Avant l’arrivée de la pandémie de COVID-19, la société québécoise était déjà confrontée à des défis majeurs tels que la crise du logement, des inégalités sociales grandissantes, un système de santé fonctionnant bien au-delà de sa pleine capacité ainsi que plusieurs problèmes liés aux changements climatiques.
Avant l’arrivée de la pandémie de COVID-19, la société québécoise était déjà confrontée à des défis majeurs tels que la crise du logement, des inégalités sociales grandissantes, un système de santé fonctionnant bien au-delà de sa pleine capacité ainsi que plusieurs problèmes liés aux changements climatiques.

Réfléchir au Québec de demain: proposition pour une consultation publique nationale

À vous la parole
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Le Droit
OPINION / Avant l’arrivée de la pandémie de COVID-19, la société québécoise était déjà confrontée à des défis majeurs tels que la crise du logement, des inégalités sociales grandissantes, un système de santé fonctionnant bien au-delà de sa pleine capacité ainsi que plusieurs problèmes liés aux changements climatiques. La situation qui prévaut fait en sorte que nous nous apercevons à quel point ces défis nous rendent encore plus vulnérables en temps de crise. Cela nous force alors à réfléchir à nos modes de vie et à trouver des moyens pour accroître notre résilience.

D’un côté, certaines idées que nous hésitions à mettre en place à grande échelle se sont rapidement imposées comme des solutions efficaces pour répondre à la crise. C’est le cas notamment des mesures de télétravail et des mesures favorisant l’achat et la production locale de biens essentiels. Il semble même qu’un certain consensus ait émergé dans la société pour que nous explorions davantage ces avenues lorsque nous allons sortir de cette crise.

D’un autre côté, il y a ce discours du « retour à la normale » qui soulève plusieurs questions et inquiétudes quant à la suite des choses. En effet, nous sommes plusieurs à nous demander si nous allons retourner dans un système économique favorisant l’efficacité à court-terme plutôt que la résilience à long-terme. Allons-nous également continuer de dévaloriser les emplois que l’on juge maintenant comme étant cruciaux pour le fonctionnement et le développement de notre société ? De plus, la relance de l’économie va-t-elle justifier des investissements massifs dans des secteurs industriels nocifs pour l’environnement ?

Devant l’urgence et la gravité de la situation, la population a répondu dans une grande majorité à l’appel de solidarité lancé par le gouvernement en respectant les directives et en participant à une multitude d’initiatives citoyennes et communautaires, que ce soit de manière bénévole ou à travers des entreprises d’économie sociale. Toutefois, la contribution des citoyens est appelée, selon nous, à dépasser l’urgence pour construire notre avenir commun.

Ainsi, nous sommes fortement d’avis que la réflexion sur la relance du Québec doit s’effectuer sur une base collective et inclusive. En effet, celle-ci ne peut être l’unique responsabilité des élus. D’ailleurs, le Premier ministre François Legault a ouvert la porte à cette idée de réflexion collective en affirmant qu’ « une nouvelle société va émerger de tout ça […] et qu’un débat de société devra avoir lieu » (François Legault, cité dans le journal Le Droit, 23 avril 2020). Ainsi, au moment où les Québécois et les Québécoises sont confinés chez eux et que nous découvrons les outils de travail à distance, mettons leur intelligence et leur expertise à contribution pour que nous sortions de cette crise en nous retrouvant dans une société plus équitable, solidaire et résiliente.

En ce sens, nous appelons le gouvernement du Québec à lancer une consultation publique nationale afin que nous puissions réfléchir collectivement à nos modes de vie et proposer des changements sociétaux qui correspondent à nos valeurs.

Dès lors, pour guider le gouvernement dans la mise en place d’un vaste chantier participatif pour le Québec, nous lui proposons de prendre en compte quelques principes de participation publique :

Tout d’abord, nous sommes d’avis que le tout devrait être coordonné par un organisme indépendant. Les propositions des citoyens devront être récoltées, analysées et transmises au gouvernement par de nombreux experts et expertes en provenance d’une multitude de domaines.

Ensuite, nous estimons qu’il serait important d’entamer la discussion avec des faits. Plusieurs professionnels et organisations de la société civile peuvent être mobilisés afin d’établir ces faits et les présenter à la population de manière claire et accessible.

De plus, il serait également important de diversifier les canaux de communication pour permettre à tout le monde de s’exprimer. La création d’une plateforme web serait la meilleure option à cet égard mais nous devons également prévoir d’autres moyens pour que les personnes ayant un accès limité à internet puissent elles aussi émettre leurs suggestions.

Enfin, nous envisageons une réflexion collective s’articulant autour de grandes thématiques telles que la transition écologique du Québec, les défis régionaux, la démocratie ainsi que le développement social et économique. Toutefois, il est clair que ces thématiques doivent seulement servir de base à la discussion et l’objectif n’est pas de décourager l’expression des idées.

Si cette proposition vous parle et vous désirez posez une action en ce sens, vous pouvez vous rendre sur le site de l’Assemblée nationale du Québec pour signer la pétition.

Auteurs :

Jean-Sébastien Caron de Montigny, Alexandre Bégin et Olivier Viger Beaudin, étudiants à la maîtrise en développement territorial, Université du Québec en Outaouais

Signataires :

Achille Kamana, étudiant à la maîtrise en travail social, UQO

Amélie Champagne, étudiante au doctorat en sciences sociales appliquées, UQO

Anatole De Baerdemaeker, étudiant à la maîtrise en études internationales, Université de Montréal

Antoine Bélisle-Cyr, étudiant à la maîtrise en sciences de la gestion, UQTR

Brandon Bolduc, étudiant au doctorat en administration publique, Université d’Ottawa

Carolane Beaudoin, étudiante au baccalauréat en communication sociale, UQTR

Charles Rivest, étudiant à la maîtrise en développement régional et territorial, UQAR

David Deladurantaye Leblanc, étudiant au baccalauréat en anthropologie, Université de Montréal

Delphine De Pierre, étudiante à la maîtrise en biologie, Université Laval

Élie-Jeanne Lalonde, étudiante au baccalauréat en travail social, UQAR

Élise Desjardins, étudiante à la maîtrise en travail social, Université de Sherbrooke

Étienne Gariépy-Girouard, étudiant à la maîtrise en Géographie, UQAR

Ève Campeau-Poirier, étudiante au baccalauréat en physique, Université de Montréal

Félix Fournier, diplômé de la maîtrise en physique, Université de Montréal

Flavie Lemay, étudiante à la maîtrise en travail social, Université de Montréal

François Pays, étudiant au doctorat en sciences sociales appliquées, UQO

Frédéric Diotte, diplômé du baccalauréat en géomatique appliquée à l’environnement, Université de Sherbrooke

Gabrielle Ayotte Garneau, étudiante à la maîtrise en développement régional et territorial, UQAR

Guillaume Cochon, diplômé du baccalauréat en administration des affaires, UQAR

Ismaël Boudissa, étudiant au baccalauréat en droit, UQAM

Jean-Samuel Landry, étudiant au baccalauréat en éducation physique, Université de Sherbrooke

Jérôme Guay, étudiant à la maîtrise en océanographie physique, UQAR

Jézabel Cloutier, diplômée en service social, Université Laval

Julie McClatchie, étudiante au doctorat en science politique, UQAM

Laurence Boucher-Meilleur, étudiante à la maîtrise en science politique et études féministes, Université d’Ottawa

Laurent Paradis-Charette, étudiant au doctorat en sociologie, Université du Québec à Montréal

Louis Pinard, étudiant au baccalauréat en éducation physique et à la santé, Université de Sherbrooke

Marie-Anne Robitaille, étudiante à la maîtrise en développement régional, UQAR

Marie-Ève Sasseville, étudiante à la maitrise en gestion de l’environnement, de la biodiversité et des territoires, Université de Sherbrooke

Martin Laroche, candidat au doctorat en développement régional, UQAR

Mathieu Desmarais, étudiant au baccalauréat en physique, Université de Montréal

Mathieu Raby-Labelle, étudiant à la maîtrise en développement régional et territorial, UQAR

Maxime Gauthier, étudiant à la maîtrise en administration, UQO

Mégane Lebel, étudiante au doctorat en immunologie, Université de Sherbrooke

Myriam St-Pierre, étudiante au baccalauréat en sciences sociales (avec concentration en sociologie), UQO

Naomi Blanchard, étudiante à la maîtrise en éducation, UQO

Nathalie St-Onge, étudiante au baccalauréat en enseignement préscolaire et primaire, UQAT

Nicolas Duquette, étudiant au baccalauréat en kinésiologie, Université de Sherbrooke

Nicolas Heidecker, étudiant à la maitrise en psychoéducation, UQO

Olivier Pilette, étudiant au baccalauréat multidisciplinaire, Université Laval

Patrice Mathieu, étudiant à la maîtrise en gestion durable des forêts, UQO

Patricia Houle-Bertrand, étudiante à la maîtrise en littérature comparée, Université de Montréal

Pierre-Antoine Gourd, étudiant à la maîtrise en développement territorial, UQO

Renaud Tremblay, étudiant au baccalauréat en kinésiologie, Université de Sherbrooke

Rosalie Campeau, étudiante au baccalauréat multidisciplinaire, Université de Sherbrooke

Sarah-Eve Lord, étudiante au baccalauréat en kinésiologie, Université de Sherbrooke

Shawn Cantin Watson, étudiant au baccalauréat en géographie et études autochtones, Université Concordia

Sophie Potvin, étudiante à la maîtrise en développement territorial, UQO

Stéphanie Viau, étudiante au baccalauréat en kinésiologie, Université de Sherbrooke

Thiery Dubreuil, étudiant à la maîtrise en études autochtones, UQO

Tomy Breton, étudiant au baccalauréat en kinésiologie, Université de Sherbrooke

Yohan Desmarais, diplômé de la maitrise en histoire, Université de Montréal

Zed Merlin Faubert, étudiant-e au baccalauréat en philosophie, Université Laval