« Plutôt que de comprendre le message que lui envoyait le parti, M. Angers a préféré le fustiger en affirmant que la CAQ n’est pas présente en Outaouais », selon Nicolas Rioux.

Luc Angers et la CAQ

Ce ne fut pas une surprise pour moi d’apprendre que Luc Angers larguait la Coalition Avenir Québec. Il me faisait souvent part de ses réticences face à la façon dont le parti le traitait. Le problème avec Luc Angers se trouvait justement là. Le parti n’a jamais négligé les gens de l’Outaouais, bien au contraire.

Par contre, les manœuvres de M. Angers qui désirait toujours et encore avoir une présence du chef dans la région comme si l’Outaouais était la seule région au Québec a rapidement fatigué la permanence.

N’ayant pas été choisi par la CAQ pour se porter candidat dans la circonscription de Chapleau en vue des élections d’octobre 2018, M. Angers semble avoir voulu se venger. Assez étrange, considérant le fait que celui-ci n’a pratiquement rien fait en tant que président du Comité d’action locale de sa circonscription, celle-ci bénéficiant pourtant d’un large appui dans la population. Avoir de telles munitions inutilisées donnait simplement au parti l’impression que M. Angers faisait preuve de laxisme. Se faire choisir comme candidat demeure un privilège qui doit être mérité.

Plutôt que de comprendre le message que lui envoyait le parti, M. Angers a préféré le fustiger en affirmant que la CAQ n’est pas présente en Outaouais. 

Mais où était-il lorsque le parti a vivement dénoncé la gestion libérale dans le dossier des inondations printanières à Gatineau? Lorsque le parti a dénoncé la quantité phénoménale de patients orphelins sur une liste d’attente en Outaouais? Lorsque Jean-François Roberge a souligné la hausse choquante des taxes scolaires? 

S’il y a bien un parti qui néglige l’Outaouais, c’est bien le Parti libéral du Québec qui fait preuve de laxisme dans les dossiers de l’autoroute 50, de l’aréna Robert-Guertin ou de l’hôpital de Gatineau qui a été considéré par le coroner Pierre Bourassa comme «la pire urgence du monde occidental».

Si Luc Angers ne veut plus mettre la main à la pâte pour contribuer à défendre les intérêts des gens de la région, il en a bien le droit. Mais qu’il le fasse sans égratigner au passage le parti qu’il a lui-même supporté depuis si longtemps et pour lequel il aurait donné corps et âme si la permanence l’avait sélectionné comme candidat. Je l’inviterais maintenant à rester tranquille et à arrêter son petit jeu de vengeance qui fait faussement du tort au parti le plus soucieux du bien-être des citoyens de l’Outaouais.

L'auteur du texte est Nicolas Rioux, Président du Comité d’action locale, Coalition Avenir Québec.