Madeleine Meilleur.

OFSAA: vigilance

Le sujet soulevé dans l'article «Gisèle Lalonde lance un SOS» (LeDroit, 10 avril) est très important pour moi, je tiens donc à offrir quelques nuances.
La fierté de l'Ontario pour l'éduation en langue française ne doit, en aucun cas, mener à l'insouciance. Ces acquis doivent être vigoureusement protégés. Tous les conseils scolaires ont la responsabilité d'offrir et de gérer leurs programmes sportifs, mais ceux-ci ont volontairement délégué la responsabilité de gérer les compétitions interscolaires à un organisme indépendant, l'Ontario Federation of School Athletic Associations (OFSAA). La province ne contrôle d'aucune façon l'OFSAA. Elle n'a donc joué aucun rôle en ce qui a trait à l'adoption du règlement remis en question et n'a donc pas le pouvoir de forcer l'OFSAA à le changer. Il faut aussi noter que ce ne sont pas tous les conseils scolaires francophones qui s'opposent à ce règlement. En tant que Procureure générale de l'Ontario, je me dois de laisser au système de justice le soin de trancher sur la question. En tant que ministre des Affaires francophones, je me dois d'avoir un oeil sur le sujet pour que nos étudiants francophones ne manquent aucune occasion de s'épanouir, et n'aient pas recours à l'assimilation pour atteindre leurs rêves et objectifs sportifs.