Le futur « Plan de développement du plein air urbain » de Gatineau est l’occasion de faire valoir l’énorme potentiel récréatif de nos lacs et rivières.

Plein air: misons sur nos milieux aquatiques

OPINION / Imaginez une ville aux nombreux plans d’eau propres et invitants, où vous pourriez apprendre et pratiquer une foule d’activités de plein air. Imaginez votre bonheur et votre détente alors que vous vous laisseriez bercer par les vagues, émerveillés par le reflet du coucher de soleil sur l’eau. Tout ça non pas à des heures de route, mais à quelques minutes de la maison ou du boulot. Cette ville et ses rivières idylliques, c’est chez vous !

Ce n’est pas pour rien que Gatineau compte déjà de nombreux adeptes d’activités aquatiques : pêche, canot, kayak, voile, aviron, surf à pagaie, surf de rivière, kitesurf, rafting, baignade, natation en eau libre, et même plongée sous-marine. Pour ces adeptes, mais aussi pour ceux et celles qui n’ont pas encore tenté l’expérience de ces activités, faute d’accès, de connaissances, ou de moyens, le futur « Plan de développement du plein air urbain » de Gatineau est l’occasion de faire valoir l’énorme potentiel récréatif de nos lacs et rivières.

On ne peut que se réjouir de voir Gatineau cheminer vers un plan pour le plein air. Pour plusieurs, l’offre en plein air est un atout majeur – voire l’atout principal – qui contribue à la qualité de vie dans notre région. Le plan, qui fait présentement l’objet d’une consultation publique, s’appuie sur une vision ambitieuse qui prévoit notamment que « Gatineau deviendra une véritable destination du plein air urbain au Québec », et « qu’une véritable culture du plein air s’y développera au fil du temps ».

Vouloir devenir une destination du plein air urbain au Québec, c’est déjà excellent. Mais en ce qui concerne nos magnifiques plans d’eaux, rien n’empêche de voir encore plus grand. Notre région a tout ce qu’il faut pour être reconnue à l’échelle mondiale pour son plein air aquatique. Copenhague a ses cyclistes, pourquoi pas Gatineau et ses pagayeurs ?

Que faudrait-il pour y arriver ? D’abord, l’accès – nos milieux aquatiques doivent être accessibles, sécuritaires et invitants. Cela demande une action concertée pour améliorer les infrastructures, protéger la qualité de l’eau, et fournir de l’information adéquate. Il faut aussi miser sur le potentiel de nos joyaux aquatiques. La baie McLaurin, dans l’est de la ville, est un exemple de site exceptionnel qui souffre d’un manque chronique de mise en valeur.

Aussi faut-il encourager les nouveaux adeptes. Nous devons pour cela démystifier nos plans d’eau : la rivière des Outaouais, ce n’est pas qu’un obstacle à franchir ou un paysage à contempler, c’est aussi un immense terrain de jeu ! De même, il faut favoriser la découverte des activités aquatiques en bonifiant l’offre en équipement de location et en facilitant l’accès à l’instruction. Et pourquoi ne pas viser massivement la prochaine génération ? L’idée proposée par Garde-rivière des Outaouais de créer une « École de la rivière » mérite qu’on s’y attarde.

Les consultations en ligne menées par la Ville de Gatineau se poursuivent jusqu’au 5 octobre. Adeptes et aspirants adeptes du plein-air aquatique, c’est votre chance de vous faire entendre !

Patrick Nadeau,

Directeur général,

Garde-rivière des Outaouais