L'auteur du texte propose que tous les contenants et emballages de tous les produits vendus ou livrés au Canada, y inclus au Québec, soient totalement recyclables.

Objectif zéro déchet !

OPINION / Objectif zéro déchet... ou si tous les contenants et emballages étaient totalement recyclables!

J’admire les personnes qui font quotidiennement le tri du recyclable et du compostable. Personnellement, je m’y emploie, mais sans y arriver. J’hésite souvent : est-ce vraiment recyclable ou pas ce plastique ambigu?

J’admire plus encore les personnes qui s’engagent, courant le vrac, dans l’aventure du zéro déchet – car c’est une rude aventure, requise pourtant si nous voulons simplement poursuivre notre vie sur une planète habitable.

J’admire aussi nos experts et technologues qui ont rendu possibles les explorations de l’espace et la recherche de lieux lointains où la vie pourrait avoir jailli.

Mon étonnement, ma stupeur : tous ces experts et technologues semblent incapables de faire en sorte que tous les contenants et emballages de tous les produits de consommation soient totalement recyclables. Ce qui est sans doute possible. Eh ! nous avons marché sur la Lune il y 50 ans déjà; oui, c’était il y a un demi-siècle.

Mais il faudrait que les politiques y obligent. La seule bonne volonté des citoyens consommateurs ne suffit pas, ne suffira pas.

Une proposition : que le Parlement canadien et l’Assemblée nationale du Québec, légifèrent que, à compter du 1er janvier 2020 – ou du 24 juin, Fête nationale du Québec ou Fête du Canada le 1er juillet, célébrant la confédération canadienne – que tous les contenants et emballages de tous les produits vendus ou livrés au Canada, y inclus au Québec, soient totalement recyclables. Le Québec devrait aller de l’avant si le fédéral ne suit pas.

C’est possible, réaliste, faisable, et cela fait partie des « vraies » affaires. Nous pourrons bientôt aller nous promener sur Mars. Je préférerais respirer encore quelque temps sur Terre. Cela est vraisemblablement assuré pour les octogénaires dont je suis, mais pour les plus jeunes, vraiment pas, si nous n’agissons pas.

L'auteur du texte est Guy Bourgeault de Laval.