Les parents d’Océane

Pensée pour Océane, la fillette de Granby et les autres

POINT DE VUE / Je me sens terriblement concerné par le meurtre d’Océane. Peut-être parce que je suis un homme, un père, un grand-père, mais aussi parce que je prends conscience de ce trauma collectif que nous vivons tous socialement. Ce trauma qui est en train de faire de nous des paranoïaques, des personnes qui commencent, insidieusement, à se méfier de cet oncle, de ce cousin, de cet ami de la famille qui porte une attention peut-être un peu plus soutenue à notre enfant qu’il affectionne particulièrement.

Nous perdons une partie de notre innocence. Sans que nous nous en rendions compte, un état d’alerte s’installe en permanence et l’enfant en nous meurt petit à petit.

Vendredi auront lieu les funérailles d’Océane. Je vais m’arrêter et prendre une minute dans ma journée, penser à elle, à ses parents, amis et amies qui la côtoyaient et partager avec eux un peu de cette douleur atroce qui les afflige en espérant que cela les aidera, un peu, à survivre à ce drame. 

Mes pensées iront aussi à cette petite fille de Granby, à cette enfant qui a eu les mains plongées dans l’huile de friture, à tous ces enfants que la vie n’a pas gâtés ou choyés!

À vous qui lisez ce texte, où que vous soyez, quoi que vous fassiez, je vous invite à vous arrêter aussi une minute et offrir celle-ci à tous ceux et celles qui en ont bien besoin!

Il y a du bon dans ce monde et il importe de ne pas le perdre de vue!