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Encore oubliées, les archives de l’Outaouais?

Depuis des décennies en Outaouais, les archives et le patrimoine sont sous-financés et oubliés!

Dans son mémoire de 2016, le Réseau patrimoine Gatineau et de l’Outaouais nous apprend que le gouvernement du Québec dépensait 1,79 $ par habitant en Outaouais pour les archives régionales, le patrimoine et les musées, soit 0,2 % du montant total pour tout le Québec! 

La même année, le gouvernement du Québec dépensait 15,20 $ par habitant en Estrie et 16,28 $ par habitant en Mauricie dans ce même secteur d’activité, des régions pourtant comparables à l’Outaouais. La moyenne provinciale dans ce domaine est de 28,95 $ par habitant!

Le Centre régional d'archives de l’Outaouais souffre des coupures infligées ces dernières années qui s’ajoutent au sous-financement chronique dans le domaine des archives et du patrimoine dans la région. 

En cet automne électoral, je souhaite en appeler aux candidats pour qu’ils se prononcent et s’engagent à soutenir adéquatement les archives afin que l’Outaouais soit traitée, à juste titre, comme toutes les régions du Québec et que nous puissions accomplir efficacement la mission du CRAO qui est de recueillir, traiter et diffuser les archives des gens de l’Outaouais. 

Investir dans les archives régionales de l’Outaouais est une responsabilité de l’État pour éclairer les générations futures. Les archives, c’est notre héritage à tous!

L'auteure du texte est Jacinthe Bélisle, présidente du Centre régional des archives de l’Outaouais.

Pierre Jury

Karlsson, le cœur des Sénateurs

ÉDITORIAL / Le cœur des Sénateurs d’Ottawa a été échangé à San Jose. Des milliers d’amateurs ont vu leurs espoirs brisés et versent leur rancœur sur toutes les plateformes qui s’offrent à eux. Pour ces gens, la transaction d’Erik Karlsson n’aurait pas dû être.

Après Daniel Alfredsson, cet autre Suédois a fait sa marque dans la capitale, comme la capitale l’a marqué. Ses explications, candides et sincères, étaient étonnantes, jeudi. Sa profession de foi envers Ottawa a marqué l’imaginaire. 

Il ne fait pas de doute, à ce moment-ci, qu’il reviendra à Ottawa pendant la saison morte, puis à la fin de sa carrière... un peu comme M. Alfredsson. Il doit y avoir quelque chose dans l’air de cette petite ville — toutes proportions gardées, face aux métropoles de la Ligue nationale de hockey — qui fait en sorte que des gens tombent en amour avec elle. Ou peut-être que ce n’est qu’avec les Suédois que ça fonctionne, qu’Ottawa a ce petit air scandinave qui échappe aux autres !

Erik Karlsson a répété plusieurs fois qu’il ne croyait pas en cet échange, qu’il croyait finir sa carrière avec les Sénateurs, ou du moins, finir son contrat, qui vient à échéance en juin prochain. Là, c’est plus hypothétique, car le bruit circulait depuis février à l’effet qu’il serait sur le marché des transactions. Depuis le temps où le directeur général Pierre Dorion et le propriétaire Eugene Melnyk ont convenu qu’une reconstruction était devenue nécessaire. 

Il ne pouvait pas ne pas l’avoir entendu. 

L’état-major des Sénateurs avait convenu qu’il n’en ferait pas partie : il s’agit d’un constat sévère, mais qui découle d’une certaine logique. 

À 28 ans, il arrive dans la période cruciale de sa carrière. Combien de temps pourra-t-il jouer au même niveau ? Son ralentissement de la saison dernière n’est-il qu’un accident de parcours, ou l’indice d’une tendance lourde ? Personne ne le sait et avec une année de contrat encore valide, les Sharks de San Jose relèvent le pari. 

Ce gros point d’interrogation explique la valeur toute relative que les Sénateurs ont obtenue en retour : trois joueurs moyens, un espoir légitime, mais pas de premier rang, et deux hauts choix de repêchage. 

Il n’a pas signé de nouveau contrat — comme l’ex-capitaine du Canadien Max Pacioretty avec sa nouvelle équipe de Las Vegas — et laisse planer le doute sur ses intentions. 

Au mieux sait-on qu’il a l’intention de devenir le défenseur le mieux payé de toute la LNH, une affaire de 11 millions $ US par saison, minimum.

Et puis le grand mystère consiste en sa relation avec Eugene Melnyk. Après 15 années comme propriétaire, ce dernier a épuisé son capital de sympathie à Ottawa. Daniel Alfredsson a ouvertement demandé à ce que l’équipe soit vendue.

Connaissant les liens étroits entre les deux Suédois, cela a-t-il influencé Erik Karlsson ? 

Ça, nous ne le savons pas. Il n’a pas fait référence à M. Melnyk, jeudi, lorsqu’il avait une occasion de le faire. Le mystère demeure entier, mais nous avons des raisons de croire que M. Karlsson n’a pas répondu à l’offre de contrat qui lui a été soumise pour faire de la pression sur l’équipe... et sur M. Melnyk. 

Les Sénateurs sont entrés dans une étape de reconstruction qui durera de trois à cinq ans. Sans le meilleur défenseur de leur histoire. Il faudra s’y faire, la page est tournée... mais Erik Karlsson fera jaser à Ottawa encore longtemps. 

Et qui sait s’il ne reviendra pas avec les Sénateurs, dans un an... après que l’équipe ait été vendue ?

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Le point en 6 lignes !

Bravo au correspondant Bruno Bonneville (« Broutilles libérales », Le Droit, 14 septembre) qui a su en six lignes faire le portrait de l’inéquité que subit l’Outaouais, démontrée par de nombreuses études depuis plusieurs années. Nous payons les mêmes impôts que tous les Québécois, quand aurons-nous droit au même retour sur nos investissements publics ?

Jean-Pierre Allard, Gatineau


Karlsson : quelle erreur !

Les commentateurs sportifs sont unanimes : Erik Karlsson est un des meilleurs joueurs de la LNH. Cependant, ils n’insistent pas assez sur le fait que c’était aussi un des meilleurs capitaines, toujours soucieux de conseiller et de mettre en valeur ses coéquipiers, sans chercher à se mettre lui-même en avant.

C’est bien beau d’avoir une armée de jeunes dynamiques, mais sans un général expérimenté, cette armée ne gagnera pas grand-chose ! C’est comme avoir une classe d’élèves surdoués confiée à un professeur incapable de les stimuler. Ce double talent de Karlsson est rare. C’est pour cela qu’il est irremplaçable. Il nous reste à espérer qu’au bout d’un an, il nous reviendra !

Roland Madou, Gatineau


Encore déçu...

Je suis très désappointé de la décision de la Ville de Gatineau sur les tours Brigil. C’était une chance de créer un centre-ville, d’avoir un impact économique.

Rappelez-vous de la bonne explication de l’ex-ministre André Ouellet, un homme positif qui connaît vraiment l’économie, pas le trio de pessimistes qui ont mis les bâtons dans les roues, Phyllis Lambert, le sénateur Serge Joyal et Claude Bonhomme. Je ne comprends peut-être pas le patrimoine, mais je comprends bien l’économie. Je n’ai peur de rien à mon âge de 88 ans, mais ça m’inquiète de voir des gens intelligents, qui sont les guides de notre futur, c’est difficile à comprendre. Je me crois encore dans un cauchemar.

Allez-y pour des nids d’hirondelle au lieu des tours, ça fera moins d’ombre !

Edgar Moreau, Gatineau

La caricature de Côté du 15 septembre 2018

La caricature de Côté du 15 septembre 2018
André-Philippe Côté