne sensation de compter contre eux, plus de la moitié du club est encore là de quand je jouais avec eux. Il n’y a pas d’amis sur la glace. L’important, c’est d’avoir aidé mon nouveau club à gagner», a noté Namestnikov.

Les Sénateurs vont maintenant se préparer à recevoir le Wild du Minnesota lundi à 13 h lors du jour de l’Action de Grâce.

Sénateurs

Des gradins vides remarqués au Centre Canadian Tire

C’est mal parti sur la glace pour les Sénateurs d’Ottawa, et il en va de même dans les gradins.

Assis au bout du banc jeudi soir lors de la visite des Blues de St. Louis, champions en titre de la coupe Stanley, le vétéran gardien Craig Anderson a évidemment remarqué que les estrades du Centre Canadian Tire étaient à moitié vides lors de ce troisième revers de suite pour ouvrir la campagne.

Baseball

Aumont au Japon avec le Canada

C’était une formalité, mais chaque fois qu’il reçoit l’appel de la nation, Phillippe Aumont est envahi par les frissons.

Médaillé d’or aux Jeux panaméricains de 2015 et médaillé d’argent au Pérou en 2019, le lanceur gatinois défendra à nouveau les couleurs du Canada dans un tournoi majeur qui sera disputé en Corée du Sud ainsi qu’au Japon du 2 au 16 novembre prochain.

Sénateurs

Les Sénateurs s'inclinent 6-4 contre St. Louis

Les Sénateurs d’Ottawa ont offert une performance encourageante à leur troisième sortie de la saison, tenant tête aux champions en titre de la coupe Stanley.

Un mauvais but alloué au mauvais moment par le gardien substitut Anders Nilsson est cependant venu gâcher cet effort, le tir de loin qui semblait pourtant inoffensif de David Perron, son deuxième but du match, faisant la différence dans un gain de 6-4 des Blues de St. Louis jeudi soir devant une petite foule de 9204 amateurs au Centre Canadian Tire.

Anthony Duclair venait de créer l’égalité 4-4 à peine 42 secondes auparavant, profitant d’un bon échec-avant de Bobby Ryan. C’était une réplique à un but de Brayden Schenn qui a capitalisé sur une erreur en zone neutre de Thomas Chabot pour briser l’égalité de 3-3 avec 7:13 minutes à jouer en troisième période.

C’est le première fois de leur histoire que les Sénateurs débutent une saison avec trois revers d’affilée.

«Il y a plusieurs buts que j’aimerais revoir. Si j’avais fait un meilleur travail, on aurait récolté les deux points, a avoué Nilsson, dont c’était le premier départ cette saison, contre un club qu’il avait blanchi 2-0 en mars dernier lors de leur dernière visite. Si on joue toujours comme ça, je suis certain qu’on va gagner plusieurs matches. Nous avons été pas mal solides.»

Les locaux se sont forgés une avance de 2-0 grâce à leur nouvelle filière russe. Vitaly Abramov a compté son premier but dans la LNH et Artem Anisimov a réussi son premier dans l’uniforme des Sénateurs en fin de premier tiers, sur une passe notamment du nouveau venu Vladislav Namestnikov, acquis lundi dernier des Rangers de New York. 

Après deux gros arrêts de leur gardien Jake Allen aux dépens de Thomas Chabot et surtout de Tyler Ennis de la mitaine, les visiteurs sont revenus dans le match en période médiane alors que Perron y est allé d’une savante feinte pour faire mal paraître le défenseur Ron Hainsey, enfilant ainsi son 200e but en carrière pendant un avantage numérique. Oscar Sundqvist a enchaîné un peu plus de deux minutes plus tard après une mise au jeu perdue par Jean-Gabriel Pageau dans sa zone.

«On a joué avec ardeur et on s’est donné une chance contre un excellent club, on aurait pu prendre les devants 3-0. C’est malheureux», estimait l’entraîneur-chef D.J. Smith.

Concernant Nilsson, ce dernier a ajouté qu’il a «été solide tôt dans le match, mais il aimerait revoir le dernier, on a besoin qu’il effectue cet arrêt. Mais comme tout le monde, il s’est battu et il va être meilleur la prochaine fois».

Chris Tierney avait relancé Ottawa en avant alors qu’Abramov était au cachot, un beau but en désavantage numérique où il a surpris Allen du côté rapproché en s’amenant à un contre un. «On a fait du bon travail pour la moitié du match, mais on a commis des erreurs défensivement et la rondelle s’est retrouvé dans notre filet», a commenté Tierney.

Jay Bouwmeester a ramené les deux clubs à la case départ au début du troisième tiers quand son tir de la pointe a traversé Nilsson, mis à l’épreuve à 36 reprises.

Allen a fait face à 29 lancers à l’autre bout. 

Ryan O’Reilly a scellé l’issue de la rencontre dans un filet désert, lui qui a aussi obtenu deux passes.

«Allen a fait de gros arrêts au bon moment, et il a bien joué la rondelle sauf pour le but (d’Abramov) où il y a eu un mauvais bond, a dit David Perron. C’est bon pour moi d’avoir atteint ce plateau (200 buts), j’en avais entendu parler après le dernier match où j’ai compté. C’est pas mal ‘cool’.»

Les Sénateurs se frotteront maintenant à une autre puissance de la LNH, le Lightning de Tampa Bay, samedi soir au CCT.

Football

Les Argonauts de Toronto congédient leur DG Jim Popp

TORONTO — Les Argonauts ont congédié leur directeur général Jim Popp mardi matin, a confirmé l’organisation torontoise par voie de communiqué.

Cette décision aurait été prise trois jours seulement après un cinglant revers de 55-8 encaissé par les Argos contre les Lions de la Colombie-Britannique. Les Argos croupissent présentement au dernier rang de la LCF, avec une piètre fiche de 2-12 et un différentiel de points de moins-220.

«Cette saison a clairement démontré que cette équipe manque d’identité, et en conséquence un changement était nécessaire pour remettre les Argos sur la bonne», a d’abord mentionné Bill Manning.

«J’ai informé Jim hier après-midi que nous ne prévoyons pas renouveler son contrat lorsqu’il expirera à la fin de l’année, a poursuivi le président des Argos, Manning. Pour prendre une longueur d’avance sur la transition, Jim quittera ses fonctions de directeur général dès maintenant, mais restera disponible pour aider notre équipe de direction jusqu’au 31 décembre.»

Popp a été remplacé par leur ex-joueur étoile et ex-entraîneur Michael ‘Pinball’ Clemons, qui est ainsi devenu le 20e directeur général de l’histoire des Argonauts. Ces derniers ont profité de l’occasion pour indiquer que John Murphy avait été nommé le vice-président responsable du personnel sportif, et précisé qu’il agira en partenariat avec Clemons.

Clemons a déclaré en conférence de presse qu’il avait refusé deux offres d’emploi au sein de l’équipe de gestion des Argos plus tôt cette saison, avant de finalement céder après la rencontre de samedi.

«Je n’avais pas besoin d’un emploi; j’ai une organisation caritative que j’adore», a-t-il dit.

«Je vis de mes discussions avec les gens. Je parle et ils me paient. Je ne ferai pas ce boulot parce que j’ai besoin d’un boulot. J’ai quelques emplois. Je suis ici parce que j’adore ça et que j’aime les partisans de cette équipe. Nous voulons l’améliorer (l’équipe).»

Clemons a rappelé qu’il était essentiel qu’il s’entoure bien afin d’assurer les succès de l’équipe.

«Ce n’est pas l’affaire d’une seule personne. Si c’est seulement moi, alors ça ne marchera pas, a-t-il confié. Nous bâtirons une très bonne équipe, qui sera très efficace, autour de nous. C’est la seule façon de connaître du succès.»

Quant à Popp, qui est âgé de 58 ans, il avait été embauché par la formation torontoise en février 2017. Il avait ensuite embauché l’entraîneur-chef Marc Trestman, et les deux hommes ont guidé les Argos vers la conquête de la coupe Grey dès la saison suivante.

Depuis ce temps, cependant, les Torontois n’ont remporté que six de leurs 32 derniers affrontements.

Popp s’était joint aux Argos après avoir occupé le poste de directeur général des Alouettes de Montréal de 1996 à 2016, et il a notamment remporté trois coupes Grey avec eux. Il a aussi conquis le championnat alors qu’il était directeur général des Stallions de Baltimore, en 1995.

Il quitte donc les Argonauts avec une fiche de 269-203-1 en saison régulière, et un dossier de 27-17 en éliminatoires. Les équipes de Popp ont participé à 11 matchs de championnat de la LCF, et ont remporté cinq coupes Grey au total.