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«J’aime lire les idées originales avancées dans certains articles de journaux ou sur les médias sociaux au sujet d’écoles qui se démènent pour offrir aux finissants une expérience différente, mais significative», souligne l'auteur de cette lettre.
«J’aime lire les idées originales avancées dans certains articles de journaux ou sur les médias sociaux au sujet d’écoles qui se démènent pour offrir aux finissants une expérience différente, mais significative», souligne l'auteur de cette lettre.

On le fait ou pas, ce bal de finissants?

Frédéric Gonzalo
Frédéric Gonzalo
Père d'un élève de 5e secondaire à l'École de Rochebelle
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POINT DE VUE / Le 31 mai dernier, la Santé publique tranchait : pas de bals pour les finissants du secondaire cette année. Une décision incohérente, dans un contexte où l’on venait tout juste d’annoncer que le Canadien pouvait dorénavant jouer devant 2500 spectateurs au Centre Bell, que le déconfinement était entamé à l’échelle de la province et que l’on aurait même des spectacles et événements devant 250 personnes à partir du 27 juin prochain.

Une semaine plus tard, coup de théâtre : les bals de finissants seront permis… mais à partir du 8 juillet! Malheureusement, les directions d’école se braquent, disent qu’on ne peut organiser un bal et des remises de diplômes en trois semaines. Bref, on est de retour à la case départ du «pas de bal de finissants».

Un manque de volonté de la direction

J’aime lire les idées originales avancées dans certains articles de journaux ou sur les médias sociaux au sujet d’écoles qui se démènent pour offrir aux finissants une expérience différente, mais significative, malgré les contraintes du contexte actuel. Des articles que devraient lire la direction de l’École De Rochebelle, qui reste campée sur sa position.

Imaginez: on charge 100$ pour une «cérémonie» qui aura lieu dans une classe d’école (au lieu du scénario au Château Frontenac, légère différence, hein?), par classe-bulle, à 30 minutes d’intervalle. Les élèves ne verront donc pas leurs amis des autres classes. Les parents ne pourront assister que par Zoom. Pas de soirée dansante. Cette soirée sans saveur est prévue pour le samedi 26 juin prochain, mais un mouvement de boycottage est déjà lancé. Mon fils n’y sera pas et je le comprends!

Pourquoi ne pas organiser un bal après le 8 juillet?

Les directions d’école «sont stupéfaites par la décision du gouvernement Legault de permettre la tenue de bals de finissants», selon certains médias. Pourtant, des membres étudiants du comité organisateur ont voulu saisir la balle au bond et proposer des solutions. Car voyez-vous, il y a 300 élèves finissants en secondaire 5, à De Rochebelle. La limite imposée par la Santé publique étant de 250 personnes, pourquoi ne pas organiser deux cohortes, ou deux groupes, par exemple? Louer des chapiteaux extérieurs sur le vaste terrain de l’école?

«Trop compliqué», «On sera en vacances en juillet», «Ça coûtera trop cher» se sont fait dire ces étudiants du comité organisateur. Voilà une réaction effectivement stupéfiante! Ça ne vous dirait pas de faire un effort de plus, comme vous nous l’avez demandé devant ces grèves à répétition depuis quelques semaines? Vous dites que ça coûterait trop cher? Prenez le temps de demander aux élèves (et à leurs parents), et vous serez surpris de la réponse!