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Tennis

Hécatombe chez les Canadiens aux Internationaux d’Australie

MELBOURNE — Ce fut une journée sombre pour les représentants de l’unifolié. Et pas à cause des feux de forêt qui sévissent toujours au pays du kangourou. Trois des quatre Canadiens qui figuraient au tableau principal des Internationaux de tennis d’Australie ont été éliminés dès le premier tour, mardi.

Milos Raonic est le seul Canadien à avoir franchi le premier tour grâce à sa victoire contre l’Italien Lorenzo Giustino 6-2, 6-1, 6-3. Il affrontera maintenant le Chilien Cristian Garin, qui a mis la table pour ce duel en disposant de l’Italien Stefano Travaglia 6-4, 6-3 et 6-4.

Certes, sur le tableau indicateur, on aurait dit un match classique de trois sets, mais il aura fallu deux jours — et un nombre incalculable d’interruptions, pour permettre à l’Ontarien d’atteindre le deuxième tour à Melbourne Park.

Raonic menait deux sets à zéro et 5-2 au troisième lorsqu’une pluie soutenue a entraîné l’interruption de son duel contre Giustino, un joueur qui a obtenu sa place dans le tableau principal à la suite de l’abandon de Radu Albot, une heure seulement avant le début du match de premier tour.

Le finaliste de Wimbledon en 2016 a effectué un retour sur le court mardi matin, et signé la victoire. Il n’y avait aucune urgence en lever de rideau, a confié Raonic, qui a été ralenti par une série de blessures et qui est la dernière tête de série — c’est-à-dire la 32e — en Australie.

«Si j’avais été au service, alors peut-être que j’aurais augmenté la cadence. Mais puisque j’étais au retour et que je devais me déplacer, alors ça n’était pas si grave, a-t-il expliqué. Et la pluie est arrivée très rapidement. Dès qu’elle a commencé — ce n’était pas comme si nous pouvions disputer un point ou deux de plus, parce que ce n’étaient pas quelques grains.»

Raonic a accédé aux quarts de finale en Australie l’an dernier et au quatrième tour à Wimbledon, mais il s’est absenté des Internationaux de France et des États-Unis à cause des blessures.

«Depuis la fin de la saison, j’ai pris du temps pour soigner mon dos et d’autres petits bobos, a-t-il mentionné. J’ai été en mesure de m’entraîner pendant six ou sept semaines consécutives sans rechute, sans douleur. Je suis reconnaissant.

«Commencer la saison comme ça, surtout après avoir été incapable de jouer beaucoup de matchs, et jouer de cette façon, pour une deuxième journée consécutive, en étant efficace, c’est très positif. Je peux bâtir là-dessus», a confié le tennisman de Thornhill, en Ontario.

Plus tôt en journée, en ce début de semaine décevant pour les Canadiens, le Québécois Félix Auger-Aliassime a été vaincu par le qualifié Ernests Gulbis, classé 256e au monde. Le Letton a gagné 7-5, 4-6, 7-6 (4) et 6-4 aux dépens de la 20e tête de série.

Auger-Aliassime s’était présenté à Melbourne après avoir pris part aux demi-finales à Adélaïde, et il n’a disposé que de trois jours pour s’habituer aux conditions de jeu des Internationaux d’Australie.

«J’ai joué pendant près de trois heures et demie, et je me sentais très bien, a confié Auger-Aliassime à Tennis Canada après sa défaite. J’ignore pourquoi, mais les conditions de jeu étaient différentes. J’ignore pourquoi — les balles étaient identiques, la surface aussi [comme à Adélaïde]. Mais elle ne sortait pas aussi bien de ma raquette. J’étais incapable de trouver mes marques au service, et j’avais l’impression que les balles étaient lourdes. Il [Gulbis] frappait plus fort que moi, et a appliqué de la pression. Pour une raison ou une autre, les conditions de jeu n’étaient pas idéales pour moi aujourd’hui.»

Auger-Aliassime devrait maintenant prendre part au tournoi de Rotterdam, aux Pays-Bas, en février.

L’hécatombe s’est poursuivie en fin de soirée, lorsque Vasek Pospisil, de Vancouver, s’est incliné 7-6 (4), 6-4, 7-5 devant le Croate Ivo Karlovic, un vétéran âgé de 40 ans classé 124e au classement mondial de l’ATP.

Lundi, l’Ontarien Denis Shapovalov, 13e tête de série, a été surpris par le Hongrois Marton Fucsovics, 67e au monde.

Défaite de Fernandez

Chez les dames, la seule Canadienne au tableau principal, Leylah Annie Fernandez, de Laval, a subi l’élimination dès le premier tour. L’adolescente de 17 ans de Laval a été vaincue mardi par l’Américaine Lauren Davis en deux manches, 6-4, 6-2.

«C’est une très bonne joueuse, très puissante pour son gabarit, a noté Fernandez à propos de Davis en entretien à Tennis Canada. Elle a très bien joué, et je lui ai servi trop de points sur un plateau pendant le match. Je suis satisfaite de mon tournoi, mais je suis un peu déçue d’avoir perdu au premier tour. C’est une belle progression, d’avoir franchi les qualifications et d’avoir pris part au tableau principal pour la première fois.»

Fernandez pourrait maintenant représenter le pays à la Fed Cup à Bienne, en Suisse, dans deux semaines, et l’enjeu sera alors une place aux finales de la Fed Cup en avril à Budapest, en Hongrie.  Avec AP

Arts martiaux

Nicholas Patrick Rivest s’accroche au tatami olympique

Participer aux Jeux olympiques, c’est maintenant ou jamais pour Nicholas Patrick Rivest.

Ça explique pourquoi le karatéka de Gatineau met le paquet ces jours-ci afin d’obtenir une des 10 places disponibles en combat chez les poids moyens (moins de 75 kg) à Tokyo. « À 23 ans, c’est clair que j’ai une seule occasion et c’est maintenant », avouait-il, mardi, avant de prendre la direction de Paris.

Sports

Arts martiaux mixtes: Valérie Létourneau parle de retraite à Ottawa

Forte d’une carrière de près de 13 ans, la combattante québécoise d’arts martiaux mixtes (AMM), Valérie Létourneau, se sert maintenant de son talent et de sa renommée pour s'impliquer auprès des jeunes.

Létourneau était de passage dans la capitale, samedi, dans le cadre de l’ouverture officielle du nouveau centre d’entraînement Team Bushido, dans le quartier Nepean, à Ottawa.

Ce nouveau gym d’entraînement d'AMM a été fondé par l’entraîneur ottavien Nabil Khatib, lui-même un ancien combattant en arts martiaux mixtes. Ce dernier a toujours amassé des fonds pour les enfants ayant des besoins spéciaux par le biais d’activités qu’il tient dans ses centres d’entraînements. La soeur de M. Khatib, qui est décédée à l’âge de 19 ans, avait elle-même la trisomie 21. 

«C’est un ami à moi, Anthony Johnson, qui aurait normalement dû être là. Il a eu un contretemps et il ne pouvait pas venir», a confié au Droit la combattante en AMM, Valérie Létourneau. «Je connais Nabil depuis que j’ai 15 ans, on s’est entraîné longtemps ensemble, il m’a littéralement vu grandir à travers ce sport. Quand j’ai appris que c’est son gym qui ouvrait, je n’ai pas hésité à accepter son invitation.»

L’événement de samedi représentait une autre opportunité pour M. Khatib d’amasser des fonds pour cette cause qui lui tient à cœur. Les fonds récoltés lors de l’activité ont été remis à l’organisation des Jeux olympiques spéciaux de l’Ontario.

Six de ces olympiens étaient sur place pour recevoir des précieux conseils de Létourneau. Des séances d’entraînement d’arts martiaux mixtes étaient aussi menées par la combattante présentement classée au 31e rang mondial dans sa catégorie de poids.

«On veut avoir du fun avec eux. On leur montre des trucs, on leur apprend les bases. Moi et Nabil, on leur fait des démonstrations de sparring. L’idée, c’est qu’ils apprennent et qu’ils aient du plaisir à le faire.» 

Pour elle, cette activité se veut une opportunité en or de redonner aux jeunes et d'avoir un impact positif sur leur vie.

«C’est dur pour nos athlètes amateurs en AMM au Canada, c’est sûr que j’aimerais m’investir là-dedans pour essayer de donner de la visibilité au sport. J’ai été la première femme québécoise à devenir pro, donc je me sers de ça pour motiver les jeunes. J’ai aussi commencé à travailler avec des jeunes dans les écoles. Je fais des conférences sur la persévérance et la résilience. Je ne veux pas seulement leur parler d’arts martiaux, je veux les aider à se trouver une passion pour qu’ils croient en leurs rêves.»

«Même si on leur enseigne les arts martiaux mixtes, ça ne veut pas dire qu’ils deviendront des combattants. L’entraînement physique a des bienfaits sur leur vie sociale et familiale. Ça leur permet aussi de mieux se concentrer à l’école. Je sais que les parents sont très occupés, mais c’est important de permettre aux jeunes de faire du sport», conclut-elle.

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Soccer

L'équipe d'Ottawa dans la CPL serait liée à l’Atletico de Madrid

Le Fury d’Ottawa est mort en novembre 2019. Depuis, le club de la USL a été vendu et déménagé à Miami en Floride, mais ça n’empêchera pas le soccer professionnel de revenir à la Place TD dès avril 2020.

Jeff Hunt, celui qui a relancé les 67’s dans la Ligue de l’Ontario et le Rouge et Noir dans la Ligue canadienne de football, a annoncé au Droit la venue d’une équipe de la Canadian Premier League (CPL) vendredi soir.

Pour l’instant, son rôle a consisté à faciliter la venue d’une huitième franchise dans la CPL, mais Hunt devrait occuper plus de place dans la prochaine phase du soccer professionnel à Ottawa. Depuis des mois, il a travaillé avec des partenaires européens qui veulent implanter leur image de marque au Canada.

Selon des informations qui circulent déjà dans les médias d’Espagne, il s’agirait de l’Atletico de Madrid de La Liga d’Espagne.

Tennis

Internationaux d'Australie: Fernandez et Bouchard s’appochent du tableau principal

MELBOURNE, Australie — La Québécoise Eugenie Bouchard n’est plus qu’à une victoire du tableau principal des Internationaux de tennis d’Australie.

Bouchard, de Westmount, a vaincu l’Australienne Maddison Inglis lors de son match de deuxième tour des qualifications jeudi.

Bouchard, qui est classée 211e au monde, a défait la 130e raquette mondiale 6-3, 6-1 — elle n’a mis que 62 minutes pour venir à bout de son adversaire et mettre la table pour un match de qualifications ultime.

La joueuse âgée de 25 ans a atteint le carré d’as des Internationaux d’Australie en 2014, alors qu’elle était au sommet de son art.

Plus tôt jeudi, Leylah Annie Fernandez, de Laval, a remporté son premier match des qualifications. Classée 206e au monde, elle a gagné 6-2 et 6-3 devant la Roumaine Patricia Maria Tig, 113e.

Le match avait été interrompu la veille à cause du mauvais temps, avec la Canadienne en avance 6-2 et 4-1.

Polansky s’incline

Le Canadien Peter Polansky a subi l’élimination en seulement 54 minutes en première ronde des qualifications, s’inclinant 6-1, 6-2 aux mains du Français Alexandre Müller.

Âgé de seulement 22 ans et détenteur du 231e rang au classement mondial, Müller a inscrit 18 coups gagnants, exactement le triple de son rival de 31 ans. Polansky, qui a amorcé le match au 180e échelon du classement de l’ATP, a commis 16 erreurs directes contre dix pour Müller.

Polansky a réussi un seul as, a commis quatre doubles fautes, n’a réussi que 54 % de ses premiers services et marqué seulement 52 % des points lorsqu’il logeait sa première en jeu. Polansky a aussi fait face à six balles de bris et n’en a sauvé qu’une seule.

Polansky espérait imiter ses compatriotes ontariens Steven Diez et Brayden Schnur, qui ont remporté leur match de premier tour aux qualifications des Internationaux d’Australie, mercredi, avant que le jeu soit interrompu par la pluie en début d’après-midi mercredi.

Diez avait pris la mesure de Darian King, de la Barbade, 6-2, 6-2.

Schnur, la troisième tête de série du tableau des qualifications, a dû surmonter un déficit d’un set pour prendre la mesure de l’Autrichien Sebastian Ofner 2-6, 6-3, 6-4.

Les joueurs doivent gagner trois matchs de qualifications afin d’obtenir leur place dans le tableau principal du premier tournoi du Grand Chelem de la saison.

Les Canadiens Félix Auger-Aliassime, Denis Shapovalov, Milos Raonic et Vasek Pospisil sont déjà qualifiés pour le tableau principal.

Il n’y a cependant aucune joueuse canadienne dans cette position, puisque la championne en titre des Internationaux des États-Unis, Bianca Andreescu, s’est retirée en raison d’une blessure à un genou qui tarde à guérir.

Soccer

L’Impact fait rêver six membres de l’Académie en les invitant au camp

MONTRÉAL — Jonathan Sirois n’a que 18 ans, mais pour son âge, il est un jeune homme déjà assez lucide. Au point où il a pris les moyens au cours des dernières semaines pour ne pas revivre ce qu’il a vécu il y a un an, alors qu’il participait à un premier camp d’entraînement de l’Impact de Montréal à titre de porte-couleurs de l’Académie.

Sirois, un gardien de but, était de retour parmi les «grands» cette semaine au Complexe Marie-Victorin, muni d’un bagage de connaissances beaucoup plus vaste qu’en 2019 et avec des objectifs bien définis en vue de 2020.

«C’est sûr que je suis un peu moins stressé, évidemment, mais ça m’a aussi permis de venir ici avec une mentalité un peu différente», a déclaré Sirois, au sujet de ce qu’il a retenu de son expérience de 2019.

«L’année passée, je ne savais pas trop comment tout allait être. C’était beaucoup d’apprentissage, analyser comment ça fonctionne, comment réagir. Cette année, je suis arrivé davantage avec une mentalité ‘Je veux prouver que j’ai ma place’, tout faire pour décrocher un contrat. C’est un peu entre mes mains, et je contrôle ce que je peux contrôler», a-t-il évoqué.

À écouter Sirois parler de son expérience au camp de l’Impact il y a un an, on peut facilement conclure que rien n’a été facile. En fait, on pourrait résumer son expérience à l’aide d’un seul mot: souffrance. Il l’avoue : il a peiné au niveau cardio-vasculaire.

«J’ai beaucoup, beaucoup, beaucoup souffert. Je n’étais pas vraiment à niveau, je n’étais pas assez prêt. C’est ce point-là qui m’a vraiment fait mal, physiquement. J’avais de la misère à suivre le groupe, à suivre le rythme», a-t-il admis.

«Cette année, on a un nouveau préparateur physique et on ne sait pas comment ça va être, ce qu’il va faire. Mais j’ai pris des mesures pour me préparer, peu importe ce qui arrive. Je me suis pris un préparateur physique personnel. À l’Académie, on a aussi une sorte de calendrier à suivre pendant la période des Fêtes pour garder la forme. Normalement, c’est pour se maintenir, mais moi, je me poussais vraiment dans ces séances-là pour essayer d’aller chercher le plus de gains que je pouvais dans le peu de temps que j’avais», a aussi raconté le jeune homme.

Sirois veut profiter du camp qui s’amorce, et qui déménageait ses pénates vers Orlando, en Floride à compter de jeudi, pour gravir une marche de plus dans son cheminement de carrière et mériter un contrat avec la première équipe.

«Ce que je contrôle, c’est sur le terrain. Ce sont mes performances, comment je me prépare, comment je performe et comment je récupère, après. Si je démontre ce que j’ai à démontrer, je démontre mes talents, mes qualités, après c’est au staff de prendre les décisions», a-t-il dit.

«Je donne tout en ce moment pour que ça se fasse le plus vite possible, a ajouté Sirois, en parlant d’une signature potentielle avec le club de la MLS. Mais je ne me précipite pas. Si ça vient plus tard, ça vient plus tard. Je ne m’impose pas plus de pression.»

Fierté

Sirois est l’un des six membres de l’Académie invités au camp d’entraînement de l’Impact, bien que seulement quatre étaient sur place, mardi. Les deux autres prendront part à la seconde portion du camp, à partir du 3 février.

Parmi les quatre «Académiciens» présents mardi se trouvait Keesean Ferdinand, un défenseur de 16 ans qui peut autant jouer au centre que sur les flancs. Ce dernier ne pouvait cacher sa fierté.

«C’est la somme de beaucoup d’efforts qui, maintenant, portent fruit. J’ai travaillé pour ça, et voilà que je suis récompensé. Je suis vraiment honoré», a affirmé Ferdinand, qui a appris la bonne nouvelle vendredi.

Par ailleurs, Ferdinand sait très bien qu’il y a loin de la coupe aux lèvres.

«Je suis loin d’être arrivé au point final, je dois encore beaucoup travailler et faire mes preuves. C’est comme le début pour aller vers ce chemin-là», a poursuivi celui qui a fait partie de l’équipe canadienne U17 qui a pris part à la Coupe du monde U17 au Brésil en 2019 et qui évolue aussi avec l’Impact U19.

Ce mélange d’humilité et d’ambition est un des éléments-clés du quotidien de l’Académie, a d’ailleurs laissé entendre son directeur, Philippe Eullaffroy.

«Pour eux, je ne veux pas dire que c’est un aboutissement parce qu’ils savent que c’est loin d’être un aboutissement, c’est simplement une étape. Mais ça représente une validation montrant qu’ils sont sur la bonne voie et que jusqu’à présent, ils ont plutôt bien fait les choses», a-t-il noté, en parlant des joueurs invités au camp.

«Les conseils qu’on peut leur donner, c’est d’être eux-mêmes, mais surtout, de continuer à faire les choses qui leur ont permis de vivre ces moments-là et de continuer à mettre en avant les valeurs qu’on leur a enseignées, c’est-à-dire être toujours respectueux, bien élevé, être proactif au niveau du coup de main qu’ils doivent donner au staff en permanence. Donc, d’avoir cette humilité, car c’est super important, mais également être ambitieux dans le jeu et ne pas être timide», a-t-il résumé.

LNH

La patience d’Alexandre Carrier paye enfin

Il s’est écoulé trois ans entre le premier rappel dans la LNH d’Alexandre Carrier et son deuxième le 3 janvier dernier.

L’ancien capitaine des Olympiques de Gatineau était encore «vert» la première fois qu’il a enfilé l’uniforme des Predators de Nashville.

«J’avais 20 ans. J’étais très jeune. J’avais encore plein de choses à apprendre, mais je ne pensais pas que ça prendrait trois ans avant d’avoir une autre chance de jouer dans la LNH. J’ai eu le temps de peaufiner mon jeu offensif et défensif en masse. Je jouais le meilleur hockey de ma carrière professionnelle quand les Predators m’ont rappelé. Je suis beaucoup plus confiant pour ce deuxième séjour dans la LNH même si j’ai toujours des choses à apprendre», a expliqué Carrier, membre des Olympiques entre 2012 et 2016.

À 23 ans, le défenseur est devenu un joueur étoile dans la Ligue américaine (LAH). Il avait récolté 25 points en 34 matches avec les Admirals de Milwaukee avant de recevoir l’appel des Predators quand Ryan Ellis a été victime d’une commotion cérébrale.

Depuis, il a disputé trois matches avec le grand club. Il n’a pas récolté de point, mais son différentiel est à +2. Jeudi soir, il a été un des deux défenseurs rayés de l’alignement contre les Ducks d’Anaheim. Les Predators comptent huit défenseurs en santé et non les moindres. Roman Josi est le meilleur compteur du club. Mathias Ekholm, Dante Fabro et Yannik Weber sont les autres réguliers. Dan Hamhuis, Matt Irwin, Jarred Tinordi et Carrier ont alterné dans le «six partant» depuis la blessure à Ellis.

Alexandre Carrier ne sait pas combien de temps il va rester dans la LNH.

La pause du Match des étoiles approche dans la LNH.

«J’imagine qu’ils vont garder tout le monde d’ici là, mais c’est sûr que je préférerais rester en haut pendant la pause. Sinon, ce sera une belle expérience de participer à mon deuxième match des étoiles dans la Ligue américaine.»

À sa dernière année de contrat avec les Predators, Carrier travaille évidemment en fonction de signer sa prochaine entente. À Nashville, il fait partie d’une organisation qui a toujours été riche en défenseurs et ceux-ci ont surtout été en mesure d’éviter les blessures.

«À ma deuxième année, aucun défenseur n’a été rappelé. À ma troisième année, il n’y a eu qu’un rappel et ce fut pour deux matches. Cette année, avec le début de saison que j’ai connu, je savais que j’allais être rappelé à un moment donné. Je suis arrivé ici avec l’idée de jouer de la même façon agressive que dans la LAH et je pense que ç’a paru. Je dois m’habituer à jouer moins souvent. Je joue entre 20 et 25 minutes à Milwaukee et j’ai joué entre 9 et 12 minutes ici. C’est peu pour un défenseur, mais je n’ai pas fait d’erreurs jusqu’à présent. J’espère qu’ils sentent qu’ils peuvent me faire confiance. Je sens que j’ai ma place dans la LNH.»

À Nashville, il a déjà vécu un changement d’entraîneur. Jack Hynes a remplacé Peter Laviolette trois jours après son rappel.

«Au début, je n’étais pas certain si c’était une bonne chose. En même temps, c’est une autre porte qui s’ouvre et tout le monde a droit à un nouveau départ. Des fois, ce sont des gars comme moi qui en profitent. C’est mon plus long séjour dans la LNH et si j’ai à redescendre, j’espère que je n’aurai pas à attendre trois ans avant mon prochain rappel!»

Olympiques

Charles Henry se rapproche de Guertin

Depuis le temps que les partisans des Olympiques de Hull/Gatineau attendent, Charles Henry a fini par dire ce qu’ils rêvent d’entendre.

Même s’il est mal à l’aise à l’idée d’être le centre d’attraction, l’architecte des sept coupes du Président et de la coupe Memorial des Olympiques est enfin prêt à se laisser tirer vers le centre Robert-Guertin. Pour la première fois depuis sa démission en 2010, la porte est ouverte pour que son veston de directeur général/gouverneur soit accroché au plafond du vétuste amphithéâtre de la rue Carillon aux côtés des autres immortels de la franchise.

«J’avais dit tout haut que si les Olympiques se débarrassaient de leurs cancers, je reviendrais à Guertin. C’est fait. Maintenant, la balle est dans leur camp», a-t-il révélé au Droit jeudi soir.

D’ailleurs, Charles Henry est déjà revenu à Guertin la semaine dernière. Sans avertissement, il est retourné sur les lieux où il avait pris un malin plaisir à façonner une dynastie du hockey junior entre 1985 et 2010.

«J’ai décidé ça tout bonnement. Je suis sauté dans mon char. Ma fille Joanne m’a conduit jusqu’à Guertin. Je suis allé voir Micheline Béland (secrétaire de longue date des Olympiques). Puis tout le monde s’est pointé au bureau. Norm MacMillan (le nouveau président), Marc Saumier (le nouveau directeur des opérations hockey), les entraîneurs aussi. Je tenais à leur dire que j’étais derrière eux à 100 %. J’avais dit que je reviendrais quand le ménage serait fait. Je voulais les encourager», a dit celui qui est ralenti par ses traitements de chimiothérapie.

Charles Henry tenait aussi à féliciter les partisans pour leur rôle dans le remaniement de la haute direction des Olympiques.

«Ce sont les fans qui ont réussi à créer ce mouvement. Ils l’ont fait à l’aide de vos informations dans Le Droit. Ç’a l’air de beaucoup mieux aller maintenant. La nouvelle direction va pouvoir bâtir sa propre histoire. Les partisans commencent déjà à revenir. Je suis à l’aise avec Norm MacMillan dans la chaise du président. Il fait partie du décor sportif de l’Outaouais.»

Fondation Pat-Burns

Le «Grand Manitou» en a dit beaucoup plus qu’anticipé au Droit jeudi. Au départ, le but de l’appel était simplement de lui parler de sa présence dans un match des anciens joueurs des Olympiques au profit de la Fondation Pat-Burns qui se tiendra dimanche à midi au Complexe Branchaud-Brière, à l'initiative du 104.7 FM.

«Je m’en vais là-bas pour dropper le puck. C’est tout. Si les anciens veulent me parler, ça va me faire plaisir de le faire», a-t-il dit d’un ton mi-blagueur.

Des joueurs représentant chacune des sept coupes du Président des Olympiques seront sur la patinoire dans le cadre de ce match pour lui rendre hommage. Sébastien Bordeleau sera de la partie. Il n’a même pas attendu son invitation. Il tenait à être sur place selon Daniel Brunet du comité des anciens.

Stéphane Matteau, Bruno Lemire, Jean-Philip Chabot, Alexandre Quesnel, Francis Wathier, Joël Blain, Marc Saumier, Michael McKay, Kelly Nester et Martin Ménard (ne jouera pas) seront du nombre des personnalités présentes. Le Gatinois Daniel Brière, même s’il n’a jamais joué pour les Olympiques, sera aussi de la partie. Rick Hayward, membre de la première équipe championne des Olympiques et un des préférés de Charles Henry, sera du match.

«Il a été un des joueurs les plus populaires de l’histoire. Il se battait beaucoup et ne perdait pas souvent! Dans ce temps-là, le monde adorait ça. Pat Burns aussi!»

L’entrée au match sera de 6 $ ou de 10 $ pour deux billets.

Hockey universitaire

Mélodie Bouchard vise le cap des 100 points chez les Gee Gees

Mélodie Bouchard donne ses derniers coups de patin à l’Université d’Ottawa. L’attaquante de cinquième année pourrait quitter en réussissant un exploit ayant échappé à toutes les joueuses qui ont porté l’uniforme gris et grenat depuis 20 saisons.

Aucune hockeyeuse n’a franchi le cap des 100 points en carrière chez les Gee Gees. Il ne manque que six points à l’athlète originaire de la Côte-Nord pour atteindre cette marque.

Le compteur indique en ce moment 35 buts et 59 mentions d’aide en 86 parties depuis ses débuts dans les rangs universitaires à Ottawa en 2015.

«Je n’étais pas au courant jusqu’au moment où notre préposé à l’équipement me l’a mentionné l’autre jour, avoue Bouchard, sourire en coin.

«Je l’ai dit à mes meilleures amies dans l’équipe. Elles étaient contentes pour moi. Elles parlent de fêter ça. Je leur ai rappelé que ce n’est pas fait encore! Mais j’y pense. Si ça arrive, ça arrive. Sinon, c’est correct.»

Il lui reste huit parties pour y arriver avant la conclusion du calendrier régulier, le 16 février.

Bouchard, qui a récolté 10 points, dont trois buts en 12 matches, cette saison, a été blanchie de la feuille de pointage à ses deux dernières sorties, le week-end dernier.

«Ce n’est pas parce que je pense à ça. Il y a des séquences comme ça. Ça va finir par débloquer et on verra ce qui arrivera.» 

L’entrevue se passait avant une séance d’entraînement des Gee Gees en milieu de semaine.

On voulait jaser à la jeune femme de 25 ans non seulement de l’exploit à sa portée, mais aussi d’un honneur reçu durant la période des Fêtes dans son patelin.

La Ville de Sept-Îles lui a organisé une cérémonie à l’aréna Guy Carbonneau où elle a grandi.

«C’est un bel hommage de voir ta photo sur un mur à côté de celles de Guy Carbonneau, Karl Dykhuis, Steve Duchesne et Ann-Sophie Bettez. De voir plus de modèles féminins, ça va encourager les petites filles qui jouent au hockey.»

Sa famille était sur place pour l’événement, tout comme certains de ses anciens entraîneurs durant ses années au hockey mineur.

La discussion a dévié sur la présente saison des Gee Gees sur la glace. Il y a déjà eu des années plus fructueuses.

L’équipe, qui compte une dizaine de recrues, montre une fiche de 4-8-1. Elle avait mal commencé le calendrier, encaissant trois revers de suite.

Puis l’entraîneur-chef Yanick Evola a quitté ses fonctions après seulement quatre parties, lui qui était à la barre depuis 2010.

«Ce fut dur de le perdre», reconnaît Bouchard, qui avait été recruté par Evola.

Chelsea Grills a pris la relève pour le reste de l’hiver.

Les Gee Gees espèrent accéder aux éliminatoires. Ils occupent en ce moment le quatrième et dernier rang donnant accès aux éliminatoires dans la conférence du Québec.

Ça rallongerait de quelques parties la carrière de Mélodie Bouchard, qui s’attend à accrocher ses patins en l’absence d’un circuit de hockey féminin professionnel.

Délaisser le sport qu’elle pratique depuis l’âge de 10 ans lui fera un pincement au cœur. «Je vais devoir faire un deuil. Ce ne sera pas facile, dit-elle.

«Peut-être que je continuerais s’il y a une ligue qui en vaudrait la peine. Mais je suis prête à me concentrer sur ma vie professionnelle.»

À ce sujet, l’étudiante-athlète n’est pas le pétrin. Elle possède déjà un baccalauréat en sciences sociales et quatre mineures en anthropologie, gestion du sport, loisir et service social.

Ajoutez à cela cet emploi qu’elle occupe déjà à la Ville de Gatineau au service des arts, de la culture et des lettres.

«Des portes s’ouvrent de plus en plus pour moi. J’aime ça», note-t-elle, peu de temps avant de retraiter dans le vestiaire fraîchement rénové des Gee Gees.

Des travaux effectués afin d’aider notamment dans le recrutement de nouvelles joueuses.

Qui sait, peut-être que les Gee Gees pourront attirer un autre produit de la Côte-Nord d’ici quelques années dans leur écurie.

Plongeon

Plongeon: un coach cubain à Gatineau

Le club de plongeon Gatineau possédera dorénavant une saveur internationale.

Un entraîneur cubain a été ajouté à son personnel. Rolando Prieto Fonseca se trouve déjà sur le bord de la piscine du centre sportif de Gatineau depuis lundi. Un endroit que l’homme âgé de 37 ans connaît déjà bien.

Tennis

Les feux compliquent la vie des joueurs de tennis canadiens en Australie

ADÉLAÏDE, Australie — Les joueurs de tennis qui participent au tournoi de qualifications des Internationaux d’Australie ont enfin eu un peu de répit mercredi, après que des particules microscopiques émanant des feux de forêt australiens leur aient donné l’impression d’avoir la gorge en feu.

Depuis le début des activités en vue du premier tournoi du Grand Chelem de la saison mardi matin, les joueurs sont confrontés à la chaleur et à l’humidité accablantes, en plus des débris projetés dans l’air par les impressionnants feux de forêt qui ravagent depuis quelque temps déjà l’Australie.

Une joueuse, la Slovène Dalila Jakupovic, a même dû abandonner à la deuxième manche de son match.

L’Australien Bernard Tomic a demandé qu’on installe un ventilateur sur le terrain pendant son match de premier tour, qui s’est soldé par une défaite.

Et la Québécoise Eugenie Bouchard a requis des traitements après la deuxième manche de son match contre la Chinoise Xiaodi You, avant de l’emporter 4-6, 7-6 (4), 6-1 mardi.

«Je ne vous mentirai pas, les conditions ont été difficiles. Vers la fin du deuxième set, c’était difficile de respirer, et la thérapeute m’a offert quelque chose qui m’a aidée, a mentionné Bouchard, de Westmount, lors d’un entretien à Melbourne. Je me suis sentie bien pendant un set et demi; peut-être que si j’avais gagné ce match en deux sets je n’en aurais même pas parlé.»

Les organisateurs du tournoi n’ont toujours pas indiqué qu’ils modifieront leur calendrier à cause des conditions environnementales.

Tennis Australia, qui chapeaute le tournoi, a mentionné que ses experts étaient présents sur le site pour assurer la sécurité des gens.

Les activités ont commencé trois heures plus tard que prévu mercredi à cause de la mauvaise qualité de l’air, au moment où le thermomètre indiquait 35 degrés Celsius. Puis, en fin de journée, le jeu a été interrompu par la pluie.

Soccer

La CPL garde un oeil sur Ottawa

Est-ce qu’il pourrait y avoir finalement du soccer à Ottawa en 2020 ?

Les rumeurs de l’arrivée d’une franchise de la jeune Première Ligue canadienne (CPL) dans la capitale nationale ont repris dans les derniers jours. En coulisses, on dit que le circuit aurait trouvé des promoteurs étrangers prêts à se lancer dans l’aventure dès la prochaine saison, qui doit pourtant commencer dans trois mois et demi, à la fin avril. La Place TD aurait été ciblée pour héberger cette équipe pro.

La CPL n’a jamais donné suite mardi à la demande du Droit, qui sollicitait une entrevue avec le commissaire David Clanachan ou le président Paul Beirne. Quant à OSEG, qui gère la Place TD, il a offert une courte réponse
via courriel.

« OSEG ne commente pas des discussions que nous avons eues ou que nous aurions pu avoir avec des clients potentiels. Toutefois, OSEG a déjà mentionné par le passé que si nous étions approchés par une tierce partie intéressée à utiliser nos installations, nous serions heureux de tenir des pourparlers à ce sujet. Cela n’a pas changé. »

Ottawa a perdu son équipe professionnelle en novembre lorsque le Fury a suspendu ses activités après six saisons. Le club, qui était détenu par OSEG, n’avait pu obtenir le renouvellement de sa sanction de la CONCACAF afin d’évoluer à nouveau dans la USL, un circuit pro de deuxième division américaine.

La CPL a présenté sa première saison en 2019, alignant des formations à Halifax, York, Hamilton, Winnipeg, Calgary, Edmonton et Victoria. Le circuit n’a pas caché son désir d’élargir ses cadres, plus particulièrement en Ontario et au Québec.

À noter, le calendrier de ses matches en 2020 n’a toujours pas été rendu public, gardant la porte ouverte à une arrivée tardive d’une huitième franchise.

Hockey junior

Rémi Poirier se distingue en vue du repêchage

Ça fait beaucoup de chiffres à assimiler, en l’espace de quelques heures.

Rémi Poirier a stoppé les 70 rondelles qui ont été dirigées vers son filet, ce week-end. Le gardien de but des Olympiques de Gatineau a désormais une séquence active de 133 minutes et 16 secondes sans allouer de but.

Ça lui a valu le titre de joueur par excellence de la dernière semaine dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec.

« Avec tous les joueurs qui sont partis, il faut que chacun hausse son jeu d’un cran. Il fallait que je le fasse aussi. Je dois aider mon équipe à gagner. Je l’ai fait en fin de semaine. Nous voulons tous faire les séries », a-t-il déclaré après la dernière partie.

C’était une belle façon, pour lui, d’entreprendre le dernier droit du calendrier. Les Olympiques ont profité de la période des transactions des Fêtes pour laisser partir son partenaire des derniers mois, Creed Jones.

« Je tombe premier gardien. C’est une motivation de plus pour mon repêchage. Il va falloir que j’en profite », dit-il.

D’autres chiffres.

Le Centre de soutien au recrutement (CSR) de la LNH a dévoilé son classement de mi-saison, lundi matin. Poirier est le seul et unique joueur des Olympiques à y figurer. Il occupe le 24e rang, chez les gardiens qui évoluent en Amérique du Nord.

Olympiques

Une victoire de caractère des Olympiques

Il y a des matches plus déterminants que d’autres dans une longue saison de 68 matches.

Celui de samedi soir en était un pour les Olympiques de Gatineau. En matinée, ils ont appris qu’ils perdaient les services de leur meilleur compteur pour la balance de la saison. À la grande surprise de la direction du club, Carson MacKinnon a choisi d’abandonner l’équipe pour aller compléter sa carrière junior près de chez lui à Summerside dans la Ligue junior A des Maritimes.

Comme un malheur ne vient jamais seul, Pier-Olivier Roy et Tyler Boivin ont été incommodés par le virus de la gastro. Les deux ont dû faire une croix sur le match contre les Tigres au centre Robert-Guertin.

Pour remplacer les trois attaquants, les Olympiques ont fait appel à Olivier Gervais-Daigneault des Flames de Gatineau junior AAA et Samuel Fortier de l’Intrépide de Gatineau midget AAA.

Dans ce match, les Olympiques pouvaient céder au découragement et lancer la serviette à l’idée de remonter le classement et accéder aux séries éliminatoires. Ils pouvaient aussi affronter l’adversité et faire preuve de caractère.

Les quelque 1600 spectateurs qui se sont déplacés au «Vieux Bob» par un soir de tempête ont eu leur réponse rapidement. Les Gatinois sont sortis très fort pour dominer la première période 17-7 au chapitre des tirs. Seul le brio du gardien Nikolas Hurtubise a permis aux Tigres de sortir du premier vingt avec une égalité de 0-0.

Puis, en deuxième période, Hurtubise a été blessé à la hanche ou à l’aine sur un jeu de routine. Il est sorti en civière. Après, les Olympiques ont marqué deux buts sur des désavantages numériques. Un de Kieran Craig. L’autre d’Émile Hegarty-Aubin. Les deux buts ont été préparés par David Aebischer, de retour du Championnat mondial junior.

Les Olympiques n’ont plus jamais regardé derrière. Evan MacKinnon a compté dès son premier match avec les Olympiques et Darick Louis-Jean a déjoué Fabio Iacobo d’un angle impossible et les locaux l’ont emporté 4-0.

Rémi Poirier a été époustouflant en repoussant 33 tirs devant la cage des Gatinois pour inscrire son deuxième jeu blanc de la saison le soir même où Creed Jones a aussi réalisé un blanchissage avec l’Océanic de Rimouski.

Pour les Olympiques, c’est une sixième victoire en sept matches. Un triomphe qui lance un message au reste de la ligue selon David Aebischier.

«C’est une victoire de caractère. C’était notre premier match sans Charles-Antoine Roy. On perd MacKinnon à la va-vite ce matin. Ce n’est pas facile de combler ce vide. Après, nous avions deux joueurs malades. Pier-Olivier Roy et Tyler Boivin sont de bons joueurs, mais nous savions aussi que c’était un match important pour nous. Il nous faut gagner contre des clubs qui sont dans une position similaire à la nôtre. Nous avons un club soudé. Nous avons tous joué un bon match. Nous n’avons pas fait beaucoup d’erreurs. Nous avons marqué deux buts sur le PK. C’est du caractère.»

L’entraîneur-chef Éric Landry a aussi beaucoup aimé la sortie de ses équipiers.

«On menait 4-0 à la fin et Jérémy Raiville bloquait encore des tirs. Nous avons une équipe soudée. Ceux qui restent veulent vraiment être ici. Nous n’avions pas un alignement idéal aujourd’hui, mais tout le monde a apporté quelque chose.»

En ce qui concerne Carson MacKinnon, il aurait demandé une transaction auprès d’Alain Sear avant les Fêtes, mais il avait assuré tout le monde qu’il voulait rester au retour du congé de Noël. Il a même fait partie de la photo d’équipe cette semaine. Il a pratiqué jusqu’à vendredi. À la dernière seconde, il a choisi d’aller rejoindre une équipe bâtie pour gagner un championnat dans les Maritimes.

Il n’a pas laissé la chance aux Olympiques de réagir à son départ. Les Gatinois seront donc privés d’un joueur de 20 ans pour le reste de la saison. Les Olympiques ont aussi accepté de le libérer en sachant qu’il restait à peine quelques mois à sa carrière junior.

Sénateurs

Les vétérans Kovalchuk et Price font la différence

On savait qu’une séquence perdante allait prendre fin, samedi soir, au Centre Canadian Tire.

En bout de ligne, c’est le club visiteur qui a poussé un soupir de soulagement.

En fait, il faudrait plutôt dire que le Canadien de Montréal a exulté, quand Ilya Kovalchuk a marqué le but décisif, en prolongation.

Le banc s’est vidé, d’un trait, et les 20 joueurs de Claude Julien ont célébré comme s’il s’agissait d’un moment important de la saison.

Il s’agissait du premier but de Kovalchuk en bleu, blanc et rouge. Le Russe de 36 ans, au coeur gros comme un aréna, est venu à Montréal pour essayer de sauver ce qui reste de sa carrière.

Les joueurs du Canadien ont aussi célébré cette victoire de 2-1, parce qu’elle met un terme à une séquence de huit revers consécutifs.

Les Sénateurs d’Ottawa, eux, ont encaissé lors de ce match un septième revers d’affilée.

Nous n’avons pas trouvé trop de joueurs abattus dans leur vestiaire, toutefois, après la rencontre.

Leur entraîneur leur interdit de se promener avec la tête basse.

«C’était notre deuxième match en autant de soirs et nous avons travaillé fort», a déclaré D.J. Smith, dans sa conférence de presse d’après-match.

«Nous avons eu quelques difficultés à nous mettre en marche, en première période. Nous avons commencé à patiner au retour du premier entracte. Nous avons obtenu quelques opportunités en deuxième, mais la rondelle a effectué de drôles de bonds. Nous avons obtenu d’autres opportunités en troisième. C’est à ce moment-là que Carey Price a effectué de gros arrêts.

Le vétéran Price a stoppé 41 rondelles dans cette victoire.

Son vis-à-vis, le jeune Marcus Högberg, a quant à lui fait face à 25 lancers.

Nick Suzuki a marqué l’autre but des vainqueurs.

«Nous avons obtenu une descente à deux contre un en prolongation. Le Canadien a lui aussi obtenu une descente à deux contre un. C’était pas mal égal», croit Smith.

«À cinq contre cinq, nous avons terminé la soirée avec 42 tirs. Le Canadien en a obtenu seulement 25. Nous avons très bien joué défensivement. Je me dis que nous avons assez bien joué pour gagner nos deux dernières parties. Ça viendra.»

Dans leur descente à deux contre un, qui a mené au but de Kovalchuk, les Sénateurs n’avaient pas le défenseur le plus expérimenté.

Drake Batherson s’est retrouvé dans une position bien fâcheuse, en faisant face à un dangereux vétéran qui a marqué plus de 400 buts dans la Ligue nationale.

«Depuis le début de ma carrière professionnelle, je n’avais encore jamais eu besoin d’affronter une descente à deux contre un, dans un rôle défensif. Kovalchuk a décoché un bon lancer», dit-il. 

«J’espère juste que je ne me retrouverai pas dans une situation similaire trop souvent, dans l’avenir.»

Mince consolation, Batherson a inscrit le but égalisateur en troisième période. Son premier de la saison dans la LNH.

Il a célébré avec modestie, parce qu’il a reçu de l’aide. Un défenseur du Canadien a poussé la rondelle dans le filet de Price.

«J’ai réalisé que c’était mon but quand les autres gars sur la glace m’ont dit qu’ils n’avaient pas touché à la rondelle. Je vais le prendre», de compléter celui qui occupait le premier rang du classement des marqueurs, dans la Ligue américaine, au moment de son rappel.

Les Sénateurs profiteront d’une journée de congé, dimanche, avant d’entreprendre une semaine où ils joueront trois matches devant leurs spectateurs.

Jeux olympiques

Salt Lake City, Sapporo et Barcelone candidates pour des JO d’hiver

LAUSANNE — Il y a déjà trois candidates possibles pour accueillir des Jeux olympiques d’hiver, a affirmé vendredi le Comité international olympique.

Salt Lake City et Sapporo, qui ont déjà accueilli des Jeux d’hiver, ainsi que Barcelone - ville hôtesse des Jeux d’été 1992 et où le mercure ne descend pratiquement jamais sous les 7 degrés Celsius en février - ont démontré leur intérêt.

Ces villes candidates sont en discussions pour l’obtention des JO 2030, 2034, voire 2038, a déclaré Octavio Marariu, président du panel du CIO chargé de trouver de futures candidates.Une nouvelle procédure a été mise en place afin de dénicher des villes hôtesses: au lieu d’une campagne de séduction de deux ans suivie d’un vote sept ans avant la tenue des Jeux, un dialogue constant avec d’éventuelles villes candidates a lieu afin de déterminer plusieurs années d’avance où auront lieu les JO.

Une candidature conjointe Barcelone-Pyrénées étalerait les compétitions jusqu’en montagne, voire même jusqu’en Andorre voisine, afin de disputer les épreuves de glisse et de ski acrobatique.

Salt Lake City et Sapporo ont accueilli les Olympiques de 2002 et 1972 respectivement. Sapporo accueillera aussi les épreuves du marathon et marche des Jeux d’été de Tokyo, en août, après que le CIO eut déterminé que la capitale nippone serait trop chaude pour organiser ces compétitions.

Barcelone fait partie des discussions malgré les vives tensions entre le gouvernement espagnol et le mouvement séparatiste catalan.

«Le sport est reconnu par tous comme un fort facteur de réunification», a indiqué Morariu.

La Corée du Sud a quant à elle été choisie pour accueillir les Jeux olympiques de la jeunesse de 2024. Le pays était le seul à avoir déposé sa candidature. La région de Gangwon utilisera plusieurs des sites utilisés pour les Jeux olympiques de 2018, à PyeongChang.

Pas d’intérêt pour les eSports

Les membres du CIO n’ont pas démontré beaucoup d’enthousiasme à créer de nouveaux liens avec l’industrie des jeux vidéo, malgré l’essor marqué de l’industrie des eSports, ce qui a irrité quelques-uns de ses membres.

«Je pense qu’on peut se faire damer le pion rapidement si nous ne prêtons pas plus attention à ce dossier, a indiqué le Canadien Dick Pound, le membre du CIO comptant le plus d’ancienneté. Le CIO est une organisation du XIXe siècle qui tente d’apprivoiser un phénomène du XXIe siècle. Peut-être que ses membres en connaissent moins sur le sujet qu’ils ne le croient.»

Semblant également contrarié par un manque de contribution positive sur le sujet, le président du CIO, Thomas Bach, s’est dit «très surpris que la jeune génération présente demeure silencieuse sur ce point».

«Nous croyons que de belles occasions d’attirer la très imposante jeune génération (qui s’intéresse aux jeux vidéo) s’offrent à nous», a noté le président Bach.

Finalement, le président de la FIFA, Gianni Infantino, a été élu membre du CIO avec un scrutin de 63-13. Le président du Comité olympique japonais, Yasuhiro Yamashita n’a reçu qu’un vote contre son admission, tandis que le président de la Fédération internationale de tennis, l’Américain David Haggerty, n’a reçu que quatre votes en opposition.

F1

Verstappen avec Red Bull jusqu’en 2023

MILTON KEYNES, Royaume-Uni — L’écurie de Formule 1 Red Bull s’est assurée de retenir les services de Max Verstappen jusqu’à la fin de la saison 2023.

Verstappen, âgé de 22 ans, s’est joint à Red Bull en 2016 et il se veut l’un des pilotes les plus excitants du championnat, avec huit victoires.

Il a terminé troisième au championnat des pilotes la saison dernière, derrière Lewis Hamilton et Valterri Bottas de Mercedes.

«L’arrivée de Honda comme motoriste et les progrès que nous avons réalisés au cours des 12 derniers mois me donnent encore plus de motivation et la conviction que nous pouvons gagner ensemble, a réagi Verstappen.

«Je veux gagner avec Red Bull et notre objectif est bien sûr de nous battre ensemble pour un titre mondial.»

Un atout

«Max a démontré quel atout il est pour l’équipe, il croit sincèrement au partenariat que nous avons noué avec notre motoriste Honda et nous sommes ravis de prolonger notre relation avec lui, a pour sa part commenté de son côté Christian Horner, le directeur principal de l’équipe. Avec le défi posé par les changements de réglementation à l’horizon 2021, la continuité dans autant de domaines que possible est essentielle.»

Sénateurs

Les Capitals rossent les Sénateurs

WASHINGTON — Les Capitals de Washington ont fait une petite faveur aux Sénateurs d’Ottawa en revenant de l’arrière in extremis pour battre les Sharks de San Jose, décevant club dont le choix de première ronde appartient aux seconds, dimanche dernier.

Dans l’optique de la «loterie Alexandre Lafrenière», Alex Ovechkin et compagnie ont fait la même chose mardi.

Meilleure équipe de la LNH quand elle alloue le premier but, et meilleur club tout court au classement général de la LNH, la formation de la capitale américaine n’allait certes pas s’énerver quand les hommes de D.J. Smith ont réussi à se forger une avance de 1-0 au premier tiers mardi soir au Capital One Arena.

Ce qui devait arriver arriva et les Capitals ont explosé pour trois buts sans réplique lors de la période médiane, en route vers un gain facile de 6-1.

La troupe de D.J. Smith se voyait ainsi infliger un cinquième revers de suite. Les Sénateurs encaissaient aussi un huitième revers de suite à Washington, leur dernière victoire remontant au mois de janvier 2014. Ils ont aussi perdu leurs sept derniers matches (0-6-1) contre les champions de la coupe Stanley en 2018.

Washington (30-9-5) a une fiche de 13-8-2 quand l’adversaire ouvre le pointage contre eux.

«On ne leur a rien donné en première, puis nous avons commis des revirements en deuxième, ce qu’ils causent par leur façon de jouer. Ils ont capitalisé sur leurs chances, puis ils nous ont écrasés en troisième, a résumé Smith après coup. Il y a une raison pourquoi ils sont le meilleur club de la ligue. Ils sont gros et forts, ils font de l’échec-avant. C’est une bonne leçon pour nous, on sait ce qu’on doit devenir.»

Artem Anisimov a ouvert le pointage en déjouant son compatriote Ilya Samsonov, mais T.J. Oshie, Radko Gudas et Alex Ovechkin ont répliqué au second tiers. Oshie, son deuxième, et Lars Eller ont ajouté des buts d’assurance en début de troisième qui ont chassé le gardien partant Craig Anderson du match. Il a alloué cinq buts sur 30 tirs alors que Marcus Högberg a arrêté 10 tirs en relève, cédant seulement devant Ovechkin en fin de match. 

Ovechkin enfilait ses 25e et 26e buts cette saison et un 684e en carrière, égalant Teemu Selanne au 11e rang des buteurs de l’histoire de la LNH. En 47 parties contre Ottawa, il a secoué les cordages 29 fois.

«Ils ne nous ont pas surpris, on savait qu’ils ont une bonne équipe. Je pense que nous sommes bien sortis, on a joué une bonne première. Ils ont été meilleurs à partir de la deuxième période. On a quelques jours maintenant pour se regrouper et regarder des vidéos. On a fait de bonnes choses qu’il faut garder, mais il y a encore beaucoup de choses à regarder... On doit continuer à se tenir ensemble pour freiner cette série de défaite. Moi, je continue à croire en cette équipe», a commenté le centre Jean-Gabriel Pageau.

Dans la défaite, l’attaquant Nick Paul s’est blessé à ce qui semblait être la cheville droite en fin de deuxième période et il n’est pas revenu au jeu par la suite. Le défenseur Christian Jaros a aussi été sonné en troisième et il a quitté. «Je ne sais pas si c’est la cheville ou la jambe pour Paul, disons le bas du corps. Il va en avoir pour une couple de semaines certainement, alors que Jaros n’est pas revenu surtout par mesure de précaution. Il semblait correct dans le vestiaire», a indiqué D.J. Smith, qui a dit avoir retiré Anderson «parce qu’il ne méritait pas qu’on laisse l’adversaire marquer impunément comme sur le cinquième but».

«C’est dommage pour Nick, tu ne veux jamais voir ça alors qu’il est devenu un élément important de notre équipe cette saison», a noté Pageau.

Les Sénateurs (16-22-5) iront maintenant passer les trois prochains jours à Détroit avant d’affronter les Red Wings vendredi soir.

Sénateurs

Carlson impressionné par Chabot

WASHINGTON — En route vers un probable premier trophée Norris, John Carlson domine les défenseurs de la LNH à tous les points de vue avec ses 13 buts et 52 points.

À la mi-saison, il y a cependant un domaine où le défenseur étoile des Capitals de Washington cède le haut du pavé et c’est au niveau du temps de glace.

Avec sa récente surutilisation en l’absence de vétérans blessés, Thomas Chabot s’est emparé de la tête dans la LNH pour ce qui est de la moyenne de temps passé sur la patinoire, soit 26:22 minutes par match avant que les Sénateurs ne rendent visite aux Capitals mardi.

Carlson, qui était huitième à ce chapitre (24:58 avant le match), en a pris bonne note et il a été impressionné par la récente série de quatre parties de suite avec plus de 30 minutes sur la glace du numéro 72 d’Ottawa, incluant son sommet de 37:50 minutes le 17 décembre à Tampa Bay.

« Je sais qu’il jouait beaucoup l’an dernier, il est un jeune gars avec des jambes fraîches. Il est un bon joueur, d’après ce que j’ai vu sur vidéo et en personne [en l’affrontant et au Match des étoiles l’an dernier à San Jose]. Il n’a pas l’air fatigué du tout. Jouer plus de 30 minutes, c’est peut-être un peu excessif, mais toutes les équipes sont différentes et ont des idées sur la meilleure façon pour elles de gagner. Dans certains cas, c’est nécessaire. Avec lui, il est un gros morceau de leur équipe, il en fait beaucoup pour eux et ça ne me surprend pas », a raconté le vétéran défenseur qui aura 30 ans vendredi.

Carlson n’a pas franchi la barre des 30 minutes de jeu une seule fois cette saison, son sommet de 28:06 ayant été établi il y a deux semaines contre Columbus. Son entraîneur Todd Rearden, lui-même un ancien arrière du temps où il jouait, cherche à préserver son énergie, en particulier pour diriger le jeu de puissance, où il est premier dans la LNH (4:08 minutes par match, alors que Chabot est huitième à 3:34).

« Ottawa est chanceux de l’avoir. Il [Chabot] a tout un futur devant lui alors qu’il continue à grandir et à s’améliorer chaque soir. Il est le fun à regarder aller, c’est certain. Il est très efficace. C’est tout un bloc sur lequel bâtir dans le cadre d’une reconstruction. Ils ont surpassé les attentes déjà cette saison comme équipe », a souligné Rearden, blaguant que pendant sa carrière, il avait peut-être joué 30 minutes, mais « lors de deux matches additionnés, ou peut-être dans les mineures ».

Toujours au sujet de Chabot, il a noté qu’il « fait ça sans même suer. J’ai été chanceux de voir Chris Pronger faire ça quand j’étais à Saint-Louis. Ce sont des joueurs différents de la façon dont ils jouent, mais lui aussi, son chandail était sec après un match de 30 minutes, alors que j’étais trempe en lavette après mes 10-12 minutes. Tout le monde est différent... Avec John, on gère ses minutes. C’est un gars qui ne rate presque pas de matches, il est très tenace. On se fie beaucoup à lui et ça l’a aidé à grandir comme joueur, mais on veut que nos autres joueurs aient du succès aussi. Ce sont des joueurs différents [Chabot et Carlson], ils ont des similarités, mais le coup de patin de Chabot est tellement fluide que ça lui permet de jouer beaucoup, alors que John doit travailler plus, avec un physique plus imposant et un coup de patin au-dessus de la moyenne », a ajouté Rearden, qui a joué 183 matches dans la LNH avec Edmonton, Saint-Louis et Phoenix.

Carlson dit qu’il le ressent quand il franchit le cap de la vingtaine de minutes. « Passer de 21-22 à 24-25 minutes, en fonction du match, parfois c’est plus difficile de jouer moins et plus facile de jouer plus. Mais quand on parle de ces chiffres [dans la trentaine], tu le sais que tu es sur la glace plus que tu es assis sur le banc et ce n’est pas facile à faire », note-t-il.

Rouge et Noir

Le Rouge et Noir prône la patience avec Arbuckle

Quatre jours plus tard, ça jasait encore de la transaction qui a permis au Rouge et Noir de mettre la main sur le quart-arrière américain Nick Arbuckle.

Il s’agissait d’un des sujets de discussions en coulisses, mardi, lors de l’ouverture des assises hivernales de la Ligue canadienne de football (LCF) à Blue Mountain, en Ontario. Tous les dirigeants des neuf équipes y participent, dont Marcel Desjardins.

Le DG franco-ontarien a cédé un choix de troisième ronde vendredi aux Stampeders afin d’obtenir les droits sur Arbuckle, qui peut devenir joueur autonome le mois prochain. 

Si le quart accepte un contrat avec Ottawa, sa nouvelle formation va inverser aussi son choix de première ronde, le tout premier au total, avec Calgary, qui doit sélectionner sixième en ce moment en mai.

« J’espère qu’on pourra le mettre sous contrat, mais on ne sait jamais », a lancé Desjardins au bout du fil.

Ce dernier a déjà jasé « brièvement » avec Arbuckle. « Pour me présenter, parler un peu de ce que nous pouvons lui offrir ici à Ottawa », a-t-il précisé.

L’agent du joueur a aussi été approché. Mais aucune négociation n’a eu lieu pour l’instant, a confirmé Desjardins.

En fait, la patience sera de mise pour les amateurs qui souhaitent une mise sous contrat rapide du nouveau quart-arrière numéro un du Rouge et Noir.

« C’est un peu difficile en ce moment. Nos coaches ne seront pas à Ottawa avant la fin du mois. Je ne m’attends pas à ce que ce soit quelque chose qui sera réglé d’ici quelques jours », a affirmé Desjardins.

Âgé de 26 ans, Nick Arbuckle a obtenu sept départs chez les Stamps en 2019 pendant l’absence de Bo Levi Mitchell. Il a complété 73,1 % de ses passes, un sommet dans la LCF.

D’autres statistiques ? Il a amassé 2103 verges par la voie aérienne, dont 11 touchés, tout en étant intercepté que cinq fois. Il a ajouté quatre touchés au sol.

« C’est un gars qui ne prend pas beaucoup de mauvaises décisions sur le terrain. Il distribue bien le ballon, a souligné Desjardins.

«Selon les informations que nous avons obtenues, c’est un gars intelligent qui est capable d’assimiler rapidement l’information. Puis il a gagné beaucoup de matches.»

Le nouvel entraîneur-chef Paul LaPolice a eu son mot à dire dans la transaction qui a amené Arbuckle à Ottawa. Reste à voir s’il pourra le convaincre d’apposer sa signature sur un pacte avant l’ouverture du marché des joueurs autonomes.

Les Argonauts de Toronto avaient aussi discuté avec Calgary afin d’obtenir les droits du quart américain de 6’1’’ et 213 livres. Leur nouvel entraîneur-chef, Ryan Dinwiddie, a dirigé Nick Arbuckle chez les Stamps la saison dernière à titre d’instructeur des quarts.

Le Rouge et Noir espère refaire le même coup qu’en février 2016 quand il avait embauché Trevor Harris. Ce dernier avait connu du succès durant les quelques départs obtenus auparavant lors de son séjour chez les Argos.

On connaît la suite. Harris est devenu un des meilleurs quarts de la LCF, menant Ottawa au match de la Coupe Grey en 2018. Il a quitté l’organisation l’an dernier, se joignant aux Eskimos.

Son départ a laissé un gros trou à l’attaque que Dominique Davis, Jonathon Jennings et Will Arndt n’ont pu combler la saison dernière.

Olympiques

Les Olympiques réclament deux joueurs au ballottage

Quelques heures après avoir échangé leur capitaine, les Olympiques de Gatineau ont utilisé le ballottage pour ajouter deux attaquants d’expérience à leur formation.

Reste maintenant à voir si ces deux joueurs se rapporteront en Outaouais.

Le bureau de direction de la LHJMQ a imposé une condition à la venue de l’ailier gauche de 19 ans Anderson MacDonald.

Le joueur, qui est originaire du Nouveau-Brunswick, a été laissé sans protection par le Titan d’Acadie-Bathurst. Il connaissait pourtant un certain succès à l’attaque, cette saison. Il avait marqué 15 buts et obtenu 13 mentions d’aide en 34 rencontres.

Il a cependant eu besoin du programme d’aide de la ligue, afin de régler des problèmes de nature personnelle.

Le joueur doit d’abord subir une évaluation auprès d’un spécialiste, en lien avec ces problèmes, avant d’obtenir le droit de se joindre à sa nouvelle équipe.

L’autre attaquant réclamé mardi se nomme Adam Capannelli. Celui-là finira assurément par jouer au centre Robert-Guertin. Les entraîneurs des Olympiques devront cependant s’armer de patience.

Il est blessé et ne devrait pas revenir au jeu avant « trois ou quatre semaines ».

À 20 ans, il a marqué un but en 15 matches, avec l’Armada de Blainville-Boisbriand.

« On savait qu’il était blessé. C’est pour ça que l’Armada l’a libéré. Leurs dirigeants sont allés chercher un autre joueur de 20 ans. Pour nous, c’est un gars qui a de la fougue. De la fougue, et un bon coup de patin. Il va driver le net. Il sera très bon dans notre chambre de hockey », estime le directeur général intérimaire des Olympiques, Marc Saumier.

M. Saumier est prêt à attendre ce joueur, même si son équipe a besoin de gagner des matches dès maintenant pour rester dans la course aux séries éliminatoires.

« Ça va être bon, dit-il. Ça va donner un peu de souffle à nos jeunes. Il va nous donner un bon coup de main avec son expérience. Il est très content qu’on le ramasse. C’est un bon signe. »

La plupart des joueurs acquis dans les derniers jours devraient participer à l’entraînement de mercredi, au centre Guertin.

Jeux olympiques

Menu de rentrée copieux pour le CIO

LAUSANNE — Entre le dossier du dopage en Russie et les accusations de corruption dans l’haltérophilie, la semaine s’annonce chargée pour le Comité international olympique (CIO) qui réunit mercredi sa commission exécutive avant une session vendredi et le début des JO d’hiver de la Jeunesse à Lausanne.

L’année 2019 s’était achevée sur l’exclusion de la Russie des compétitions sportives mondiales par l’Agence mondiale antidopage (AMA), pour avoir falsifié des données antidopage.

Fin décembre, l’agence russe antidopage Rusada annonçait avoir formellement contesté la mise au ban de la Russie.

Mais à six mois des Jeux olympiques de Tokyo, reste encore à l’AMA à saisir le Tribunal arbitral du sport (TAS), juge suprême en matière sportive, pour solliciter une décision qui sera alors définitive.

Réuni mercredi, le gouvernement du CIO va faire le point sur cette procédure.

Il se penchera aussi sur les accusations portées dimanche par la chaîne allemande ARD contre la Fédération internationale d’haltérophilie (IWF), qui sous la houlette de son président historique, le Hongrois Tamas Ajan, membre honoraire du CIO, aurait couvert pendant des années des pratiques de dopage et mis en place «une culture de corruption».

L’un des sports historiques des JO, présent depuis la première édition en 1896, est plombé de façon endémique par le dopage. Mais dès lundi le CIO a jugé ces nouvelles accusations «très graves et préoccupantes».

Un point sera également dressé sur l’organisation des JO de Paris 2024 par le président de la Commission d’évaluation, Pierre-Olivier Beckers-Vieujant, qui interviendra par visioconférence. Le membre belge du CIO devrait revenir sur l’officialisation en décembre du choix de Tahiti pour accueillir les épreuves de surf.

Jeudi soir, les membres du CIO assisteront à la cérémonie d’ouverture des 3e Jeux olympiques d’hiver de la Jeunesse, organisés à Lausanne, où 1880 sportifs de 15 à 18 ans vont s’affronter dans huit sports avec pour nouveauté le ski-alpinisme.

Le lendemain, ils se retrouveront pour la 135e session de l’instance, durant laquelle trois nouveaux membres vont être élus, dont le patron du soccer mondial, le président de la FIFA Gianni Infantino et son homologue de la Fédération internationale de tennis (ITF), l’Américain David Haggerty.

Le Britannique Sebastian Coe, président de World Athletics, attendra lui encore un peu.

Également au programme de ce conclave, la désignation de la ville hôte des 4e JOJ d’hiver en 2024. La décision réserve peu de suspense car la ville sud-coréenne de PyoengChang, qui avait accueilli les JO d’hiver 2018, est la seule candidate.

Tennis

Auger-Aliassime et Shapovalov l’emportent contre l’Allemagne

BRISBANE — Les Canadiens Félix Auger-Aliassime et Denis Shapovalov ont eu raison de Kevin Krawietz et Andreas Mies 6-3, 7-6 (4) en double pour s’imposer 2-1 face à l’Allemagne et se hisser au deuxième rang de leur groupe à la Coupe de l’ATP.

Le match de double a été nécessaire puisque le Canada a divisé les honneurs des deux simples contre les autres joueurs allemands plus tôt dans la journée.

Auger-Aliassime, 21e joueur mondial, a entrepris la journée en s’inclinant aux mains de Jan-Lennard Struff 6-1, 6-4 avant que Shapovalov, no 14, l’emporte 6-2, 6-2 aux dépens d’Alexander Zverev.

Cette victoire en double permet au Canada de conserver des espoirs de se qualifier pour les quarts de finale du tournoi, dépendant du palmarès des autres équipes. Les Canadiens auraient subi l’élimination en cas de défaite.

Les Canadiens ont pris les devants 6-1 au bris d’égalité lors de leur match de double, mais le duo allemand a repoussé trois balles de match avant de perdre le service et d’offrir la victoire à Auger-Aliassime et Shapovalov.

Face à Shapovalov, Zverev a subi sa troisième défaite d’affilée en simple à ce tournoi. L’Allemand a commis sept doubles fautes.

Le Canada avait entrepris le tournoi avec une victoire contre la Grèce avant de s’incliner face
à l’Australie.

Par ailleurs, Daniil Medvedev a aidé la Russie à terminer ses matches de groupe avec une fiche parfaite de 3-0, rejoignant ainsi l’Australie, la Serbie et la Grande-Bretagne en quarts de finale de la Coupe de l’ATP.

Medvedev a concrétisé la victoire contre la Norvège en disposant de Casper Ruud 6-3, 7-6 (6) à Perth. Karen Khachanov avait déjà mis la table en s’imposant face à Victor Durasovic 6-2, 6-1.

Medvedev, cinquième joueur mondial, rejoindra donc le Serbe Novak Djokovic, l’Australie invaincue et probablement Rafael Nadal à Sydney pour la phase éliminatoire à partir de jeudi. Seule une improbable défaite de 3-0 contre le Japon, mercredi, pourrait empêcher Nadal et ses coéquipiers espagnols, vainqueurs de la Coupe Davis, de se qualifier pour les quarts de finale.

L’Australie affrontera la Grande-Bretagne pour une place dans le carré d’as après avoir vaincu la Moldavie 3-0 sans perdre une manche, puis profité de la victoire de 2-1 de la Belgique contre la Bulgarie pour terminer en tête du groupe C. 

L’Australie, qui s’était déjà qualifiée pour les quarts de finale en dominant le Groupe F, l’a emporté contre la Grèce à Brisbane où Nick Kyrgios a vaincu un Stefanos Tsitsipas colérique. Kyrgios, de retour d’une blessure au dos, a gagné 7-6 (7), 6-7 (3), 7-6 (5) au stade Pat Rafter.

Après avoir perdu la première manche, Tsitsipas a frappé sa raquette sur le banc, heurtant accidentellement son père et le capitaine grec Apostolos Tsitsipas à l’avant-bras. Son père s’est brièvement éloigné avant que la mère de Tsitsipas, Julia, ne sorte de la foule pour se tenir derrière le banc et sermonner son fils pour son comportement.

Les six vainqueurs de groupe et les deux meilleurs deuxièmes accèdent aux quarts de finale. Deux quarts de finale sont prévus jeudi et deux autres vendredi. Les demi-finales auront lieu samedi et la finale sera présentée dimanche au stade Ken Rosewall. Avec l'Associated Press

Tennis

Eugenie Bouchard entreprend l’année 2020 avec une victoire à Auckland

AUCKLAND, Nouvelle-Zélande - Eugenie Bouchard a entrepris l’année 2020 sur une bonne note, signant une victoire en deux manches identiques de 7-5 face à la Belge Kirsten Flipkens au premier tour de la classique ASB à Auckland, en Nouvelle-Zélande.

Bouchard a glissé au 262e rang du classement féminin après avoir connu une année de misère l’an dernier avec seulement huit victoires et 18 défaites.

Au prochain tour, Bouchard a rendez-vous avec la Française Caroline Garcia, qui a difficilement eu raison de l’Américaine Taylor Townsend 7-5, 3-6, 7-5. L’an dernier, la joueuse âgée de 25 ans avait poursuivi son parcours à Auckland jusqu’en quarts de finale.

Pour s’imposer face Flipkens, Bouchard a réussi deux as et elle a sauvé deux des trois balles de bris contre elle.

Par ailleurs, la jeune Américaine Coco Gauff a défait la Slovaque Viktoria Kuzmova 6-3, 6-1 en 61 minutes et elle reste dans la course en vue d’une éventuelle confrontation en quarts de finale face à Serena Williams.

Williams, première tête de série, disputera son match de première ronde contre l’Italienne Camilia Giorgi, mardi.

Williams et sa grande amie Caroline Wozniacki ont par ailleurs uni leurs efforts pour la première fois en double, s’imposant 6-2, 6-4 aux dépens des Japonaises Nao Hibino et Mikoto Ninomiya.

Le duo totalise 24 titres du Grand Chelem en simple - 23 pour Serena - et 102 titres au circuit de la WTA. L’Américaine a ajouté 23 titres en double, dont 13 en Grand Chelem et trois titres olympiques, principalement avec sa soeur Venus.

Hockey

Lafrenière «a prouvé qu’il était le meilleur»

RIMOUSKI — L’entraîneur d’Alexis Lafrenière ne tarissait pas d’éloges après que son capitaine eut contribué à la médaille d’or d’Équipe Canada au Championnat du monde de hockey junior, qui s’est terminé dimanche à Ostrava en République tchèque. «Il s’est fait un point d’honneur de dire que c’était lui le meilleur et qu’il allait le prouver», a lancé Serge Beausoleil.

La fierté se lisait sur le visage de l’entraîneur-chef et directeur-gérant de l’Océanic de Rimouski. «Époustouflant! Quel tournoi il a eu! Il est passé à travers toutes sortes d’épreuves et toute la gamme des émotions, avec la blessure. Il est revenu et il a été un joueur-clé dans le retour du Canada en quart de finale. Il a continué son bon travail en marquant des buts et en préparant des filets de toutes les façons. Voir notre capitaine gagner le Championnat du monde, c’est quelque chose de fantastique!»

Trois objectifs

Selon Beausoleil, cette performance exceptionnelle faisait partie des trois objectifs de son protégé : connaître une «saison du tonnerre» avec l’Océanic, être champion junior et rapporter la Coupe du président à Rimouski.

«On va continuer à travailler là-dessus, a promis le patron. On vient de lui fournir des éléments qui vont l’aider à nous guider vers les plus hauts sommets.»

Le pilote croit que l’expérience acquise lors du Championnat rejaillira immanquablement sur sa troupe «parce qu’à côté d’Alexis Lafrenière, il y a notre logo». «Il va partager ça de très belle façon, en est-il convaincu. Il a encore montré que quand le match est sur la ligne, il peut faire la différence. Il l’a fait sur le plan international contre les meilleurs joueurs de son âge et même plus vieux. Il va continuer à le faire dans notre circuit. On a hâte qu’il revienne!»

Lors de l’événement, le numéro 11 a récolté 10 points (4 buts et 6 aides). Il a été récompensé du titre de joueur par excellence, une première dans l’histoire de ce championnat pour un attaquant québécois.

«L’expression québécoise “passer la gratte” s’applique dans ce cas-ci, a fait valoir Beausoleil. […] Il a fait fi de tous les obstacles qui étaient devant lui et c’est une expérience inestimable qu’il vient d’aller chercher sur la scène internationale!»

Football

Les Alouettes ont enfin des proprios!

À la fin novembre, ils ne savaient pas que les Alouettes étaient à vendre. Le 6 janvier, Gary Stern est venu rencontrer les médias montréalais - sans son partenaire Sid Spiegel - pour amorcer ce que le commissaire de la Ligue canadienne Randy Ambrosie a qualifié de «nouvelle ère» pour les Alouettes.

«Je regardais la Coupe Grey dans mon sous-sol, comme je le fais chaque année, avec quelques amis, dont Sid, mon beau-père, et Dale Lastman, qui est le gouverneur des Argonauts, mon meilleur ami dans la vie. Il m’a demandé si je savais que les Alouettes étaient à vendre. Quand j’ai répondu que non, il m’a demandé si cela m’intéressait et j’ai dit oui. Sid m’a demandé si j’étais certain. Quand je lui répondu par l’affirmative, il a dit qu’il était intéressé aussi.

«Dale a appelé Randy (Ambrosie). Le lendemain, Randy était dans mon bureau et c’est arrivé!»

Ce dénouement met ainsi fin à une saga qui dure depuis mai dernier, quand Robert et Andrew Wetenhall ont remis les rênes de l’équipe à la LCF. Plusieurs candidats et groupes intéressés se sont manifestés, mais aucune transaction n’a pu être conclue, même si Ambrosie a en quelques occasions fait mention qu’une vente était imminente.

Stern et Spiegel, deux entrepreneurs torontois dans le domaine de l’acier, sont donc les nouveaux propriétaires de la concession, sans toutefois préciser dans quelles proportions. S et S Sportsco, détenue par les deux hommes, est la nouvelle identité corporative qui est officiellement propriétaire de l’équipe.

Spiegel, âgé de 89 ans, est le fondateur et président du conseil d’administration de Crawford Steel, société privée qu’il a fondée en 1944. Pour des raisons familiales, il n’a pas pu rencontrer les médias montréalais en même temps que son gendre.

Stern, qui est âgé de 65 ans, est quant à lui le chef de la direction de la compagnie. Leurs investissements antérieurs au Québec comprennent des aciéries à Longueuil et Rouyn-Noranda et des propriétés immobilières. La fortune des deux hommes serait de plus d’un milliard de dollars.

«Ils sont les partenaires parfaits pour les autres formations de la LCF, a affirmé Bob Young, le propriétaire des Tiger-Cats de Hamilton, sur place pour cette annonce. Ils ont les ressources pour faire de ce club un succès.»

Stern a affirmé que les deux hommes, qui en sont à leurs premières armes dans le sport professionnel, sont partisans de la LCF «depuis toujours».

«Cette opportunité est un rêve pour moi. Sid et moi n’allons pas décevoir les partisans de l’équipe au Québec. (...) Nous voyons cela comme un défi et qui survient au bon moment de nos vies. Nous croyons sincèrement que nous allons rendre tous les partisans de football de la province très fiers des Alouettes.»

Plusieurs tâches

Stern agira comme gouverneur du club. Son agenda est fort chargé pour les prochaines semaines, voire les prochains jours : il a indiqué qu’un nouveau président et un nouveau directeur général pourraient être nommés aussi rapidement que d’ici vendredi.

«Mais ne m’en tenez pas rigueur si on le fait la semaine prochaine», a-t-il ajouté à la blague.

Stern a précisé qu’il ne restait plus qu’un candidat à la présidence à rencontrer avant que l’organisation n’arrête son choix pour les deux postes.

«Peu importe qui sont les deux personnes choisies, l’organisation sera entre bonnes mains», précisant que le président du club sera bilingue, après avoir initialement déclaré que «la connaissance du français serait grandement considérée».

«Le prochain président des Alouettes parlera couramment le français», a-t-il ajouté plus tard.

Les dossiers du complexe d’entraînement de l’équipe et des installations administratives du club ont aussi refait surface, des dossiers que Stern a promis de régler rapidement.

«Je vous promets une organisation de première classe, a-t-il dit. Cela inclut de meilleures installations d’entraînement, d’avoir un vrai domicile. Mais ça ne fait que trois semaines que nous sommes à bord : j’ai besoin de temps. Nous sommes ici pour longtemps et nous savons qu’il faut apporter plusieurs améliorations à ce club de football.»

Une entreprise profitable à moyen terme

L’entrée en scène de Stern et de Spiegel en tant que propriétaires des Alouettes est très surprenante étant donné que les frères Jeffrey et Peter Lenkov - originaire de Montréal et vivant désormais à Los Angeles - ont longtemps été pressentis comme les plus sérieux candidats dans ce dossier. La société Claridge, une société d’investissement privé ayant son siège social à Montréal, aurait également envisagé de s’associer aux Lenkov en tant que copropriétaires du club.

Mais les frères Lenkov et leurs partenaires se sont finalement désistés. Vendredi dernier, la ligue a annoncé que Patrick Boivin n’était plus le président des Alouettes, un indice que le dossier de la vente de l’équipe avait pris une nouvelle tournure. Le père de Boivin, Pierre, est président et chef de la direction de Claridge.

Le commissaire Ambrosie a indiqué que Boivin avait été écarté afin que les nouveaux propriétaires puissent mettre leur personnel en place et que cette organisation avait besoin de renouveau. Ambrosie a toutefois pris soin de louanger son travail à la tête du club.

Stern est bien au fait des difficultés financières rencontrées par les Alouettes au cours des dernières années, mais il est persuadé que la situation du club peut-être améliorée dans un avenir rapproché.

«Nous sommes de bons hommes d’affaires. Nous n’avons pas acheté l’équipe en pensant retirer des profits dès cette année. Mais Sid Spiegel est un visionnaire et la LCF est ici depuis plus de 100 ans. Elle est en croissance. (...) Oui, l’équipe a perdu beaucoup d’argent. Mais nous croyons en son potentiel. Ce club est maintenant bien financé. Ne reste plus qu’à trouver un bon président et un bon d.g. pour le gérer.

«Nous savons que ce ne sera pas notre entreprise la plus profitable. Nous croyons toutefois qu’il est possible de ne pas perdre de l’argent et de retirer beaucoup de plaisir en opérant ce club. (...) Ce sera une grande organisation dans quelques années.»

Les nouveaux propriétaires n’ont jamais visité le stade Percival-Molson, où l’équipe joue ses matchs locaux. S’il n’est pas fermé à l’idée de bâtir un nouveau stade au centre-ville, Stern semble vouloir d’abord rentabiliser du mieux possible son domicile actuel.

«Devrais-je bâtir un nouveau stade alors que nous ne sommes pas encore capables de remplir celui que nous avons actuellement? Si c’est payant, nous le ferons.»

Au moment de présenter son projet de nouveau stade de baseball à l’Office de consultation publique de Montréal, Stephen Bronfman avait évoqué la possibilité que les Alouettes y disputent leurs matchs locaux. Pour Bronfman, cette option est toujours sur la table.

NFL

Les Vikings surprennent les Saints 26-20 en prolongation

LA NOUVELLE-ORLÉANS — Kirk Cousins a rejoint l’ailier rapproché Kyle Rudolph avec une passe de quatre verges sur un troisième essai et les buts en prolongation, et les Vikings du Minnesota ont arraché une victoire de 26-20 aux Saints de La Nouvelle-Orléans dans un match de premier tour des éliminatoires de la NFL, dimanche après-midi.

Avec cette victoire, les Vikings auront rendez-vous avec les 49ers de San Francisco, équipe classée au premier rang dans l’Association nationale, samedi après-midi lors des éliminatoires de sections.

«Bon, nous allons y aller une semaine à la fois, mais les Saints sont vraiment à prendre au sérieux, a déclaré Cousins. C’est un environnement vraiment difficile.»

«Ç’a été une victoire d’équipe, a ajouté le quart des Vikings. Nous avons couru, nous avons été bons en défensive. Ça prend de l’excellent travail pour limiter cette attaque à 20 points. Les unités spéciales nous ont donné de bonnes positions sur le terrain tout au long du match. Et ensuite, nous avons été capables de compléter le jeu, à la fin, avec Rudy.»

Il s’agissait de la première victoire à l’étranger en séries des Vikings depuis le 9 janvier 2005, quand ils avaient battu les Packers de Green Bay au Lambeau Field. Pour les Saints, il s’agit d’une deuxième année de suite où leur saison prend fin au Superdome et en prolongation.

Cette décevante conclusion pour les Saints (13-4), favoris pour se qualifier pour le tour suivant, survient presque un an après leur revers face aux Rams de Los Angeles lors de la finale d’association, dans un match marqué par un jeu controversé qui a tourné à l’avantage des Rams vers la fin du temps réglementaire.

Le demi-offensif Dalvin Cook a été la bougie d’allumage des Vikings (11-6) avec des gains totaux de 130 verges, et deux touchés.

De son côté, Cousins a récolté des gains de 242 verges par la passe et lancé une passe de touché. Sa journée de travail a été marquée par un jeu aérien de 43 verges à Adam Thielen lors de la première série à l’attaque de la période de prolongation, permettant aux Vikings de se rendre jusqu’à la ligne de deux verges des Saints.

La table était mise pour le touché de la victoire.

La reprise du touché décisif semblait montrer que Rudolph avait illégalement poussé le demi de coin P.J. Williams tout en sautant pour effectuer l’attrapé qui allait mettre fin au duel.

Le président des officiels de la NFL, Al Riveron, a indiqué que la ligue avait révisé le jeu sous plusieurs angles et elle a conclu qu’il y avait eu «du contact de la part des deux joueurs, mais que rien ne méritait une pénalité».

L’entraîneur-chef des Saints, Sean Payton, a insisté sur le fait que les Vikings «méritaient la victoire».

«[Les Saints] ont exercé une pression intense et Kirk a effectué une superbe passe, a déclaré Rudolph. Je suis tellement fier des gars. Je suis fier de Kirk, qui a fait fi du bruit, qui est venu ici et qui a joué un grand match.»

La brigade défensive des Vikings a forcé le quart Drew Brees à commettre deux revirements. Les Saints avaient complété la saison régulière avec seulement huit revirements, un record de la NFL.

Brees a été plaqué derrière sa ligne de mêlée en trois occasions, et a complété le match avec 26 passes réussies en 33 tentatives pour des gains de 208 verges, une passe de touché et une interception.

Les Saints accusaient un recul de dix points au début du quatrième quart, mais Brees a amorcé la remontée en lançant une passe de touché de 20 verges à Taysom Hill. Du travail efficace de la défensive des Saints après que Brees eut été victime d’un échappé et un placement de 49 verges de Will Lutz avec deux secondes au cadran ont forcé la prolongation.

«Ils ont réussi plus de jeux que nous, a laissé tomber Payton. Ils ont mieux porté le ballon que nous.»

Hill a mené tous les porteurs de ballon des Saints avec 50 verges au sol. Alvin Kamara a récolté 21 verges en sept courses.

«Les deux défensives ont bien joué, a observé Payton. Nous arrivons en prolongation et ils ont fait plus de jeux ici et là et qui ont fait la différence.»

Le premier revirement de Brees est survenu sur une longue passe vers Ted Ginn tard en première demie. Le maraudeur des Vikings Anthony Harris a saisi la passe tout en tombant au sol sans qu’on ne le touche. Il s’est relevé et a couru sur une distance de 30 verges, ramenant le ballon à l’intérieur du territoire des Saints.

Cette interception a mené au premier touché de Cook sur une course de cinq verges, permettant aux Vikings de prendre une avance de 13-10, leur première du match.

Sénateurs

Duclair parmi les étoiles

Plusieurs de ses coéquipiers des Sénateurs d’Ottawa se sont évadés vers le Sud pendant leur pause de cette semaine, mais Anthony Duclair a choisi de rester en mode « hockey », lui.

L’attaquant québécois de 24 ans a passé les derniers jours dans son patelin de Montréal avant de prendre le chemin de St. Louis mercredi pour aller représenter son club au Match des étoiles de la LNH.

C’est une première invitation du genre pour Duclair et il la prend évidemment au sérieux, contrairement à un Alex Ovechkin, qui a décliné celle-ci — et sera suspendu pour un match pour cette décision — afin de se reposer en vue du reste de la campagne.

« Je considère ça comme un honneur pour ma famille et mon organisation d’avoir été sélectionné pour ce match. Quand la saison a commencé, ce n’était pas parmi mes objectifs et je ne m’attendais vraiment pas à ça », a-t-il confié au Droit avant d’aller passer du temps en famille, lui qui sera accompagné de sa mère Dominique lors des festivités du circuit Bettman au domicile des Blues.

« C’est plus réel maintenant. Lorsque ma nomination a été annoncée (le 30 décembre dernier), nous avions un match (à Pittsburgh) et je n’avais pas pris tout le temps de l’apprécier. Quand j’étais petit, je regardais toujours ce match et j’étais intéressé de voir les meilleurs joueurs de la ligue s’affronter. Et là, c’est moi qui vais être là pour voir de près ce qu’ils peuvent faire », a-t-il ajouté.

Meilleur compteur de son équipe avec ses 21 buts et 33 points, Duclair a été préféré au centre gatinois Jean-Gabriel Pageau pour l’honneur. Par hasard ou non, il a ralenti après l’annonce de sa sélection, étant limité à trois passes lors de ses 10 dernières sorties depuis son dernier but, le 21 décembre contre Philadelphie. Il a cependant été blessé à un pied, ratant un match, après avoir bloqué un lancer contre la Floride le 2 janvier.

Participer au tournoi à trois contre trois avec les autres membres d’Équipe Atlantique (les attaquants David Pastrnak, Auston Matthews, Mitch Marner, Jonathan Huberdeau, Jack Eichel et Tyler Bertuzzi, les défenseurs Victor Hedman et Shea Weber, ainsi que les gardiens Andreï Vasilevskiy et Frederik Andersen) pourrait contribuer à le relancer, cependant.

« Ça devrait être bon pour la confiance, c’est certain, souligne-t-il. Je vais pouvoir me mesurer face aux meilleurs joueurs de la ligue. »

« Il est un joueur qui fonctionne par séquences et il a été très bon lors de nos deux ou trois derniers matches, a souligné l’entraîneur-chef D.J. Smith. J’espère qu’il va être hot lors du Match des étoiles, ça va être le fun de le regarder aller. Il va voir comment les meilleurs de la ligue font déplacer la rondelle, les petits jeux intelligents qu’ils font. Ça ne peut qu’aider sa confiance, être parmi l’élite de la ligue et les meilleurs au monde, tu n’as pas le choix de revenir en pensant que tu fais partie de ce groupe d’élite. »

Duclair ne débarquera pas totalement en pays inconnu en arrivant à St. Louis puisqu’il a fait partie de la même équipe nationale junior du Canada que Connor McDavid, des Oilers d’Edmonton, en 2015, club dirigé par Benoît Groulx qui avait remporté l’or à Toronto. Ayant joué à New York, Phoenix, Chicago et Columbus avant d’être échangé à Ottawa l’an dernier, il connaît aussi les Patrick Kane et Seth Jones.

Il aura l’occasion de se mesurer à McDavid lors de l’épreuve du tour de patinoire le plus rapide dans le cadre du concours d’habiletés de vendredi soir. « C’est dommage, je n’avais pas pu me pratiquer lors du concours d’habiletés de l’équipe parce que j’étais blessé (il y a deux semaines). Je vais juste y aller et faire de mon mieux. Un gars comme McDavid, je vais juste essayer de suivre son rythme un peu, mais c’est quasiment impossible de le faire », a-t-il noté.

Sénateurs

Högberg à Ottawa pour de bon?

Alors que la plupart de ses coéquipiers se dépêchaient de quitter le Centre Canadian Tire pour prendre le chemin de l’aéroport samedi après la victoire de 5-2 des Sénateurs d’Ottawa, le grand responsable de celle-ci, Marcus Högberg, prenait tout son temps pour répondre aux questions des journalistes.

Jusqu’après le gain de 5-2 contre les Flames de Calgary où il a repoussé 40 lancers pour mettre un terme à la série noire de neuf défaites de suite des hommes de D.J. Smith, le Suédois de 25 ans ne savait pas s’il allait passer la pause d’une semaine coïncidant avec la tenue du Match des étoiles de la LNH dans l’alignement des Sénateurs ou celui du club-école de Belleville.