Mes réflexions sur la boxe

Depuis samedi le 1er décembre, la boxe est foudroyée par une avalanche de coups directs et indirects par ses détracteurs.

Ce n’est pas facile de constater que la boxe est une fenêtre de vie en société. Belle mais écrasante.Ce coup de poing ferme et puissant se dirigeant à la tête de l’adversaire est proportionnel à la vie courante de chaque quartier, plus spécifiquement les défavorisés puisque l’action des mots se traduit souvent par un coup de poing.

La boxe professionnelle n’est pas un jeu mais une démonstration de force mentale et physique qui s’accompagne d’une attitude de preux chevalier. 

Dans un rituel d’affrontement, il se dégage le respect, l’honneur et l’obéissance à des règles écrites et non écrites. Bien sûr, il y a le côté monétaire et la poursuite d’un idéal de reconnaissance par ses pairs et adeptes.

À Québec, Adonis Stevenson a écrit un chapitre sur une probabilité de finalité des coups reçus à la tête. S’il fallait que le résultat soit toujours la commotion cérébrale, il n’y aurait pas de combat. L’humain est intelligent, pour celles et ceux qui exercent le métier «boxeur», la réflexion et la décision dans une zone d’inconfort sont constantes. Le résultat est frappant.

Depuis le rapport Néron, il y a eu un ménage dans le fonctionnement de la boxe professionnelle. Pourrait-on faire une mise à jour des procédés techniques et d’encadrements? Bien sûr que oui!

Des devoirs ont été effectués dans le développement des clubs de boxe, celui des entraîneurs et des officiels. La poursuite d’un idéal olympique et d’une pratique sportive sont de mise depuis plusieurs décennies.

Sans compter que nous sommes la province qui oblige toutes les boxeuses et tous les boxeurs (qu’importe l’âge) à porter le casque protecteur dans ses compétitions provinciales. Ce qui n’est pas le cas dans les autres provinces. De plus, la qualité de nos officiels dans la gestion du risque est reconnue partout au Canada. Enfin, un protocole des commotions cérébrales est en vigueur depuis plusieurs années.

Pourrait-on amoindrir le risque chez nos jeunes de moins de 18 ans? Oui avec une installation de capteurs magnétiques dans les gants et casques qui informent sur la vitesse donnée et la force d’impact reçue. De ce fait, les personnes en autorité pourraient contrôler les coups portés à la tête.

Ghislain Vaudreuil
Ex-secrétaire-trésorier de la Fédération québécoise de boxe olympique et entraîneur chef du club de boxe Pro AM de Limoilou