Le ministre responsable de la région de l'Outaouais, Mathieu Lacombe, accompagné respectivement des députés de Chapleau et de Gatineau, Mathieu Lévesque et Robert Bussières

Reconnaissance par Québec: qu’est-ce que ça change ?

OPINION / Pour la première fois, l’Assemblée nationale reconnaît officiellement le sous-financement en Outaouais. Qu’est-ce que cela va changer?

J’ai confiance à ce changement d’attitude vital souhaité et désiré depuis fort longtemps parce que nous avons un gouvernement qui a les moyens; nous le constatons avec le pacte fiscal. Dans les faits, nous vivrons des changements, à notre égard, dans la façon d’agir du gouvernement du Québec à la suite de cette reconnaissance unanime par la Coalition avenir Québec.

Aujourd’hui, nous prenons acte du résultat de la manière nécessairement nécessaire du maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin. Avec son opiniâtreté, sa ténacité et même son entêtement il a osé bousculer, avec courage et sans jamais se lasser il a réuni des force vives convaincues et convaincantes de la faisabilité de ce projet unique en son genre. Cette manière pour y arriver, dis-je, était nécessairement nécessaire. Parce qu’il avait prévu qu’il fallait en arriver d’abord à cette prise de conscience et de reconnaissance par notre Assemblée nationale. En attendant les résultats, les milieux, entre autres, de la santé et de l’éducation, pourront se réjouir de son initiative. Aussi, prochainement, nous pourrons circuler sur des rues améliorées, ce qui n’est pas peut dire.

Auparavant, pour palier au sous-financement en Outaouais, quelques initiatives ont été entreprises. Avec les démarches du regretté Antoine Grégroire, le 3 mars 1966 les lettres patentes constituant le Conseil économique régional de l’Ouest du Québec Inc. (CEROQ) sont adoptées. Il avait l’oreille du premier ministre Daniel Johnson père. Alors, dès 1967-1968, nous avons reçu trois investissements dans le domaine touristique : le Lac Leamy, portion ouest, le lac Nesley et le lac d’Argile. 

Plus tard, sous le ministre Benoît Pelletier, un fonds annuel récurrent de 20 millions $ était attribué pour favoriser la rétention des infirmiers et infirmières; malheureusement, après son départ de la vie politique aucun contrôle ne fut exercé. Alors le Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Outaouais (CISSSO) a utilisé l’argent pour autres choses. Et, plus près de nous, les efforts essentiels à une prise de conscience de S.O.S. Santé et du recteur de l’Université du Québec en Outaouais sont connus.

L'auteur est Pierre R. Gascon, de Gatineau