Un embouteillage sur l'autoroute 50, près du boulevard de La Gappe.

Quelques solutions simples aux embouteillages

OPINION / Il semble donc compliqué de trouver des solutions qui m’apparaissent pourtant si simples pour régler les problèmes de circulation sur l’autoroute 50.

Bien sûr, je ne suis pas ingénieur et probablement qu’on me dira que ce n’est pas faisable, mais à l’évidence, il y a des faits qui ne mentent pas !

D’une part, la 50 est construite comme un entonnoir. Il n’est donc pas surprenant de vivre les problèmes actuels puisqu’à la base, elle a été mal conçue. Nous ne sommes pas les seuls dans cette situation. À Montréal, deux autoroutes majeures se croisent au cœur de l’île et à Toronto, la 401 déchire la ville en deux en son centre. J’imagine que c’était la façon de faire il y a un demi-siècle. Les Américains ont pourtant compris que pour faciliter la circulation urbaine, il faut impérativement que les autoroutes ceinturent les villes. Mais bon ! Il faut maintenant faire avec ce gâchis de planification.

D’autre part, si la 50 est construite comme un entonnoir dont le goulot est le pont MacDonald-Cartier et l’avenue King-Edward, il n’y a pas grand-chose qu’on puisse faire pour remédier à la situation.

Cependant, dans le sens contraire, l’entonnoir s’élargit et laisse suffisamment de place pour trouver des solutions. En effet, l’un des problèmes évidents de la 50, c’est cette réduction de voie permanente en direction est sous l’échangeur 5-50. Un goulot artificiel dont on pourrait facilement se débarrasser en élargissant la 50 à partir de ce point jusqu’à la sortie La Vérendrye, là où la circulation devient plus fluide.

Et qu’on ne vienne pas me dire qu’il n’y a pas assez d’espace sur le pont des Draveurs. Pendant les travaux qui s’éternisaient sur ce pont, parfois il y avait trois voies ouvertes dans chaque direction et une voie centrale pour les travailleurs. Il est donc tout à fait possible d’avoir trois voies vers l’ouest et quatre vers l’est en tout temps. Le même raisonnement s’applique pour le pont enjambant le boulevard de La Gappe.

Il est vraiment regrettable, le manque de vision du ministère des Transports du Québec dans ce dossier. Les réfections récentes de ces deux ponts étaient une occasion en or pour faire des modifications à peu de frais pour solutionner les problèmes de circulation au retour à la maison. Déjà, 50 % des problèmes sont réglés.

Enfin, pour le matin, la seule solution réside dans une autoroute de contournement ou la construction d’un pont passant par l’île Kettle. Si le maire Jim Watson est favorable à la construction d’un tunnel sur l’avenue King-Edward jusqu’au Queensway, il n’a qu’à construire ce tunnel entre l’aéroport de Rockliffe et l’autoroute 417 pour faire taire la grogne des résidents de Manor Park opposés depuis toujours à ce qu’une autoroute passe dans leur cour.

Comme le disait Alain Madelin, « on ne construit pas une société forte sur des choix mous ». Dans la même veine, on ne réglera pas les problèmes majeurs de circulation en prenant des décisions de « patchage » temporaire.

Dans le dossier de l’autoroute 50, il y a un manque évident de volonté politique. D’ailleurs, comment peut-on s’expliquer que le nouveau pont/tunnel de Québec soit une priorité pour le gouvernement alors qu’une récente étude du CAA démontre que les gens de l’Outaouais passent plus de temps dans des bouchons de circulation que les habitants de la Vieille Capitale ?

Ce texte a été écrit par Jean Leduc, de Gatineau.