«Si on reconnaît l’urgence climatique, on ne peut endosser cette façon de privilégier un développement économique apparent au détriment de l’environnement», déplorent les auteures du texte..

Rejetez le projet Teck !

OPINION / À Greg Fergus, député de Hull-Aylmer,

En juin 2019, le gouvernement canadien, libéral majoritaire, déclarait l’urgence climatique.

Dans les prochains jours, le gouvernement canadien, cette fois libéral minoritaire, devra faire savoir s’il accepte ou refuse le projet de mine Teck Frontier.

S’il voit le jour, ce projet serait le plus vaste chantier d’exploitation des sables bitumineux jamais exploité au pays. En plus d’émettre des quantités gigantesques de CO2 dans une atmosphère qui en a déjà bien trop accumulée, le projet créerait des dommages irréversibles aux écosystèmes fragiles du nord de l’Alberta.

D’un point de vue économique, le projet n’est pas rentable selon la valeur actuelle du pétrole. Les milliers d’emplois promis ne verraient le jour que si les prix doublent. C’est donc un projet plutôt risqué dans un contexte où tous reconnaissent la nécessité de diminuer la consommation d’énergie fossile et encouragent la transition vers les énergies renouvelables.

Ainsi, accepter le projet Teck Frontier, c’est spéculer sur d’hypothétiques retombées économiques tout en assumant les inévitables atteintes à l’environnement.

D’ailleurs, le projet Costal Gaslink perturbe le territoire ancestral de Wet’suwet’en et s’effectue sans le consentement des chefs ancestraux. Nous sommes solidaires à leur lutte face aux projets d’oléoducs qui ne respectent point leurs droits ancestraux et territoriaux.

Si on reconnaît l’urgence climatique, on ne peut endosser cette façon de privilégier un développement économique apparent au détriment de l’environnement.

Nous n’accepterons plus de générer des profits pour une minorité au détriment du territoire canadien, de ses peuples premiers, de ses habitants actuels et de tous les êtres vivants qui le rendent si précieux..

Pour ces raisons, nous vous demandons, en tant que notre représentant auprès du gouvernement canadien et en tant que membre du Parti libéral du Canada, de porter notre voix auprès de ces instances et de faire en sorte que le projet Teck Frontier, et que tous les projets similaires, ne voient jamais le jour.

Les auteures du texte sont Yanira Lobaton et Myriam St-Pierre, membres de Climat-Go.