Se foutre des francophones

Le 2 août, mon avion a atterri à midi en provenance de Francfort. J'étais heureux de revenir dans mon beau pays bilingue. Malheureusement, le douanier des services frontaliers ne parlait pas un traître mot de français.
Il est très gentiment sorti de son box pour essayer désespérément de trouver un collègue bilingue. Les trois premiers ne parlaient pas davantage le français que lui et ce n'est qu'à la quatrième tentative qu'il en a trouvé un. Donc, quatre agents unilingues anglophones pour un minable francophone bilingue à l'aéroport international d'Ottawa, la capitale nationale d'un pays vivant sous la Loi sur les langues officielles depuis 1969, avec 400000 francophones dans la région d'Ottawa-Gatineau!
Quand je me suis plaint, l'agent m'a répondu qu'après tout j'avais réussi à obtenir le service en français... Oui, mais du service à rabais!
Les francophones d'ici sont vraiment traités comme des citoyens de seconde classe. Comment ne pas devenir indépendantiste après un tel traitement?
Marc Lavoie, Gatineau