Les piétons utilisent souvent la piste cyclable comme une extension du trottoir. Ils prêtent attention aux automobiles, mais pas aux vélos.

Vélos vs piétons: il faut du respect!

Jeudi, je me rendais au travail en vélo en roulant sur la piste cyclable, sur la rue Laurier, comme tous les matins.

À l’intersection de la rue Metcalfe, le feu était vert et je m’apprêtais à traverser lorsque j’ai aperçu un piéton arrêté au beau milieu de la piste cyclable, attendant l’autorisation à traverser. Sa place était sur le trottoir, non sur la piste cyclable ! J’ai crié, mais il n’a pas fait attention ! J’ai appliqué les deux freins pour l’éviter. Résultat ? Un vol plané, tête première sur l’asphalte. Heureusement j’avais un casque car pendant quelques minutes, je me demandais où j’étais…

Le piéton fautif est resté debout à me regarder, sans me porter secours ou s’excuser. Les autres piétons ont traversé dès que le feu a tourné au vert, comme si de rien n’était. Personne ne s’est porté à mon secours. Pleurant sous le choc et encore étourdie, je me suis relevée lentement, pris quelques minutes pour retrouver mes esprits. J’ai réfléchi à toutes ces personnes devenues automates dépourvus d’humanité et de compassion. 

On rapporte souvent que les accidents de vélo sont causés par les automobilistes, mais ce n’est pas le cas ici. Un piéton imprudent – ou inconscient – m’a barré le chemin la piste cyclable qui est, pour moi, la seule voie sécuritaire.

Les piétons utilisent souvent la piste cyclable comme une extension du trottoir. Ils prêtent attention aux automobiles, mais pas aux vélos. Je le constate matin et soir.

Heureusement, je n’ai rien de cassé, juste des douleurs et des contusions. Je m’estime chanceuse malgré tout. Le transport actif et le respect de l’environnement font partie de mes valeurs et je n’entends pas reculer sur ce point. Il me semble, toutefois, qu’on devrait améliorer la signalisation, avec amendes à la clé, interdisant aux piétons d’utiliser la piste cyclable comme un trottoir. Surtout aux intersections ! Cela vaut pour à Ottawa comme à Gatineau. Après, on pourra faire la promotion du transport actif sans exposer les cyclistes au risque de se rompre les os !

L'auteure du texte est Tiphaine Girault de Gatineau.