Pourquoi pas racheter les terrains inondés?

OPINION / Nous cherchons tous une solution pour les gens qui sont atteints pour une deuxième fois en autant d’années par les crues printanières et je crois avoir une idée. Je crois sincèrement qu’il y aurait de nombreux avantages à mettre en place une telle idée adaptée aux réalités locales et aux obligations réglementaires et politiques.

Pourquoi est-ce que les différents paliers de gouvernement ne travailleraient-ils pas ensemble afin de racheter les propriétés riveraines les plus touchées et les plus à risque d’inondations futures ? Cela se ferait au coût de l’évaluation avant inondation, preuves à l’appui, afin que les individus puissent repartir à zéro sans se retrouver submergés de dettes hypothécaires (puisqu’ils devront bien se réinstaller ailleurs)? Les propriétés ainsi rachetées devront sans doute être démolies, les terres acquises devront sans doute être décontaminées, les puits et fosses enlevés ou détruits, certaines infrastructures démolies tels des routes, des trottoirs, les fils électriques, etc.

Oui, il y aurait un énorme coût initial relié à une telle idée. Par contre, on réaliserait que les coûts actuels pour les inondations de 2017 et les coûts qui s’en viennent pour cette année, additionnés aux coût projetés pour les années futures (puisque les experts semblent tous dire que ces inondations reviendront de plus en plus fréquemment), seront beaucoup moins élevés sur le long terme que si nous laissons les gens demeurer dans leur maison et devons continuer à payer pour les dommages, les urgences, les réparations, les heures de travail et de productivité sociale perdus. Sans compter les factures pour les services des Forces canadiennes qui sont venus aider, pour le sable, les sacs, le temps supplémentaire des employés, pour la Croix-Rouge, la machinerie, les coûts au service d’urgence et sans doute aux différents systèmes de santé sur le court, moyen, long terme. Et j’en passe!

Que faire avec ces terres rachetées? Il serait utile, profitable et bon pour l’environnement de les transformer en aires protégées, milieux de terres humides, en endroits récréo-touristiques ou autre, pour la protection de la faune et de la flore, gérée ou administrée soit par la Commission de la capitale nationale, soit par les différentes municipalités, ou par Parcs Canada ou SEPAQ, et en tirer de petits revenus afin de renflouer les coffres pour l’achat de ces propriétés.

Ce n’est qu’une idée mais je crois qu’elle a du mérite et vaudrait au moins la peine d’en étudier la faisabilité et rentabilité.

Josée Brunet,

Val-des-Monts, secteur Nord