À Palerme, le tennis version COVID-19 frappe ses premiers échanges

Tennis

À Palerme, le tennis version COVID-19 frappe ses premiers échanges

PALERME — «Amoureux du tennis, bienvenue», s'enthousiasme le speaker du tournoi sicilien: avec masques jusque sur le court et flacon de gel accroché au filet, le tennis professionnel a officiellement connu ses tout premiers échanges après cinq mois d'interruption au tournoi WTA de Palerme lundi.

S'il fait partie de la catégorie de tournois la plus modeste du circuit principal, c'est bien le tournoi palermitain, niché derrière une haie de bougainvillées fuschia et bercé par le chant des cigales, qui a mis fin à près de 150 jours de sevrage forcé, la faute à la pandémie de coronavirus. Face à la propagation de l'épidémie de COVID-19 à travers le monde, plus aucune balle n'avait résonné sur les circuits professionnels depuis le 8 mars, exhibitions en tous genres mises à part.

BlackJacks: le plus difficile est à venir

Basketball

BlackJacks: le plus difficile est à venir

La victoire de dimanche a fait du bien. Elle a confirmé aux observateurs que les BlackJacks d’Ottawa sont à prendre au sérieux, dans le tournoi estival de la Ligue canadienne élite de basketball (CEBL).

Dans l’entourage de l’équipe, ce gain de 85-69 contre les Honey Badgers de Hamilton a été très rapidement oublié.

Le O Canada uniquement en anglais a fait grincer bien des dents

Hockey

Le O Canada uniquement en anglais a fait grincer bien des dents

MONTRÉAL — La décision de la Ligue nationale de hockey (LNH) de présenter une version uniquement en anglais de l'hymne national canadien a fait grincer bien des dents au Québec.

L'ancien maire de Montréal et ancien ministre fédéral, Denis Coderre, est l'un de ceux qui ont critiqué le circuit pour l'absence d'un passage en français du «Ô Canada» interprété avant le match de samedi opposant les Canadiens aux Penguins de Pittsburgh.

«Pas foutu de faire l'hymne national dans les 2 langues... merci [AT]NHL», a réagi M. Coderre sur son compte Twitter.

Grand Prix de Grande-Bretagne: victoire d’Hamilton <em>in extremis</em> devant Verstappen

F1

Grand Prix de Grande-Bretagne: victoire d’Hamilton in extremis devant Verstappen

SILVERSTONE — Lewis Hamilton (Mercedes) a remporté in extremis le Grand Prix de F1 de Grande-Bretagne dimanche, franchissant la ligne d’arrivée avec le pneu avant gauche quasiment déchiqueté juste devant Max Verstappen (Red Bull) qui fondait sur lui.

Le Britannique a ainsi arraché sa septième victoire dans son Grand Prix national et s’envole au championnat avec désormais 30 points d’avance après quatre courses sur son coéquipier Valtteri Bottas qui a lui aussi crevé dans les derniers tours.

Alors que la course a été relativement insipide avec les deux Mercedes caracolant devant leurs rivales, les derniers tours ont réveillé les commentateurs, en face des tribunes vides pour cause de coronavirus.

Les crevaisons des deux Mercedes, celle de la McLaren de Carlos Sainz, elle aussi dans les points, et la remontée de Max Verstappen ont relancé l’intérêt dans les dernières minutes.

«Jusqu’à ce dernier tour, tout se passait bien. Quand j’ai entendu que Valtteri avait crevé, j’ai regardé mes pneus et tout semblait aller, mais soudain j’ai crevé aussi. J’ai essayé de garder de la vitesse sans casser la jante», a souligné Hamilton après l’arrivée.

Verstappen rate l’occasion 

Pensant qu’il avait déjà perdu la course face aux intouchables Flèches Noires, Verstappen a sans doute perdu la victoire en s’arrêtant dans l’avant-dernier tour pour chausser des pneus neufs qui lui ont permis de battre le record du tour et de marquer un point supplémentaire.

Mais cet arrêt lui a aussi coûté le temps qui lui aurait permis de doubler Hamilton juste avant la ligne d’arrivée et d’empocher les 25 points de la victoire au lieu des 19 de la 2e place et du point supplémentaire du record du tour.

«C’est toujours facile à dire après-coup», a constaté, quand même un peu dépité, le jeune Néerlandais qui talonne désormais Bottas de quatre points au classement provisoire du Championnat du monde.

«On peut aussi s’estimer heureux que Valtteri ait crevé lui aussi et peut-être que si je ne m’étais pas arrêté, j’aurais eu le même problème», a-t-il rappelé.

C’est du coup Charles Leclerc (Ferrari) qui hérite d’une troisième place inespérée après avoir fait l’essentiel de la course en quatrième position. Il a profité de la crevaison de Bottas pour monter sur le podium alors que les monoplaces italiennes connaissent actuellement un passage à vide.

Déjà troisième l’an dernier sur ce même circuit de Silverstone, il a avoué que son résultat était «beaucoup plus inespéré» cette année.

«Je suis content de la façon dont nous avons travaillé ce weekend. Je ne voudrais pas avoir à me battre pour la 4e place pendant trop longtemps, mais pour le moment je m’en contente», a déclaré le pilote monégasque qui semble porter sur ses épaules les destinées de l’écurie italienne.

Car son coéquipier Sebastian Vettel, pourtant quadruple champion du monde, a dû se contenter du point de la 10e place après une course anonyme. Le pilote allemand sait déjà qu’il ne fera plus partie de la Scuderia l’an prochain et sa motivation pourrait s’en ressentir.

Le malchanceux du jour a certainement été un autre Allemand, Nico Hülkenberg : appelé à la dernière minute pour remplacer le Mexicain Sergio Pérez, positif au coronavirus, chez Racing Point, «Hulk» n’a même pas pu prendre le départ, son moteur ne démarrant pas.

Les rebondissements des derniers tours ont profité à Renault. L’Australien Daniel Ricciardo a pris la quatrième place et Esteban Ocon la sixième, montrant un net regain de forme pour l’écurie française qui avait apporté des améliorations à sa monoplace à Silverstone.

Un autre Français, Pierre Gasly (Alpha Tauri) a lui aussi obtenu une belle septième place alors que son coéquipier, le Russe Daniil Kvyat était victime d’un spectaculaire accident, détruisant sa monoplace.

Garder la même recette et être prêt à contrer les ajustements des Penguins

Canadien

Garder la même recette et être prêt à contrer les ajustements des Penguins

TORONTO — Le Canadien a réussi à appliquer la recette du succès lors du premier match face aux Penguins de Pittsburgh, samedi soir, mais la formation montréalaise garde les deux pieds sur terre.

Le Tricolore a causé l'une des surprises de la première journée du tournoi de relance de la LNH en battant les Penguins 3-2 en prolongation. Après avoir bravé la tempête, les hommes de Claude Julien ont réussi à limiter les dégâts, malgré sept infériorités numériques.

«Au fur et à mesure que le match avançait, nous étions plus à l'aise dans notre manière de jouer contre eux, a souligné Julien en visioconférence, dimanche matin. Nous avons terminé le match en force, et pas seulement en infériorité numérique, mais aussi du côté des lancers et des chances de marquer. Nous avions de l'énergie en prolongation.

«En zone neutre, nous leur donnions trop de vitesse, mais nous nous sommes ajustés. L'échec-avant pourrait aussi être meilleur. Ça nous permettrait de créer des revirements et de créer encore plus de chances de marquer.»

Carey Price et Nick Suzuki ont été les deux vedettes de la rencontre pour le Canadien. Price a été particulièrement solide en début de match, pendant que le reste de l'équipe trouvait ses repères. Pour sa part, Suzuki s'est notamment retrouvé à l'avant-plan en infériorité numérique, alors que Phillip Danault s'est retrouvé trois fois au cachot.

«[Suzuki] n'a pas joué comme une recrue, mais plutôt comme un vétéran, a souligné Danault. C'était un bon test pour lui, et il a répondu de brillante façon.»

Suzuki a également touché la cible tôt en deuxième période, ce qui offrait une avance de 2-0 au Canadien. Les Penguins ont réussi à créer l'égalité, mais Jeff Petry a finalement joué les héros en prolongation.

Quatre trios en rotation

L'entraîneur-chef des Penguins, Mike Sullivan, n'a pas tenté d'envoyer le trio de Sidney Crosby contre celui de Danault. En général, les deux entraîneurs ont pu utiliser en rotation leurs quatre trios.

Danault a notamment attribué cette situation au fait que Crosby prend beaucoup de mises en jeu et a obtenu beaucoup de temps de jeu. De son côté, Julien s'est dit heureux de compter sur quatre trios équilibrés.

«Je ne connais pas sa philosophie [à Sullivan], mais de notre côté, je sais que nous ne sommes pas très bons quand nous essayons d'imposer une confrontation et que nous commençons à multiplier les changements, a souligné Julien. Nous avons construit notre formation en conséquence. Kotkaniemi se retrouve avec deux vétérans fiables (Paul Byron et Artturi Lehkonen). Suzuki a été probablement notre meilleur attaquant, et je n'ai pas eu à m'inquiéter avec lui, même si c'est tout un défi pour lui de jouer contre Crosby ou (Evgeni) Malkin.

«Le trio de Max Domi s'est aussi retrouvé quelques fois contre Crosby, mais il y a aussi Dale Weise sur ce trio, qui compte beaucoup d'expérience. Je pense que notre approche va nous apporter plus de bénéfices que d'ennuis», a ajouté Julien.

Il a malgré tout admis qu'il était prévu d'employer le duo de Petry et Brett Kulak en appui au trio de Danault, plutôt que la paire de Ben Chiarot et Shea Weber.

«Sans entrer dans les détails ou dévoiler tous les secrets, c'est de cette manière que nous avons décidé de fonctionner, a reconnu Julien. Il y a des raisons spécifiques derrière ces choix-là. C'est ce que nous avons décidé de faire avant le début de la série, et ça nous a bien servis [samedi].»

Le Canadien s'attend maintenant à voir les Penguins effectuer des ajustements pour rebondir lors du deuxième match, lundi soir. Peu importe, la troupe de Julien sait que la route est encore longue avant de pouvoir célébrer.

«[Les Penguins] sont déjà passés par là et ils ne seront pas ébranlés, a rappelé Brendan Gallagher. Ce n'est pas à nous de nous préoccuper de ça. Nous devons continuer à tracer notre chemin. Les deux équipes ont les yeux tournés vers le prochain match, et elles s'attendent à le gagner.

«Nous devons être prêts pour ce qu'ils vont tenter d'ajuster et nous devons comprendre pourquoi nous avons eu du succès. Nous devons continuer de travailler dans notre structure et croire que c'est la clé de notre succès», a-t-il conclu.

Reprise sous haute surveillance avec un premier tournoi à Palerme

Tennis

Reprise sous haute surveillance avec un premier tournoi à Palerme

PALERME — Une compétition discrète, mais scrutée : après cinq mois d’interruption en raison de la pandémie de nouveau coronavirus, le tennis professionnel reprend sous haute surveillance avec le tournoi WTA de Palerme à partir de lundi, à quelques semaines d’un délicat enchaînement US Open/Roland-Garros.

8 mars : c’est la date à laquelle remontent les derniers matches officiels sur les circuits professionnels, en l’occurrence deux finales dames, à Lyon, en France, et à Monterrey, au Mexique.

Depuis, plus de son et plus d’image, exhibitions en tous genres mises à part, à cause de la crise sanitaire mondiale qui chamboule complètement la saison 2020. Le prestigieux tournoi californien d’Indian Wells a été le premier à être annulé début mars. Ont suivi le report à l’automne de Roland-Garros (27 septembre-11 octobre) et l’annulation historique de Wimbledon, en plus des suspensions à rallonge des circuits ATP et WTA.

Si on sait désormais qu’aucun tournoi n’aura lieu en Chine d’ici la fin de l’année, la lumière est réapparue mi-juin, quand l’US Open a acté son maintien à ses dates initiales, à partir du 31 août, mais à huis clos et amputé de ses qualifications, et que WTA et ATP ont fixé une date de reprise en ce même mois d’août, dès le 3, côté dames. Les joueurs doivent eux patienter jusqu’au 22.

«Si ça se passe mal...»

C’est ainsi que le modeste tournoi palermitain, niché derrière une haie de bougainvillées fuchsia et cerné de montagnes irradiées par le brûlant soleil sicilien, hérite de la lourde tâche d’inaugurer la cohabitation entre tennis et COVID-19.

Dans un tel contexte, il s’agit clairement d’un test grandeur nature.

«La WTA nous a prévenues que ces deux premières semaines [à Palerme à partir de lundi, et à Prague et Lexington, aux États-Unis la semaine suivante], ce sont des tournois tests», confirme à l’AFP la joueuse française Chloé Paquet (174e), stoppée au premier tour des qualifications du tournoi sicilien samedi.

L’enjeu : «voir si c’est viable d’organiser des tournois dans ces conditions», résume une autre joueuse française, Fiona Ferro (53e), engagée elle dans le tableau principal.

«On sait que si ça se passe bien, il pourra y en avoir d’autres, reprend Paquet. Si ça se passe mal, le calendrier pourrait peut-être être revu... On en est conscients.»

Tests immédiats à l’arrivée, puis renouvelés tous les quatre jours, masques obligatoires à part pour jouer et manger, entourage limité à une personne, consigne passée, sans les interdire formellement, de limiter au maximum les contacts entre joueuses et avec l’extérieur... : on cherche à se donner toutes les chances de réussite.

«C’est sûr que ça n’a rien à voir avec avant, compare Paquet. Avant, on pouvait sortir (de l’hôtel), se retrouver au resto après les matches... Là, ça fait un peu moins rêver.»

100 % européen

«Mais on est vraiment contentes de pouvoir rejouer et reprendre notre métier, ça nous incite à respecter toutes ces règles» sanitaires, souligne-t-elle.

Illustration du casse-tête des restrictions de déplacements internationaux pour le tennis mondial, à la fois largement globalisé et itinérant, le plateau du tableau principal est 100 % européen.

L’envie de jouer, elle, ne manque pas : le tournoi italien, même parmi les plus modestes du circuit principal et qui accueillera 350 spectateurs par jour au maximum (pour une capacité de 1500), a attiré trois joueuses du top 20. Dont la Croate Petra Martic (15e), «heureuse de voir que c’est réellement possible de reprendre parce que je n’y croyais pas il y a encore une semaine ou deux».

Simona Halep est, elle, privée de cette reprise. Attendue comme tête d’affiche, l’ex-N.1 mondiale et double lauréate en Grand Chelem (Roland-Garros 2018 et Wimbledon 2019) a été rattrapée par la quatorzaine dernièrement imposée par les autorités italiennes aux personnes ayant récemment séjourné en Roumanie ou en Bulgarie, et a renoncé à faire le voyage.

Autre rebondissement d’avant-tournoi : la WTA a rapporté samedi après-midi à quelques minutes du début des qualifications qu’une joueuse avait été testée positive à la COVID-19 et placée à l’isolement, sans révéler son identité. Comme un rappel que l’édifice reste fragile.

La foule virtuelle lors des matchs de la LNH laisse les joueurs indifférents

COVID-19

La foule virtuelle lors des matchs de la LNH laisse les joueurs indifférents

TORONTO — Le match est vieux d'environ 30 secondes, Brendan Gallagher décoche un tir à bout portant et Matt Murray fait l'arrêt. La foule virtuelle demeure de glace. Evgeni Malkin décoche deux tirs, coup sur coup, à partir de l'enclave, un léger crescendo est remarqué dans la trame de fond dans l'aréna.

La LNH a décidé d'utiliser une foule virtuelle fournie par l'entreprise de jeu vidéo EA Sports lors de son tournoi de relance disputé devant des gradins vides. Elle aurait peut-être dû s'assurer que la foule virtuelle simulerait l'ambiance d'un match de séries, et non ce qui semble être celle d'un match préparatoire.

À la télévision, le bruit de fond est discret. Pour les quelques membres de médias qui se sont déplacés au Scotiabank Arena pour le premier match entre le Canadien de Montréal et les Penguins de Pittsburgh, cette trame sonore donne surtout l'impression de servir à étouffer ce qui se dit sur la patinoire.

Si l'on pouvait espérer profiter de l'expérience unique de la présentation de matchs sans spectateurs pour découvrir un peu plus qui sont les joueurs les plus actifs avec leurs cordes vocales sur la patinoire dans la LNH, le circuit a réussi à s'assurer de ne pas trop lever le voile ou exposer les joueurs au vocabulaire coloré.

Pendant l'action, on a pu entendre quelques fois les réactions au banc après une bonne mise en échec. D'ailleurs, le lutteur Ric Flair aurait été fier du «Woooo!» entendu au banc du Canadien après que Paul Byron eut fait virevolter Brandon Tanev dans les airs au centre de la patinoire en première période.

Les oreilles les plus sensibles auraient moins apprécié les réactions quand Phillip Danault a été puni pour la troisième fois du match lors de la prolongation.

Et pour les joueurs, ce bruit de fond semble passer inaperçu.

«Quand vous êtes dans le feu de l'action, vous ne le remarquez pas», a mentionné le défenseur des Penguins Justin Schultz.

«Nous avions eu l'occasion d'apprivoiser cet environnement lors du match préparatoire, a rappelé l'attaquant du Canadien Nick Suzuki. Quand je suis sur la patinoire, je ne pense pas au bruit de la foule.»

Même si Jonathan Drouin avait affirmé plus tôt cette semaine qu'il y avait plus d'ambiance lors de ses «matchs dans l'Atome BB à Mont-Tremblant», la qualité du jeu n'a pas été affectée. Les Penguins ont commencé le premier match de la série en force, comme ils l'auraient probablement fait si le match avait eu lieu au PPG Paints Arena de Pittsburgh, et non sur la patinoire neutre du Scotiabank Arena de Toronto.

Outre le décor créé par la LNH pour cacher les sièges vides, ce que l'on retiendra peut-être dans le folklore des séries 2020 sera d'autres petits éléments qui peuvent passer inaperçus.

À plus d'une reprise, les gardiens Carey Price et Matt Murray menant le troupeau au retour du vestiaire ont dû eux-mêmes ouvrir les portes donnant sur la patinoire, alors qu'un préposé l'aurait fait à leur place dans un contexte normal.

Il y a aussi ces rondelles abandonnées sur les toiles de la LNH, par-dessus les sièges, quand un lancer errant passe par-dessus la baie vitrée.

Pour l'ambiance, on repassera. Et il est encore impossible de simuler plus de 20 000 partisans en liesse après un but gagnant en prolongation.

Le patron de la MLB assure que la saison continuera malgré la pandémie

COVID-19

Le patron de la MLB assure que la saison continuera malgré la pandémie

NEW YORK — «On joue» : le commissaire de Ligue de baseball nord-américaine (MLB) Rob Manfred a assuré samedi que la saison continuerait malgré plusieurs cas de coronavirus et des matches reportés, après une reprise à huis clos mais sans «bulle» sanitaire.

Après les Miami Marlins et les Philadelphia Phillies, au tour des St. Louis Cardinals de déplorer des cas positifs... et de voir, en conséquence, au mois trois de ses matches reportés.

Vendredi et samedi, les résultats des tests ont révélé que trois joueurs et plusieurs membres du staff des Cardinals étaient positifs à la COVID-19.

Résultat, c’est l’ensemble de la série de trois matches prévus vendredi, samedi et dimanche chez les Milwaukee Brewers qui a été reportée, s’ajoutant à plusieurs autres reports depuis le début de la saison MLB, le 23 juillet, avec quatre mois de retard à cause de la pandémie.

Mais le patron de la MLB l’a soutenu : «On joue», malgré tout. «Je ne suis pas un lâcheur en règle générale et il n’y a aucune raison d’arrêter [la saison] maintenant. Nous avons dû être flexibles, mais c’est gérable», a-t-il affirmé à ESPN.

Contrairement à la NBA, qui a repris le 30 juillet dans la bulle de Disney World en Floride, la MLB a opté pour des matches à huis clos à domicile et à l’extérieur, obligeant les clubs à voyager à travers les États-Unis. Une décision critiquée par les experts de santé, alors que la pandémie est incontrôlée dans le pays.

La franchise des Marlins a déploré 20 personnes testées positives et n’a plus joué depuis le week-end dernier, tout comme les Phillies.

Mais la MLB a annoncé samedi que les Phillies rejoueraient dès lundi chez les New York Yankees et que les Marlins reprendraient mardi à Baltimore.

Cependant, le joueur de Milwaukee Lorenzo Cain a décidé qu’il ne jouerait plus en 2020, imitant plusieurs stars qui ont renoncé à prendre part au championnat, comme le lanceur des Los Angeles Dodgers, David Price.

«Avec toute l’incertitude et les inconnues qui entourent notre sport en ce moment, je sens que c’est la meilleure décision pour moi, ma femme et nos trois enfants», a indiqué Lorenzo Cain.

Rob Manfred est confiant de compléter la saison malgré le coronavirus

Baseball

Rob Manfred est confiant de compléter la saison malgré le coronavirus

NEW YORK — Le commissaire Rob Manfred s’est dit confiant que le Baseball majeur puisse compléter la saison régulière et les séries éliminatoires sans interruption causée par le coronavirus.

Dans une entrevue avec l’Associated Press samedi, Manfred a cependant admis que des équipes pourraient ne pas jouer 60 matchs et que le pourcentage victorieux pourrait être nécessaire pour déterminer les équipes qui participeront aux séries éliminatoires.

Lors de cette entrevue, Manfred a aussi affirmé que le Baseball majeur sait quel joueur a amené la COVID-19 dans le vestiaire des Marlins de Miami. Les Marlins et les Phillies de Philadelphie ont été contraints de reporter leurs matchs pendant une semaine complète.

«Je pense que si tous les gens font ce qu’ils sont censés faire, nous pourrons continuer de jouer, présenter une saison crédible et passer à travers les séries éliminatoires», a déclaré Manfred.

Après une semaine et demie d’une saison retardée par la pandémie et réduite de 162 matchs par équipe à 60, le coronavirus a forcé le report de 19 parties en 11 jours, incluant les trois matchs du week-end entre les Cardinals de St. Louis et les Brewers, à Milwaukee.

Il a aussi poussé au moins deux autres joueurs à se désister pour le reste de la saison: le voltigeur étoile Lorenzo Cain, des Brewers de Milwaukee, et le deuxième but Isan Diaz, des Marlins.

Au moins 18 joueurs des Marlins ont été infectés, de même que deux des Cardinals de St. Louis.

Manfred dit avoir eu une conversation constructive, vendredi, avec Tony Clark, le directeur exécutif de l’Association des joueurs du Baseball majeur. Il s’attend à des efforts accrus de la part des joueurs et des équipes pour respecter les protocoles mis en place par le Baseball majeur et l’AJBM.

«Les experts de la santé publique le disent depuis le début: il n’y a pas une seule solution magique», a noté Manfred.

«Les protocoles représentent une série de petits gestes que les gens doivent poser. Nous avons eu quelques problèmes. Dans le but de faire mieux, il y a une autre série de petits gestes. Je pense que c’est la pression des pairs. Je pense que ce sont les joueurs qui prennent leurs responsabilités personnelles. Je pense que c’est le syndicat qui nous aide comme Tony Clark nous a aidés hier (vendredi). Et je pense que c’est nous qui menons une gestion plus énergique», a-t-il énuméré.

Malgré tout, il s’attend à d’autres problèmes.

«Je ne pense pas qu’il est réaliste de croire que nous n’aurons aucun autre test positif. Nous allons être transparents. Nous pensons que c’est gérable et nous allons continuer d’essayer de gérer (la situation)», a déclaré Manfred.

«À partir du moment où quelqu’un commence à produire le virus, ce qui semblaient être des transgressions banales du protocole deviennent de sérieux problèmes», a également fait remarquer le commissaire du Baseball majeur.

Compte tenu de tous les changements au calendrier, le Baseball majeur étudie la possibilité de maintenir à 30 le nombre de joueurs au sein des formations actives, plutôt que de les faire passer à 28 jeudi prochain, comme prévu. Aucune décision n’a été prise.

«Pour ainsi dire, c’est une situation que l’on évalue au jour le jour. Il s’agit de se lever chaque matin et trouver un moyen de compléter une autre journée et faire en sorte d’assurer la sécurité de tout le monde», a expliqué Manfred.

Il est possible que certaines équipes ne soient pas en mesure de compléter un calendrier de 60 matchs.

«Nous devons faire preuve de souplesse à ce sujet», a avisé Manfred.

«Regardez, c’est l’une des raisons pour lesquelles nous sommes revenus sur le format étendu des séries éliminatoires. Si certaines formations jouent 60 matchs, d’autres en jouent 58, il existe cette formule qui s’appelle le pourcentage victorieux. On peut en arriver à une solution.»

Dans un autre changement aux règlements qui est entré en vigueur cette fin de semaine, tous les programmes doubles d’ici la fin de la saison seront composés de deux matchs de sept manches, au lieu de neuf.

Le premier de ces programmes doubles nouveau genre doit avoir lieu dimanche entre les Reds de Cincinnati et les Tigers de Detroit, dimanche au Comerica Park, après que le duel entre les deux clubs, samedi, eut été reporté à cause du mauvais temps.

«Les programmes doubles représentaient un problème d’un point de vue sanitaire dès le début de notre planification. C’est la raison pour laquelle nous étions hésitants à insérer beaucoup de programmes doubles pour le simple fait de jouer plus de matchs», a confié Manfred.

«Ça donne de trop longues périodes de temps ensemble dans un vestiaire, a-t-il ajouté. À partir du moment où nous avons dû apporter des changements au calendrier et planifier des programmes doubles, je pense qu’il est devenu évident que nous devions faire tout en notre pouvoir pour raccourcir autant que possible ces journées, d’un point de vue sanitaire.»

Une joueuse reçoit un diagnostic positif à la COVID-19 à l'Omnium de Palerme

Tennis

Une joueuse reçoit un diagnostic positif à la COVID-19 à l'Omnium de Palerme

PALERME — Une joueuse de tennis inscrite à l'Omnium de Palerme a reçu un diagnostic positif au coronavirus et s'est retirée du tournoi, ont annoncé les organisateurs samedi.

Le circuit de la WTA, qui a précisé que la joueuse était asymptomatique, a ajouté par voie de communiqué qu'elle demeurera en quarantaine «jusqu'à ce qu'elle reçoive le feu vert d'un médecin, en respectant le protocole établi».

«De plus, toutes les personnes qui seraient entrées en contact avec elle devront se soumettre à un test de dépistage, en accord avec le protocole établi par la WTA», a ajouté le circuit professionnel féminin.

«La 31e édition de l'Omnium de Palerme se déroulera comme prévu», a-t-on précisé.

Les organisateurs locaux, qui n'ont pas voulu révéler l'identité de la joueuse infectée, ont mentionné qu'elle avait été admise dans un centre médical italien destiné aux patients asymptomatiques de la COVID-19.

«L'efficacité de notre protocole et les tests de dépistage qui y sont associés nous ont permis d'intercepter une porteuse du virus, a évoqué le Dr Antonio Cascio, un spécialiste des maladies infectieuses de l'Université de Palerme qui est également le coordonnateur anti-virus du tournoi. La joueuse n'a jamais quitté sa chambre d'hôtel, en attendant le résultat du test.»

Toutes les joueuses inscrites au tournoi demeurent dans le même hôtel.

Ce sera le premier tournoi de la WTA à la suite d'une interruption de cinq mois des activités en raison de la pandémie de coronavirus.

Ce sera même le premier tournoi officiel - masculin ou féminin - depuis le début du mois de mars.

Le tableau des qualifications s'est mis en branle samedi, et les matchs du tableau principal commenceront lundi.

Drew Brees ne s’agenouillera pas, mais respecte ceux qui le feront

NFL

Drew Brees ne s’agenouillera pas, mais respecte ceux qui le feront

NOUVELLE-ORLÉANS - Le quart des Saints de La Nouvelle-Orléans Drew Brees a déclaré qu’il continuera de rester debout pendant l’hymne national américain, mais a précisé qu’il respecte ceux qui manifesteront de manière pacifique - dont ceux qui s’agenouilleront - pour dénoncer l’injustice sociale et le racisme systémique aux États-Unis.

«Je suis toujours resté debout devant le drapeau à cause de sa signification à mes yeux, et pour honorer ceux qui ont dû se sacrifier pour lui, qui se sont enrôlés dans l’armée et qui sont morts au combat pour notre pays, et tous ceux qui ont été persécutés afin de faire progresser ce pays», a déclaré Brees samedi lors d’une conférence téléphonique avec les membres des médias à la veille de l’ouverture des camps d’entraînement de la NFL.

«Je respecte tous ceux qui ont choisi de s’agenouiller, ou de poser un autre geste pacifique afin de dénoncer l’injustice sociale et le racisme systémique dont plusieurs ont été victimes et continuent de l’être dans ce pays», a poursuivi Brees.

Il a ajouté qu’il «appuiera toujours et militera en faveur de la communauté noire dans sa lutte contre l’injustice sociale».

Le vétéran âgé de 41 ans, qui domine la NFL aux chapitres des verges de gains par la passe, des passes complétées et des touchés, entame sa 20e saison et sa 15e avec les Saints.

Brees était devenu bien malgré lui un symbole des privilèges octroyés aux Blancs lorsqu’il avait réitéré son inconfort à voir quelqu’un s’agenouiller pendant l’hymne national américain, en déclarant qu’il n’approuverait jamais les gestes d’une personne qui manque de respect au drapeau américain.

Ces commentaires avaient été formulés peu après les nombreuses manifestations organisées aux quatre coins du pays pour dénoncer les gestes d’un policier blanc de Minneapolis, qui avait été filmé alors qu’il assassinait en pleine rue George Floyd, un Noir.

D’ailleurs, Brees est revenu sur ses commentaires formulés en juin, et il a de nouveau exprimé des remords samedi.

«Ça me brise le coeur de penser que quelqu’un de La Nouvelle-Orléans, ou de l’État de la Louisiane, ou de la communauté noire, croit que je ne milite pas en faveur de la justice sociale. Ç’a été dévastateur. Jamais, au grand jamais, je serai contre ça», a évoqué Brees.

«J’admets que j’ai raté une belle opportunité cette journée-là. J’avais l’opportunité de discuter et de mettre l’emphase sur les injustices sociales qui persistent envers la communauté noire, et nous devons l’appuyer, et militer pour que le système change. Et mon manque de jugement à ce moment-là a blessé beaucoup de personnes.»

Brees a ajouté qu’il avait discuté avec plusieurs coéquipiers depuis ce temps-là, et surtout au cours des derniers jours, et a assuré qu’il s’était «réconcilié et avait tourné la page sur les événements passés. Nous poursuivons notre route, en mettant l’emphase sur les enjeux de justice sociale qui secouent l’ensemble de notre pays».

Lewis Hamilton décroche la pole position au Grand Prix de Grande-Bretagne

F1

Lewis Hamilton décroche la pole position au Grand Prix de Grande-Bretagne

SILVERSTONE — Le pilote Mercedes Lewis Hamilton a décroché la position de tête lors des qualifications en vue du Grand Prix de Formule 1 de Grande-Bretagne, samedi.

Hamilton a enregistré un chrono d’une minute et 24,303 secondes sur le circuit de Silverstone, un nouveau record de piste. Il s’agissait de sa 91e pole en carrière, et il n’a besoin que de cinq victoires supplémentaires pour rejoindre Michael Schumacher, meneur de tous les temps avec 91 victoires.

Hamilton convoite également un septième championnat du monde, ce qui lui permettrait d’égaler le record de Schumacher.

«Cette piste est formidable, s’est exclamé Hamilton. C’est comme s’il fallait jongler, alors qu’on se trouve sur une plateforme mobile.»

Le Britannique a devancé son coéquipier Valtteri Bottas, qui convoitait une deuxième position de tête consécutive en Grande-Bretagne, par 0,313 seconde, tandis que Max Verstappen, sur Red Bull, s’est adjugé la troisième place à 1,022.

«Elles (les Mercedes) étaient tout simplement trop rapides, a confié Verstappen. Il faut accepter son sort, et faire de son mieux.»

Charles Leclerc a offert une petite lueur d’espoir à Ferrari en signant le quatrième chrono, devant le pilote McLaren Lando Norris. Ce dernier pourrait toutefois écoper d’une pénalité sur la grille après avoir omis de ralentir sous un drapeau jaune dans la deuxième portion de la séance de qualifications, à la suite d’une rare excursion hors-piste de Hamilton. Il a brièvement perdu le contrôle de sa voiture, avant de propulser du gravier sur la piste, forçant les responsables de l’entretien à intervenir.

Pour sa part, le Québécois Lance Stroll, qui avait enregistré le meilleur temps à l’issue de la deuxième séance d’essais libres vendredi, a terminé sixième, à 1,536 seconde de Hamilton.

«Je crois que nous pourrons faire des progrès en travaillant sur la voiture au cours des prochaines heures, et que nous serons compétitifs pour la course, a déclaré Stroll par voie de communiqué. Nous pourrons de toute évidence lutter pour obtenir de nombreux points demain.»

Sebastian Vettel, qui a éprouvé des ennuis de sous-virage avec sa Ferrari et qui a failli être victime d’un accident vers la fin de Q3, s’est adjugé la 10e position sur la grille.

L’autre pilote Racing Point, Nico Hulkenberg, qui a remplacé au pied levé le Mexicain Sergio Perez après qu’il eut reçu un diagnostic positif à la COVID-19 jeudi, s’élancera de la 13e place sur la grille de départ dimanche.

Le pilote George Russell, chez Williams, a réalisé le 15e temps, mais les commissaires de piste lui ont infligé une pénalité de cinq places sur la grille pour avoir omis de ralentir suffisamment sous un drapeau jaune pendant la première portion des qualifications.

Ainsi, le Torontois Nicholas Latifi, qui a été victime d’une sortie de piste - sans véritable conséquence au volant de sa Williams - vers la fin de la première portion de la séance de qualifications, partira 19e.

«C’est une simple erreur de pilotage, je n’ai pas d’excuse», a-t-il confié.

Hamilton entamera le Grand Prix de Grande-Bretagne dimanche à Silverstone dans le rôle du favori pour l’emporter. Le vétéran âgé de 35 ans y convoitera une septième victoire en carrière, mais une première à huis clos - les partisans seront absents en raison de la pandémie de coronavirus.

«Ça ne ressemble pas au Grand Prix de Grande-Bretagne, pour être franc, a dit le directeur de Red Bull, Christian Horner. L’ambiance n’est carrément pas là.»

Le Grand Prix de Grande-Bretagne sera la quatrième course au calendrier 2020, qui devait initialement se mettre en branle en mars. Tous les pilotes seront de retour à Silverstone le week-end prochain, dans le cadre du Grand Prix soulignant le 70e anniversaire de la F1.

Mercedes a remporté les trois premières courses. Bottas a gagné la première en Autriche, tandis que Hamilton a remporté les deux suivantes en Autriche et en Hongrie. Avec l’Associated Press

COVID-19: Le gouvernement espagnol recommande l’annulation du Masters de Madrid

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COVID-19: Le gouvernement espagnol recommande l’annulation du Masters de Madrid

MADRID - Les responsables de la santé publique de la capitale espagnole ont recommandé aux organisateurs du Masters de Madrid d’annuler le tournoi, qui avait été déplacé au mois de septembre en raison de la pandémie de coronavirus.

Les organisateurs du tournoi ont mentionné samedi qu’ils avaient demandé une mise à jour de la situation sanitaire dans la ville, et ajouté que les responsables de la santé publique «ont recommandé d’annuler le tournoi en raison de la tendance à la hausse du nombre de cas de COVID-19».

Les organisateurs ont mentionné qu’ils «analysent et étudient scrupuleusement toutes leurs options, en priorisant toujours la santé et la sécurité de toutes les personnes qui sont impliquées dans le tournoi».

Le Masters de Madrid doit se dérouler du 12 au 20 septembre.

Ce tournoi de tennis, le plus important en Espagne, avait été reporté au printemps en raison de la gravité de la situation sanitaire dans le pays, qui n’a pu être maîtrisée qu’après une période de confinement obligatoire de trois mois. Alors que l’économie espagnole tente une relance, de plus en plus d’observateurs s’inquiètent de la recrudescence du nombre de cas ces dernières semaines.

Le ministère de la Santé d’Espagne a rapporté plus de 1500 nouveaux cas à travers le pays vendredi, et plus de 300 uniquement dans la région de Madrid.

Cap sur Tokyo 2021

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Cap sur Tokyo 2021

Dans un monde sans COVID-19, cela ferait déjà une semaine que l’on acclamerait les athlètes et suivrait avec intérêt le tableau des médailles des Jeux olympiques de Tokyo. Prévus initialement pour démarrer le 24 juillet, les JO auront lieu en 2021. Le Soleil s’est entretenu avec des Olympiens québécois qui auraient dû se trouver à Tokyo cette semaine pour connaître leur état d’esprit.

À 28 °C et un taux d’humidité de plus de 70 %, la chaleur tokyoïte de cette semaine aurait enveloppé les performances des athlètes olympiques venus des quatre coins du monde. Mais les JO sont désormais prévus l’année prochaine et plus personne ne peut rien y faire. «C’est sûr que ça fait quelque chose, admet l’entraîneur de l’équipe canadienne de canoë-kayak Frédéric Jobin. L’autre jour à l’entraînement, on a remarqué que normalement, on serait sur place actuellement.»

Mais ce moment un peu triste s’est rapidement effacé. Pour l’entraîneur, les athlètes sont très résilients et ont de grandes capacités d’adaptation. «Au lieu de s’apitoyer sur leur sort, lors de l’annulation, ils se sont rapidement tournés vers leur nouvel objectif qui est dans 12 mois», indique-t-il.

Le Canada a été le premier pays à signifier aux organisateurs des JO de Tokyo qu’il n’enverrait pas une délégation pour 2020. «Ça a été une décision très difficile, mais soutenue unanimement par les athlètes», relate le porte-parole du comité olympique canadien, Photi Sotiropoulos. Quarante-huit heures plus tard, le report des JO était confirmé.

Le spécialiste québécois du 1500 m en athlétisme, Charles Philibert-Thiboutot, a aussi fait partie des partisans du report des compétitions. «Avec la pandémie, ça ne faisait aucun sens que les jeux aient lieu, c’était surtout ça qui m’inquiétait», dévoile l’athlète.

Un an de sacrifices de plus

L’horloge qui trône devant la gare de Tokyo faisant le décompte avant le début des festivités a donc été remise à zéro, et il reste un peu plus de 300 jours. «Plusieurs athlètes sont déçus, car pour certains c’étaient probablement leurs derniers Jeux olympiques, commente M. Sotiropoulos. Ils vont avoir des décisions difficiles à prendre dans les prochains mois.»

Un an de plus qui représente autant de sacrifices de plus. L’équipe nationale de canoë-kayak pilotée par Frédéric Jobin s’entraîne six mois par année en dehors du pays. Pour l’un des vétérans de l’équipe, le champion du monde en 2014 et en 2015 au 200 m, Mark De Jonge, 35 ans, Tokyo 2020 représentait ses derniers Jeux. «Avec une femme et un enfant, quand tu t’attends à ce que ta carrière sportive se termine dans quelques mois et qu’au final tu repars pour un an de plus, c’est compliqué, explique son entraîneur Frédéric Jobin. C’est beaucoup de sacrifices, dans son cas surtout sur le plan familial.»

L’insécurité, plus particulièrement au niveau des performances, touche l’ensemble des athlètes, tous âges confondus, assure Jobin. «Vais-je être au top de ma forme dans 12 mois? C’est sûr qu’il y a ce questionnement», confie l’entraîneur.

Le comité olympique canadien offre le programme Plan de match pour soutenir ses athlètes, qui peuvent passer par des moments difficiles. C’est un programme qui touche aussi à la préparation physique et mentale. Plusieurs webinaires ont été organisés pendant le confinement, dont le plus suivi a été celui de l’astronaute canadien Chris Hadfield, dans lequel il a abordé sa préparation à sa mission dans l’espace et sa façon d’envisager ce défi.

Une année pour être meilleur

Pour certains, le report devient une année de plus à s’entraîner pour être encore meilleur pour 2021. C’est le cas de Charles Philibert-Thiboutot. Plus souvent blessé qu’à son tour les années précédentes, l’athlète peut reposer son corps grâce à cette période de plus qui s’offre à lui, et repartir à zéro. «C’est vraiment un reset, indique-t-il. J’ai eu plusieurs blessures et parfois on tournait les coins ronds pour être prêt, en deux mois, pour des compétitions mondiales. Là, j’ai eu le temps de me soigner et de m’entraîner progressivement. Je le vois d’un bon œil.»

Sans compétition en vue jusqu’en décembre, il peut s’entraîner avec moins de pression, prendre moins de risques et il dit avoir ramené une importante dose de plaisir dans sa routine. «Je vois les choses différemment maintenant, explique Charles Philibert-Thiboutot. J’ai même intégré d’autres sports à mes exercices sportifs, avec le tennis, le golf ou le basketball.»

L’athlète de 29 ans envisage cette période avec beaucoup d’espoir. Son objectif : le top 12 pour accéder à la finale de sa discipline. Ensuite, tout peut arriver.

Avec une équipe dont la moyenne d’âge oscille autour de 24 ans, Frédéric Jobin voit ce report positivement. «Ça laisse le temps aux jeunes de combler le retard qu’ils pourraient avoir sur des athlètes plus matures», fait-il remarquer.

Revoir sa stratégie

Pour les entraîneurs, le report a signifié l’adoption de nouvelles démarches. Au canoë-kayak, l’entraîneur a son plan pour chaque athlète, établi sur quatre ans. Un programme entrecoupé chaque année par les championnats mondiaux, avec comme apothéose les JO. L’idée du plan est d’arriver au sommet de la forme de chaque athlète à la quatrième année. Mais cette cinquième année vient jouer les trouble-fêtes. «On est retourné à la planche à dessin, car sinon on aurait frappé un mur», image Frédéric Jobin. L’entraîneur a choisi d’adapter sa vision en prenant cette année qu’offre le report comme une période à part entière, avec une planification qui lui est propre.

Pour le comité olympique canadien, le report pose un casse-tête différent : celui de faire face à deux JO en six mois. Car après Tokyo en 2021, le comité national aura à se préparer aux JO d’hiver de Beijing, en février 2022 — si la COVID-19 n’est à ce moment-là qu’un mauvais souvenir.

Une saison difficile pour le dek hockey

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Une saison difficile pour le dek hockey

L’industrie du sport n’échappe pas aux contrecoups de la pandémie. Prisé par des milliers de Québécois, le dek hockey vit des heures difficiles. En plus des inscriptions à la baisse cet été et des règles sanitaires à faire respecter, des joueurs testés positifs à la COVID-19 font mauvaise presse au sport, déplorent des propriétaires de centres de hockey balle.

«On se sent brimés. On nous fait de la publicité négative pour 15 cas qui ne viennent pas du dek alors qu’il y a plus de 70 000 joueurs au Québec. C’est fâchant», déplore Mathieu Hainault, copropriétaire du Dek hockey DIX10 à Granby.

GYM blanchi de trois des quatre accusations déposées par la RACJ

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GYM blanchi de trois des quatre accusations déposées par la RACJ

Groupe Yvon Michel a été blanchi de trois des quatre accusations déposées par la Régie des alcools, des courses et des jeux (RACJ) en lien avec le gala du 20 septembre dernier.

GYM est disculpé d’avoir toléré la présence d’un groupe criminalisé à des événements et d’exercice d’un permis au bénéfice d’un tiers. Il est aussi acquitté en partie d’avoir porté atteinte au bon renom de la boxe.

Nancy Locke, la reine du tir au poignet

Sports

Nancy Locke, la reine du tir au poignet

Deux de ses combats ont été diffusés l’an dernier sur Fox Sports One (FS1), une chaîne sportive spécialisée aux États-Unis. Cette athlète franco-ontarienne rêvait même de gagner un quatrième titre mondial en 2020 avant que la COVID-19 s’invite dans le quotidien de l’humanité.

Faites la connaissance de Nancy Locke, qui a grandi près de Navan avant de brasser des affaires en Outaouais en tant que barbière puis massothérapeute.

Les choix de Chanelle

Que sont-ils devenus?

Les choix de Chanelle

RUBRIQUE — QUE SONT-ILS DEVENUS? / La toge d’avocate a remplacé les maillots de nageuse dans son garde-robe. Les médailles ont laissé place à un conjoint et deux enfants.

Kate a vu le jour, il y a 15 mois. «Elle fait ses nuits», se réjouit Chanelle Charron-Watson au bout du fil pendant que sa fille se tape une sieste.

Adam Dyczka n’en peut plus d’attendre

Sports

Adam Dyczka n’en peut plus d’attendre

Adam Dyczka en est un autre qui ne comprend pas pourquoi le gouvernement et la santé publique refusent à la boxe professionnelle québécoise le droit de relancer ses activités.

«Je ne comprends pas et je trouve ça très bizarre, lance Dyczka, qui est sous contrat avec Eye of the Tiger Management. En fait, je dirais même que je trouve ça louche. Est-ce que le gouvernement veut faire tomber la boxe? Y’a de quoi se poser des questions, en tout cas.»

Grand patron d’Eye of the Tiger Management, Camille Estephan a soumis plus d’un plan au gouvernement et à la santé publique. Chaque fois, il a essuyé un refus. L’homme étudie maintenant sérieusement la possibilité d’amener ses boxeurs à l’extérieur du Québec, sinon à l’extérieur du pays, afin qu’ils puissent se battre.

«Camille tient au courant ses boxeurs, on se fait des appels-conférences à l’occasion, reprend Dyczka. Honnêtement, c’est un monsieur qui m’impressionne beaucoup parce qu’il a à cœur le sort de ses athlètes. Et il ne fait pas ça pour l’argent (il suggérait des galas à huis clos lors de sa dernière proposition), il fait vraiment ça pour nous.»

Mais voilà, rien n’y fait. Et le moral des troupes n’est pas toujours très haut.

«On est privés de notre sport, on est privés de notre raison de vivre. Les fighters, on est des gars intenses, autant dans nos hauts que dans nos bas. Et je vous mentirais si je vous disais que je suis toujours de bonne humeur ces temps-ci», souligne Dyczka, qui était descendu très bas à la suite de sa défaite devant Ciryl Gane en arts martiaux mixtes en septembre 2018.

«C’était bien parti»

Dyczka s’était d’ailleurs promis de se battre souvent en 2020 après une année 2019 où il ne s’est battu qu’une seule fois, la fois où il a livré son premier combat de boxe chez les professionnels. Sa fiche en boxe est de deux victoires et aucune défaite, lui qui n’avait auparavant perdu qu’un seul de ses huit combats en arts martiaux mixtes.

«C’était bien parti mon affaire. Je m’étais battu en janvier et j’étais à 24 heures de me battre une deuxième fois au mois de mars quand le gala au Casino de Montréal a été annulé. D’ailleurs, ce gala a été un des premiers événements sportifs à être annulés en raison de la COVID.»

En attendant, Dyczka tente de garder la forme comme il le peut.

«Je m’entraîne avec mon entraîneur Dimitri Waardenburg, mais la motivation n’est pas toujours au top, c’est certain. On ne peut pas faire des miracles présentement.»

Christophe Normand jouera s’il y a une saison dans la LCF

Sports

Christophe Normand jouera s’il y a une saison dans la LCF

Christophe Normand s’est ravisé : le porte-couleurs des Alouettes jouera finalement si la Ligue canadienne de football parvient à présenter un semblant de saison à compter du mois de septembre.

Vers la mi-juin, on s’en souviendra, le Bromontois avait déclaré à La Voix de l’Est qu’il n’avait pas l’intention de laisser sa famille derrière lui afin de jouer dans une «ville-bulle». Ses propos, bien sûr, avaient fait jaser. Et depuis, on a appris que Winnipeg avait été choisie par la Ligue canadienne pour accueillir les matchs du circuit en 2020.

«Oui, je vais y aller, mentionne Normand. J’en ai discuté avec ma conjointe et elle est la première à m’encourager à y aller. Mon métier, c’est de jouer au football et le football, c’est mon gagne-pain. Ce n’est pas l’idéal de laisser sa famille comme ça, c’est certain, mais on parle de deux à trois mois maximum…»

Normand a reçu un appel d’André Bolduc, un des adjoints à l’entraîneur en chef Khari Jones. Bolduc ne lui a pas mis de pression, il voulait simplement savoir si les Alouettes pouvaient compter sur lui si on joue au football à l’automne, explique le centre-arrière.

En même temps, l’athlète de 28 ans n’est pas fou. Il sait fort bien qu’il va se placer dans une situation délicate s’il décide de faire impasse sur la saison 2020.

«J’ai bien l’intention de jouer au football encore quelques années. Je ne sais pas, peut-être que ce serait difficile de reprendre ma place si je sautais par-dessus la saison à venir.»

Dans la même veine, les joueurs de la Ligue canadienne, on le sait, sont loin de faire les millions $ de ceux de la Ligue nationale de football.

«J’ai tout le respect du monde pour Laurent Duvernay-Tardif, croyez-moi. Mais Laurent a déjà fait pas mal d’argent dans sa carrière et il peut se permettre de faire les choix qu’il a décidé de faire. Très peu de joueurs de la Ligue canadienne ont ce luxe.»

Normand aurait pu ajouter que Duvernay-Tardif, même en ne jouant pas en 2020, touchera 150 000 $ en vertu de l’excellente convention collective de la NFL.

Rien de réglé

Mais voilà, l’association des joueurs et la Ligue canadienne ne se sont pas encore entendus sur les modalités de la relance des activités du circuit. Joueurs et propriétaires devront s’entendre rapidement, le mois de septembre approchant à grands pas.

«On entend plein de choses, on lit plein de choses, mais on n’a très peu d’informations, reprend Christophe Normand. Le plus gros des nouvelles que j’aie, personnellement, je les prends dans les médias. Je le répète depuis des mois : c’est frustrant de ne pas savoir ce qui se passe.»

Évidemment, tout est une question d’argent. Et il y a aussi cette aide en provenance du gouvernement fédéral tant attendue par la Ligue canadienne qui tarde à être confirmée.

«Ce n’est pas simple. Mais moi, je continue à garder la forme et quand on nous dira que c’est le temps de se rapporter à l’équipe, je serai prêt», termine Normand.

De Haître, Gee et Bonhomme coéquipiers à nouveau, dix ans plus tard

Cyclisme

De Haître, Gee et Bonhomme coéquipiers à nouveau, dix ans plus tard

Ils seront trois des recrues de l’équipe olympique canadienne en cyclisme sur piste. Ils ont tous été formés au sein du même club dans la capitale nationale, il y a une décennie.

Vincent De Haître, Ariane Bonhomme et Derek Gee ont tous obtenu la confirmation qu’ils rouleront à Tokyo en 2021. Le premier a grandi à Cumberland, la deuxième à Gatineau et le troisième à Osgoode.

Ils savaient la nouvelle de leur nomination depuis longtemps, mais devaient garder le tout sous silence.

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«C’est un stress de moins que ce soit maintenant officiel», affirme De Haître, qui a remporté son pari. L’ancien vice-champion du monde au 1000 m de patinage de vitesse sur longue piste voulait participer aux Jeux d’été pour la première fois en carrière après avoir vécu les éditions hivernales de Sotchi et PyeongChang en 2014 et 2018.

Matchs préparatoires: ça débute avec une victoire des Flyers

Hockey

Matchs préparatoires: ça débute avec une victoire des Flyers

TORONTO — Scott Laughton a marqué en prolongation et les Flyers de Philadelphie ont battu les Penguins de Pittsburgh 3-2, dans un match préparatoire.

Le natif d’Oakville a mis fin au débat à 2:40 en période supplémentaire.

Le match entre les rivaux de la Pennsylvanie donnait le coup d’envoi de 12 matches hors-concours, dans le cadre de la relance de la LNH.

Les séries à 24 clubs vont débuter samedi dans les villes pôles, Toronto et Edmonton. Le tout se déroulera sans partisans.

Conor Sheary et Jason Zucker ont été les buteurs des Penguins. Sean Couturier et Kevin Hayes ont inscrit les autres filets des Flyers.

«J’ai trouvé que le rythme a été assez bon pour un match préparatoire», a déclaré Couturier.

«Bien sûr, il n’y avait peut-être pas autant d’émotion que lors des matchs habituels entre ces deux équipes. Mais je suis certain que lorsque les séries éliminatoires seront en marche, ça va augmenter assez rapidement.»

Pendant l’hymne national avant le début du match, les deux clubs se sont tenus ensemble sur les lignes bleues dans une démonstration de solidarité.

Matt Murray a permis deux buts en 12 tirs, cédant ensuite sa place à Tristan Jarry, à mi-chemin au deuxième tiers.

Carter Hart a repoussé 11 rondelles sur 12, en deux périodes. Brian Elliott a pris le relais.

Le premier tour des séries est en formule trois de cinq. Les Penguins seront confrontés au Canadien de Montréal, à compter de samedi.

De leur côté, les Flyers participeront à un tournoi à la ronde avec les Capitals de Washington, les Bruins de Boston et le Lightning de Tampa Bay pour déterminer les positions un à quatre au classement de l’Association Est en vue des huitièmes de finale.

Deuxième match, même résultat pour les BlackJacks

Basketball

Deuxième match, même résultat pour les BlackJacks

Les BlackJacks se creusent rapidement un trou au tournoi estival de la Ligue canadienne élite de basketball (CEBL).

La nouvelle équipe de sport professionnel d’Ottawa a perdu pour une deuxième fois en trois jours lundi à Saint-Catherines, s’inclinant 89-82 contre les Stingers d’Edmonton. Elle menait pourtant par deux points après trois quarts de jeu.

Les Olympiques ont déjà vendu toutes leurs loges

Olympiques

Les Olympiques ont déjà vendu toutes leurs loges

En temps de pandémie, le monde est plongé dans l’inconnu.

Ce qui est toutefois bien clair, c’est l’engouement autour de la prochaine saison des Olympiques de Gatineau. Malgré toute l’incertitude qui plane sur la prochaine saison de la LHJMQ, toutes les loges au centre Robert-Guertin ont déjà trouvé preneurs, une première depuis quelques saisons. Si la ligue obtient l’autorisation de la Santé publique pour présenter du hockey, les 27 loges du centre Robert-Guertin seront toutes occupées la saison prochaine. Encore mieux, les Olympiques ont déjà une liste de clients prêts à louer les 38 loges du nouveau complexe pour les saisons 2021-22 et 2022-23.

Simona Halep renonce au tournoi de Palerme

Tennis

Simona Halep renonce au tournoi de Palerme

ROME — La Roumaine Simona Halep, N.2 mondiale, a renoncé à participer au tournoi WTA de Palerme du fait de la quarantaine imposée en Italie à toute personne ayant récemment séjourné en Roumanie ou en Bulgarie, a annoncé dimanche la direction du tournoi.

«Nous avons appris avec une grande amertume la décision de la N.2 mondiale d’annuler sa participation», a déclaré le directeur du tournoi Oliviero Palma, cité dans un communiqué.

Selon les organisateurs du tournoi, cette décision, qui leur a été communiquée par la manager de la joueuse, Virginia Ruzici, est liée à la quarantaine imposée en Italie aux personnes ayant séjourné en Roumanie ou en Bulgarie lors des 14 jours précédents.

Cette mesure a été adoptée vendredi par les autorités italiennes, alors que la Roumanie et la Bulgarie connaissent une hausse des nouveaux cas de coronavirus ces dernières semaines.

«Nous étions optimistes hier et nous avions informé le staff de Halep du fait que les joueurs et joueuses professionnelles n’étaient pas soumis à cette quarantaine», a ajouté M. Palma.

«Mais le staff de Halep vient de nous communiquer sa décision, qui gâche tous nos efforts. Nous sommes amers et profondément déçus», a-t-il encore déclaré.

Oliviero Palma avait pourtant indiqué samedi sur Twitter que «Halep devrait participer au 31e Open de tennis féminin de Palerme».

Le tournoi WTA de Palerme, qui se tient sur terre battue à partir du 3 août, doit marquer la reprise de la saison de tennis après une interruption de cinq mois.

Les Blue Jays s'imposent 6-4 devant les Rays en ouverture de saison

Baseball

Les Blue Jays s'imposent 6-4 devant les Rays en ouverture de saison

ST. PETERSBURG, Fla. — Cavan Biggio a cogné un circuit de trois points et les Blue Jays de Toronto ont entamé la saison sur une bonne note, vendredi, infligeant un revers de 6-4 aux Rays de Tampa Bay.

Le simple à l’avant-champ de Biggio a amorcé une quatrième manche de trois points contre le vétéran Charlie Morton, qui effectuait un premier départ en carrière lors d’un match d’ouverture. Randal Grichuk, Rowdy Tellez et Teoscar Hernandez ont produit les trois points.

Biggio a procuré les devants 6-1 aux Blue Jays en cinquième manche, après des simples de Danny Jansen et Bo Bichette. La balle a franchi la clôture du champ droit.

Biggio a obtenu deux des neuf coups sûrs des Blue Jays.

Le puissant cogneur japonais Yoshi Tsutsugo a réussi une longue balle à ses débuts dans les Majeures, pour les Rays. L’équipe de Tampa Bay lui a consenti un contrat de deux ans d’une valeur de 12 millions $ US après avoir gagné 96 parties la saison passée, participant aux séries pour une première fois en six ans.

Morton (0-1), qui amorce sa deuxième campagne avec les Rays, a été une des raisons des succès de l’équipe en 2019. Il était un choix facile pour le match d’ouverture, mais il a donné six points et sept coups sûrs en quatre manches.

«D’habitude, tu obtiens un départ lors du match d’ouverture en raison de ce que tu as accompli l’année précédente, a dit Morton. Tu dois aller au monticule, enregistrer des retraits et donner une chance à ton équipe de l’emporter. J’ai concédé six points.»

Hyun-Jin Ryu, qui a terminé deuxième au scrutin du trophée Cy-Young de la Nationale avec les Dodgers en 2019, a peiné en quatre manches et deux tiers, allouant trois points, trois buts sur balles et quatre coups sûrs.

Jordan Romano (1-0) a terminé la cinquième manche et il a retiré deux frappeurs en sixième pour ajouter la victoire à sa fiche. Rafael Dolis s’est sorti d’impasse alors que les buts étaient tous occupés en huitième.

Ken Giles a mérité le sauvetage, grâce notamment à deux retraits au bâton. Il y avait un coureur au troisième but quand il a mis fin au match, disposant de Brandon Lowe sur des prises.

Le gérant des Blue Jays, Charlie Montoyo, a déclaré qu’il se sentait «extraordinairement bien» après toute l’incertitude que ses hommes ont vécue récemment.

«C’est comme si nous avions accédé aux séries, a-t-il exprimé. Il s’agissait de la première victoire de Romano et nous avons battu un des meilleurs lanceurs du baseball. C’était un match serré. C’était très plaisant.»

Toronto va rejouer samedi à 15h10, encore une fois au Tropicana Field. Matt Shoemaker sera opposé à Ryan Yarbrough.