L'exemple européen

Le chroniqueur Denis Gratton a raison de s'indigner que le budget de la Ville d'Ottawa ne soit pas disponible en français («Deux poids, deux mesures», LeDroit, 6 février).
Au Parlement européen, tous les documents sont intégralement disponibles dans les 24 (mais oui!) langues officielles de l'Union européenne. Quant aux frais considérables que cela implique, la Commission européenne justifie ainsi : «En tant qu'entité démocratique, l'UE se doit de communiquer avec les citoyens dans leur langue. Les Européens ont le droit de savoir quelle sont les décisions prises en leur nom.» Voilà un énoncé qui devrait s'appliquer ici aussi. Ou alors, Ottawa ne serait-elle pas une entité démocratique?