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Une autoroute jusqu’à Plaisance...

Les candidats libéraux de l’Outaouais promettent 23 km (d’élargissement de l’autoroute 50). On ne veut pas d’une autoroute qui nous amène à Plaisance, on veut une autoroute qui nous amène à Montréal. Que les députés de l’Outaouais viennent nous promettre de construire la 50 avant la fin du prochain mandat, en présence du premier ministre et du ministre des Transports, avec les 750 millions nécessaires. Alors, je vais peut-être changer d’idée avant le jour du vote. Présentement, je vote pour un changement !

Pierre Patry, Gatineau

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Oust, nos députés libéraux

C’est maintenant officiel et prouvé (Équité Outaouais) que l’Outaouais est en manque, notamment, de médecins de famille et de spécialistes, de lits d’hôpital, d’hébergement en CSHLD, d’écoles primaires et secondaires, et d’un réseau routier qui correspond aux besoins d’une région québécoise de plus d’un million d’habitants. Nos cinq députés libéraux sont en poste depuis plus de dix ans et rien n’a changé. Même que leurs récentes promesses ne répondent pas aux besoins de la population. Ça suffit de faire rire de nous à ce point, de nous prendre pour des valises! Il faut donner un signal fort au prochain gouvernement que l’Outaouais sait se serrer les coudes et convient de varier ses choix parmi les candidats de toute allégeance, dynamiques et dotés d’une volonté réelle de rattraper les retards que nos représentants actuels n’ont pas su prévenir. 

Bertrand Fortin, Gatineau

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Broutilles libérales

Pourquoi l’Outaouais devrait-elle éternellement et docilement se contenter d’avoir une demi-autoroute (dangereuse), deux tiers d’université, trois quart de Cégep et trois cinquième de soins de santé et de services sociaux? Il nous faut des députés avec de la vision, de l’audace et de la volonté… maintenant.

Bruno Bonneville, Gatineau

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Pour le soutien au communautaire

La semaine dernière, on apprenait que Gatineau envisage d’augmenter l’aide financière aux organismes communautaires (Le Droit, 4 septembre). Quelle bonne nouvelle ! Au nom de la TROCAO, regroupement intersectoriel de plus de 75 organismes communautaires autonomes de l’Outaouais, merci de reconnaître que nos besoins augmentent et que le soutien financier, lui, stagne.

Le soutien aux organismes, c’est reconnaître l’apport de leurs missions, et, par conséquent, soutenir ce qu’ils mettent en place comme actions pour améliorer la qualité de vie de la population, que ce soit par l’éducation à la citoyenneté, l’animation et la vie de quartier ou encore la prévention et la sensibilisation. Or, l’exemple des Camps de jour abordé au Comité plénier de la Ville de Gatineau relève d’un tout autre registre.

« L’important c’est d’offrir la même qualité de service à nos citoyens, mais il y aurait certainement des économies à faire en finançant des places à travers des organismes communautaires,» soutient la conseillère Louise Boudrias. 

L’affirmation de Mme Boudrias semble plutôt se rapporter à une vision de sous-traitance, et non de soutien aux organismes. Il faut voir le communautaire pour l’ensemble de ce qu’il a à offrir, sa connexion avec le milieu, et non pas comme une opportunité d’économiser. S’il est permis de croire qu’on peut économiser dans le communautaire, c’est que le communautaire est déjà sous-financé, et une série d’enjeus viennent s’y rattacher, comme un haut roulement du personnel et des salaires qui ne sont pas compétitifs.

Si les organismes souhaitent intégrer à leur programmation des camps de jour, parce qu’ils le jugent pertinent, c’est très bien et Gatineau devrait financer ces initiatives à leur juste valeur. Par contre, déléguer les responsabilités municipales au communautaire, c’est une autre histoire. 

Parlant d’histoire, les organismes luttent depuis des décennies pour être reconnus comme de vrais «partenaires», et non des sous-traitants. La question se pose : quel type de relation de soutien est-ce qu’un gouvernement de proximité, comme la Ville de Gatineau, souhaite entretenir avec les organismes communautaires autonomes?

L'auteur est Daniel Cayley-Daoust, Directeur général par intérim de la TROCAO.

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Pourquoi la campagne électorale est emballante?

Je nous trouve collectivement très critique et peu reconnaissant envers les politiciens. Pire : cet esprit critique poussé à l’extrême mène actuellement au cynisme et ressemble beaucoup plus à un esprit de mépris généralisé pour tout ce qui touche au politique. Il est absolument désolant que des textes d’opinions dans la sphère publique qui portent pour titres « Les élections déprimantes qui s’en viennent » ou encore « La campagne des égouts » soient la norme.

On accuse les politiciens de clientélisme dans son sens le plus péjoratif sous prétexte qu’ils font des promesses précises et ciblées. On les accuse de vouloir « acheter » des votes de certains sous-groupes d’électeurs.

Mais au fond, si on rayait les « petites » promesses au profit de « grandes » quêtes sociétales, de projets plus ambitieux, on trouverait le moyen d’accuser les politiciens de pelleter des nuages, de slogans creux qui ne veulent rien dire, et d’être électoralistes en devenant un « catch-all party ».

Soyons clairs : la vaste majorité des politiciens s’impliquent pour les bonnes raisons. La vaste majorité des politiciens se dédient beaucoup plus au bien public que le citoyen moyen. La vaste majorité des politiciens sont compétents. La vaste majorité des politiciens sont honnêtes.

Il faut critiquer les politiciens lorsqu’ils le méritent. Mais il faut surtout maintenir cette perspective critique en gardant en tête les constats ci-hauts pour ne pas tomber dans le mépris.

Non seulement devrions-nous être plus reconnaissant envers les politiciens, mais également plus enthousiaste face à la campagne électorale. C’est un moment charnière de la vie démocratique d’un peuple et la présente élection est extraordinaire de toutes sortes de façons.

Par exemple, il y aura nécessairement un renouvellement de la députation puisqu’il y a eu énormément de départs.

Il y a plus de candidatures LGBTQ que jamais.

Il s’agit d’une élection qui porte beaucoup moins sur la souveraineté du Québec – peu importe notre position, il faut reconnaître l’aspect extraordinaire de ce contexte.

Il s’agit potentiellement d’une élection de réalignement électoral qui effriterait le bipartisme PLQ-PQ. Une première depuis 1976.

Et beaucoup plus.

Il y a tant de raisons d’être emballé, comme citoyen, par cette campagne.

Restons critique, mais ne sombrons pas dans le cynisme et le mépris.

L'auteur est Jean-François Daoust, Doctorat en science politique à Montréal.

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Sécuriser la 50

Une suggestion pour corriger le risque de collisions sur l’autoroute 50 : pourquoi le ministère des Transports n’installerait-il pas un muret de béton amovible au centre des deux voies ? Les partis politiques font miroiter des belles promesses, mais la réalisation des quatre voies s’étirera sur un avenir assez lointain. Ne serait-il pas légitime de s’attendre à une solution rapide, temporaire et à coût raisonnable pour s’assurer qu’on y circule en toute sécurité ?

Raymond Ménard, Plaisance

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Ça ne coûte rien !

Les promesses électorales québécoises pleuvent de partout. Pourtant, il y a une seule promesse qui ne coûterait rien aux contribuables, rejoindrait toutes les régions du Québec et redonnerait à la jeunesse leur Carrefour jeunesse emploi (CJE).

En 2015, le gouvernement actuel a extirpé aux CJE du Québec leur financement de base pour confier sa gestion à l’État. De facto, il a réduit la capacité des CJE à offrir des services aux réalités locales. À Gatineau,  937 Gatinois ont été exclus annuellement des services. La demande adressée au prochain gouvernement est d’une simplicité déconcertante (peut-être trop !) parce qu’elle n’exige aucun argent supplémentaire, aucune mesure législative, aucune nouvelle infrastructure et aucune embauche de personnel. Il suffit de prendre l’engagement de redonner aux 110 CJE du Québec de reprendre la gestion de leur financement de base.

Quel parti s’y engagera ? Histoire à suivre…

Martine Morissette, directrice générale du Carrefour jeunesse emploi de l’Outaouais

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Bravo à Mario Harel

Un grand remerciement à Mario Harel, le chef de police de Gatineau, pour toutes ses excellentes années de service et de dévouement rendus à la population.

Je lui souhaite la santé et une longue retraite pleine de bons souvenirs. 

Jacques (Jim) Leclair, Gatineau