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Pour que Gatineau soit la plus prospère

Je tiens aujourd’hui à préciser ma vision pour Gatineau. Place des Peuples est pour moi un outil de plus pour réaliser mon plus grand rêve : que Gatineau soit la ville la plus prospère socialement et économiquement au Québec.  

Ce n’est un secret pour personne, j’adore ma ville. J’ai choisi de demeurer ici, à moins de 50 km de tous les chantiers et projets que nous menons, avec ma famille et mes amis, pour voir Gatineau grandir. Notre région doit être plus dynamique pour être plus compétitive avec Ottawa. Un des endroits les plus symboliques de mon attachement est le quartier du Musée. J’ai toujours trouvé que c’était le plus beau quartier de Hull. C’est pour cela que je pense que la valeur des maisons doit augmenter. 

Les propriétaires doivent pouvoir rénover ces superbes résidences pour que le quartier traverse les époques. La fierté d’être Gatinois passe par la valorisation du quartier du Musée, avec des édifices emblématiques en hauteur et le Musée de l’histoire. Je veux que des boutiques, des restaurants, une épicerie et une SAQ s’implantent. Je veux que ce quartier fasse l’envie d’Ottawa. Que les gens soient fiers, que tout le monde soit content d’y aller. 

Tous les autres secteurs de Gatineau en bénéficieront. Tous les commerçants, les restaurateurs, les constructeurs, etc., seront gagnants. À terme, je pense que nous pouvons créer 35 000 emplois et générer des milliards en retombées économiques à Gatineau grâce à des projets stimulants. Je rêve que dans 20 ans, Gatineau jouisse d’une croissance avec une forte densité, grâce à des édifices de qualité en hauteur, des services de proximité, des pistes cyclables, un environnement fonctionnel et agréable.

Ainsi, je crois que Gatineau ne pourra plus être ignoré. On sera respecté à Québec, le gouvernement nous appuiera mieux en éducation et en santé, parce que Gatineau sera la ville la plus prospère de la province. C’est ce que je pense depuis 1985 et ce sera toujours la mission qui me motivera à continuer.

Gilles Desjardins,
président et fondateur de BRIGIL

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Zibi vs Place des peuples

Question à monsieur Jean-François LeBlanc, président de la Commission de développement économique :

Expliquez-moi pourquoi un projet estimé à 1,5 milliard $ fait si peu de bruit alors qu’un projet presque quatre fois moins important, estimé à 400 millions de dollars, suscite des débats à n’en plus finir ?

Réponse : parce que le promoteur, ZIBI, s’est donné la peine de monter son projet, de consulter la population pour l’améliorer, de le déposer à la Ville et d’en discuter avant sa mise en œuvre. Le groupe Heafey en a fait autant avec le projet l’Initial, à Aylmer et avec son projet immobilier WE, sur la rue Wellington. Le groupe Brunet monte actuellement un projet dans le quartier du Musée, en complet accord avec la population du quartier.

Pourquoi est-ce si pénible pour le projet Place des peuples de Brigil ?

Réponse : parce que ce groupe travaille dans ce dossier avec les méthodes autoritaires des années 1970. Aujourd’hui, le développement urbain se fait avec et non pour et encore moins contre la population. 

Suggestion : que le groupe Brigil dépose un projet qui respecte le plan d’urbanisme et la population du quartier comme il l’a fait pour le projet de la Ferme Colombia et il sera respecté. Personne n’est au-dessus des lois. Même riche comme Crésus. Avec ses états de service, je crois monsieur Desjardins capable de relever ce défi.

Yvon Leclerc, Gatineau


Protéger la rue Laurier 

J’ai vécu une partie de ma vie à Hull et je connais bien la rue Laurier. Aujourd’hui, j’y vais en tant que touriste. J’appuie fortement les opposants des tours de Brigil. Quant à Gilles Desjardins, président fondateur de Brigil, récemment, il s’est payé une page pleine dans le journal Le Droit et continue de s’entêter à y construire ses tours. Pourtant, M. Desjardins devrait continuer à regarder ailleurs, mais non, il se limite à la rue Laurier. Je n’ai rien contre le développement économique, car il en faut, mais aujourd’hui, certains promoteurs font la vie dure à l’opinion des citoyens et semblent ignorer le mot patrimonial. Gatineau doit conserver la rue Laurier et lui donner la citation de quartier patrimonial.

Line Branchaud, Embrun

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Avortement et démocratie

Que l’avortement soit un droit ou non, il est pratiqué et payé par l’État (les contribuables) depuis des décennies, ce qui est pratiquement l’équivalent. 

Ce que de nombreuses femmes déplorent, toutefois, est que l’avortement soit devenu le seul choix envisageable, en raison de l’absence de soutien pour les autres options, comme l’adoption ouverte, semi-ouverte ou fermée, ou encore le soutien pour garder son enfant. 

Tout droit à l’avortement ne devrait pas prévaloir sur le droit des femmes au consentement éclairé ni sur le droit des citoyens, et des députés qui les représentent, de tenir des propos divergents (par exemple interdiction de faire partie du Parti libéral du Canada ou obligation d’être pro-avortement pour obtenir une subvention fédérale). 

Ces idéologies extrêmes, si on ne les amène pas à se nuancer, sont en voie de miner notre démocratie, laquelle se fonde sur le dialogue et le débat ouvert et civilisé, pour toute question, sans exception. Car la vie est truffée de changements, ne serait-ce que sur les plans scientifique et technologique, et l’appareil législatif doit savoir rester souple et ouvert pour s’adapter et évoluer (idéalement progresser).

Isabelle O’Connor, Montcerf-Lytton


Pourquoi pas ailleurs ?

Depuis des mois, nous vivons les tergiversations du conseil municipal autour du projet des tours Brigil. 

D’un côté, il y a les arguments que ces tours donneraient naissance à un nouveau centre-ville, des emplois et la manne de touristes. De l’autre, on dit que ces tours détruiraient le peu de patrimoine qui a résisté au feu et aux promoteurs. Quelles sont les raisons qui empêcheraient Brigil de construire ailleurs ? Il semble que le facteur déterminant pour le succès des tours est la proximité immédiate avec Ottawa. Il est difficile de croire que les touristes vont vouloir traverser et toucher aux tours… qui se verraient très bien à partir d’Ottawa. Même à Paris, la plupart des touristes observent la tour Eiffel de loin. Il doit y avoir d’autres endroits à Hull qui pourraient accommoder ces tours. 

Après avoir enlevé l’aréna Guertin, pourquoi ne pas le remplacer par les tours qui seraient encore visibles de l’autre rive.

Marc Rhéaume, Gatineau

Point de vue

Légalisation du cannabis: éduquer pour ne pas banaliser

Le cannabis est une drogue largement consommée au Canada, mais dont les effets nocifs sont trop souvent sous-estimés.

Heureusement, le projet de loi sur le cannabis fait l’objet d’une couverture médiatique étendue et représente l’un des enjeux sociétaux qui suscitent le plus d’intérêt public. Par contre, plutôt qu’être appuyée sur les faits et l’information scientifique, la rhétorique des opposants et des partisans provoque de vives réactions émotives de part et d’autre. Afin de contribuer sobrement à ce débat, j’ai participé le 20 avril dernier à un panel de discussion à l’Université Laval, conjointement avec deux autres sénatrices indépendantes du Québec — l’honorable Renée Dupuis et l’honorable Raymonde Saint-Germain.

Le panel était complété par des représentants de Santé Canada, du ministère de la Santé et des Services sociaux ainsi que de l’Institut national de santé publique du Québec. Tous ont présenté une approche nuancée et rationnelle de la légalisation, laquelle fait trop souvent défaut.

Également présent, le président de l’association des étudiants et étudiantes de premier cycle (CADEUL) a dressé un constat préoccupant: la consommation de cannabis représente une pratique courante sur le campus et ailleurs au Québec. En général, les usagers ne perçoivent pas de risque significatif pour eux-mêmes. Pourtant, les études scientifiques démontrent clairement les effets néfastes de cette substance sur la santé humaine, en particulier lorsqu’elle est fumée. Le manque de sensibilisation de la population serait-il attribuable à la prohibition qui prévaut au Canada depuis 1923?

Les experts s’entendent pour dire que la criminalisation du cannabis n’engendre pas d’effet dissuasif. En prévision de l’entrée en vigueur de la légalisation, les différents paliers de gouvernement doivent mettre sur pied une campagne d’éducation et de sensibilisation majeure, sans quoi la réforme envisagée n’engendrera pas les résultats escomptés.

La sénatrice Saint-Germain et moi appuyons les principaux objectifs du projet de loi C-45 : écarter le crime organisé du lucratif marché du cannabis, tout en protégeant les jeunes et en créant un cadre juridique qui permettra aux personnes majeures de se procurer un produit contrôlé par une vente au détail encadrée et provenant d’une industrie bien réglementée. Il ne fait plus de doute que l’échec de la criminalisation a été démontré. Dans ce contexte, seule une stratégie globale basée sur la science et les faits nous permettra d’atteindre ces objectifs.

Le projet de loi fédéral est actuellement devant cinq comités permanents du Sénat. Pour produire une étude détaillée et exhaustive de la proposition du gouvernement, les sénateurs se doivent de laisser de côté leurs préjugés, peu importe qu’ils tendent à banaliser ou à diaboliser le cannabis.

D’ici le mois de juin, les sénateurs continueront leur second examen attentif, en ayant comme objectif de prendre des décisions éclairées dans l’intérêt des Canadiennes et des Canadiens. Gardons en tête cet enseignement important: la banalisation de la consommation de cannabis doit cesser, et la seule manière d’y parvenir passe par l’éducation et la sensibilisation du public.

L’honorable Rosa Galvez, sénatrice indépendante du Québec