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Une précision sur la pénurie d’infirmières

Le rapport de l’IRIS sur les effets du retard de financement public sur les systèmes de santé et d’éducation postsecondaire en Outaouais a fait réagir. Je ne conteste pas les chiffres, ils soutiennent les conclusions proches de celles de l’Alliance pour la cause de l’enseignement supérieur (ACESO). Toutefois, je me demande bien où l’auteur a puisé une hypothèse explicative qui prétend que la pénurie de personnel infirmier en Outaouais est due notamment à l’extension du programme de sciences infirmières de l’Université du Québec en Outaouais (UQO) à son campus de Saint-Jérôme. Les revenus générés par les 2 500 étudiants inscrits à l’un ou l’autre des programmes offerts au campus de Saint-Jérôme suffisent amplement pour justifier la présence de ressources humaines et matérielles dans les Laurentides sous l’égide de l’UQO. S’il y a plus d’inscrits au programme de baccalauréat en sciences infirmières à Saint-Jérôme qu’à Gatineau, c’est que le bassin de recrutement du premier est beaucoup plus grand. Le développement d’un programme sur un campus ne se fait pas au détriment de l’autre. L’auteur doit explorer davantage sa deuxième hypothèse qui fait état de l’existence d’établissements postsecondaires sur la rive ontarienne de la rivière des Outaouais et qui forment du personnel, dont du personnel infirmier, œuvrant au Québec. Cette particularité transfrontalière est le quotidien des citoyens et citoyennes de l’Outaouais. L’UQO n’y échappe pas. Seule une offre de programmes bonifiée permettra à l’université d’attirer davantage d’étudiantes et d’étudiants sur son campus de Gatineau. Nous y travaillons.   

Denis Harrisson, recteur de l’Université du Québec en Outaouais


Des vidanges propres

Félicitations à la compagnie Derichebourg pour la propreté de ses camions et le professionalisme exemplaire de ses éboueurs. Et bravo aux bureaucrates de la Ville de Gatineau de les avoir choisis. Quelle monde de différence avec Ottawa, où l’odeur nauséabonde de ses camions de vidanges nous prend à la gorge à au moins quatre coins de rues à la ronde! 

Christian Sylvain, Gatineau

Opinions

Du respect pour vos fonctionnaires

Encore ce matin, un politicien — François Legault pour le pas le nommer — mentionne qu’il faut réduire la taille de l’État et le nombre de nombreux fonctionnaires. Selon ses dires, ils seraient 350 000 qui donnent des services directs à la population et 200 000 associés à la bureaucratie!

Pus capable d’entendre ce discours!

Mais c’est quoi la bureaucratie? J’ai été fonctionnaire 32 ans dont 10 à titre de gestionnaire de programmes gouvernementaux au gouvernement du Québec dans plusieurs ministères et organismes dont à la Régie de l’assurance maladie du Québec (RAMQ), aux ministères de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur et à la Société d’habitation du Québec.

J’ai eu comme responsabilité d’atténuer les risques d’émettre des cartes d’assurance-maladie (carte soleil) aux personnes non admissibles, à gérer les équipes de fonctionnaires affectés à la révision de la formation des téléphonistes de la RAMQ afin que leur formation soit plus efficace et mieux adaptée. J’ai eu, avec mes fameux bureaucrates, à réviser l’énorme programme de prêts et bourses qui verse annuellement un milliard $, afin d’en contrôler les coûts et d’en réduire les incongruités et incohérences; à gérer des équipes déjà réduites (car associées à la bureaucratie) responsables de réviser les programmes d’études au secondaire professionnel (DEP) et les 110 programmes du collégial technique pour les adapter aux nouvelles réalités du marché du travail.

Encore avec du personnel réduit, j’ai géré les programmes d’adaptation de domiciles pour personnes handicapées et le programme AccèsLogis qui vise à donner des logements de qualité aux personnes vulnérables. Non, mes équipes ne donnaient pas le service direct, mais elles étaient responsables d’adapter le programme aux nouveaux besoins, d’analyser les demandes de construction de logements et de s’assurer qu’elles répondaient bien à un besoin réel. Car oui, il y a de nombreuses pressions de la part de maires, de propriétaires de terrains et d’organismes d’habitation.

Les fonctionnaires ont la responsabilité de donner des services, certes, mais aussi de bien gérer les fonds publics; d’adapter les programmes et services aux besoins réels, de s’assurer que cet argent va bel et bien aux personnes qui en ont le plus besoin; de conseiller les hautes autorités des meilleures décisions au bénéfice de la population et de résister aux nombreuses pressions politiques. Ce sont eux que l’on appelle les bureaucrates? Eh bien j’en ai été une toute ma carrière et j’en suis fière. Je suis certaine d’avoir très bien servi la population. 

Combien de fois ai-je répété à mes employés que notre responsabilité est double : donner de bons services aux citoyens et contrôler les deniers publics. Et oui, nous sommes des bureaucrates, mais avez-vous déjà évalué combien il en coûterait en gaspillage de fonds publics si ces bureaucrates ne jouaient pas leur rôle de contrôle au quotidien? Les citoyens ne connaissent vraiment pas la qualité des fonctionnaires du gouvernement. Des gens compétents et dévoués. Bien sûr, vous me direz que vous en connaissez qui ne font pas grand-chose. Il y en a malheureusement partout, ce n’est pas unique à la fonction publique. Je peux vous assurer qu’en 32 ans de service, je n’en ai pas côtoyé souvent. Mais j’y ai vu beaucoup d’employés très dévoués, compétents, et à votre service.

La fonction publique joue un rôle important pour tous les citoyens. Les fonctionnaires sont un chien de garde contre tous ceux qui voudraient bien avoir accès aux programmes (donc à votre argent) sans y avoir droit. Bien sûr que ça ne fait pas toujours l’affaire des politiciens qui souhaiteraient parfois avoir plus de liberté d’action.
Les messages négatifs sur notre fonction publique sont néfastes, empêchant notamment nos jeunes talentueux d’y adhérer. C’est ce que vous voulez vraiment?

Moi, je suis pu capable!

Opinions

Le pot, un nouveau marché pour les brasseurs?

Il se brasse toutes sortes de choses dans le domaine de la bière... même du cannabis. Eh oui, Molson-Coors se lance dans le pot! La filiale canadienne du brasseur américain a annoncé récemment la création d’une coentreprise avec un autre groupe canadien, The Hydropothecary Corporation (HEXO). Fondé en 2013, HEXO produit du cannabis dans la région de Gatineau et envisage de vendre la drogue à des fins non médicinales dès l’automne. Visiblement, les deux entreprises ont les produits comestibles dans leurs mires.

Molson-Coors deviendra copropriétaire majoritaire de la coentreprise qui sera créée au début de l’automne. L’entreprise américaine suit les traces d’un autre géant de boissons alcoolisées, Constellation Brands. Celle-ci investissait l’an dernier dans Canopy Growth, l’un des plus grands producteurs de cannabis au pays. Dès l’annonce de cette nouvelle, le cours des actions de Molson-Coors et de Constellation Brands augmentait. Ceci donne évidemment l’impression que les actionnaires voient ces incursions dans le domaine du cannabis comme une très bonne initiative.

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Sans partisanerie, soyons francs

L’Outaouais a besoin de meneurs, de leaders qui prennent fait et cause en santé et en éducation, pour et au nom de notre développement global. Rappelons-nous qu’en matière des grands projets routiers, nous avons payé largement notre part pour la construction des autoroutes. Et nous voilà, en 2018, avec l’autoroute 50 quasiment à moitié complétée.

Pierre R. Gascon, Gatineau