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Déçue de mon conseiller

À mon conseiller Gilles Carpentier,

Vous avez voté contre la citation patrimoniale du quartier du Musée. Je vous avoue que j’ai été déçue. J’aimerais vous demander de ne pas jouer à l’autruche, car tout ce débat pour ou contre la citation patrimoniale est aussi un débat pour ou contre la spéculation immobilière, dont les tours Brigil sont un bel exemple, dans ce quartier riche en histoire et victime de sa proximité d’Ottawa. La densification doit se faire à hauteur  humaine avec un concept qui rappelle l’architecture historique de ce quartier. Dans le cas contraire, rien qui existe aujourd’hui ne sera préservé, la qualité de vie des résidents sera compromise et les traces de l’histoire seront effacées.

Olive Kamanyana, Gatineau

Point de vue

Un service responsable d’alcool grâce à la formation

Le dépôt du projet de loi 170, qui modifie les lois sur l’alcool, avait constitué une immense déception pour Éduc’alcool et bien d’autres organismes soucieux de prévention, de sécurité et de santé publiques. Les nombreuses mesures pour satisfaire les demandes de l’industrie de la restauration et des bars et les multiples allègements réglementaires étaient loin d’être contrebalancés par des exigences minimales en matière de service responsable d’alcool.

Faisant fi des recommandations des experts à l’effet d’imposer la formation Action Service de l’Institut de tourisme et d’hôtellerie du Québec à tout employé appelé à servir de l’alcool, le gouvernement se contentait de proposer que seuls les propriétaires ou les gérants d’établissements soient tenus de la suivre. Pourtant, il est scientifiquement démontré qu’une formation obligatoire au service responsable de l’alcool aide les serveurs et les établissements à remplir leurs obligations légales et contribue à réduire la conduite avec les facultés affaiblies ainsi que les épisodes de violence et autres méfaits sociaux.

Éduc’alcool avait tenté de son mieux, tant en commission parlementaire que dans l’opinion publique, de faire valoir l’insuffisance de l’approche du projet de loi 170, les propriétaires étant souvent absents des établissements et alors que les serveurs sont au cœur de l’efficacité de cette mesure. Il arrive cependant que des commissions parlementaires permettent de changer le cours des choses. Parfois même pour le mieux. Cela a été le cas ici.

D’une part, la prise de position d’Éduc’alcool a bénéficié de beaucoup d’appuis parfois prévisibles, comme celui de MADD — les mères contre l’alcool au volant, de l’Association de santé publique du Québec, de l’Institut national de santé publique du Québec, de la Direction nationale de la santé publique et parfois moins attendus, comme celui des associations des propriétaires de bars.

Mais surtout, à la suggestion de l’opposition officielle et avec l’appui de la deuxième opposition, le gouvernement a permis l’adoption d’une mesure qui fera en sorte qu’il soit obligatoire d’avoir en tout temps sur le plancher, dans tout établissement licencié, au moins un employé qui aura suivi la formation. Ce n’est certes pas la solution optimale, mais c’est une amélioration, insuffisante, quoiqu’indiscutable, du texte de loi original.

Il faudra bien un jour en arriver à ce que tous les serveurs aient une formation obligatoire comme c’est le cas dans pratiquement toutes les autres provinces au pays. En attendant, reconnaissons-le, Éduc’alcool a suffisamment critiqué les dispositions initiales du projet de loi pour ne pas souligner cette petite avancée.

Enfin, une bonne nouvelle! Pourvu qu’elle soit annonciatrice d’autres.

Hubert Sacy, Directeur général d’Éduc’alcool

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Pour que Gatineau soit la plus prospère

Je tiens aujourd’hui à préciser ma vision pour Gatineau. Place des Peuples est pour moi un outil de plus pour réaliser mon plus grand rêve : que Gatineau soit la ville la plus prospère socialement et économiquement au Québec.  

Ce n’est un secret pour personne, j’adore ma ville. J’ai choisi de demeurer ici, à moins de 50 km de tous les chantiers et projets que nous menons, avec ma famille et mes amis, pour voir Gatineau grandir. Notre région doit être plus dynamique pour être plus compétitive avec Ottawa. Un des endroits les plus symboliques de mon attachement est le quartier du Musée. J’ai toujours trouvé que c’était le plus beau quartier de Hull. C’est pour cela que je pense que la valeur des maisons doit augmenter. 

Les propriétaires doivent pouvoir rénover ces superbes résidences pour que le quartier traverse les époques. La fierté d’être Gatinois passe par la valorisation du quartier du Musée, avec des édifices emblématiques en hauteur et le Musée de l’histoire. Je veux que des boutiques, des restaurants, une épicerie et une SAQ s’implantent. Je veux que ce quartier fasse l’envie d’Ottawa. Que les gens soient fiers, que tout le monde soit content d’y aller. 

Tous les autres secteurs de Gatineau en bénéficieront. Tous les commerçants, les restaurateurs, les constructeurs, etc., seront gagnants. À terme, je pense que nous pouvons créer 35 000 emplois et générer des milliards en retombées économiques à Gatineau grâce à des projets stimulants. Je rêve que dans 20 ans, Gatineau jouisse d’une croissance avec une forte densité, grâce à des édifices de qualité en hauteur, des services de proximité, des pistes cyclables, un environnement fonctionnel et agréable.

Ainsi, je crois que Gatineau ne pourra plus être ignoré. On sera respecté à Québec, le gouvernement nous appuiera mieux en éducation et en santé, parce que Gatineau sera la ville la plus prospère de la province. C’est ce que je pense depuis 1985 et ce sera toujours la mission qui me motivera à continuer.

Gilles Desjardins,
président et fondateur de BRIGIL

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Zibi vs Place des peuples

Question à monsieur Jean-François LeBlanc, président de la Commission de développement économique :

Expliquez-moi pourquoi un projet estimé à 1,5 milliard $ fait si peu de bruit alors qu’un projet presque quatre fois moins important, estimé à 400 millions de dollars, suscite des débats à n’en plus finir ?

Réponse : parce que le promoteur, ZIBI, s’est donné la peine de monter son projet, de consulter la population pour l’améliorer, de le déposer à la Ville et d’en discuter avant sa mise en œuvre. Le groupe Heafey en a fait autant avec le projet l’Initial, à Aylmer et avec son projet immobilier WE, sur la rue Wellington. Le groupe Brunet monte actuellement un projet dans le quartier du Musée, en complet accord avec la population du quartier.

Pourquoi est-ce si pénible pour le projet Place des peuples de Brigil ?

Réponse : parce que ce groupe travaille dans ce dossier avec les méthodes autoritaires des années 1970. Aujourd’hui, le développement urbain se fait avec et non pour et encore moins contre la population. 

Suggestion : que le groupe Brigil dépose un projet qui respecte le plan d’urbanisme et la population du quartier comme il l’a fait pour le projet de la Ferme Colombia et il sera respecté. Personne n’est au-dessus des lois. Même riche comme Crésus. Avec ses états de service, je crois monsieur Desjardins capable de relever ce défi.

Yvon Leclerc, Gatineau


Protéger la rue Laurier 

J’ai vécu une partie de ma vie à Hull et je connais bien la rue Laurier. Aujourd’hui, j’y vais en tant que touriste. J’appuie fortement les opposants des tours de Brigil. Quant à Gilles Desjardins, président fondateur de Brigil, récemment, il s’est payé une page pleine dans le journal Le Droit et continue de s’entêter à y construire ses tours. Pourtant, M. Desjardins devrait continuer à regarder ailleurs, mais non, il se limite à la rue Laurier. Je n’ai rien contre le développement économique, car il en faut, mais aujourd’hui, certains promoteurs font la vie dure à l’opinion des citoyens et semblent ignorer le mot patrimonial. Gatineau doit conserver la rue Laurier et lui donner la citation de quartier patrimonial.

Line Branchaud, Embrun