Dans sa lettre intitulée « La nouvelle cannibalisation de l’université québécoise », le vice-président aux communications du Syndicat des chargées et chargés de cours de l’Université du Québec en Outaouais, Nicolas Harvey, dénonce la formule de financement des universités québécoises.

Pour des universités qui répondent aux besoins

OPINION / Dans sa lettre intitulée « La nouvelle cannibalisation de l’université québécoise », le vice-président aux communications du Syndicat des chargées et chargés de cours de l’Université du Québec en Outaouais, Nicolas Harvey, dénonce la formule de financement des universités québécoises. Il prétend qu’elle favorise une course aux clientèles qui nuirait à la mission de service public de l’institution universitaire, notamment par l’établissement de nouveaux campus.

Il devrait cependant éviter les généralisations et les préjugés.

Ainsi, peut-être ne sait-il pas que le Campus de Longueuil de l’Université de Sherbrooke a vu le jour en réponse aux demandes maintes fois exprimées d’une région de plus d’un million d’habitants qui souhaitait avoir sur son territoire des services de formation universitaire. C’est précisément pour répondre à ces besoins que l’UdeS y déploie depuis 30 ans des programmes dans une variété de disciplines, notamment en formation continue dans plusieurs disciplines et en formation initiale en éducation et en santé à titre d’exemple.

Et c’est aussi pour cette raison qu’elle le fait en partenariat avec les institutions de la Rive-Sud. Le Campus de Longueuil de l’UdeS génère également de la recherche d’une grande pertinence, notamment par l’entremise de plusieurs chaires, comme la chaire en finances publiques dont les travaux profitent à l’ensemble de la société québécoise.

Il est aussi à noter que le campus a été construit dans les budgets et dans le respect de l’échéancier, et qu’il comprend plusieurs éléments avancés en développement durable. Sa construction constitue un bel exemple de saine gestion universitaire.

Il est de plus difficile de croire à une cannibalisation lorsque globalement, les universités connaissent des augmentations de leur effectif étudiant. En fait, de nombreuses études montrent que la société a besoin de plus en plus de diplômés universitaires et que le Québec présente encore un taux de diplomation plus bas que les autres sociétés développées.

M. Harvey devrait plutôt plaider pour un rehaussement juste et équitable du financement qui permettrait aux universités québécoises d’avoir accès à des ressources comparables aux autres universités canadiennes pour leur permettre de répondre pleinement aux besoins de la population et de la société.

Jacques Viens,

Vice-recteur adjoint,

Université de Sherbrooke