La conseillère Denise Laferrière

Que Denise Laferrière parte tout de suite!

Diable que les nouvelles me donnent des boutons par les temps qui courent.
Denise Laferrière nous annonce qu'elle quittera la politique municipale - et la Ville de Gatineau - à la fin de son mandat en 2017 (LeDroit, 15 juillet).
Mme Laferrière explique qu'elle souhaite se rapprocher de ses enfants et petits-enfants qui habitent la région de Montréal. C'est tout à fait légitime. Là où la moutarde me monte au nez, c'est le prétexte qu'elle donne pour expliquer son départ: «Ils n'ont malheureusement pas étudié ici, dit-elle. Peut-être que si on avait eu une université qui se respectait, ils seraient encore dans la région, mais ce n'est pas le cas. C'est une des raisons pourquoi je peste continuellement quant au retard de nos institutions d'enseignement.»
Ah ben, ah ben! Voilà que la conseillère Laferrière nous explique qu'elle a envoyé ses enfants ailleurs parce que la région n'était pas assez bien pour eux. L'UQO, c'est de la merde, nous dit-elle. Même chose pour l'Université d'Ottawa qu'elle ne semble pas considérer comme une option valable. En d'autres mots, elle ne souhaitait pas que ses enfants s'établissent dans un tel tiers-monde, alors elle les a envoyés à Montréal-en-ville, là où on sait vivre.
D'une part, je ne crois pas que notre université soit si misérable qu'elle le dit. Autrement, cela reviendrait à affirmer que tous les diplômés de l'UQO et de l'UO sont des ignares sous-éduqués. Au contraire, je crois que nos universités créent autant de talent et de gens brillants que celles de Montréal. Pourtant, elle a nettoyé de ses fesses les sièges de la commission scolaire, dont celui de présidente, avant d'aller brosser celui de conseillère. Si elle avait voulu faire quelque chose en éducation, elle avait l'occasion et le lieu pour le faire.
Pester, c'est comme aboyer; ça fait du bruit et c'est tout (et surtout, c'est facile à dire après coup).
Visiblement, l'Outaouais n'aura été pour elle qu'un passage obligé (notamment par le travail de son mari). Elle n'a d'ailleurs développé aucune racine ici. Au contraire, ses petites fleurs, elle les a envoyées pousser ailleurs. Je me demande bien pourquoi Mme Laferrière se croit obligée d'attendre en 2017 pour quitter. Elle prétend vouloir respecter le mandat que les électeurs de Gatineau lui ont confié, mais elle vient tout juste de nous dire que la région n'était pas assez bien pour sa famille.
Qu'elle parte immédiatement, nom d'un chien. Nous avons besoin de personnes qui croient dans la région.