La ministre déléguée aux Affaires francophones, Caroline Mulroney

Lettre à Caroline Mulroney

OPINION / À la ministre des Affaires francophones,

Vous ne prendrez sans doute pas la peine de lire mon message, parmi tous les autres que vous recevrez, fidèle à votre façon d’éviter de voir les visages et les mots qui vous confrontent. Toutefois, je prends la peine de vous écrire pour vous manifester ma très grande déception à votre égard comme ministre des Affaires francophones de l’Ontario.

Nous avons l’impression de marcher dans les pistes encore boueuses de Mike Harris, dont nous ne retenons que l’acharnement à réduire les services en français, et particulièrement sa détermination à démolir un pilier de la francophonie ontarienne, l’hôpital Montfort! Il n’a pu toutefois atteindre l’âme de cette communauté qui se tient solidaire devant l’adversité. La scène, presque pareille, revient comme un cauchemar.

J’avais espoir que nos droits acquis seraient respectés, que notre avenir serait assuré à même égalité que tous les citoyens de la province et que notre accès à l’éducation serait facilité sous la gouvernance d’un ministre qui aurait le courage de ses convictions. Hélas, c’est dans la jeune députée, qui me représente à Queen’s Park, Amanda Simard, qui faisait partie de votre équipe jusqu’à ce jour, que revenait la responsabilité de le rappeler au gouvernement. Ce n’est pas vous. Vous n’en n’avez pas l’étoffe. Amanda Simard a été la seule, bien qu’appuyée par tous les francophones du pays, à confronter le gouvernement de Doug Ford qui, sous la fausse épée des finances, saccage nos institutions établies et à venir.

Je crains, madame la Ministre, que vous ayez perdu ma confiance et sans doute celle des autres francophones qui avaient cru en vous. Il est malheureux que vous ayez à traîner le poids de ne pas avoir soutenu la communauté franco-ontarienne dans le cadre de votre honorable position à titre de ministre des Affaires francophones.

Merci Amanda, tu es devenue un symbole de courage pour nous tous!

L'auteure du texte est Nicole Tessier de Rockland.