Régine Wyczynsky

Régine Wyczynski, un modèle d’inspiration

OPINION / À son arrivée à Ottawa, Régine Delabit reconnut très vite qu’elle franchissait une étape d’espérance dans sa vie. Enfant unique élevée près de Lille, au nord de la France, elle avait ouvert les yeux sur la guerre à l’âge de neuf ans, et passé à travers mille maux. Elle parlait des jours de fuites en train sous les bombardements, du retour à la paix et des jours heureux sous la coupole du mouvement « Guide de France » ainsi que de ses années d’enseignement auprès de jeunes élèves.

Il lui fallait maintenant vivre à la canadienne, chérir les policiers plutôt que les fuir, démontrer de l’enthousiasme devant l’inconnu, se faire des amis chez des professeurs d’université, son mari Paul Wyczynski cheminant dans la littérature canadienne à ce niveau.

Modèle de foi, elle s’habitua à une vie de famille nombreuse, sept enfants, sept universitaires, les suivant dans leurs ambitions personnelles. Régine s’est reconnue « personnes de contact », enseignant le français aux anglophones à une école privée bien avant celle du gouvernement fédéral.

Guide déterminante dans les affaires courantes, et de facto associée à un génie culturel polonais, elle se jeta dans la correction d’épreuves. Son mari, auteur de l’album «Nelligan en photos» (Fides 2001) la remercie ainsi : « J’évoque le nom de ma femme, Régine, qui a lu tout mon manuscrit et en a fait la première saisie. Elle a révisé l’ouvrage au stade de sa préparation, en procédant toujours avec la plus rigoureuse méthode et aussi avec persévérance et amour. »

À cause de son engagement si profond et sincère, Mme Delabit-Wyczynska a été beaucoup aimée de plusieurs. Parce qu’elle a servi de modèle d’espérance nous la pleurons et partageons le chagrin de sa noble famille.

Gertrude Pelletier (Lapointe), Ottawa