Le président de l'Assemblée de la francophonie de l'Ontario, Carol Jolin

Toujours résister pour préserver nos acquis

OPINION / Depuis l’annonce de l’abolition du Commissariat aux services en français et de l’Université de l’Ontario français, l’indignation et le mécontentement des francophones se font sentir partout en Ontario.

Cette indignation dépasse les frontières de la province alors que les cris d’opposition aux coupes ont été répétés partout au pays. D’un océan à l’autre, les francophones et les francophiles s’expriment dans un élan spontané de solidarité et de générosité en appui à la communauté franco-ontarienne. Nous les en remercions.

La communauté franco-ontarienne, dont les racines remontent à plus de 400 ans, a perdu d’un seul coup une institution en plein essor et une institution en devenir – de précieux acquis obtenus après tant d’années de luttes et de revendications.

Cet affront à la francophonie ontarienne ne peut passer sous le silence. D’autant plus que dans le climat politique actuel, les francophones de plusieurs provinces sont sur le qui-vive quant à la préservation de leurs acquis.

C’est pourquoi que la Résistance franco-ontarienne franchit maintenant une nouvelle étape.

Aujourd’hui, 40 manifestations sont prévues aux quatre coins de l’Ontario et d’autres actions citoyennes ont lieu dans les autres provinces et territoires du Canada en appui à la cause franco-ontarienne.

Une étude du Conference Board du Canada dévoilée mardi dernier illustre à nouveau l’avantage économique du bilinguisme autant pour les citoyens que pour les provinces. L’étude souligne la plus-value que représentent les francophones et francophiles vivant en situation minoritaire, dont les revendications historiques ont toujours été légitimes.

Il est primordial de voir qu’en ces moments de tumulte et d’inquiétudes déterminants pour la francophonie, nous sommes capables de nous unir et de nous appuyer mutuellement. Nous sommes plus forts lorsque nous nous rallions autour d’une même cause.

Les francophones ont la ferme intention de continuer à s’épanouir en Ontario et d’un océan à l’autre.

Nous sommes, nous serons !

L'auteur est Carol Jolin, Président de l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO).