François Legault et Mathieu Lévesque

Trois questions à la CAQ

OPINION / Il y a un mois j’ai écrit au député de Chapleau, Mathieu Lévesque, pour soulever trois questions concernant le projet de loi 21 sur la laïcité et je n’ai pas encore eu un accusé de réception. Le gouvernement de la Coalition Avenir Québec a un devoir démocratique de répondre aux questions de la population sur ses propositions législatives. C’est d’autre en plus important dans le cas présent, puisque les droits de minorités religieuses sont menacés.

M. Lévesque siège à la Commission des Institutions, alors il devrait être en mesure d’expliquer le point de vue du gouvernement sur la laïcité. Si jamais vous le voyez à l’Assemblée nationale, vous pouvez lui dire que j’attends toujours ses réponses à mes trois questions.

Voici mes trois questions. Récemment le gouvernement a affirmé « que l’on doit protéger notre nation, nos valeurs et on a le droit d’exiger des compromis...» Quand vous parlez de notre devoir de protéger nos valeurs, c’est qui le « nous » et quand vous parlez d’exiger des compromis, c’est de la part de qui? Selon votre gouvernement, le recours à la clause dérogatoire dans le projet de loi 21 est nécessaire à cause d’un conflit entre les droits individuels et les droits collectifs. Il y aurait donc plus d’un droit collectif qui est menacé par les droits individuels. Quels sont ces droits collectifs qui sont menacés? À la lumière de la définition de la laïcité de l’État dans le projet de loi 21, quel est le problème avec le port de signes religieux par les personnes en position d’autorité qui justifie leur interdiction?

Bill Clennett, Gatineau