Le député caquiste Mathieu Lévesque a défait Marc Carrière dans la circonscription de Chapleau lors des dernières élections provinciales.

Les premiers mots de Mathieu Lévesque à l’Assemblée nationale

OPINION / Ce discours a été livré par le député de Chapleau, Mathieu Lévesque.

Les tout premiers mots que je prononce dans cette enceinte historique doivent être pour remercier les hommes et les femmes de la circonscription de Chapleau, mes parents, ma famille, mes amis, mes bénévoles et mes concitoyens, qui m’ont confié la responsabilité de représenter leur communauté ici, il y a un peu plus de deux mois.

Quel que soit l’avenir que me réserve la carrière parlementaire que j‘entreprends aujourd’hui, je sais d’ores et déjà qu’aucun nouvel honneur ou aucune autre victoire ou expérience politique ne pourra jamais égaler le sentiment de fierté que j’ai ressenti le 1er octobre dernier.

Je suis d’autant plus sensible – et reconnaissant – à ces appuis puisqu’à aucun moment durant la campagne électorale qui m’a mené ici, je n’ai été le favori dans cette course.

Notre équipe n’était pas la plus nombreuse ni la plus riche, loin de là. Pour la plupart d’entre nous, il s’agissait d‘une première expérience politique.

Notre victoire a été celle de l’espoir, de la volonté de changement et, par-dessus tout, du travail acharné.

Loin d’ici, à la frontière de l’Ontario, dans une région acquise depuis trop longtemps à un seul parti politique, la population de Chapleau a fait la preuve que le grand Victor Hugo avait raison quand il a écrit : « Rien n’est plus puissant qu’une idée dont le temps est venu. »

Et le temps du changement était venu, pour nous, comme pour plus de 50 autres circonscriptions qui ont élu un député de la Coalition avenir Québec pour la première fois.

Je prends aujourd’hui, en cette circonstance solennelle, l’engagement de donner toujours le meilleur de moi-même pour être digne de cette marque de confiance.

Pour commencer, je ferai tout en mon pouvoir pour réaliser les engagements prioritaires que j’ai pris durant la dernière campagne électorale, c’est-à-dire garantir de meilleurs services de santé, offrir un avenir meilleur à nos enfants grâce à l’éducation et offrir un meilleur réseau de transport pour la population de Chapleau, notamment en réalisant la construction d’un nouvel hôpital et en offrant une sécurité accrue sur l’autoroute 50.

Comme tous les députés de la formation politique que je représente, je me consacrerai aussi avec détermination et enthousiasme à la réalisation du programme gouvernemental qui a été réitéré dans le discours inaugural.

Je ne doute pas que les citoyens et citoyennes du Québec auront été rassurés, en particulier, de retrouver dans la bouche du premier ministre les trois grandes priorités énoncées si clairement au cours des derniers mois, l’éducation, l’économie et la santé.

Dans la mise au point économique qui a été énoncée cette semaine, le gouvernement affirme également sa volonté de remettre de l’argent dans les poches des Québécois et Québécoises.

Comme j‘en suis sûr pour tous mes collègues ministériels, le discours inaugural a surtout été pour moi le signal du début de la première session parlementaire d’un nouveau gouvernement qui vient de confirmer son parti pris en faveur de l’audace, du renouveau et de la prospérité.

Comme adjoint parlementaire de la ministre de la Justice, j’aurai aussi l’occasion, au cours de cette session, de travailler directement à l’amélioration de l’efficacité et à l’accès de notre système de justice.

À ce titre, je me réjouis que le premier projet de loi que proposera notre gouvernement sera l’abolition des nominations partisanes et surtout de la nomination du commissaire à la lutte contre la corruption, du directeur général de la Sûreté du Québec et du directeur des poursuites criminelles et pénales au deux tiers des voix de l’Assemblée nationale.

Il ne doit faire aucun doute, par ailleurs, que je représenterai ici tous les citoyens et citoyennes de la circonscription de Chapleau, sans égard à leurs allégeances politiques ou autres caractéristiques sociales ou culturelles.

Also, my door will always be open to our anglophone fellow citizens who have played such an important role in the history of our community and who share our hopes and aspirations for the future. (en anglais dans le texte)

Monsieur le président, vous avez devant vous 67 députés, issus des quatre formations politiques représentées ici, qui font leur entrée dans ce Parlement.

Comme nous le rappelle la statue du « Député arrivant à Québec » qu’on peut voir sur le parterre parlementaire, depuis 1792, quand s’est réuni le premier Parlement québécois, des générations d’hommes, tardivement rejoints par des femmes députés, ont sans doute ressenti la même émotion et la même fierté que celles que nous ressentons aujourd’hui.

Je suis très conscient pour ma part d’y arriver dans les traces de géants de notre histoire.

Il se trouve que la circonscription que je représente ici dorénavant porte le nom d’un des plus grands parlementaires de notre histoire, Joseph-Adolphe Chapleau qui, entre 1867 et 1898, a été élu député a Québec huit fois, a été premier ministre du Québec, puis ministre fédéral et lieutenant-général du Québec.

La mémoire de cet illustre prédécesseur et le souvenir des débats épiques qu’il a menés peut nous rappeler, je pense, que cette assemblée n’est pas que l’arène d’une compétition politique toujours renouvelée.

Elle est avant tout le forum où on a défendu notre histoire et où on a préparé notre avenir pendant 226 ans. Et, en cette journée si spéciale pour moi et pour une nouvelle génération de députés québécois, je formule le vœu que les années qui viennent nous permettront de contribuer au progrès, à la prospérité et à la sécurité de nos concitoyens et concitoyennes.

En terminant, M. le président, je veux vous offrir mes félicitations à l’occasion de votre accession au fauteuil le plus élevé de nos institutions nationales.

Et je vous assure d’avance de mon respect inconditionnel pour les usages et les règlements de cette assemblée de même que pour la dignité et l’autorité du poste que vous occupez.